02/04/2013

Discours intégral de Barak Obama à Jérusalem

 

 Billet proposé par Patoucha

Le président américain a prononcé un discours jeudi 21 mars vers 16h30 à l’International Convention Center de Jérusalem devant des centaines d’étudiants israéliens.

Shalom, c’est un honneur pour moi d’être ici avec vous,  à Jérusalem, et je suis très reconnaissant de l’accueil que j’ai reçu du peuple israélien  J’apporte avec moi le soutien du peuple américain, et l’amitié qui nous unit.

 

Durant les deux derniers jours, en compagnie du Premier ministre, Netanyahu, et du Président,  Shimon Peres,  j’ai réaffirmé les liens entre nos deux pays.

 
 

J’ai visité le musée d’Israël témoin de l’histoire ancienne du peuple juif, où  j’ai aussi pu découvrir un avenir radieux pour ce pays à travers  des innovations scientifiques et entrepreneuriales.  C’est une nation avec des musées et des brevets, des lieux saints intemporels et une innovation très avant-gardiste. Il n’y a qu’en Israël que l’on peut voir au même endroit les Manuscrits de la Mer Morte et  l’origine de la technologie pour rouler sur Mars. Mais ce qui me frappe le plus, c’est la possibilité de m’adresser directement à vous, au peuple israélien, spécialement aux jeunes, sur l’histoire, mais aussi sur l’avenir d’Israël.

 

Maintenant, je sais qu’en Israël la démocratie vibre, chaque mot et chaque geste sont soigneusement examinés. Mais je veux préciser pour que vous le sachiez, que tous les cancans entre moi et mon ami Bibi au fil des ans n’étaient qu’un complot visant à créer du Eretz Nehederet.

 

Je sais aussi que je suis venu en Israël à la veille d’une fête sacrée – la célébration de Pessah. Et c’est là que je voudrais commencer aujourd’hui. Dans quelques jours, les juifs, ici en Israël, et dans le monde entier, se réuniront en famille et entre amis à la table du Seder pour célébrer par des chants et des prières, du vin et des aliments symboliques la fête de Pessah. J’ai célébré la fête de Pessah à Chicago en famille et entre amis et je suis fier d’avoir inauguré  cette tradition à la Maison-Blanche. Je l’ai fait, car je voulais que mes filles fassent cette expérience de la Haggadah, de cette histoire qui est au centre de la Pâque juive et qui rend cette période de l’année si puissante.

 

C’est l’histoire de plusieurs siècles d’esclavage, de nombreuses années d’errance dans le désert, une histoire sur la persévérance au milieu des persécutions, et de la foi en Dieu et la Torah. C’est l’histoire de la recherche de la liberté. Pour le peuple juif, cette histoire est au cœur de son destin. Mais c’est aussi une histoire qui porte en elle l’expérience humaine universelle, avec toutes ses souffrances et ses saluts. Elle fait partie des trois grandes religions – judaïsme, christianisme et islam – qui font toutes remonter leurs origines à Abraham, et considèrent toutes Jérusalem comme sacrée. Et c’est une histoire qui a inspiré tous les peuples à travers le monde, moi et mes concitoyens américains compris.

 

Aux États-Unis, une nation composée d’hommes et de femmes qui ont traversé les océans pour commencer une nouvelle vie, nous sommes naturellement attirés par l’idée de trouver la liberté dans notre pays. Pour les Afro-Américains, l’histoire de l’Exode raconte la servitude en quête de liberté et de dignité humaine, l’abolition de l’esclavage à travers la reconnaissance des droits civiques. Depuis des générations, cette promesse a aidé les gens condamnés à la pauvreté et à la persécution, avec l’espoir d’un jour meilleur à l’horizon. J’ai personnellement grandi dans de lointaines parties du monde, sans racines solides ; cette histoire parle au désir intérieur de chaque être humain de trouver une maison.

 

Bien sûr, même si nous tirons nos forces de l’histoire du don de Dieu de cette liberté exprimée pendant Pessah, nous savons qu’ici, sur Terre, nous devons assumer nos responsabilités dans un monde imparfait. Cela signifie, accepter une part de sacrifice et de lutte, et  travailler, génération après génération, au nom de cet idéal de liberté. Comme le Dr Martin Luther King a dit la veille de sa mort – « Je n’irai peut être pas avec vous, mais je veux que vous sachiez que … nous, en tant que peuple, nous arriverons en terre promise ».

 

Ainsi, tout comme Josué prit la suite de Moïse, la lutte se poursuit pour la justice, la dignité et la liberté.

 

Pour le peuple juif, cette promesse en l’État d’Israël s’est transmise à travers d’innombrables générations. Des siècles de souffrance et d’exil, des préjugés, des pogroms et même le génocide de la Shoah. Pendant tout ce temps, le peuple juif a maintenu son identité et ses traditions intactes, ainsi que le désir de revenir à la maison. Alors que les Juifs ont vécu des succès extraordinaires dans de nombreuses régions du monde, le rêve de la vraie liberté a finalement trouvé sa pleine expression dans l’idée sioniste – être un peuple libre dans son pays d’origine.

 

C’est pourquoi je crois qu’Israël est enraciné non seulement dans l’histoire et la tradition, mais aussi dans l’idée simple et profonde que les hommes méritent d’être libres dans leur pays. Et au cours des soixante-cinq dernières années, quand Israël a été à son meilleur, les Israéliens ont montré que la responsabilité ne s’arrête pas lorsqu’on atteint la terre promise, elle commence seulement.

 

Israël a été un refuge pour la diaspora, accueillant les juifs d’Europe ou d’ex-Union soviétique, d’Éthiopie ou d’Afrique du Nord.

 

Israël a construit une nation prospère, à travers les  kibbutzim qui on fait fleurir le désert, l’économie qui a élargi la classe moyenne et les innovations qui ont atteint de nouvelles frontières, de la plus petite puce aux orbites dans l’espace.

 

Israël a mis en place une démocratie florissante, avec une société civile dynamique, des partis politiques fiers, une presse libre et infatigable et un débat public animé – animé est peut-être même un euphémisme.

 

Et Israël a réussi à atteindre ses objectifs en surmontant les menaces incessantes sur sa sécurité, grâce au courage des Forces de défense israéliennes et une population qui a fait face à la terreur.

 

C’est l’histoire d’Israël. C’est le travail qui a amené les rêves de tant de générations à se réaliser. À chaque étape du chemin, Israël a tissé des liens d’amitié indéfectibles avec les États-Unis d’Amérique.

 

Ces liens ont commencé seulement onze minutes après l’indépendance d’Israël, quand les États-Unis ont été le premier pays à reconnaître l’État d’Israël. Le président Truman a expliqué sa décision de reconnaître Israël en disant : « Je crois qu’Israël a un avenir glorieux, pas seulement comme nouvelle nation souveraine, mais aussi comme acteur de la réalisation des grands idéaux de notre civilisation »

 

Dès lors, nous avons construit une amitié avec des intérêts communs. Ensemble, nous partageons les valeurs pour la sécurité de nos citoyens et la stabilité au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

 

Ensemble, nous partageons l’idée de la croissance économique dans le monde entier, et la volonté de renforcer  la classe moyenne au sein de nos pays. Ensemble, nous partageons un intérêt pour le succès de la démocratie.

 

Mais la source de notre amitié va au-delà de nos intérêts, tout comme elle transcende les partis et les leaders politiques. L’Amérique est une nation d’immigrants. Nous sommes soutenus par la diversité. Nous sommes enrichis par la foi. Nous sommes régis non seulement par les hommes et les femmes, mais par des lois. Nous sommes alimentés par l’esprit d’entreprise et l’innovation. Et nous sommes définis par un discours démocratique qui permet à chaque génération d’imaginer et de renouveler notre union encore et encore. Ainsi, Israël a des valeurs que nous partageons, même si nous reconnaissons ce qui nous rend différents.

 

Pourtant, je me tiens ici aujourd’hui, conscient que, pour nos deux pays, ce sont des moments compliqués. Nous devons travailler sur des problèmes difficiles à résoudre et nous faisons face à des dangers et des bouleversements dans le monde. Quand je regarde les jeunes Américains,  je pense aux choix qu’ils doivent faire dans leur vie pour définir quelle nation nous devons être en ce 21e siècle, en particulier au sortir de deux guerres et d’une récession douloureuse. Peu importent les enjeux, leur idéalisme, leur énergie et leur ambition me donnent toujours l’espoir.

 

Je vois le même esprit chez les jeunes israéliens aujourd’hui. Et, étant donné les liens entre nos deux pays, je crois que votre avenir est lié au nôtre. Je voudrais donc mettre l’accent sur la façon dont nous pouvons travailler ensemble pour réaliser des progrès dans trois domaines qui définissent notre époque : la sécurité, la paix et la prospérité.

 

Je vais commencer par la sécurité. Je suis fier que la relation de sécurité entre les États-Unis et Israël n’ait jamais été aussi forte, plus de relations entre nos armées, davantage d’échanges entre nos responsables politiques, militaires, et plus d’intelligence que jamais, et le plus grand programme, à ce jour, pour vous aider à conserver votre avantage militaire. Tels sont les faits. Mais pour moi, ce n’est pas simplement  le bilan. Je sais qu’ici, en Israël, la sécurité est quelque chose de personnel. Alors, laissez-moi vous dire ce que je pense quand je pense à ces questions.

 

Quand je pense à la sécurité d’Israël, je pense à des enfants comme Osher Twito, que j’ai rencontrés à Sderot, des enfants du même âge que mes propres filles, qui sont allés au lit avec la peur qu’une roquette  atterrisse dans leur chambre simplement à cause de qui ils sont et où ils vivent. C’est pourquoi nous avons investi dans le système Iron Dome qui sauve d’innombrables vies – parce que ces enfants méritent de mieux dormir la nuit. C’est pourquoi nous avons dit clairement, à maintes reprises, qu’Israël ne peut accepter les tirs de roquettes depuis la bande de Gaza, et nous défendons le droit d’Israël à se défendre. Et c’est pourquoi Israël a le droit de s’attendre à ce que le Hamas renonce à la violence et reconnaisse le droit d’Israël à exister.

 

Je pense aux cinq Israéliens qui sont montés à bord d’un bus en Bulgarie, qui a explosé. Ils ont été privés de la possibilité de vivre, d’aimer et d’élever une famille. C’est pourquoi tous les pays qui prônent la justice doivent reconnaître le Hezbollah pour ce qu’il est vraiment : une organisation terroriste. Parce que le monde ne peut pas tolérer une organisation qui assassine des civils innocents en tirant des roquettes sur leurs villes, et qui massacre des hommes, des femmes et des enfants en Syrie.

 

Le fait que l’allié du Hezbollah, le régime d’Assad, ait des stocks d’armes chimiques ne fait qu’accentuer l’urgence. Nous allons continuer à coopérer étroitement pour nous prémunir contre ce danger. Et je l’ai fait comprendre à Bachar al-Assad et tous ceux qui le suivent : nous ne tolérerons pas l’utilisation d’armes chimiques contre le peuple syrien ou le transfert de ces armes à des terroristes. Le monde regarde, et nous allons vous tenir pour responsables.

 

L’Amérique insiste également sur le droit du peuple syrien d’être libéré de l’emprise d’un dictateur qui préfère tuer son propre peuple plutôt que de renoncer au pouvoir. Assad doit partir pour que l’avenir de la Syrie puisse commencer. Parce que la vraie stabilité en Syrie dépend de l’établissement d’un gouvernement qui réponde à ses citoyens, qui protège toutes les communautés au sein de ses frontières, tout en faisant la paix avec les pays qui l’entourent.

 

Quand je pense à la sécurité d’Israël, je pense aussi à ceux qui gardent une mémoire vivante de l’Holocauste, face à un gouvernement iranien qui a appelé à la destruction d’Israël et qui peut un jour brandir l’arme nucléaire. Il n’est donc pas étonnant que les Israéliens considèrent cela comme une menace existentielle. Mais ce n’est pas seulement un défi pour Israël, c’est un danger pour le monde entier, y compris les États-Unis. Cela augmente le risque de terrorisme nucléaire, cela sape le régime de non-prolifération, et déclenche une course aux armements dans une région instable, avec un gouvernement qui n’a montré aucun respect pour les droits de ses propres citoyens ou les responsabilités des nations.

 

C’est pourquoi l’Amérique a créé une coalition afin d’aggraver les sanctions sur l’Iran, s’il ne respecte pas ses obligations. Le gouvernement iranien a,  maintenant, plus de pression que jamais, et  la pression augmente. Il est isolé. Son économie est dans un état lamentable. Il est divisé. Et sa position dans la région et dans le monde  est de plus en plus faible.

 

Nous avons tous intérêt à résoudre cette question de manière pacifique. Une diplomatie forte, fondée sur des principes est la meilleure façon de s’assurer que le gouvernement iranien abandonne les armes nucléaires. Par ailleurs, la paix est de loin préférable à la guerre qui induit en plus des coûts inévitables et des conséquences imprévues. En raison de la coopération entre nos deux gouvernements, nous savons qu’il nous reste du temps pour poursuivre une solution diplomatique. C’est ce que fera l’Amérique, avec une vision claire,  en travaillant en union avec le reste du monde et avec le sentiment d’urgence qui est nécessaire.

 

Mais l’Iran doit comprendre que la position des États-Unis d’Amérique est claire : l’Iran ne doit pas obtenir une arme nucléaire. Ce n’est pas un danger qui peut être contenu. En tant que président des États-Unis, j’ai dit au monde entier que toutes les options étaient envisageables pour atteindre nos objectifs. L’Amérique fera tout pour éviter un Iran avec l’arme nucléaire.

 

Je sais que pour les jeunes Israéliens, ces questions de sécurité sont enracinées dans une histoire qui est encore plus fondamentale que la menace pressante d’aujourd’hui. Vous vivez dans un endroit du monde où beaucoup de vos voisins ont rejeté votre droit même d’exister. Vos grands-parents ont dû risquer leur vie et tout ce qu’ils avaient pour exister. Ils ont vécu la guerre après la guerre pour assurer la survie de l’État juif. Vos enfants grandissent en sachant que des gens qu’ils n’ont jamais rencontrés les détestent à cause de  ce qu’ils sont.

 

C’est donc cela que je pense, qu’ Israël est confronté à ces défis, au sentiment d’un Israël entouré par un grand nombre de pays de cette région qui le rejettent, et beaucoup d’autres pays dans le monde qui refusent de l’accepter. C’est pourquoi la sécurité du peuple juif en Israël est si importante, parce qu’elle ne peut jamais être tenue pour acquise. Mais ne vous méprenez pas, ceux qui adhèrent à l’idéologie de contester le droit d’Israël à exister pourraient ainsi être rejetés de leur propre terre et du ciel au-dessus d’eux, parce qu’Israël n’ira nulle part ailleurs. Aujourd’hui, je veux vous dire, particulièrement à vous les jeunes, que tant qu’il y aura les États-Unis d’Amérique, Atem lo Levad (vous ne serez pas seuls).

 

La question, alors, est de savoir quel avenir Israël peut attendre. Et cela me conduit au problème de la paix.

 

Je sais qu’Israël a pris des risques pour la paix. Des dirigeants courageux comme Menachem Begin et Yitzhak Rabin ont traité avec deux de vos voisins. Vous avez fait des propositions crédibles pour les Palestiniens à Annapolis. Vous vous êtes retirés de Gaza et du Liban, et vous êtes encore confrontés à la terreur et aux roquettes. Dans la région, vous avez tendu la main de l’amitié, et avez été trop souvent confrontés à la triste réalité de l’antisémitisme. Je suis donc persuadé que le peuple israélien veut la paix, et vous avez parfaitement le droit d’être sceptiques sur le fait de pouvoir l’atteindre.

 

Mais, aujourd’hui, Israël est à un carrefour. Il peut être tentant de mettre de côté les frustrations et les sacrifices qu’il faut pour suivre le chemin de la paix, en particulier lorsque l’Iron Dome repousse le tir des roquettes, des barrières pour tenir à l’écart les kamikazes, et tant d’autres questions urgentes qui exigent votre attention. Et je sais que seuls les Israéliens peuvent prendre les décisions fondamentales concernant l’avenir de leur pays.

 

Je sais aussi que tout le monde, dans cette salle, ne sera pas d’accord avec ce que j’ai à dire au sujet de la paix. Je reconnais qu’il y a des gens qui n’ont tout simplement pas de doutes sur la paix, mais qui s’interrogent sur les prémisses sous-jacentes, et c’est une part de la démocratie et du dialogue entre nos deux pays. Mais il est important d’être ouvert et honnête avec l’autre. Compte tenu du fort soutien des États-Unis pour Israël, le plus simple pour moi serait de mettre cette question de côté, et d’exprimer seulement mon soutien inconditionnel à ce qu’Israël décide de faire. Mais je veux que vous sachiez que je vous parle comme un ami qui est profondément préoccupé et concerné par votre avenir, et je vous demande de considérer trois points.

 

Tout d’abord, la paix est nécessaire. En effet, c’est la seule voie vers une véritable sécurité. Vous pouvez être la génération qui va fixer définitivement le rêve sioniste. Compte tenu de la démographie à l’ouest du Jourdain, le seul moyen pour Israël de perdurer et prospérer en tant qu’état juif et démocratique, c’est seulement à travers la réalisation d’une Palestine indépendante et viable. Compte tenu de la frustration de la communauté internationale, Israël doit faire cesser son isolement. Et compte tenu de la technologie en marche, la seule façon de vraiment protéger le peuple israélien est d’éviter la guerre, car aucun mur n’est suffisamment élevé, et aucun Iron Dome assez fort pour arrêter tous les ennemis.

 

Cette vérité est encore plus importante compte tenu des changements qui bouleversent le monde arabe. Je reconnais qu’à cause de l’incertitude dans la région, les gens dans les rues, les changements de leadership, la montée des partis qui ne sont pas laïcs dans la vie politique, il est tentant de se tourner sur soi-même. Mais c’est précisément le moment de répondre à cette vague de révolution avec une volonté de paix. Les gouvernements répondent de plus en plus à la volonté populaire et le temps est bientôt révolu où Israël ne peut être face qu’à une poignée de dirigeants autocratiques pour rechercher la paix. La paix doit être faite entre les peuples, et pas seulement les gouvernements. Aucune étape ne peut changer du jour au lendemain ce qui se trouve dans les cœurs et les esprits de millions de gens. Mais les progrès avec les Palestiniens sont un moyen fort de commencer dans ce sens.

 

Deuxièmement, la paix est juste. Il n’est pas question qu’Israël ait à faire face a des factions palestiniennes terroristes et des dirigeants qui ratent des occasions historiques. C’est pourquoi la sécurité doit être au centre de tout accord. Et il n’est pas question que la paix passe par une autre voie que la négociation. C’est pourquoi, malgré les critiques que nous avons reçues, les États-Unis s’opposent à des efforts unilatéraux de contourner les négociations par l’intermédiaire des Nations Unies.

 

Mais le droit du peuple palestinien à l’autodétermination et la justice doit également être reconnu. Mettez-vous à leur place et regardez le monde à travers leurs yeux. Il n’est pas juste qu’un enfant palestinien ne puisse pas grandir dans un état qui lui est propre, il n’est pas juste qu’il doive vivre avec la présence d’une armée étrangère qui contrôle, chaque jour,  les mouvements de ses parents. Ce n’est pas juste que la violence des certains colons contre les Palestiniens reste impunie. Il n’est pas juste d’empêcher les Palestiniens de rejoindre leurs terres agricoles, ou de limiter la possibilité de certains à se déplacer autour de la Cisjordanie, il n’est pas juste de déplacer des familles palestiniennes de leur maison. Ni l’occupation, ni l’expulsion ne sont une réponse. Tout comme les Israéliens ont construit un état dans leur patrie, les Palestiniens ont le droit d’être un peuple libre dans leur propre pays.

 

Vous seuls pouvez déterminer quel genre de démocratie vous aurez. Mais rappelez-vous qu’en prenant ces décisions, vous allez définir non seulement l’avenir de vos relations avec les Palestiniens, mais aussi l’avenir d’Israël. Comme Ariel Sharon a déclaré: «Il est impossible d’avoir un État juif et démocratique et dans le même temps de contrôler tout Eretz Israël. Si nous sommes obstinés a chercher la réalisation du rêve dans son intégralité, nous pouvons tout perdre». Ou, à partir d’un point de vue différent, pensez à ce que David Grossman a déclaré peu de temps après avoir perdu son fils, de la manière dont il a décrit la nécessité de la paix - ». Une paix où on n’a pas le choix « a-t-il dit, » doit être abordée avec la même détermination et la même créativité qu’une guerre où on n’a pas le choix.

 

Bien sûr, Israël ne peut être contraint  à négocier avec quelqu’un qui veut sa destruction. Mais bien que vous ayez des différents avec l’Autorité palestinienne, je pense sincèrement que vous avez un vrai partenaire avec le Président Abbas et le Premier ministre Fayyad. Au cours des dernières années, ils ont construit et entretenu des  institutions de sécurité en Cisjordanie d’une manière que peu auraient imaginée il y a dix ans. Ainsi, de nombreux Palestiniens, y compris les jeunes, ont rejeté la violence comme un moyen de réaliser leurs aspirations.

 

Ce qui m’amène au troisième point : la paix est possible. Je ne dis pas qu’elle est garantie, mais elle est possible, même si,  je le sais bien, ce n’est pas ce qu’il paraît. Il y aura toujours des extrémistes qui donnent l’excuse pour ne pas avancer. Les discussions et les négociations sans fin sont épuisantes comme les controverses quotidiennes  et le statu quo.

 

Les négociations seront nécessaires, mais il y a peu de doute sur leur issue : deux états pour deux peuples. Il y aura des différences sur la façon d’y arriver, et des choix difficiles à faire sur le chemin. Les États arabes doivent s’adapter à un monde qui a changé. Le temps où ils pouvaient condamner Israël pour détourner l’attention de leur peuple n’est plus. Il est maintenant temps pour le monde arabe de prendre des mesures de normalisation sur les relations avec Israël. Et les Palestiniens doivent reconnaître qu’Israël est un état juif, et  les Israéliens ont le droit d’insister sur leur sécurité. Les Israéliens doivent reconnaître que continuer  la colonisation est contre-productif pour avancer vers la paix, et qu’une Palestine indépendante est viable avec de véritables frontières à déterminer. J’ai proposé des principes sur la sécurité et sur les territoires qui, je crois, peuvent être une base pour des négociations. Mais, pour le moment, mettons les plans et les processus de côté et pensons à ce qui peut être fait pour renforcer la confiance entre les deux peuples.

 

Il y a quatre ans, je me trouvais au Caire devant un public de jeunes étudiants. Politiquement et religieusement, ils semblent être différents, mais ce qu’ils veulent n’est pas étranger à ce que vous voulez : la capacité de prendre leurs propres décisions, d’obtenir une éducation et un bon travail, de prier Dieu à leur manière, se marier et avoir une famille. C’est la même chose pour les  jeunes Palestiniens que j’ai rencontrés à Ramallah ce matin, ces jeunes Palestiniens  aspirent à une vie meilleure dans la bande de Gaza.

 

C’est là que commence la paix, et pas seulement dans les plans des dirigeants, mais dans le cœur des gens, pas seulement dans un processus soigneusement conçu, mais dans les relations quotidiennes qui ont lieu entre ceux qui vivent ensemble sur cette terre, et, dans cette ville sacrée qu’est Jérusalem. En tant que politicien, je peux vous dire une chose : les dirigeants politiques ne prennent pas de risques si les gens ne demandent pas ce qu’ils veulent. Vous devez créer le changement que vous voulez voir.

 

Je sais que c’est possible. Regardez les ponts que vous construisez dans les affaires aujourd’hui. Regardez les jeunes qui n’ont pas encore appris à se méfier, et ceux qui ont appris à surmonter la méfiance qu’ils ont héritée de leurs parents à cause de la simple reconnaissance que nous détenons plus d’espoirs en commun que la crainte qui nous pousse dehors. Votre voix doit être plus forte que les extrémistes qui cherchent à la noyer. Vos espoirs  doivent éclairer la voie à suivre. Envisagez un avenir dans lequel les juifs, les musulmans et les chrétiens pourraient tous vivre dans la paix et la prospérité sur cette Terre Sainte. Regardez vers l’avenir, celui que vous souhaitez pour vos propres enfants, un avenir dans lequel un état juif et démocratique serait protégé et accepté, maintenant et pour l’éternité.

 

Beaucoup diront que ce changement n’est pas possible. Mais rappelez-vous ceci : Israël est le pays le plus puissant dans cette région. Israël a le soutien indéfectible du pays le plus puissant du monde. Israël a la sagesse de voir le monde tel qu’il est, mais aussi le courage de voir le monde tel qu’il devrait être. Ben Gurion a dit : «En Israël, pour être réaliste, vous devez croire aux miracles. » Parfois, le plus grand miracle est de reconnaître que le monde peut changer. Après tout, c’est une leçon que le monde a apprise du peuple juif.

 

Cela m’amène à la conclusion sur laquelle je veux insister : la prospérité et le rôle d’Israël dans le monde. Je sais que tous les discours sur la sécurité et la paix peuvent sembler loin d’autres préoccupations de la vie quotidienne. Et chaque jour, même au milieu des menaces auxquelles vous êtes confrontés, vous vous définissez par les opportunités que vous créez.

 

Par le talent et le travail acharné, les Israéliens ont porté ce petit pays à la pointe de l’économie mondiale, car les Israéliens ont compris la valeur de l’éducation, et ils ont produit 10 lauréats du prix Nobel. Les Israéliens ont également compris la puissance de l’innovation et vos universités forment des ingénieurs et des inventeurs. Cet esprit vous a conduits à la croissance économique et au progrès humain : l’énergie solaire et les voitures électriques, les technologies qui sauvent des vies, la recherche sur les cellules souche et de nouveaux médicaments, les téléphones cellulaires et l’informatique qui changent la façon dont nous vivons. Si les gens veulent connaitre l’avenir de l’économie mondiale, ils doivent se rendre à Tel-Aviv : le foyer de centaines de start-ups et de centres de recherche.

 

L’innovation est tout aussi importante dans la relation entre les États-Unis et Israël que l’est la coopération sur la sécurité. Notre premier accord de libre-échange dans le monde a été conclu avec Israël il y a près de trente ans, et aujourd’hui, le commerce entre nos deux pays est de 40 milliards de dollars chaque année. Plus important encore, ce partenariat a permis la création de nouveaux produits et de nouveaux traitements médicaux, et repousse tous les jours  les  frontières de la science et de l’exploration.

 

C’est le genre de relation qu’Israël devrait avoir, et pourrait avoir, avec tous les pays du monde. Nous voyons déjà comment ces innovations pourraient remodeler cette région. Un programme, ici à Jérusalem, réunit de jeunes Israéliens et des Palestiniens dans le but d’acquérir des compétences essentielles en matière de technologie et de business. Un Israélien et un Palestinien ont lancé un fonds de capital-risque pour financer des start-ups palestiniennes. Plus de 100 entreprises de haute technologie sont installées en Cisjordanie et parlent au talent et à  l’esprit d’entreprise du peuple palestinien.

 

L’une des grandes ironies de la région est qu’Israël a beaucoup de choses auxquelles les gens aspirent : l’éducation et l’esprit d’entreprise, la possibilité de démarrer une entreprise sans avoir à payer de pot de vin, la possibilité de se relier à l’économie mondiale, ces choses sont déjà possibles en Israël. Israël doit être une plaque tournante pour le commerce régional en plein essor, et être une source de nouveaux débouchés. Et Israël est déjà un centre d’innovation qui aide l’économie mondiale. Je crois que tout ce potentiel de prospérité peut être amélioré avec une plus grande sécurité et une paix durable.

 

Ici, dans cette petite bande de terre qui a été au centre de tant de tragédies et de triomphe, les Israéliens ont construit quelque chose que peu de gens pouvaient imaginer il y a 65 ans. Demain, je vais rendre hommage à cette histoire, sur la tombe d’Herzl, un homme qui a eu la clairvoyance de voir que l’avenir du peuple juif devait être relié à son passé, j’irai aussi sur la tombe d’Isaac Rabin, qui a compris que les victoires d’Israël en temps de guerre devaient être suivies par des combats pour la paix, et j’irai aussi à Yad Vashem, un endroit qui témoigne du nuage noir qui peut descendre sur le peuple juif et sur l’ensemble de l’humanité si nous ne restons pas toujours vigilants.

 

Nous portons cette histoire sur nos épaules, et la garderons dans nos cœurs. Aujourd’hui, alors que nous sommes au crépuscule de la génération des fondateurs d’Israël, vous, les jeunes israéliens, devez maintenant revendiquer l’avenir. Il revient à vous d’écrire le prochain chapitre de l’histoire de cette grande nation.

 

En tant que président d’un pays sur lequel vous pouvez compter comme votre plus grand ami, je suis convaincu que vous nous aiderez à trouver la promesse dans les jours prochains. Et comme un homme qui a été inspiré dans sa propre vie par cet appel intemporel de l’expérience juive – Tikkun ha Olam (la Réparation du Monde), j’ai bon espoir que nous  tirerons parti du meilleur de nous-mêmes pour relever les défis qui viendront ; gagner les batailles pour la paix dans le sillage de  tant de guerres, et faire le travail de réparation de ce monde. Que Dieu vous bénisse, et que Dieu bénisse Israël et les États-Unis d’Amérique. Toda Raba.

 

Source: http://tel-avivre.com/2013/03/24/le-discours-integral-dob...

16:05 Écrit par Dominique Jordan dans Monde, Politique | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note

06/03/2013

Chavez est mort; que son socialisme le suive

Le Venezuela est débarrassé de son faux ami. L'économie vénézuelienne n'a jamais décollé et sa pauvreté qui a reculé et que ses amis socialistes de chez nous le mettent comme une réussite de Chavez n'est que virtuel. Le Venezuela est une économie de rente financé par le pétrole. Chavez distribue des bons cadeaux aux pauvres sans vraiment les sortir de la pauvreté. Il acheté ainsi une masse d'électeurs digne du populiste qu'il était. 

Chavez n'a que peu investi dans les ressources humaines tel l'éducation, la formation ou la santé. Récemment j'ai lu dans la presse une pro-chavez qui se demandait ce que l'on allait devenir sans Chavez. Un exemple de la triste mentalité d'assisté que Chavez a construit dans son pays. " Distribuer du poisson au lieu de leur apprendre à pêcher ". Sans le pétrole l'économie de Chavez se serait totalement écroulé depuis longtemps. Il n'a jamais par idéologie encouragé l'esprit d'entrepreneur; cette esprit qui seul permet à une économie d'être fiable et innovante.

Politiquement Chavez était une graine de crapule. Il s'est allié avec des régimes de la pire espèce. Sur cette dernière; je vois déjà mes contradicteurs me répliquer que mes amis américains ont fait pareil. Mais les USA à la différence ont fait des alliances avec des gens peut recommandable pour des raisons stratégiques surtout dans leur lutte contre le totalitarisme communiste. Chavez lui s'est allié avec l'Iran d'ahmadinejad, avec le Hezbollah et le Hamas par pur idéologie commune. Par anti-sionisme, anti-américanisme, anti-libéralisme. Il a également soutenu activement les narcotrafiquants des FARC.  Il avait ouvert à Caracas un bureau du groupe terroriste Hezbollah. Et inutile de rappeler sa fratrie envers Fidel Castro l'ordure qui a tenu d'une main de fer Cuba. 

Que va devenir le venezuela sans Chavez. Nul pour l'instant peut le dire. Mais l'occasion de se débarrasser du chavisme n'a jamais été aussi pret à portée de main. Le socialisme peut-importe à quelle sauce il se mange n'a jamais été la solution pour les nations et leur population. L'histoire n'a jamais donné raison au socialisme. Il ne le donnera non plus pas à celui de Chavez. Il est temps pour le venezuela de s'en débarrasser une bonne fois pour toute.

D.J

Jean-Patrick Grumber de http://www.dreuz.info/ dresse ci-dessous un résumé de l'héritage Chavez.

  • Chavez a dilapidé les ressources pétrolières du pays (4e exportateur mondial) pour acheter les votes de la population pauvre – celle qui aujourd’hui pleure le « commandante », en finançant de grands travaux qui ont ruiné le pays.
  • Il a insisté à vendre son pétrole à perte à des pays comme Cuba et le Belarus, ce qui n’était déjà plus tenable d’un point de vue fiscal.
  • Le taux d’homicide est passé à 69 pour 100 000 habitants, l’un des plus élevé au monde, en raison du soutien qu’il apporte aux gangs criminels qui lui sont loyaux.
  • La monnaie du Venezuela, le Bolivar, a perdu 55 % de sa valeur en 2011 avant les élections, tandis que les revenus se sont écroulés et l’inflation est partie en vrille.
  • L’industrie pétrolière, entièrement nationalisée, et qui représente 95 % des exportations du pays, ressemble plus à une expérience socialiste qui a tourné au cauchemar qu’au moteur d’une économie forte.
  • L’explosion des manifestations antisémites, du vandalisme et des attaques des médias contre les juifs (« nous sommes « baisés » si un juif arrive au pouvoir » titrait un journal pro-Chavez avant la dernière élection) et les institution juives ont fait fuir la communauté juive, qui est passée de 30,000 avant la prise du pouvoir par Chavez il y a 14 ans, à 9,000 maintenant.

17:02 Écrit par Dominique Jordan dans Monde | Lien permanent | Commentaires (31) | Envoyer cette note

18/01/2013

Les théoriciens du complot à tout va n'en manque pas une pour dire n'importe quoi

Voilà que la tuerie de Newton sont pour les complotistes une mise ne scène du gouvernement Obama pour mieux faire passer des lois anti-armes. Les familles des victimes  ont probablement apprécié une fois de plus le délire de deux ou trois illuminé qui n'ont pas eu un enfant parmi les victimes. Ils suffit de ne pas avoir été sur place pour y voir la réalité pour prouver qu'il y a eu scénario monté de toute pièce.

Il en est de même pour contester que l'homme à marché sur la Lune. Les complotistes peuvent bien se permettre de nier cette aventure humaine vu que personne peut aller à sa guise sur la Lune vérifier si les sites d'alunissage existent bien.  Les complotistes ont analysé photos; analysé des soit-disantes incohérences des lois de la physique etc... pour prouver leur bonne foi. Pour eux tout à été scénarisé dans des sutdios.

Mais ils oublient certaines choses bien évidentes. La Terre est ronde. Un scénario fabriqué dans des studios dans un désert américain ou ailleur n'aurait pas permis à quiconque à partir d'une certaine distance d'écouter les retransmissions des astronautes sur la Lune. Et l'on sait que les ondes circulent en ligne droite et non en tournant autour de la Terre. On pourra me rétorquer que les transmissions radios ont été possible grâce à des satellites relais. Reste à savoir si il y en avaient assez à cette époque pour arroser le monde entier qui écoutait la mission Apollo. Mais en admettant que des satellites furent à l'époque assez nombreux pour blouser tout le monde; reste à savoir comment ont aurait pu blouser les scientifiques russes et européens qui ont écouté les retransmissions lunaire depuis la Terre par télémétrie spatiale. Cette technique permet justement de déterminer d'où vient un signale radio. Ils aurait été les premier à savoir que les transmission radio de la mission Apollo ne viennait pas de la Lune, mais de l'orbite de la Terre. Les russes qui étaient en train de se faire souffler la première place dans la course à la conquête spatiale n'auraient pas loupé une occasion pareil pour démolir la gloire de l'Amérique qui est d'avoir été les premiers de l'histoire à avoir permis à l'homme de fouler le sol lunaire. 

Pour le 11 septembre les incohérences les plus simples permettent aussi de prouver que certaines théories chéres au complotistes qui prouveraient une machination du gouvernement US solidement acquis sont complétements farfellues. J'a déjà plusieurs fois évoqué que W.Bush avait tellement d'ennemis politiques y compris chez les médias, qu'il y aurait forcément eux quelqu'un en cas de doute sérieux sur l'implication de ce gouvernement dans ces attentats pour tout faire la lumière dans l'espoir de le faire éjecter les président par une procédure de destitution. Les démocrates auraient eu là l'occasion en or pour s'arroger le pouvoir pour un bout de temps. Là on parle bien de 3000 citoyens américains qui auraient été assassiné par Bush. Difficile d'imaginer qu'aucun de ses ennemis politiques nombeux furent-ils aient saisi cette occasion servi sur un plateaux. 

Mais de plus, il faudrai à l'heure actuelle un ouvrage de 1000 pages pour lister toute les théories qui prouverai d'une manière ou d'une autre que ces attentats ne sont pas l'oeuvre de terroristes d'Alqeda mais du gouvernement US ou que  cela contredirait mordicus la version officielle. Il n'est pas difficile de savoir que trop toutes ces théories pour un même évennment de surcroit celui-ci finnissent par s'annuler entre-elles.

Mais les complotistes arrivent encore à affirmer des preuves qui les contredisent sous leur yeux tout les jours. Par exemple, ils affirment que les Tours ont été détruite à l'explosif. Non seulement des experts ( ingénieurs, physiciens ou architectes) affirment selon eux que la structure de ces tours ne permettait un tel effondrement et qu'il a fallut forcément de explosifs. Des témoins de bonne foi,  tel des pompiers par exemples, auraient selon les complotistes entendu plusieurs explosions juste avant l'effondrement des tours. Je ne sais d'où sortent ces experts pour autant qu'ils en sont. Moi je suis pas ingénieur dans la construction d'ouvrage. Mais l'effondrement des deux tours est complètement à l'inverse des bâtiments détruits à l'explosif. 

Tout bâtiment détruit à l'explosif non seulement s'effondre à partir de la base. Alors que les tours jumelles se sont effritées de haut en bas. De plus tout bâtiment détruit à l'explosif nécessite de grosse charges explosives. A chaque destruction de bâtiment à l'explosif les déflagrations de l'explosion sont à chaque fois bien visible. Sauf comme par hasard pour les deux tours jumelles. Aucune vision d'une quelconque explosion. Bef il ne manquait plus que les attentas furent perpétré de nuit pour nous affirmer que ce n'était pas des avions qui se sont écrasés sur les tours mais des missiles de croisière tiré par l'armée américaine.

On aura au moins échappé à cela.

D.J

 

 

12:26 Écrit par Dominique Jordan dans Monde | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note

31/05/2012

Le peuple syrien peut dire merci aux anti-guerres d'Irak

On se rappel en 2003 qu'à travers le monde, des manifestations de milliers, voir de dizaines de milliers de pacifistes qui protestaient contre une probable intervention des Etat-Unis et de leurs alliés en Irak contre le régime de Saddam Hussein. Ce dernier, un dictateur qui a massacré des civiles par milliers à l'arme chimique, qui terrorisait son peuple en régnant d'une main de fer depuis 30 ans et dont le bilan de ses victimes, est estimé à 2 millions. Aujourd'hui un autre tyran régnant avec également une main de fer en Syrie, massacre à l'aveugle et volontairement des civiles pris dans une guerre également civile depuis le début du printemps arabe. Mais là bizarrement, presqu'aucune manifestation de pacifistes pour dénoncer ces massacres perpétrées par une armée régulière. Les seules manifestations de soutien en occident le sont épisodiquement par quelque dizaines ( voir quelques centaines ) de personnes et essentiellement syriennes.

Pourtant l'une des principales motivations contre la guerre d'Irak revendiquées par les manifestants, était le sort qu'allait être réservés aux civiles hommes, femmes et enfants lors des bombardements par l'armée américaine. On se demande dés lors si la vie d'un civile tué par une armée occidentale de façon collatérale serait plus importante que le civile tué de façon ciblée par une armée d'une dictature? Les anti-guerre d'Irak dénonçaient également l'ingérence d'un pays ( en l'occurrence des Etats-Unis ) comme un viole du droit à l'autodétermination d'un pays souverain. La logique pacifiste serait donc qu'une dictature à le droit par auto-détermination de massacrer sa population, mais qu'une armée occidentale n'aurait aucun droit d'ingérence pour intervenir et pour mettre fin à un régime de massacreur de civiles. Il est a noter que ces mêmes pacifistes ( que je ne dénommerais pas gauchistes ce serait un pléonasme ) s'insurgent encore contre les massacres des amérindiens par l'armée américaine et cela après deux siècles et se foutent des massacres actuelles par des dictatures. Toujours en matière d'ingérence américaine et occidentale dénoncés par les pacifistes; on se demande aussi pourquoi l'ingérence russe en Tchétchénie et en Géorgie ou l'ingérence irakienne au Koweit en 1991 ne fut pas dénoncer en coeur par nos chers pacifistes? 

Si les pacifistes ne s'insurgent non pas contre les massacres de civiles par Bachar al Assad; C'est certainement parce que ce dernier ne doit pas être aussi salaud que le président W. Bush. La preuve est que ces anti-guerre d'Irak, voudraient bien voir W.Bush jugé devant un tribunal comme criminel de guerre, mais qui en même temps étaient les premiers à dénoncer le procès contre Saddam; désigné comme un procès de parodie dont les ficelles étaient tirées évidemment par les américains. Et qu'ensuite sa condamnation à mort était devenu un crime. ( dont le criminel était forcemment américain ). Mais apparemment, les crimes de masse odieux de Saddam à l'arme chimique contre des villages habités de civiles semblaient ne plus exister pour nos anti-guerre d'Irak. Pourtant le tribunal en question était un tribunal civile indépendant d'un état qui était à l'époque déjà reconnu par la communauté internationale. Et c'est bien les théoriciens de la non ingérence qui nous sortent l'histoire du procès truqué à la soldes des américains, alors qu'il y a eu justement non ingérence d'une nation étrangère dans ce procés 100% irakien.

Bref, la liste et loin d'être exhaustive du silence des pacifistes face à des massacres et crimes d'état. Bosnie, Darfour, Rwanda. Si les pacifistes se disent totalement contre la violence, mais ce soucieraient comme ils le disent des civiles victimes de guerre; Il pourraient néanmoins descendre dans la rue pour faire une pression supplémentaire sur les chancelleries occidentales pour faire calmer la situation au plus vite.

Mais inutile d'y penser. Les pacifistes sont noyautés par les gauchistes. Seul l'occident est coupable de tout les maux de la planète. Les crimes des dictatures ont toujours pour eux des circonstances atténuantes. Il y a toujours la main de l'occident surtout de l'Amérique à quelque part pour nous expliquer que ces dictatures sont l'oeuvre de ces derniers. Mais en attendant les massacres de civiles en Syrie continue dans un silence général de la part de ceux qui ont bruyamment protesté contre la guerre d'Irak.

Les civiles syriens pourront remercier les anti-guerre d'Irak de les avoir laissé tombé dans cette autre guerre qui ne les intéressent pas puisque l'Amérique n'y est pas.

D.J  

17:57 Écrit par Dominique Jordan dans Monde | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note

19/05/2012

Pas de mainmise américaine sur le pétrole irakien

Les anti-guerres d'Irak milles fois plus nombreux à descendre dans la rue contre le renversement de Saddam le sanguinaire que pour soutenir un peuple martyrisé de Syrie par un autre dictateur sanguinaire; scandaient à l'infini à la veille de l'invasion de l'Irak en 3003: " pas de guerre pour le pétrole ". On a trop souvent reproché l'administration Bush d'avoir été en Irak que pour s'approprier les gisements pétroliers. Accusations toujours d'actualité contre ces mêmes américains, d'avoir été uniquement en Irak pour prendre possession du pétrole irakien. Mais la réalité est tout autre. Tout comme ceux qui prétendent encore aujourd'hui que les américains ont perdu cette guerre sans pour autant nous désigner qui l'a gagné.

Si la production pétrolière en Irak est loin d'être de ce que les américains avaient envisagé; les exploitations des puits pétrolifères irakiens dont les investissements se chiffre à plus de 100 milliards de dollars dans ce secteur, viennent des exploitations du britannique BP, du néerlandais Shell, de l'italien Eni, du malaisien Pétronas, du russe Lukoil et le chinois CNPC. Et cela depuis 2006 lors des appels d'offre du ministre irakien du pétrole Hussein Chahristani. Ces exploitants espèrent tirer plus de 13 millions de barils par jour d'ici 2017, qui serait supérieur de 1 million de baril par jour de l'Arabie Saoudite. Seul le secteur Kurde sera exploité par l'américain Exxonmobil qui est la première multinationale à avoir signé un contrat d'exploitation avec le pouvoir autonome du kurdistan irakien. Un accord qui n'a pas plus du tout au ministre chahrastani dont les contrats d'exploitation doivent être directement traité avec lui. Voilà un bel exemple que le pouvoir de Bagdad n'est pas une marionnette des américains tel que l'on ressasse sans cesse.

La multinationale Shell ( qui n'est en rien américaine )  a reconstruit le premier port en février dernier et compte pouvoir exporter le 80% du pétrole irakien. Il est bien clair que si les américains avaient comme but l'appropriation des gisement de pétrole irakien; il auraient directement fait le nécessaire une fois le régime de Saddam tombé. Il est bien clair aussi que les objectifs américains en Irak étaient autre. Neutraliser un régime qui aurait pu fournier des armes de destructions massive à Al qaeda. Certes armes introuvables. Mais le but était de ne pas forcemment les trouver, mais d'aller les chercher au cas où.  

D.J  

Source: Valeurs actuelles 

16:48 Écrit par Dominique Jordan dans Monde | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note

06/02/2012

Pour les gauchos et SOS racisme: l'occident ne vaut pas mieux que la société des talibans ou la Corée du Nord

Depuis que claude Géant ministre de l'intérieur a déclaré que les civilisations ne se valent pas toutes; une vague d'indignation ne s'est pas fait attendre. Tant SOS Racisme que les personnalités de gauche, d'extrême gauche, ainsi que les jeunesse socialistes ont considéré ces propos de racisme intolérable, de xénophobie, de discrimination, d'un appel à la haine de l'autre etc... Mais qu'elle ont été les propos du ministre Français? claude Guéant affirme:

 " Contrairement à ce que dit l’idéologie relativiste de gauche, pour nous, toutes les civilisations ne se valent pas. Celles qui défendent l’humanité nous paraissent plus avancées que celles qui la nient. Celles qui défendent la liberté, l’égalité et la fraternité, nous paraissent supérieures à celles qui acceptent la tyrannie, la minorité des femmes, la haine sociale ou ethnique. En tout état de cause, nous devons protéger notre civilisation "

Où lit-on des propos racistes ou xénophobes dans ce qu'il vient d'être dit? Guéant compare des civilisations entre-elles et non des ethnies, des races ou des nationalités entre-elles. Prétendre par exemple que la civilisation occidentale vaut mieux que celle des Talibans ou des régimes tyranniques tel la Corée du nord; n'est pas du racisme, mais du bon sens. Je doute que les outrés tel les harlèm Désir et autres Ségolène Royale qui mettent toutes les civilisations sur le même niveau sont prêt à aller vivre jusqu'à la fin de leur jours dans ces pays tyranniques obscurantistes et liberticides sur tout les plans. 

De plus Claude Géant ne mentionne pas la civilisation occidentale par rapport à d'autres; mais les civilisations qui respectent les droits humains par rapport à celles qui ne les respectent en rien. Ce sont bien les anti-racistes à 2 balles et les moralistes qui valent pas mieux qui ont interprété pour faire court  " que Guéant à dit: que la civilisation blanche est supérieur à la civilisation de l'homme de couleur ".  Ils n' y a rien de xénophobe que de dire que les valeurs de la civilisation sud coréenne sont supérieures à la celle du nord puisque ce sont tous des coréens. Ce n'est pas du racisme que de dire que les valeurs de l'Afrique du sud de Nelson Mendéla sont supérieures aux valeurs islamistes de Somalie; puisque leurs habitants sont noirs en grande majorité. Comme ce n'est pas de l'islamophobie que de dire que les valeurs laïcs de la civilisation turc, Bosniaque ou de Singapourienne sont supérieures à celle de l'Iran, du Pakistan ou de l'Arabie Saoudites; puisque toutes sont musulmanes.

En tout cas, cette polémique confirme bien que la dictature du politiquement correct devient de plus en plus une arme de destruction massive de la  liberté de pensée.

D.J

20:39 Écrit par Dominique Jordan dans Monde | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note

03/01/2012

Mes voeux pour 2012

Mon premier voeu pour 2012 est une victoire républicaine pour la maison blanche. Mes favoris? Mitt Romney, Rick Perry ou Newt Gingrich. Peut-importe lequel; du moment qu'Obama parte. Le seul qui m'inquiète un peu est Ron Paul. Bien que sa politique économique tient pas mal la route, sa politique extérieur est pire que celle d'Obama. Les primaires républicaines ont démarré en ce début d'année. J'y reviendrai régulièrement tout au long de cette campagne présidentielle.

Mon deuxième voeu est que la zone euro adopte une politique cohérente pour se sortir de la crise de l'endettement publique. La Suisse qui est assez bien épargnée par ces turbulences économiques, risque d'y perdre des plumes à moyen terme. Tant notre économie est imbriquée à celle de l'Europe. Si l'Allemagne notre plus important partenaire commercial défend une approche pragmatique en matière de gestion publique; c'est déjà moins le cas avec la France ( ce sera pire si c'est Hollande qui est élu et que la majorité du parlement passe à gauche ) , avec l'Italie l'ingouvernable et la Grèce au fond du gouffre.

Mon troisième voeu et que 2012 reste sur la continuation de 2011 des chutes des dictatures à travers le monde. Si la démocratie et la société civile n'est pas encore acquise dans les pays arabes qui ont fait leur révolution; le premier pas fut fait par la destitution de plusieurs despotes. En Corée du nord Kim Jong Il est retourner en enfer. Bien que son fils reprend le flambeau, on ne peut qu'espérer que ce sera le dernier de la dynastie des Kim. Mon pronostique pour le prochain en 2012? Fidel Castro. Préparez le champagne. ( même si il n'est plus vraiment au commande )

Mon quatrième voeu est la neutralisation des installations nucléaires iraniens. Israël se prépare. L'Amérique sera de la partie logistiquement. Sauf si Ron Paul est élu.

Mon cinquième voeu et que la guerre menée contre Al qaeds ne se relâche pas. En 2011, ils ont eu la tête de Ben Laden ainsi que plusieurs cerveaux et chefs de la nébuleuse terroriste; éliminé grâce aux drônes de la CIA utilisés autant qu'en Afghanistan qu'aux Pakistan. Ce dernier pas fiable du tout et très susceptible comme allié pourrait compromettre à l'avenir cette lutte anti-Al qaeda.

Mon dernier voeu est que la prophétie Maya sur la fin du monde en 2012 selon leur calendrier ne se réalise pas. Mais je me m'inquiète pas pour autant. De tout les voeux que j'ai émis sur ce billet; ce dernier et celui qui me sera exaucé à coup sur à 100%. 

D.J

 

16:50 Écrit par Dominique Jordan dans Monde | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note

17/12/2011

Fin de la guerre d'Irak: la tête haute; mais après?

L'Amérique célèbre cette semaine, la fin officielle de la guerre d'Irak commencée en 2003. Bien que sur le terrain; la guerre est finie pour l'armée US depuis 2 à 3 ans puisque la sécurité fut remise entre les mains des forces irakiennes; les Gi's peuvent repartir la tête haute. Pour ce qui est du bilan global de cette intervention américaine; inutile de chercher un quelconque point positif dans nos médias romands. Tant que cette guerre fut décriée et que les prédictions d'une défaite annoncée n'ont jamais eu lieu.

On se souvient déjà qu'après 1 semaine et demi de combat, on nous parlait d'enlisement de l'armée américaine par à un manque de stratégie cohérente. 1 semaine et demi plus tard l'armée irakienne capitule et le régime de Saddam tombe. Il est ensuite venu le spectre du Vietnam. En oubliant qu'au Vietnam l'armée nord vietnamienne n'a pas capitulé et que le pouvoir communiste n'est pas tombé. Il est venu ensuite l'incapacité de l'armée américaine de contenir le terrorisme islamique d'Al qaeda. Une nouvelle défait US en vue. Mais le projet de république islamiste d'Al qaeda en Irak basée sur la charria fut anéanti par la nouvelle stratégie du Général Pétraeus. Fut venu ensuite la faible probabilité de mettre la main sur Saddam. 2 ans plus tard il fut capturé. Et sans parler de la fameuse guerre civile annoncée chaque année comme inéluctable et que l'on attend toujours. Et bien évidemment inutile de parler d'élection libre et d'un gouvernement remis dans les mains de la société civile; puisque ce dernier est corrompu et à la solde des américains. Ce qui nous ramène au fameux complot pour qui cette guerre fut surtout un projet des américains pour s'accaparer tout le pétrole irakien. Si c'était le cas et que le gouvernement irakiens était vraiment la marionnette des américains comme on l'entend souvent; ont se demande pourquoi ils n'ont pas décroché la plupart des contrats pour l'exploitation des gisements pétroliers? Quand on tient quelqu'un à sa merci, on lui fait signer ce que l'on veut. Et quand a prétendre comme j'ai lu ces jours-ci que cette guerre: " ce fut tout ça pour rien ". Et bien ceux qui prétendent cela; oublient un peu vite ce qu'endurent aujourd'hui les syriens ou ce qu'ont enduré les libyens avant l'intervention de l'OTAN. Une répression que les irakiens n'auraient pas échappé si ces derniers, seraient aussi descendus dans la rue sous le régime de Saddam.  Le seul échec de cette guerre est bien évidemment l'absence d'armes de destruction massive sur sol irakien. A part bien sur Saddam Hussein qui fut une ADM à lui tout seul.

Maintenant reste la grande inconnue de l'après retrait américain. Le gouvernement irakien inquiet du départ des américains, n'a pas réussi a négocier une présence permanente de militaires US en Irak. Obama ne va-t'il pas gâcher cette réussite irakienne commencé sous W.Bush? Il y a bien évidemment le spectre d'une recrudescence des attentas. Attentats pas toujours liés à Al qaeda comme on le croit souvent. Bien des sunnites irakiens anciens fidèles à Saddam n'ont toujours pas digéré d'avoir perdu le pouvoir de leur minorité sunnite sur la majorité chiite. Le risque d' une influence de l'Iran également chiite sur l'Irak; n'est pas non plus pour rassurer si cela devait arriver. Le pays reste fragile; de plus Obama n'est pas ce qu'il se fait de mieux comme président en matière de gestion des guerres d'Irak, d'Afghanistan et du terrorisme. Même si la capture de Ben Laden est a mettre a son crédit. L'Irak devra faire un nouvel apprentissage en solo pour son avenir politique et sociale; avec des défis et des embûches en perspective surtout au niveau de la sécurité. L'Irak restera un protectorat américain, mais sans américain sur place. Une présence qui auraient rassurés les irakiens eux-même et ceux qui en Amérique ont bâtis ce nouvelle Irak débarrassé d'un des tyrans les plus sanguinaire de l'histoire moderne et permis un renouveau démocratique.

Pour terminer ce billet; je veux également parler du président Obama qui vient de signer le prolongement de la loi sur la détention illimitée des terroristes dans les bases militaires comme à Guantanamo. Un voeu des députés républicains qui ont réussi a faire passé ce prolongement de loi aux Congrès. Un camouflet pour tout les suisses qui voyaient avec l'élection d'Obama à la maison blanche une future Amérique de Bisounours et de faire passer George W. Bush pour un salaud.

D.J

 

16:05 Écrit par Dominique Jordan dans Monde | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note

30/08/2011

La nounou d'Hannibal Kadhafi ébouillantée. Les policiers genevois sont-ils toujours des cons?

 

DR

On commence bien à se rendre compte de la façon dont les Kadahfi traitent leurs domestiques. La Femme d'Hannibal à tout bonnement ébouillantée sa nounou parce que cette dernière aurait refusé de battre sa fillette qui pleurait ( la fillette de la nounou bien sur ). Voilà qu'elle genre d'individu la police de Genéve a coffré et que cette même police par la suite, fut fustigé et accusé d'abus d'autorité, d'avoir violé le droit ( selon l'avocat de Kadhafi Charles Poncet ) et d'avoir mis en péril les relations diplomatiques avec la Libye quand ils ont justement arrêté Hannibal Kadhafi pour maltraitantes envers ses domestiques. Tout cela parce que papy Mouammar vexé que son fils s'est fait coffrer, a piqué sa petite crise et a mis notre pays au pilori et pour couronné le tout, pris deux suisses en otage en Libye. On a préféré s'écraser. Le peuple libyen fut bien plus courageux en se dressant contre Kadhafi que certains citoyens suisses, médias, avocats et autres politicards. Ceux-ci se reconnaitront si ils lisent ce billet.

Maintenant quand on sait ( enfin cela se savait, mais pas pour tout le monde ) qu'elle genre de salopards composent cette famille de tyran et qu'elle genre de supplices cette famille fait subir à ses domestiques; il serait plus que juste de la part de ceux qui ont traîné dans la boue ces policiers et leur hiérarchie qui ne se sont pas gêné de coffrer cette ordure d'Hannibal, de présenter leur plus plates excuses à ces hommes de loi.

Ce qui serait la moindre des choses.

D.J

20:31 Écrit par Dominique Jordan dans Monde | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note

22/08/2011

Pour Kadhafi l'affaire est pliée; Mais après?

Cela semble une question d'heures ou de quelques jours pour voir tomber le régime de Kadahfi. Après plusieurs mois de combat, l'enlisement cher aux médias dont ces derniers, voient toujours des enlisements après déjà trois semaines de guerre, connaît un retournement spectaculaire depuis quelques semaines, en la faveur des insurgés appuyés par l'Otan. La bonne nouvelle est que le monde sera débarrassé d'une ordure de plus. Une autre nouvelle; plus difficile de dire si elle sera bonne ou mauvaise est l'après Kadahfi. Le conseil national de transition reconnu par une bonne partie de la communauté internationale, issue de l'insurrection est pour l'heure tout comme les insurgés dans leur ensemble un mouvement très hétéroclite. Il y a à peut près de tout. Des démocrates en passant par des islamistes radicaux, des royalistes ainsi que des fractions tribales dont est composé la Libye. Les islamistes voudront un état islamiques, les démocrates une démocratie, les royalistes un royaumes de type arabe et ceux attachés par la notion de tribalisme, voudront sans doute une nation avec une sorte de démocratie approximative. Cela va sans doute créer des tensions, voir des divisions et même des divisions par la violence. Mais maintenant les libyens auront sous peu leur destin en main. Qu'ils en fassent le meilleur usage possible. Même si c'est un gros pari. Puisque le talon d'Achille de cette guerre est: qu'aucun projet politique de l'après Kadhafi fut mis en projet. Ni par l'insurrection, ni par l'Otan. Mais cette destitution de Kadhafi en vaut quand même la chandelle. Au moins pour la population. Il n'y avait pas de liberté possible avec Kadhafi. Bientôt oui sans lui.

La leçon de cet après Kadahfi, sera pour les dirigeants occidentaux, qu'ils ne faudra plus à l'avenir s'imaginer qu'un dictateur qui est encore au pouvoir puisse être un dictateur repenti. Surtout un dictateur de la trempe de Kadahfi; qui a financé et tiré les ficelles du terrorisme. Son renoncement au terrorisme ne vient pas d'une attitude de bon sens, mais au fait qu'il a vu ce que W.Bush réserve aux salopards de son espèce. De plus son attitude contre la Suisse en voulant son démantèlement et par la prise d'otage des ressortissants suisses, suite à l'affaire Hannibal Kadhafi, montre bien que ce dictateur était toujours un despote. Le monde à snobé la Suisse. Jusqu'à ce que Kadhafi emploie la force armée contre sa population qui manifestait sa colère contre son régime. Maintenant on peut dire en ce qui concerne Kadhafi: " que qui a bu boira ". Kadhafi na jamais changé, il a pris les occidentaux qui l'on accueilli chez eux pour des cons et des naïfs 

L'autre leçon de l'après Kadhafi est l 'attitude du président syrien Bachar al-Assad qui comme par hasard au même moment que le régime de Kadahfi vacille, mène des discours de dirigeant modéré en promettant entre autres des élections libres. J'espère que la communauté internationales ne va pas tomber encore une fois dans un piège à con aussi grotesque. On ne peut pas par de tels discours espérer de se voir éponger de ses crimes. Bachar Al-Assad sait très bien que si il perd son pouvoir tant par des élections que par un renversement, il finira pendu haut et court.

D.J

19:29 Écrit par Dominique Jordan dans Monde | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note

15/07/2011

Quand Boniface perd la face

Je rédige ce billet suite au débat de " C dans l'air " sur France5. Emission que je regarde souvent volontiers à défaut de ne plus regarder " Infrarouge " sur la TSR; avec celle qui anime le débat et qui demande aux interlocuteurs de façon polie de la fermer après 15 seconde de temps de parole. Le sujet de " C dans l'air " était en première partie consacrée à l'après Afghanistan, lors du retrait total des forces de l'OTAN fin 2014. Je retiendrais seulement 2 invités sur 4 : Pascal Boniface géostratège et spécialiste en relations internationales et Jean Guisnel journaliste au " Point ". Plus un troisième invité, que je salue au passage, qu'est le général Vincent Lanatta chef de l'état major français durant la première guerre du Golf, pour s'être indigné ( enfin une indignation raisonnée depuis que ce mot est à la mode ) contre ceux qui disent que les soldats français en Afghanistan sont mort pour rien.

Pascal Boniface est une personne auquel il est généralement agréable d'écouter. Guisnel lui est plus connu en lecture dans le magazine " Le Point ". Ces deux derniers, estiment que l'intervention des occidentaux en Afghanistan fut légitime. Et que le but stratégique au départ, était de renverser le pouvoir taliban en cassant ainsi le recrutement, le financement et l'entraînement des combattants d'Al qaeda, responsablent des attentats du 11 septembre. Là où Boniface et Guisnel se mélangent les pinceaux, c'est qu'au fil de la discussion, la Guerre d'Afghanistan serait selon eux entrée dans une impasse. Et que 6 mois après le retrait des armées de l'OTAN fin 2014, le gouvernement d' Hamid Karzaï tombera comme un fruit mûr. Ce qui sous entend que les Talibans reprendraient le pouvoir à Kaboul.

Étonnantes déclarations de nos deux compères de service, quand ceux-ci quelques minutes avant, estimaient que les occidentaux auraient du se retirer déjà en 2002, lorsque le bouleau initial fut accompli. Avec cette condition, c'est plus 6 mois que les talibans auraient repris le pouvoir, mais 1 semaine. Vu qu'il n'y avait encore rien de vraiment concret au niveau des futurs institutions du gouvernement Karzaï, ni même d'armée afghane. ( enfin oui, elle débutait mais elle était très sous équipées ). Belle contradiction de débutant et de manque de clairvoyance pour un spécialiste de géostratégie. Il est vrai qu'un retrait des forces de l'OTAN fin 2014 est un pari très risqué. Mais n'oublions pas non plus que des instructeurs américains et probablement français ou britanniques, continueront de former et de fournir en armes la nouvelle armée afghane. Je doute qu'avec cela, que les talibans pourront mener une offensive contre Kaboul, tel une armée contre les forces afghanes d'Amid Karzaï. Notemment du à un manque d'armes lourdes et d'avions de combats. Restera sans doute le terrorisme tel qu'il est pratiqués par le talibans à l'heure actuelle. L'autre sortie possible du conflit afghan resterait un accord possible entre les tribues et factions ethniques afghanes pour former une sorte de nation approximative et de paix relative. L'élimination totale des islamistes radicaux sera illusoire de toute façon. Les attentats terroristes resteront la norme, comme c'est déjà le cas au Pakistan ou dans le monde arabe.

Et n'oublions pas non plus que l'Afghanistan dans les années 70 se démocratisait et se modernisait à l'occidental; que les soviétiques et les communistes afghans on anéantis. Je me dis: " que ce qui fut fait peut-être refait ". L'histoire nous a appris que les surprises improbables, pouvaient un jour arriver. Comme la chute de l'Union soviétique ou la révolution de jasmin dans le monde arabe. Probablement que cette dernière sonne la fin de l'utopie du grand califat rêvés par les islamistes, dont le réseau Al qaeda. Et si le peuple afghan suivait les populations arabes une fois les occidentaux repartis? 

D.J  

20:17 Écrit par Dominique Jordan dans Monde | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note

13/07/2011

Morts pour la France, morts pour le monde libre

La France paient ces jours-ci paient un lourd tribu en Afghanistan en défendant le monde libre. Après la mort le 25 juin du caporal Hugo Dot et dernièrement du Brigadier Kovac, l'armée française vient de perdre 5 valeureux combattants pour la liberté dans un attentat à la bombe, revendiqués par les talibans

Le blog D.J et liberté, rend hommage a ces soldats morts au combat et partage les peines et les douleurs des familles. 

 

D.J

 

 

19:13 Écrit par Dominique Jordan dans Monde | Lien permanent | Commentaires (87) | Envoyer cette note

27/06/2011

J'espère qu'Obama ne va pas négocier avec ça?

Pour sortir d'Afghanistan, Obama veut que l'on négocie avec les Talibans. Mais lesquels? Le président US parle de négocier avec les talibans modérés. Un taliban modéré existerait-il au même titre que de dire qu'il aurait existés des nazis modérés? Ou parle-t-il de négocier avec les tribues de l'ethnie Pachtoune, dont les talibans sont majoritaires?  Si ce sont les tribues pachtounes qu' Obama vise; pourquoi pas? Je doute que les 36% de la population afghane qui sont pachtounes sont tous d'accord avec le projet de société des talibans. Mais j'espère en tout cas, qu'il ne négociera pas avec ces lâches, voir même ces salopards de talibans qui ont kamikasé une fillette de 8 ans. Ces derniers lui ont remis un sac contenant une bombe pour aller se faire massacrer en allant donner ce sac à des policiers. Après un hôpital victime d'un attantat à la bombe, ces talibans " fierté de la résistance " s'en prennent à des fillettes pour leurs sales besognes.

Cela me rappel un article que j'ai lu dans " le Temps ": une interview d'un chef religieux et instigateur des attentats terroristes en irak sous occupation américaine. Quelques jours avant cette interview, un attentats en Irak contre des soldats US fit plusieurs dizaines de victimes civiles dont la grande majorité furent des enfants. Quand le journaliste posa cette question des enfants morts par cette attentat à ce chef religieux, ce dernier mis d'abord la faute sur les soldats américains qui leurs distribuaient des bonbons, pour ensuite dire que ces enfants sont aussi fautifs " qu'ils n'avaient pas être là a ce moment ".

Malgré ces exemples de lâcheté des islamistes en Irak comme en afghanistan qui utilisent des enfants kamikazes et tuent civiles sur civiles sans discernement, ( on peut y ajouter les boucliers humains sport favoris du Hamas contre les tirs de l'armée israélienne ) on trouve encore des munichards à deux balles ( Je sais: munichards à deux balles est un pléonasme ) pour dire que ces terroristes sont des résistants légitimes contre les envahisseurs occidentaux.

Comme je fustige ceux qui disent que l'invasion de l'Afghanistan par les forces de l'OTAN est un act criminel. Ce qui sous entend que le pouvoir taliban qui fut un régime religieux totalitaire et ultra-répressif; qui finançait, recrutait et entraînait les futurs combattants d' Alqaeda notemment pour aller tuer des civiles occidentaux à coup de bombes dans divers villes européennes et américaines est préférable à un Afghanistan débarrassé de ce régime dont on essaie de le rendre beaucoup plus libre et vivable.

Les mauvaises langues vont me ressortir leurs habituels ritournelles De " ce sont les américains qui les ont soutenu et financé contre les russes et patati... et patata...

Je leur signalerai que W.Bush n'est pas responsable de la politique de ses prédécesseurs. Tout ce Bush sait, c'est qu'une bande de salopards ont tué plus de 3000 civiles américains et qu'il était temps de faire payer ceux qui abritaient le sanctuaire du terrorisme mondial lié Al qaeda responsable du 11 septembre.

En tout cas j'espère qu'obama sait avec qui il pense négocier et qu'il ne négocie pas avec ça. Histoire de ne pas saper tout le travail accompli par W.Bush.

D.J

 

22:59 Écrit par Dominique Jordan dans Monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

23/06/2011

Obama s'en tient au calendrier du retrait de ses troupes d'Afghanistan

Est-il trot tôt? je ai bien peur que oui. Même si ce calendrier fut imposé depuis longtemps par l'administration Bush. Quel furent les résultats en 10 ans de guerre? Même si il est impossible de tirer un bilan définitif; ce bilan n'est en tout cas pas négatif. Le régime taliban qui finançait le terrorisme islamique et dont ce dernier mis à disposition des camps d'entraînements et de recrutements d'agents d'Al qaeda, a été renversé et le sanctuaire du terrorisme international, fut anéanti par les forces de la coalition internationale. Divers missions commandos et aéroportés comme les tirs de missiles par des drônes, ont pu mettre hors d'état de nuire des dirigeants terroristes aussi bien en Afghanistan qu'au Pakistan. L'exécution de Ben Laden fut la cerise sur la gâteau. Al qaeda bien qu'encore actif dans le région, s'est fortement affaiblis, comme la rouste qu'ils se sont pris en Irak. Si la guerre d'Afghanistan n'a pas encore permis de pacifier ce pays; la comparaison avec la guerre du Vietnam que beaucoup évoquent, n'est pas pertinente. En Afghanistan 1500 morts américains contre 50'000 pour le Vietnam sur une période identique. Le Vietnam question dépenses, c'est 8% du PIB US contre à peine 1% pour l'Afghanistan. Et au Vietnam le pouvoir en place que combattaient les Etats-unis ne fut pas renversé, contrairement à L'Afghanistan ou le pouvoir Taliban fut mis en déroute rapidement.

Donc le point noir du bilan afghan reste la pacification du pays. On sait que l'Afghanistan est une société tribale, composée d'une mosaïque de tribues. Mais on sait également que l'Afghanistan, malgré sa composition tribales avait permis une amorce démocratique dans les années 70. Démocratie que les soviétiques ont anéanti en 1979 pour imposer une régime communiste en aidant l'opposition communiste afghan. Donc, tout n'est pas perdu. Ce qui fut fait, peut-être refait. 

Obama semble se résigner à vouloir négocier avec les talibans. Une démarche risquée, sachant le but ultime des talibans. Qui est l'instauration de la charria. Mais en même temps guerre gagnée ou non, ne permettra jamais d'anéantir totalement les talibans. Et ces derniers sont pour majoritaire de l'ethnie pachtoune. L'ethnie pachtoune et l'ethnie dominante du pays qui représente 38% de la population afghane. Face à cela, négocier peut aussi être un moindre mal. De toute façon la paix Afghan devra passer par une réconciliation des tribues et des ethnies. C'est un pari qui laisse peu de temps avant le retrait définitif d'Afganistan. A moins qu'Obama, comme pour Guantanamo s'aperçoit finalement que sa promesse n'est guère possible vu la situation.  

Mais Obama doit aussi penser à l'échéance des présidentielles, également en 2012. Il doit gérer son électorat. Les américains sont de plus en plus et même en forte majorité las de cette guerre. 10 ans de sécurité intérieur contre le terrorisme a fait dégonflé le soufflé post 11 septembre qui avait traumatiser les américains. Ces derniers veulent surtout pour la prochaine présidentielle; un président qui fera baisser le chômage et qui remettra l'Amérique sur les rails de la croissance économique. Les républicains sont aussi avertis.

2012 risque d'être la campagne présidentielle la plus chaude depuis longtemps et pour l'Afghanistan un tournant historique. 

D.J

17:15 Écrit par Dominique Jordan dans Monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

29/04/2011

Chine: Une vraie bombe sociale à retardement

L'occident et les Etats-unis, n'ont rien à craindre d'une future Chine économique forte et socialement stable. Ce serait le contraire qui est serait craindre. La montée en puissance de l'économie chinoise est un mélange d'admiration et de crainte de la part des pays modernes. Mais cette machine bien huilée risque à moyen terme de se gripper.

En effet, la politique du parti communiste de l'enfant unique est une vraie bombe sociale à retardement. Le gouvernement chinois vient de publier les derniers recensements sur l'évolution démographique du pays. Elle se félicite d'avoir évité la naissance de 400 millions de nouveaux nés en plus. Mais à quel prix? Comment cette croissance économique qui tourne par l'absorption de millions de chinois ruraux, va-t-elle continuer à progresser dans un pays où la dénatalité en forte hausse? Les actifs seront en diminution dés 2016. Il naît actuellement 120 garçons pour 100 filles.  Et qui dans le futur avec cette politique de l'enfant unique, prendra en charge les personnes âgées puisqu'il n'existe pas de retraites publiques?

En 2020, 24 millions de chinois n'auront pas de conjoints. En Chine la politique de l'enfant unique on le sait, favorise les garçons par les avortements et les infanticides des petites filles. Ceux et celles-ci sont favorisées par le planning familial du parti unique.

Il est aussi à noter que ce programme d'enfant unique et source d'injustices sociales. Les riches eux peuvent payer l'amende en cas de non respect de l'enfant unique. Les pauvres eux par manque d'argent, soit ils avortent dans des conditions d'hygiène insuffisantes; ou bien ils ne déclarent par leur enfant. Ce dernier devenu sans identité et clandestin n'aura pas le droit à la scolarisation.

Cette manière de faire de la part du parti communiste est un génocide déguisé sous couvert de contrôles sociales. Cette répression politique surveillée par 7 millions de policiers " de la grossesse " veut qu'un garçon sera plus utile pour travailler qu'une fille. Sans soucier des conséquences évoquées plus haut.

Des pays à démographies équivalentes n'ont pas eu besoins d'un tel programme pour inverser la tendance des naissances.

Elle risque d'être loin cette chine qui ravira le leadership américain. Mais là personne ne sera gagnant.

D.J

Les chiffres et les infos publiés dans ce billet sont à voir sur le blog de Guy Sorman économiste et spécialiste de la Chine.

http://gsorman.typepad.com/

 

20:06 Écrit par Dominique Jordan dans Monde | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

16/04/2011

Il y a 8 ans, la dictature de Saddam tombait

Et cela presque jour pour jour, ( le 8 avril 2011 pour être précis ) l'armée de Saddam fut vaincue par les forces d'une coalition de 48 nations menées par les USA. Si l'après victoire militaire, fut pendant près de 5 années très difficile pour l'armée américaine et britannique par un manque de stratégie d'après guerre, notemment concernant l'insurrection sunnite, l'opportunité d'Al qaeda d'y mener sa guerre dans un pays désorganisé ainsi que les combats contre les armées du chiite Moqta Al Sadr, la situation fini par se retourner à l'avantage de la coalition et cela depuis la passation de pouvoir à la tête de l'armée des Etats-unis et de la coalition par le général Petraeus en 2008. Petraeus s'appuya sur la méthode de " la contre insurrection " initié par un général français charles Lacheroy, vétéran de l'Indochine et de la guerre d'Algérie, là où il applica sa méthode. De 2008 à aujourd'hui les attentats terroristes ainsi que les morts qu'y en furent victimes chuta de façon spectaculaire à tel point que le venezuela et le Mexique ont ravis à l'Irak, la première place des nations les plus dangereuses de la planète. Et Al qaeda, a vus presque tout ces agents quitter l'Irak pour d'autres fronts, tel la Somalie ou le Yemen. Les récents attantats épisodiques en Irak sont plus signés par d'anciens pro-saddamistes sunnites que par Al qaeda.

Aujourd'hui un important contingent des forces américaines ont quitté l'Irak. Reste encore 50'000 Gi's cantonnés à l'extérieur des villes où la sécurité est devenue une affaire à 100% des forces irakiennes. Il est bon de rappeler cela, pour ceux qui encore nombreux parlent de l'armée américaine enlisée dans le conflit irakien. Il est bien claire également, que sur le plan purement militaire, l'armée américano-britanique en est sortie victorieuse. Le conflit est bel et bien terminé. Les islamistes ne sont pas au pouvoir et la guerre civile imminente promis par les spécialistes n'a finalement pas eu lieu.  Sur le plan politique c'est un peu plus aléatoire. La nouvelle société civile irakienne est un fait. Des élections démocratiques ont eu lieu. Mais la situation reste fragile, la corruption pécuniaire et électorale est encore présente. Mais l'Irak ne vit plus sous la terreur d'une dictature ultra-répressive, les irakiens revivent une vie presque normale, après 30 années de répression totalitaire 

Les mauvaises langues, diront que cette guerre fut basée sur un mensonge. Les prétendues ADM qu'aurait eu encore Saddam. Il a toujours été plus aisé de mettre se mensonge sur le dos de Bush et Rumsfeld. Alors qu'il s'agissait de données relayées par les services secrets américains. Une commission d'enquête du congrès confirma la non culpabilité de Bush. Bref, un mensonge qui en valait la chandelle. D'autres mauvaises langues, diront que ce conflit fut plus d'un million de morts et que cela justifie cette guerre comme inutile.  Ces 1 million de morts sont totalement fantaisistes. Ces chiffres furent  pondus en 2008. Pour qu'il ait 1 millions de morts; il aurait fallut une moyenne de 500 morts par jour depuis 2003 et l'année 2008 dans son entier. Alors que la majorité des morts le furent par les attentats terroristes. Et ces attentats furent pour leurs majorités à chaque fois en dessous de 100 morts. Les estimations les plus dramatiques et réalistes, tablent entre 70'000 et 100'000 morts.

Mais la guerre d'Irak donne finalement avec le printemps arabe raison à W.Bush. Ce qu'a fait Bush en 2003, les irakiens n'ont pas eu à le faire en 2011. Quand ont voit la brutalité de Kadhafi envers son peuple qui a manifesté contre son régime, on ose pas imaginer ce que Saddam aurait réservé aux Irakiens qui se seraient soulevés comme partout dans le monde arabe. La répression brutale contre les chiites et Kurdes à coup d'armes chimiques au lendemain de la première guerre du golf est représentatif de la brutalité extrême de Saddam Hussein. Il est à noter que beaucoup qui furent contre l'intervention irakienne en 2003, soutiennent aujourd'hui l'intervention militaire en libye. Il aurait été curieux de savoir ce que l'on aurait réservé à Bush si ce dernier en 2003 aurait choisi la Libye au lieu de l'Irak? Certainement la même chose que pour l'Irak. Insultes sur insultes.

D.J

17:55 Écrit par Dominique Jordan dans Monde | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note

15/04/2011

L'Egypte entre Facebook et les mosquées

Par Guy Sorman: Politologue et économiste Français et professeur à science po 

Le Caire, 14 avril

Huit ans après avoir publié la biographie de Rifaa el Tahtawi, homme de lettres et homme d'Etat égyptien (Les Enfants de Rifaa, Musulmans et modernes), il m'a enfin été possible d'en parler publiquement au Caire et à Alexandrie. Au temps de la dictature de Moubarak, la répression intellectuelle ne l'avait pas permis : Rifaa, depuis la dictature de Nasser, avait été évacué de tous les livres d'histoire parce qu'il avait été à l'école de la France (en 1830 !), donc du côté des colonisateurs, qu'il fut favorable à une Constitution limitant les pouvoirs de l'Etat (limite inacceptable pour Nasser ou Moubarak, comme elle l'avait été à Méhemet Ali au XIXe siècle), qu'il fut favorable à un islam modéré (donc apostat pour les barbus de Al Azhar, le siège des conservateurs). Voici Rifaa de retour en Egypte,  à la fois sa mémoire et son présent puisque son descendant, Mohamed Rifaa, ancien ambassadeur en Libye a rallié la Révolution! Oui, un Rifaa Place Tahrir. Il s'est  donc  bien passé "quelque chose", le 25 janvier 2011, au Caire, puis dans les autres métropoles, Alexandrie en particulier. Mais que s'est-il passé au juste?

"Avons-nous  fait une Révolution, ou non ?", telle a été la question qui m'aura été le plus souvent posée au terme de mes conférences. Les Egyptiens voudraient être certains que ce fut bien une Révolution et qu'ils sont entrés dans une ère nouvelle de liberté politique, d'équité sociale, d'interruption des violences policières et de progrès économique. Certains commentateurs cyniques ou dépassés, entre autres l'ambassadeur de France, estiment qu'il n'y a pas eu de Révolution populaire mais seulement une Révolution de palais qui permet aux militaires de conserver leur pouvoir effectif et leur fortune mal acquise. Certes, l'armée est présente et visible. Comme la police honnie a déserté l'espace public, les militaires lourdement équipés et leurs chars (de fabrication israélienne, dit-on) occupent les carrefours stratégiques du Caire et d'Alexandrie. Quand, le 8 avril, des manifestants au Caire ont réclamé une transition plus rapide du pouvoir militaire à un gouvernement civil, le remplacement des bureaucrates de l'Ancien Régime et le jugement des anciens dirigeants les plus corrompus, l'Armée a frappé ces Républicains avec une extrême violence.

Il n'empêche que la Révolution est  une Révolution parce qu'elle a changé la société égyptienne de manière irréversible. Le soulèvement populaire a révélé que les Egyptiens n'étaient pas et ne seront plus jamais un peuple de moutons terrorisés par un despote : la liberté de parole qu'ils ont conquise, ils ne la restitueront jamais. Pour les faire taire, il faudrait les frapper et cela même ne suffirait plus. Le peuple égyptien s'est débarrassé, par lui-même, des stéréotypes de passivité que voulurent lui accoler aussi bien ses dirigeants que la diplomatie occidentale. Les despotes égyptiens - et c'est le cas général dans le monde arabe - voulaient croire que le peuple aimait le despotisme. En France, un certain relativisme culturel (un racisme de fait rebaptisé "respect de la diversité culturelle") laissait aussi entendre que le despotisme répondait aux attentes du monde arabe. Cet "Orientalisme", avatar du néocolonianisme, justement dénoncé par le philosophe palestinien Edward Saïd, a vécu et ne ressuscitera pas, quelle que soit la forme des régimes politiques à venir. Il flotte clairement dans l'atmosphère égyptienne et sur les visages, une sorte de bonheur rafraîchissant, celui que confère la dignité retrouvée. C'est cela la Révolution arabe.

Les gouvernements occidentaux, la France en particulier, devront donc renoncer à leur Realpolitik, à mes yeux, honteuse, qui ne dialoguait qu'avec les tyrans, comme si les peuples n'existaient pas : une certaine politique arabe de la France est à refonder totalement, là où la Révolution est faite et partout où, inévitablement, elle se fera.

Pourquoi l'aveuglement ? Comme en Tunisie, le berceau de ce "Printemps arabe, en Egypte, les puissants n'ont rien vu venir. Sans doute, la complicité politique et l'affairisme à l'intérieur des cercles du pouvoir, rendent-ils stupides. Et l'obsession de l'islamisme, entretenue des deux côtés de la Méditerranée, interdisait-elle de voir combien le peuple n'était pas plus épris d'islamisme que de tyrannie. La levée d'une nouvelle génération, occidentalisée, pour ne pas dire américanisée, était passée inaperçue tout comme l'apparition des médias sociaux, dont un Moubarak ou les diplomates occidentaux devaient à peine soupçonner l'existence.

À vrai dire, les étudiants du Caire qui se donnèrent rendez-vous le 25 janvier Place Tahrir au Caire, par l'intermédiaire de Facebook, ne s'attendaient guère à se retrouver à plus de quelques centaines pour manifester leur soutien à la Révolution tunisienne. Ils furent les premiers surpris par l'effet de masse de cette mobilisation "virtuelle" et plus encore par le soutien populaire,qui appuya et fit triompher leur mouvement. Quand le gouvernement Moubarak n'imagina pas mieux que de dépêcher des chameliers armés de gourdins pour disperser les manifestants, ce n'était plus deux Egypte qui s'entrechoquèrent mais deux époques : le tyran et ses chameaux, contre les internautes. Comme nous tous, les Egyptiens ne sont plus seulement égyptiens : ils sont de leur lieu mais aussi citoyens de leur temps. Descendus de leurs chameaux, les Egyptiens ont rejoint le temps et le monde : le nôtre.

Dans cette Révolution, l'islam n'a pas joué le rôle que certains en Egypte et en Occident craignaient ou espéraient : mais l'islam n'a pas été absent non plus. Au Caire, les manifestants furent mobilisés par Facebook, mais à Alexandrie, ils ont initialement répondu aux convocations des Frères musulmans et aux prêches des imams dans les mosquées. On assista même à Alexandrie à un affrontement entre plusieurs islams, rappelant combien cette religion est diverse : les Frères musulmans hostiles au régime appelèrent au renversement du régime, tandis que les mosquées d'obédience soufie, plutôt choyées par Moubarak, restèrent silencieuses. À Alexandrie, les Soufis se joignèrent à la Révolution après qu'il devint clair que cette Révolution était populaire.

La Révolution est donc faite, acquise, pour partie irréversible : la société nouvelle reste à inventer. Elle ne sera pas d'emblée aussi républicaine que l'espèrent les révolutionnaires : les militaires ne rentreront pas tous dans leurs casernes. Mais le prochain régime ressemblera certainement à une république plus authentique avec un Etat plus limité, des partis véritables et une Justice plus indépendante. Les procès en corruption intentés aux dirigeants d'hier en témoignent déjà. L'économie sera certainement plus libérale car l'unanimité règne chez les Révolutionnaires sur l'efficacité du marché et la nécessité de mettre un terme au "capitalisme des copains" qui caractérisait le régime déchu. Les monopoles d'Etat et les prébendes reculeront pour faire place à de nouveaux véritables entrepreneurs : ces entrepreneurs du futur, qui sortiront l'Egypte de la pauvreté, étaient nombreux Place Tahrir. Il deviendra possible de devenir boulanger au Caire sans plus attendre deux ans ni avoir payé, comme c'était la règle d'innombrables bakchichs à des bureaucrates corrompus : ces réformes exigeront du temps mais telle sera la tendance et en économie, c'est le "trend" qui importe, celui qui donne le goût d'investir et instaure l'espérance. Les Egyptiens sont tous favorables à l'économie libre, m'a dit Hisham Mourad, directeur du magazine El Abram Hebdo, parce que "le commerce est ancré dans la civilisation arabo-musulmane". Le socialisme ? Il est, me dit-il, "assimilé à l'athéisme : pour la plupart des Egyptiens, il est donc inacceptable".

L'islam politique ? Il inquiète moins en Egypte qu'en Europe. Les islamistes ont joué un rôle mineur dans la Révolution, ce qui a témoigné de leur "retard" sur la société égyptienne. Le mouvement des Frères musulmans apparaît comme archaïque, toujours ancré dans les années 1920 et ses origines qui furent fascistes (les statuts du Mouvement furent copiés sur ceux du fascisme italien qui, en son temps, paraissait progressiste et efficace). Ces Frères musulmans sont divisés entre une vieille garde qui souhaite encore "islamiser" la société et une jeune génération qui se réclame du libéralisme économique : le programme économique des Frères, rédigé par Sameh Al-Barqui, paraît tout droit sorti de l'Université de Chicago, assorti de considérations pieuses sur l'importance de la justice sociale en islam. Probablement, le parti que créeront les Frères musulmans obtiendra-t-il une représentation significative dans le futur Parlement : pourquoi pas et qu'importe si la République est dotée d'institutions solides ? L'islamisation de la société, qui au surplus compte 10% de Chrétiens, n'est pas l'aspiration dominante des Egyptiens qui font globalement le partage entre vie publique et religion privée. On envisagera que le modèle qui inspirera le ou les partis musulmans sera l'AKP turc : l'AKP au pouvoir gère plutôt bien l'économie turque, tout en aspirant à rejoindre l'Union européenne.

Dans un scénario optimiste mais à ce jour réaliste, la future République égyptienne restituera au peuple égyptien la dignité et la prospérité : elle servira de modèle au monde arabe et elle dispersera les peurs infondées que les Européens entretiennent sur l'Islam. L'alliance de Facebook et de la mosquée laïque est le visage futur du monde arabo-musulman.

 

Actu

20:17 Écrit par Dominique Jordan dans Monde | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note

09/04/2011

The USA is not closed

Un accord de dernière minute entre démocrates et républicains a évité une fermeture du secteur public américain. Les démocrates voulait 33 milliards de dollars de coupes budgétaires et les républicains le double. Au final se seront 39 milliards. Ce chiffre Sera-t-il suffisant pour éviter une faillite de l'état américain? Si les républicains n'ont pas obtenu  ce qu'ils voulaient, c'est certainement du à la menace du droit de veto du président Obama.

Le congrès a finalement évité un chômage technique pour 800'000 fonctionnaires et les militaires pourront encore être payés.

Tout comme dans le zone euro les Etats-unis paient le prix de dépenses publiques exagérées. Ces décisions et les prochaines pour éviter une faillite de l'état, seront certainement cruciales pour l'échéance présidentielle à la maison blanche. En Europe la droite a une bonne cote électorale face à la crise de l'endettement publique. Aux Etats-unis les républicains ont gagnés la chambre des représentants et ils ont fait par la même occasion une poussée au sénat. Obama pourrait bien perdre fautes de résultats face aux chômage qui tarde à baisser;  ( ce dont j'espère ).

Mais il reste un an et demi. Rien est gagné, tout peu basculer d'un côté comme de l'autre.

D.J

15:20 Écrit par Dominique Jordan dans Monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

02/04/2011

La chute de Kadhafi, un danger pour l'occident?

c'est ce que craint certains rédacteurs du site conservateur Drzz.info, sous la plume de Guy Millière, l'un des webmaster du site en question. Guy Millière à qui je le rappel, soutenait le renversement du régime de Saddam Hussein par la coalition internationale, dirigées par les Etats-unis. Guy Millière est un politologue de renom et grand spécialiste des Etats-unis ou il se revendique, comme un néoconservateur. Guy Millière est mon allié naturel de part ses convictions politiques. Mais cette fois-ci, sur la question libyenne; lui et moi nous sommes en total désaccord.

Que sont les arguments retenus par Guy Millière pour s'opposer un renversement du régime libyen en place? Millière estime que la communauté internationale, ainsi que la coalition militaire dirigée contre le régime de Kadhfi, n'ont aucune stratégie et aucun projet pour un aprés Kadhafi, qui contrairement à l'Irak où une stratégie et un projet démocratique étaient à l'ordre du jour. Guy Millière, craint qu'une libye sans projet bien défini, sombrera dans le chaos d'une guerre civile. Millière évoque également un soutient d'Al qaeda et des frères musulmans dans la conquête par les insurgés sur le régime en place. La crainte de Millière est de voir que ceux à qui on a soutenu le renversement du régime de Kadhafi, se retourne contre l'occident une fois qu'un régime islamiste ( vu que c'est Al qaeda qui est derrière tout cela ) sera mis en place en libye.

Les insurgés sont-ils tous des islamistes à la solde d'Al qaeda? Si il est fort probable que les islamistes d' Al qaeda sont dans les rangs des insurgés, je doutes qu'il s'agisse d'une généralité. Le soulèvement populaire en libye vient des civiles au même titre que ceux qui se sont soulevés en Tunisie et en Egypte. Il est bien clair que de cette crainte que Millière évoque, elle n'est pas dénué de tout fondement. La possibilité existe bel et bien. Mais une transition plus ouvert et peut-être démocratique l'est aussi. En tout cas la probabilité d'une transition démocratique en libye est bien plus probable que si le régime dictatorial de Kadhafi reste en place. Même si ce dernier se fait vieux, il y a les fils qui prendront le relais. Et des membres d'Al qaeda chez les insurgés n'est pas autant dangereux que d'avoir eu des communistes dans la résistance française en 1944 et d'avoir l'abominable Staline comme allié. Fallait-il pour autant craindre la chute du nazisme, de peur qu'un régime communiste s'empare de tout l'occident? 

Guy Millière estime qui si Kadhafi est un dictateur abominable; il ajoute que depuis 2003 Kadhafi s'est assagit et qu'il est devenu un allié de poids contre le terrorisme islamique. Là ou je ne suis pas d'accord avec Millière, c'est qu'en 2003 Kadhafi a du se rendre compte qu'il n'est plus à l'abri d'un renversement par la force, en voyant ce que réserve W. Bush à des salopards de son genre. Et je ne crois pas non plus que Kadhafi soit un allié fiable contre le terrorisme islamique. Si ce dernier d'un côté collabore avec l'occident, de l'autre il ne se gène pas d'espérer une Europe islamisée avec la charria comme constitution. Kadhafi ne s'est pas gêné non plus de prendre en otage deux citoyens suisse pour se venger de l'arrestation de son fils Hannibal qui se croyait tout permis notemment en tabassant ses domestique. Sans parler qu'il voulait rayer la Suisse de la carte en là démantelant. Ce type est un fou paranoïaque et bipolaire. Il n'a rien de fiable.

La communauté internationale a comme priorité la protection des civiles contre les armées de Kadhafi. Son renversement n'est pas au programme officiels. Il s'agit surtout d'un grand coup de main envers les insurgés. Laissez les libyens avoir leur avenir entre leurs mains est un pari que je soutient. Même si le risque de déception est réel. Mais on ne pourra pas dire que la communauté international n'aura rien fait. Il n'est pas plus pire que la passivité. Et au moins il sera certain que l'on aura une crapule de moins comme dirigeant d'un état arabe.

D.J

17:44 Écrit par Dominique Jordan dans Monde | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note

31/03/2011

Obama redore un peu le blason de l'Amérique qu'il a terni lui même

Je me revendique comme un anti-Obama. Dont ce dernier est le chéri des suisses et de la classe politique de droite comme de gauche. Qui eux furent des anti-bush viscéraux voir primaire. Mais à la différence des anti-bush qui condamnaient W.Bush pour tout ce qu'il a fait sans pour autant analyser réellement les faits pour la plupart du temps; moi au moins je relève et approuve, les fois ou Obama vise juste et fait ce que l'on attend d'un président américain.

Aujourd'hui Obama, après s'être rallié avec la France et l'Angleterre pour des missions aéronavales contre les forces loyalistes de Kadhafi. Le président US a décidé d'aider directement les insurgés libyens en guerre contre le clan du dictateur . Le président américain a envoyé sur place, des agents de la CIA pour discuter avec les insurgés. Je ne sais pas encore de quelles aides veut fournir Obama? Mais si il s'agit de les fournir en armement, Obama va à l'encontre de l'OTAN où cette dernière, refuse d'armer les insurgés. Après son refus de fermer Guantanamo à la barbe du conseil des droits de l'homme, Obama passe par dessus les décisions de l'Organisation Atlantique Nord. Vouloir de temps en temps marcher sur la pas de Bush jr, n'est pas pour me déplaire. J'attends la suite ou Obama prendra ses distances avec le président iranien Ahmadinejad en le menaçant de représailles si ce dernier s'entête avec le nucléaire et j'attends aussi de la part d'Obama un avis clair sur une alliance en béton avec Israël.

J'en demande peut-être un peu trop à Obama; mais c'est ce que j'attends d'un président américain. Entre autre que les despotes et autres islamistes radicaux craignent toujours et encore les USA. 

God bless América!!!

D.J

17:32 Écrit par Dominique Jordan dans Monde | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note

21/03/2011

L'intervention en Libye prend forme

J'ai mis du temps pour rédiger un article sur le feu vert de l'ONU autorisant les frappes militaires en Libye. J'attendais de voir pour y croire tel St Thomas. Bref, c'est fait et cela a l'air d'être bien fait. Les objectifs semblent pour l'instant atteints pour la coalition internationale.

Cette intervention militaire de nations coalisées fut entreprit et menée est une fois n'est pas coutumes, non pas par le gendarme américain, mais par la France.

De cette intervention, nul ne peut prédire ce qui se passera quand Kadhafi ne sera plus au pouvoir? ( Pour autant que l'on arrive jusque là ) Pour l'instant, c'est très mal parti pour lui. Le verra-t-on se faire trucider par les rebelles comme Ceausescu ou bien finir au TPI comme Milosevic?

Risque-t-on à une révolution islamique comme en Iran ou verront-on aussi une occupation de longue durée comme en Irak afin de garantir une paix tribale; Tribues qui composent ce pays? On ne sait guère de quoi sont fait les insurgés anti-Kadhafi. Sont-ils des démocrates ou des agents à la solde des islamistes et d'Al Qaeda? Probablement un mélange des deux.

Toute ces questions sont encore sans réponse claire. Mais ce qui est certain; c'est que tant que Kadhafi sera au pouvoir, aucun signe de démocratie verra le jour.  Il est fort probable qu'une épuration par les armes sera la norme pour tout les insurgés pris dans ses griffes.

Il est temps de renverser cette crapule et l'on verra bien si les libyens saisiront la chance qui leur est donnée pour instaurer une nation libre.

D.J 

19:26 Écrit par Dominique Jordan dans Monde | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

17/03/2011

Les Présidents Bush et Clinton en accord : "drill baby drill" !

Par Pierre Toullec: http://conservatismefrancais.over-blog.fr/ 

 

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Les Présidents Bush (à gauche) et Clinton (à droite)

 

L'information vient du média Politico. Vendredi, les Présidents Bush et Clinton ont participé ensemble à une conférence organisée par la prestigieuse société Cambridge Energy Research Associate, spécialisée dans le conseil stratégique en géopolitique pour les entreprises Américaines. Ils ont tenu de nombreuses conférences (privées) de ce genre ensemble depuis janvier 2009.

 

Le Président Clinton y aurait notamment fait sensation en se prononçant en accord avec le Président Bush, et en opposition avec le Président Obama. Il aurait affirmé qu'il y a "de ridicules délais pour permettre [la création de nouveaux forages de pétroles sur les côtes Américaines]". Les deux (ex-)Présidents se sont ainsi prononcés pour l'ouverture de nouveau sites de forages pétroliers au large des Etats-Unis. 

 

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L'annonce de la conférence par la CERA

 

La problématique est claire, et déjà présente depuis de nombreuses années. Les Etats-Unis (et le monde Occidental en général) sont dépendants d'autres pays pour l'approvisionnement énergétique, et en particulier de pays ouvertement hostiles aux Etats-Unis (Lybie de Kadhafi, Vénézuela, Iran) ou d'autres pays qui financent les Islamistes ou qui risquent d'un jour basculer dans leur camp (Arabie Saoudite). Enfin, de manière générale l'OPEP possède un quasi-monopole sur cette ressource et rend dépendant l'ensemble du monde d'une production insuffisante par rapport l'augmentation de la consommation.

 

NB : dans le cas des Etats-Unis, seul 25% du pétrole consommé sur leur territoire est "made in USA".

 

Le Président Bush a ainsi, au cours de son mandat Présidentiel, beaucoup contribué au développement d'énergies alternatives. Mais par réalisme, il considère qu'il faut conserver les moyens de répondre aux besoins en attendant d'avoir ces énergies alternatives efficaces. Il l'a rappelé lors de cette conférence : "Nous devons être prospères pour avoir les moyens de financer ces technologies [NDLR : énergies renouvelables telles que l'hydrogène, éolienne, etc...], et pour être prospères, nous devons exploiter [davantage de pétrole]." ("We have to be prosperous in order to afford those technologies and, in order to be prosperous, we need to drill")

 

Cette constation de bon sens est désormais partagée par les deux derniers ex-Présidents Républicains et Démocrates. Lors de cette conférence, les représentants présents de la gauche et de la droite sont donc tombés d'accord sur la position de la droite. "Vous serez surpris d'apprendre que je suis d'accord avec tout ceci [NDLR: les positions du président Bush pour l'exploitation de davantage de pétrôle sur les côtes Américaines]." a affirmé le Président Clinton ("You'd be surprised to know that I agree with all that".)

 

Source : http://www.politico.com/news/stories/0311/51150.html

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18:37 Écrit par Dominique Jordan dans Monde | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note

16/03/2011

Libye: La diplomatie des poltrons

Il fallait s'y attendre; Obama est définitivement résigné pour ne pas intervenir en libye, malgré les appels de l'opposition envers le président américain. Obama, craint qu'une intervention de son pays en terre musulmane, provoquera un regain d'anti-américanisme dans monde arabe et un risque de terrorisme contre les intérêts américains. Obama n'a semble t-il pas encore compris, que peut importe de se que font les USA, ces derniers auront toujours tort. Dans le cas de la libye, la lâcheté des occidentaux et de l'Amérique d'Obama, ce sera justement cette attitudes qui risque bien de déclencher une animosité des arabes dans le monde, envers les occidentaux. Un nouvel anti-américanisme va refaire surface. Mais la grande différence par rapport à l'intervention US en Irak; on détestera l'Amérique pour avoir laissé une dictature vacillante se reprendre et d'avoir laisser des hommes qui inspiraient à la liberté finir dans le geôles libyennes si ce n'est pas par le peloton d'exécution. Il n'y a rien de pire que la passivité. Vivement un républicain à la maison blanche. Un monde ou l'Amérique ne fait plus peur, amène à un monde beaucoup plus dangereux.

Une démocratie approximative, comme en Irak est quand préférable à une dictature totalitaire tel celle de Kadhafi aujourd'hui. On reproche aux occidentaux de ne pas faire ce que les américains ont fait en Irak. Certain adeptes de la non intervention militaire en libye, évoquent que les USA ne peuvent pas ouvrir un nouveau front en plus de l'afghanistan et de l'Irak. Pour l'Irak, la guerre est finie, la sécurité est une affaire des forces irakiennes. L'armée américaine en Irak, reste surtout stationné hors localité, le temps d'un retrait définitif. Il y a en gros encore 50'000 Gi's que se tournent les pouces. Mais le principe d'une intervention en libye, comme le suggèrent certain diplomates occidentaux, n'auraient rien à voir avec une invasion massif des troupes, suivit d'une occupation comme en Irak. Mais plutôt par une exclusion de l'espace aérien au minimum et de l'anéantissement de la flotte aérienne libyenne et des bombardements aériens contre les aéroports pour les rendre inopérants. Pour ainsi couper l'arrivée de mercenaires africains au service de Kadhafi par voie aérienne. De même que de casser l'avance de la machine de guerre libyenne, toujours par des raids aériens et à coup de missiles de croisières. Pour ce qui est du maximum.

 Il s'agit bien là, d'un coup de main en faveur des opposants du régime libyen. Mais voilà; grâce à la lâcheté de la communauté international, tout ce que j'ai décrit en se qui concerne une intervention onusienne; restera que du vent.

La théorie, qui veut que le changement d'un régime dictatorial ne se fait que de l'intérieur et non pas par l'intervention d'une armée étrangère n'est pas fausse pour pour bien cas. Mais pour des régimes ultra-répressifs, comme celle de Saddam, qui a maté une rébellion chiite et kurde à l'arme chimique entre-autre ou maintenant avec l'écrasement de l'insurrection par Kadhafi; un changement de régime de l'intérieur est tout simplement irréaliste. L'Egypte et la Tunisie, avaient plutôt des dictatures autoritaires. La transition fut plus facile.

Du côté suisse, on se demande ce qui arrive à certain députés du parlement, qui fustigent la ministre des affaires étrangères Calmy-Rey, quand cette dernière a déclaré vouloir faire comparaître Kadhafi pour crime contre l'humanité. On accuse cette dernière d'avoir dit ses propos un peu trop vite. Mais trop vite de quoi? ce qui fut dit aurait du être dit depuis longtemps. Elle ne fait que de dire ce que tout le monde pense aujourd'hui. Kadahfi toujours au pouvoir restera qu'un tigre de papier. Que le monde occidental aurait pu brûler. Mais qu'il n'a pas fait, à cause d'une diplomatie de poltrons.

 D.J

16:53 Écrit par Dominique Jordan dans Monde | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note

14/03/2011

Fukushima: les antinucléaires suisses ont l'art de comparer l'incomparable.

Les centrales nucléaires japonaises réputées comme les plus sûr du monde, ont quand même passablement faillis, suite au séisme et au tsunami qui suivit. Explosions d'hydrogène, fuites minimes de radio activité, du à la compression du coeur du réacteur par une panne du système de refroidissement. Mais un Tchernobyl japonais semble exclus selon les experts. On pourrait même ce féliciter de la résistance de ces centrales nucléaires qui n'étaient finalement pas prévu, pour résister à un séisme d'une tel ampleur; car peu probable selon d'autres experts. ( je sais, cela fait beaucoup d'experts qui disent ceci et cela ) 

Les antinucléaires en Suisse, n' ont pas loupé une occasion pareille pour exiger une sortie du nucléaire en Suisse Passant par un moratoire définitif. Les antinucléaires, veulent nous faire gober que la situation japonaise pourrait aussi se produire en Suisse. Ces derniers s'appuient sur un rapport de l'Agence internationale atomique mondiale ( également par des experts ) où cette dernière prétend que la centrale du mühlenberg par exemple, ne résisterait pas à une secousse sismique. Reste à savoir à quelle degré cette secousse sismique rendrait la centrale dangereuse. Mais ne pas résister ne veut pas dire forcemment nuage radioactif massif. Au Japon, elle n'ont pas résisté au séisme. Mais elle n'ont pas été non plus un Tchernobyl bis.  Le séisme de Fukushima, fut d'une intensité exceptionnelle dans un pays à risque sismique majeur. Un tel événement en Suisse et peu probable, même si le risque existe. La panne du refroidissement des centrales de Fukishima est du au tsunami qui suivit le séisme. Si un fort séisme est déjà peu probable en Suisse, il est clair qu'un tsunami qui s'ensuivrait est carrément improbable. C'est comme si l'on revenait sur la récente abolition de l'obligation de construire des abris dans les nouvelles constructions d'immeubles, en s'appuyant sur les bombardements récents en Libye par l'armée de Kadhafi.

Après nous avoir fait croire que l'accident de Tchernobyl était possible en Europe, malgré des conceptions totalement différentes des centrales, comme l'absence d'enceinte de confinement pour la centrale ukrainienne et d'une totale négligence d'un personnel mal qualifié ainsi que des autorités qui n'ont réagis que plusieurs jours après ( merci au soviétisme ). Les antinucléaires ont trouvé leur bouc émissaire de remplacement improbable, pour alimenter leur propagandes mensongères sur deux situations totalement différentes.

Et le pire c'est que ça marche.

D.J

19:42 Écrit par Dominique Jordan dans Monde | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note

11/03/2011

Libye: la lâcheté des occidentaux fait craindre le pire

Pendant que les dernières infos, qui selon les service secrets américains voient Kadhafi en train de l'emporter contre les insurgés à son régime; les dirigeants occidentaux continuent à rester les bras croisés. Pas plus tard que hier, les médias, nous annonçaient que Sarkozy était prêt à  mener des actions militaires ciblées contre le régime libyen. Mais aux dernières nouvelles, Le président français autoriserait de telles frappes, seulement si Kadhafi utilise son aviation ou ses armes chimiques contre des civiles qui manifesteraient pacifiquement. Autant dire, que Sarkozy dit aux insurgés " démerdez-vous " après leurs appels de détresse envers l'occident. Quand à Kadhafi à qui ce n'est sûrement pas tombé dans l'oreille d'un sourd; pourra continuer sans risque à massacrer ses concitoyens à coup d' AK 47 et de mitrailleuses lourdes.  Comme il a du reste fait au début des manifestations. Et si le dictateur libyen viendrait à utiliser son aviation contre les civiles, Sarkozy pourra malgré sa promesse de ne pas laisser faire cela, s'en prendre qu'à lui même d'un éventuel carnage par l'aviation libyenne, faute d'avoir été préventif. Pour un civile, être tué à l'arme lourde ou par un avion; quelle différence?  Si Kadhafi se prend pour le roi des rois d'Afrique; Sarkozy lui est bien le roi des cons. 

Quand à l'UE, elle fait autant preuve de courage en demandant à Kadhafi de démissionner. Un discours vraiment terrifiant pour un dictateur totalitaire. Il a du bien se marrer en apprenant cela. Quand à Obama, c'est silence radio. Ce qui est encore pire.

Et les droits de l'hommiste ne sont pas en reste. Louise Arbour: ancienne haut commissaire des droits de l'homme; même si elle n'exclut pas une intervention militaire en tout dernier recourt ( donc quand c'est sûrement trop tard ) , estime qu'il faut avant tout conduire de façon diplomatique à un cessez le feu. Selon elle, une intervention armée des occidentaux, amènera un engrenage militaire qui conduira à la catastrophe. Apparemment, elle ne suit pas vraiment le match. La catastrophe annoncée par elle est en train de devenir réalité. Je n'imagine pas, le sort réservé aux insurgés, tombés entre les mains de l'armée régulière du régime en place. Un cessez le feux il y'aura. Mais quand les insurgés seront anéantis. Ceux qui voulaient, voir Kadhafi répondre de ses crimes devant une cour pénale, risquent d'attendre encore longtemps.

Finalement la diplomatie ne retient toujours pas les leçons de l'histoire. Munich, Bosnie, Darfour, Rwanda. J'espère me tromper en écrivant ce billet. Mais pour l'instant le pire semble l'emporter sur la raison.

D.J

19:27 Écrit par Dominique Jordan dans Monde | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note