15/04/2013

La nature humaine supérieur au socialisme

Le libéralisme, les libertés individuelles et le capitalisme ne peuvent être détruit que pas la force. Ces deux conceptions de notre société sont ancrés dans la nature humaine. Le commerce fut antérieur à l'existance de l'état; ce fut l'une des plus ancienne activité de l'homme. Plus ancienne que l'état comme je vient de le dire mais aussi plus ancienne que n'importe quel parti politique.

Les libertés individuelles qui donna naissance aux libéralisme et à la liberté d'entreprendre n'a jamais été à sa naissance pensé et imposé de force comme le fut le socialisme ou n'importe quelle organisation totalement étatique. La liberté individuelle n'a pas besoins d'être décrétée. Seul ce qui est décrété restreint les libertés individuelles. La liberté individuelle est dans la nature humaine. C'est une attitude spontanée. Une société qui abroge des lois anti-libérals verra les libertés individuelles qui furent interdites reprendre leur place de façon spontanée.

Le socialisme est une négation de la nature humaine. Le socialiste est pour lui le seul à savoir ce qui est bon ou mauvais pour l'individu peut-importe son avis, son talent etc.... Les socialistes pensent que seul l'état doit pouvoir gérer l'économie marchande au nom de bien collectif, alors que l'économie marchande est née et à fonctionné dans son principe des millénaires avant l'état et le socialisme. 

Certains vont me rétorquer que les humains ont toujours chercher à vivre en communauté en établissant des règles des lois etc... Ce qui est vrai. Mais une société organisée n'est pas obligatoirement anti-libérale. Des société libres sans socialisme sont applicables dans un état de droit. Les libéraux ne sont pas pour des sociétés sans état, mais pour des sociétés libres où l'état garanti ces libertés. Pour les libéraux l'état ne doit pas gérer l'économie marchande ( et l'individu ) dont il n'a d'ailleurs jamais été capable de le faire; mais il doit garantir le bon fonctionnement e cette société marchande en établissant des règles de juste conduite comme le voyait F-A Hayek. Tel des règles de juste conduite contre les actions malhonnêtes, le racket, le vol, l'expropriation des biens d'autrui, l'esclavagisme etc... L'état pour les libéraux se doit de garantir également le minimum vital pour les personnes ne pouvant se subvenir par eux-mêmes: par un handicape physique, la vieillesse ou la maladie et la justice. Ces règles ne sont pas des décrets qui restreignent des libertés, mais qui les garanti.

F-A Hayek définissait la supériorité de l'ordre spontané sur celui qui est décrété. L'état est le plus mal placé pour prétendre ce que l'individu sait ce qu'il y a de mieux pour lui. Les socialistes prétendent le contraire au nom de l'intérêt de l'idéal collectif.

 

Le socialisme ne marche pas et n'a jamais marché parce qu'il détruit tout envie à l'individu libre de produire les richesses qui lui serviront de vivre décemment et qui serviront par la suite de garantir le minimum vital aux plus faibles. Les socialistes considèrent l'égoïsme individuelle comme inacceptable. Le socialisme en voulant créer une société basée sur la solidarité équitable, crée toujours un égoïsme collectif qui fini en faillite.

L'égoïsme collectif ne produit rien. Il détruit l'envie à l'individu de créer des richesses. Pourquoi le ferait-il si c'est pour en donner la plus grande partie pour ceux qui par paresse ont compris qu'ils gagneront de l'argent sans rien foutre? Où pour ceux qui n'ont pas pris les mêmes risques que lui? Contrairement à l'égoïsme individuel qui lui permet de créer des richesses sans limite. L'individu en étant égoïste sait qu'il profitera au maximum les fruits de son travail qui ira dans sa poche et pas dans celles de ceux qui ne veulent rien faire où en font le moins possible en comptant sur l'état pour subvenir à eux. L'individu en produisant un maximum de richesse dont il sait qu'il en profitera en majorité, acceptera mieux d'être solidaire si l'état lui prélève une certaine partie de ses gains de façon responsable pour ne pas le décourager à produire et acceptera mieux que l'état soit toujours garant du bon fonctionnement de son commerce et envers ceux qui ne peuvent se subvenir à eux-mêmes.

La liberté ancré dans la nature humaine à toujours existé et existera toujours. Les socialistes ne veulent pas admettre cet état de fait. En allant contre cette nature humaine, ils continuerons d'accumuler échecs sur échecs parce que le socialisme détruit les libertés individuelles. L'histoire a bien démontré que les sociétés plus elles étaient socialistes ou plus l'état gérant était dominant qu'au bout du chemin c'était à chaque fois la faillite pour le plus grand nombre.

D.J   

12:36 Écrit par Dominique Jordan dans Economie, Philosophie | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note

11/04/2013

François Hollande; voilà ce qu'ils te disent " les vrais paradis fiscaux ".

François Hollande veut pour préserver son enfer fiscal s'en prendre aux paradis fiscaux en Europe qui n'en sont du reste pas vraiment. Il aimerait carrément bannir cette notion sur tout le continent. Et bien bonne chance M. le président. Car les " vrais " paradis fiscaux se trouvent surtout ailleurs qu'en Europe. Iles caïman, état du Delaware, Singapour, Hong kong et autres pays émergents venant en force sur le marché de la finance internationale. Et ceux-ci vont faire un joli doigt d'honneur au gouvernement socialiste français. Car c'est bien là bas et non plus en Europe que les investisseurs iront enrichir les comptes bancaires et l'économie locale. Quand à la Grande-Bretagne qui a ses paradis fiscaux, cela fait depuis belles lurettes qu'elle se fout de l'avis de son voisin français en matière de politique économique.

Ce n'est pas avec du vinaigre que l'on attrape les mouches. Hollande et le gouvernement socialiste ne pensent qu'à taxer et imposer toujours plus sans économiser dans les dépenses publiques. Et Guy Sorman sur son blog a bien démontré que François Hollande en matière d'économie ne voit pas ou surtout ne veut pas voir la réalité qui est en train de le rattraper:

"François Hollande avait bien choisi son entourage financier mais ne l'a pas écouté. Jérôme Cahuzac au Budget et Jean-Jacques Augier, le trésorier de sa campagne présidentielle, lui avaient certainement expliqué que, passé un certain seuil, le prélèvement public devient insupportable. Ce qui a conduit, rationnellement, Cahuzac à placer ses fonds à Singapour et Augier aux îles Caïmans." 

Bref pour moi tout est dit. C'est bien un joli doigt d'honneur que va se prendre François Hollande de la part des " vrais " paradis fiscaux qui auront écouté les déclarations du président français.

D.J

  

  

18:01 Écrit par Dominique Jordan dans Economie | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note

02/03/2013

Prix en Suisse: l'inutilité de Monsieur prix et l'ignorance des médias

Plusieurs fois pas année la polémique des prix qui seraient surfait en Suisse resurgit de plus belle. La raison que la Suisse serait l'îlot de cherté est systématiquement à chercher du côté des comparaisons entre les prix en Suisse et ceux pratiqués chez nos voisins européens. J'avais déjà expliqué sur ce blog que pour déterminer si un prix est trop élevé ou non, qu'il fallait avant tout le calculer et de comparer le résultat du calcul avec les prix qui sont appliqués sur la marché indigène.

http://leblogdjetliberte.blog.tdg.ch/archive/2009/09/30/l...

Le jour où Monsieur prix et les médias expliqueront cette approche mathématique bien plus scientifique que des comparaisons avec les prix français qui sont un non sens; les poules auront des dents. Mieux vaut polémiquer quitte à induire ne erreur les consommateurs suisses. Cela est plus vendeur. On notera au passage que la différence des prix entre la suisse et la France est de loin pas proportionnel avec la comparaison du pouvoir d'achat entre les deux pays. Ces jours-ci, la polémique concerne des doléances reçus chez M. prix dont ce dernier semble totalement ignorer la valeur des prix par des consommateurs qui ont en marre de payer toujours plus chère certaines prestations: tel ceux de la poste, de Swisscom et des loyers. Et bien évidemment on donne raison au consommateur en lui disant que c'est vrai, qu' il suffit de regarder les prix en France pour les mêmes prestations ou produits.  

Commençons par les prix des prestations de la poste. Il est vrai que la poste a augmenté passablement ses prix depuis la dissolution des PTT où la poste et les téléphones furent devenus deux entités autonomes l'une de l'autre. Et c'est bien cette séparation qui explique en partie l'augmentation des prix pratiqués par la poste. Ce qui est certain aussi; c'est que depuis la séparation des deux régies publiques, les communications téléphoniques du réseau fixe ont bien dégringolé. Alors qu'avant les prix des communications bien plus élevées pour l'usager servaient surtout à éponger les pertes de la poste. Il est bien normal que depuis que la vache à lait du téléphone n'est plus là pour éponger les pertes du secteur du courrier; qu'il fallait bien chercher d'autres sources de revenu. De plus concurrence oblige, il fallait financer également de nouvelles infrastructures pour être plus performent. Le reste des prix cher de la poste sont aussi à chercher du côté des anti-libéralisations du secteur postal qui mettent sans cesse des bâtons dans les roues. Comme de garder des bureaux de poste quasi inutilisé dans certains bleds. Et c'est bien chez ces anti-libéralisation que l'on trouve les râleurs qui se plaignent que tout est trop chère.

Maintenant passons à Swisscom. Là aussi on nous dit que tout est trop chère en comparaison avec nos voisins surtout du côté des prix des communication à l'étranger. ( Les roaming ) Nos anti-trop cher louent Les directives de Bruxelles qui ont plafonné les prix des communications roaming les rendants aventageux . Mais si il ya bien plus trompeur pour le consommateur, c'est bien l'application de prix bas administrés par les pouvoirs politiques. Toutes sources de revenu que l'on prive bureaucratiquement d'un côté se paient forcemment à quelque part. On nous dit moins en Suisse que ces plafonnements des communications roaming provoquent des pertes aux opérateurs et que cela risque bien de se répercuter à moyen terme sur les investissements dans les nouvelles technologies, donc sur la qualité des prestations. Quand à Free et ses tarifs spectaculaires tant vantés en Suisse comme modèle que l'on peut finalement pratiquer des prix avantageux; Et bien il en va pas de même sur la qualité des prestations fournis par l'opérateur et surtout sur le taux de couverture du territoire national plus que médiocre. De plus Free pour exister se vampirise avantageursement sur les réseaux des trois principaux opérateurs nationaux. Swisscom ou Orange en Suisse parait peut-être cher en comparant les prix avec nos voisins; mais le rapport qualité prix le vaut souvent largement.

Pour les loyers en Suisse, les tarifs sont effectivement très chers. La pénurie de logements en Suisse en est l'une des causes principales. Pénurie qui est à chercher entre autres du côté de la bureaucratie tatillonne bien helvétique. Mais l'égoïsme collectif aussi joue un rôle non négligeable. Il devient de plus en plus difficile de mettre en place des projets immobiliers à cause d'oppositions à la pelle issues des riverains qui ne veulent pas de constructions nouvelles près de chez eux. Demain les électeurs diront si ils acceptent la loi sur l'aménagement du territoire qui va compliquer encore plus le droit de construire des logements. Une loi qui devrait passer d'après les sondages. Si elle passe après celle de l'initiative Weber, cela montrera que les suisses méritent finalement bien de payer des loyers trop élevés. 

D.J

16:15 Écrit par Dominique Jordan dans Economie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

10/08/2012

La France qui gagne là où il faut pas et la Suisse là où il faut

Les JO de Londres se terminent ce week end. 14 milliards d'Euro d'argent publique pour 15 jours de joutes sportives c'est cher payé au pays de la rigueur budgétaire. Nos voisins et amis français ont obtenu 29 médailles dont 8 or avec en prime à 3 jour de la clôture, une 7ème place qui fait de ce pays une nation du sport de haut niveau y compris dans des compétitions hors olympiques. Le titre de mon billet n'est pas une remise en cause du niveau sportif de la France dans le monde et de ses sportifs que je félicite au passage. Je remet surtout en cause des choix politiques qui font de la France un pays qui gagne en formant de futurs jeunes sportifs de talent; en laissant de l'autre côté 20% de jeunes sur le carreaux de l'emploi victime entre autre d'un manque de formation professionelle. On notera la baisse significative par une mauvaise place de la France dans le classement des pays les plus compétitifs économiquement à cause d'un poids fiscal, des 35 heures et des coûts du travail bien trop élevés avec un chômage de masse permanent. Ce gaspillage fiscal est aussi le prix à payer quand l'administration publique laisse toute la journée au frais du contribuable des fonctionnaires sportifs d'élites s'entraîner pour devenir des champions. Et la fonction publique en France est loin d'être une vertu tant dans ses services ( sans arrêt en grève ) que dans ses dépenses.

Ce billet est aussi pour rendre attentif certains responsables politiques suisses, sportifs et journalistes sportifs qui se lamentant après chaque joutes sportives étés comme hivers des résultats médiocres de la Suisse dans le sport d'élite au niveau mondial. La Suisse accuserait un retard dans la formation des jeunes sportifs d'élite. La culture du sport en Suisse est effectivement pas très développée. Mais d'un autre côté, la culture de l'apprentissage est fortement bien développée en comparaison internationale. Le chômage des jeunes en Suisse des 15-25 ans, se situe légèrement en dessous de 3%. En Espagne le pays des sportifs qui gagnent; " tennis, basket, foot, cyclisme ( il y a peu on s'interrogeait par un mini scandale comment un pays peut autant gagner sans imaginer le dopage derrière ) les jeune de 15 à 25 ans sans emploi arrive à un taux de 50%. Chercher l'erreur. En Suisse on s'offusque déjà avec nos petits 3% de jeunes sans emploi.

Par principe je ne serais pas contre pour un développement sportif pour que nos jeunes athlètes puissent mieux accéder au top niveau mondiale. Mais il faut également se garder toute proportion sur les polémiques issues des résultats médiocres de nos sportifs en général. Un pays n'a pas besoins d'exceller dans le sport d'élite au niveau mondial pour être une nation gagnante. La Suisse a un taux de chômage de 2,8% et se retrouve sur le podium ( médaille d'argent ) des pays les plus compétitifs de la planète. Ses universités sont d'excellentes qualités ainsi que ses écoles polytechniques par un solide partenariat publique privé qui fait également de la Suisse un pays très innovant en sciences et techniques. Grâce à  la formation d'une main d'oeuvre de qualité. Quand certains évoquent une suisse de second en se basant sur les résultats des JO de Londres; il n'y a vraiment pas de quoi fouetter un chat. Second sportivement oui; mais premier où cela est nécessaire pour la prospérité du pays.

C'est surtout dans l'éducation et la formation professionnelle qu'un état doit le mieux s'investir. Le développement du sport d'élite mondial doit être secondaire. Même si des nations comme les Etats-Unis* ou l'Allemagne arrivent à consolider les deux. Ce qui ne manque pas en revanche en Suisse: ce sont clubs sportifs et installations sportives pour s'adonner à un sport de loisir. Ce dernier se doit rester également indispensable au nom de l'intérêt publique.

D.J 

* Pour les Etats-Unis, je met en avant les formations universitaires et les écoles privées.  Les écoles publiques sont de médiocres niveaux généralement occupées par des écoliers de familles pauvres. Les classes moyennes qui en ont les moyens place de plus en plus leurs enfants aux privés bien plus efficaces. Il se développe également aux Etats-Unis les homeschool. On voit de plus en plus de parents s'investir dans l'éducation scolaire de leur progéniture. L'école publique en revanche fonctionne beaucoup mieux et en étant bien plus efficace là où le chèque éducation fut mis en place comme à Milwaukee ou en Floride 

    

13:48 Écrit par Dominique Jordan dans Economie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

25/05/2012

2012 bulle olympique?

Avec les mesures de rigueur financières prônés par les états européens; Londres devait-elle organiser les jeux olympique cette année en dépensant plus de 14 milliards de dollars? Quand la décision d'organiser les jeux de Londres fut prise, on ne parlait certes pas encore de crise des dettes publiques européennes. Mais on sait aussi que les jeux olympique ne sont pas rentable pour les collectivités. Athènes aujourd'hui, en paie le prix. Bien que les jeux ne sont pas la cause de sa faillite; l'organisation de ces joutes n'ont pas arrangé les choses non plus. Surtout que les dirigeants grecs savaient pertinemment que la ville n'avait pas le moyen de financer ces joutes sportives. Les jeux d'été comme ceux d'hivers  sont des gouffres à milliards. Il faut non seulement dépenser pour construire de nouvelles des infrastructures qui ne seront utilisés pour la plupart que 4 semaines. Mais il faut ensuite dépenser pour les entretenir à vide, sans parler des infrastructures qui sont laisser à l'abandon comme ce fut le cas pour ceux de Turin. Des communes voisines d'Albertville furent misent sous tutelle pour défaut de paiement à cause des jeux. Seul les jeux de Los Angeles et d'Atlanta font exception car financés par les privés.

Mais qu'ont-ils tout ces dirigeants politiques de gauche comme de droite à soutenir des organisations sportives qui au final deviennent des gouffres financiers? le sport serait-il l'opium du peuple au sens propre plus qu'au figuré? On pourrait le croire. De l'opium qui rend entre autre amnésique.

Une amnésie que l'on constate avec le sport professionnel qui est devenu une anomalie économique. Contrairement à l'économie réelle qui font la course au profit pour survivre; les grands clubs de foot par exemple qui font du business sur des budgets avoisinants pour certains le demi-milliard d'Euro, font eux la course à celui qui dépensera le plus pour l'acquisition d'un joueur sans se soucier de l'équilibre budgétaire du club. Donc à sa survie. Plus de la moité des grands clubs européens sont dans le rouge. 400 milliards d'euros d'endettement pour la première division espagnole qui est au bord de l'effondrement financier. Et vu la situation des comptes publiques espagnoles; inutile d'espérer un coup de pouce de la part des collectivités publiques. Du moins je l'espère. Le cas contraire serait franchement indécent vis-à-vis de ceux qui doivent subir les mesures ( plus que nécessaire ) d'austérité et de rigueur budgétaire.

Si cette bulle " olympique éclate " ( bulle où j'inclus le sport pro en général surtout le foot ) une cure de désintoxe contre cette opium populus s'imposera obligatoirement. Mais se sera pas gagné; les rechutes sont souvent légions chez les toxicos.

D.J     

17:56 Écrit par Dominique Jordan dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

28/04/2012

Le labo chilien.

En Suisse les socialistes n'ont jamais aimé les réussites économiques; surtout chez les anciens pays pauvres du sud. Ce serait remettre en cause leur dogme socialiste qui n'a jamais rien réussi en matière de prospérité, d'emploi et de croissance. Ce fut surtout un vecteur de pauvreté et de misère. Et comme réussite économique, il en va pour le Chili. Nos socialistes n'aiment pas la réussite du Chili. Pourquoi? Premièrement: parce que ce sont des économistes libéraux de l'école de Chicago qui ont mis les bases de l'économie moderne sous l'air du dictateur Pinochet ( quelle horreur ils l'ont fait sous une dictature de droite ) qui n'avait lui rien d'un libéral. Et deuxièmement: parce que les gouvernements post Pinochet  furent jusqu'à pas très longtemps toujours de gauche. Une gauche qui n'a pas remis en cause les théories de l'école de Chicago, parce qu'elle furent les bases de la réussite de l'économie chilienne. C'est normal que nos socialistes n'aiment pas les gauches qui ne sont plus trop socialistes. Guy Sorman spécialiste de l'économie du développement; connaît bien le Chili pour avoir souvent étudié le fonctionnement de ce pays d'Amérique Latine, élève modèle du continent sud américain.

D.J

Le Labo Chilien: Par Guy Sorman économiste et professeur à science po 

Santiago du Chili; le 27 avril 2012

Un taux de croissance soutenu de 6% par an , une économie qui se diversifie bien au-delà des exportations de cuivre, des produits alimentaires que l'on retrouve sur les marchés de New-York, Paris ou Tokyo : tout cela témoigne de l'esprit d'entreprise de ce peuple si pauvre au départ qu'il n'a jamais eu d'autres ressources que de travailler durement plutôt que de vivre de ses rentes comme les aristocrates du Brésil et les grands propriétaires fonciers de l' Argentine.

Ce qui ne suffit pas , m'explique ce matin, le Président Pinera à sortir de la misére un tiers des Chiliens les plus pauvres. Pour eux,il convient qu'à l'esprit d'entreprise s'ajoutent des institutions sociales et scolaires performantes. Or le Chili, depuis la regrettable dictature Pinochet mais gràce à un entourage d'économistes compétents, est un laboratoire de l'innovation sociale.

La privatisation des fonds de retraite au temps de Pinochet ( la quasi totalité des fonds épargnés sont investis dans l'économie chilienne)  est un succès que les successeurs socialistes et démocrates- chrétiens de Pinochet n'ont pas remis en cause. Pas remis en cause par la gauche non plus ( Pinera est le premier Président de droite depuis Pinochet), le chéque éducation  conçu par Milton Friedman, généralisé au Chili mais pas d'un montant sufisant pour créer une égalité véritable entre tous les enfants. Dans les régions où n'existe qu'une seul école, souvent médiocre, voucher ou pas , les parents n'ont pas de véritable liberté de choix. Pinera va donc y ajouter un programme généreux de bourses.

Plus créatif encore est le "revenu familial éthique", annnoncé ce jour: comme au Mexique qui fut le pionnier, puis au Brésil ( la "bourse familale"), le gouvernement chilien octroie aux méres de familles pauvres un revenu minimum mensuel à condition que les enfants aillent effectivement à l'école. Le Chili va améliorer cette aide à condition que les enfants se placent parmi les 30% au sommet de leur classe et que les mères cherchent un travail dans ce pays où l'on manque de main d'oeuvre: le revenu minimum sera ainsi conditionné par une démarche ou un comportement éthique des familles aidées. ( Le contraire du RMI ???).

Ce qui est remarquable au Chili est la qualité de la réflexion économique et sociale , le primat de la réalité sur l'idéologie et la continuité de la stratégie. Ce sérieux chilien- ce sont les Allemands de l'Amérique latine- a précédé l'ère Pinochet - qui apparait aujourd'hui comme une parenthèse douloureuse: un Musée d'une grande noblesse , le Musée de la Mémoire , relate ces années sombres mais, faute d'unanimité sur les origines du coups d'Etat, on n' y  explique pas les origines du Golpe. Pinochet a -t-il interrompu le parcours démocratique du Chili ou l'a -t-il restauré contre un risque réel ou illusoire de guerilla marxiste? Les Chiliens en disputent et je me garderai de me prononcer sur ces temps lointains. Ma seule contribution, du temps de la dictature, fut de  venir dénoncer chaque année devant des amphithéatres bondés les exactions de Pinochet: à l'Université catholique, cette liberté de parole était totale quoique l'exercice fut plus angoissant que de signer des pétitions au café de Flore.

Mais, ce n'est pas la nostalgie qui doit conduire aujurd'hui à Santiago , plutôt le goût pour un monde réel : loin de de la crise des dettes souveraines et du débat absurde croissance ou austérité,  qui menace les Européens et les Etats-Unis, les économistes  libéraux tiennent à la disposition des dirigeants politiques qui voudraient l'entendre , des solutions concrétes et effectives qui améliorent vraiment la condition humaine.

23:43 Écrit par Dominique Jordan dans Economie | Lien permanent | Commentaires (52) | Envoyer cette note

20/04/2012

Les fraises non, le gruyère oui

Est-il normal qu'Emmi la filiale suisse de la transformation des produits laitiers décide produire du gruyère sur sol américain avec des matières première également US? L'association Prometerre trouve la démarche d'Emmi totalement scandaleuse. Selon l'association: non seulement Emmi va produire hors des frontières, mais va en plus priver les producteurs suisses des parts de marchés des matières premières pour la fabrication du fromage et toujours pour Prometerre cela va également léser l'exportation du gruyère aux Etas-Unis premier importateur de gruyère suisse dans le monde.

Mais pourtant Prometerre ( pas que eux du reste ) défend bec et ongles qu'il faut produire et consommer local. On nous ressasses à longueur d'années que d'importer des fruits et légumes des quatre coins de la planète est une aberration, que cela porte préjudice à l'environnement. Bref, dés lors on se demande alors pourquoi se serait scandaleux que les américains produisent et consomment localement leur gruyère au lieu de l'importer depuis des milliers de kilomètres? Et qui de plus sera un gruyère fabriqué par une firme suisse de la fabrication de fromage. Les moralistes de l'environnement non toujours semble-t-il pas compris que le commerce mondiale va dans les deux sens et que le savoir faire s'exporte de plus en plus. Les américains vont produire et consommer du gruyère local. Cela devrai normalement faire plaisir aux adeptes du commerce de proximité. Mais apparemment non. Etrange approche.

Il n'y a pas que le gruyère qui se produit de plus en plus chez l'oncle Sam. De plus en plus de fromagers américains passent l'Atlantique pour apprendre l'affinage des fromages français du cru; comme certains fromagers français font le voyage aux Etats-unis pour former la nouvelle génération de fromager américains. Les comtés, Roqueforts made in US font de plus en plus partie de la carte des grandes tables américaines. Le combat de Prometterre est un combat d'arrière garde. Les chinois également produisent de plus en plus des vins issues de grand cru Français par le savoir faire des vignerons  français qui vont promouvoir leur savoir faire dans l'Empire du milieu.

Une façon aussi de produire et de consommer local. Mais Il faudra bien un jour que certains sachent vraiment ce qu'ils veulent. Et d'arreter les " fait ce que je dit pas ce que je fait ". 

D.J

 

10:41 Écrit par Dominique Jordan dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

11/04/2012

L'économie de marché, le grand destructeur de pauvreté de masse

Les chiffres de la banque mondiale sont clairs. Il y a 30 ans, 50% de la population mondiale vivait dans la pauvreté dont beaucoup dans la pauvreté absolue ou misère de masse. Le pourcentage de la population mondiale vivant avec 1,25$ par jour, à chuté de 52% depuis 1981, pour s'établir 30 ans plus tard à 22% de la population mondiale. La chute de l'URSS a mis fin à la confrontation de deux systèmes économiques. Le socialisme a bel et bien perdu contre le libre marché. Le recul de la pauvreté de masse dans le monde à bel et bien été bénéficié par le recul du socialisme. Et malgré l'explosion démographique; dont cette dernière devait selon les experts de la question empirer la situation de la pauvreté dans le monde. C'est également la fin sur le débat entre deux écoles du développement; celle de l'aide massive internationale et celle de l'ouverture au marché mondial.

La Chine, depuis le milieu des années 80, à fortement réduit sa pauvreté et vu émerger une nouvelle classe moyenne depuis que Deng Xiaoping a troqué l'économie planifié pour l'économie de marché ainsi qu' à l'ouverture de ses frontières au commerce mondial. L'Inde, l'autre grande nation émergente, a vu également sa pauvreté de masse se réduire fortement et sa famine disparaître depuis son abandon à l'idéologie socialiste et également comme la Chine à son ouverture au commerce mondial. L'Afrique noire n'est pas non plus en reste. L'Ouganda, le Kenya, la Sierra Léone, le Sénégal ou le Ghana ont depuis leur ouverture à l'économie de marché; une croissance soutenue et annuelle de 5%. Et le changement de politique au sein du FMI y est pour beaucoup. Cette dernière en conseillant les dirigeants de mettre en place des banques centrales, ce qui permis de gérer des monnaies stables et fiables. Ce qui mis fin aux années d'hyperinflation qu'on connu ces pays. Il en fut de même pour le Brésil qui sur les conseil du FMI a permis de faire disparaître une hyperinflation. Le Brésil a réduit de manière significatif les disparités sociales et cela grâce au réformes modernistes du gouvernement Lula et à sa reconversion à l'économie de marché.

Ce recul de la pauvreté de masse ont le doit entre autre aux Etats-Unis. Hé oui!!! ce pays les Etats-Unis qui jadis et encore aujourd'hui que l'on accuse de créer de la précarité dans le monde. L'étude des sciences économiques dans les universités américaines est le berceau de la libre économie de marché. La plupart des économistes en charges dans les pays émergents d'Afrique, de Chine ou d'Inde ont été éduqué ou ont travaillé aux Etats-Unis. Les institutions du libre marché, les innovations technologiques furent calqué sur les États-Unis. L'achat de la devise américaine entre également en ligne de compte. L'Amérique tire également l'économie mondial grâce à ses consommateurs. Le développement de l'économie mondiale est en grande partie du au déficit du commerce extérieur des Etats-Unis. Bon nombre de familles mexicaines voient leur situation s'améliorer, depuis que les immigrés mexicains exportent leurs économies aux pays. Les Etats-Unis tirent ainsi l'économie mondiale et sort et ont sorti des millions de gens de la pauvreté et cela depuis 1945 sans pour autant s'appauvrir.

Ce recule important de la misère dans le monde est une réalité. Ses causes aussi. Mais ce déni de réalité est encore bien tenace. Les socialistes et autres tiers-mondistes ont cru tenir leur revanche avec la dernière crise mondiale en espèrent la fin du capitalisme libéral. Mais depuis 2008, la tendance de ce recul de la pauvreté ne s'est pas arrêté. Ce déni de la réalité, on le voit avec la présidentielle française, qui est presque une présidentielle anti-commerce mondial; surtout du côte de Mélenchon et de Marine Le Pen. Mais heureusement pour l'humanité que les pays émergents et l'économie de marché se foutent de l'opinion des deux pires candidats et celui des anti-mondialisations. 

D.J

Merci à Guy Sorman professeur d'économie pour la documentation qui ma permis de rédiger ce billet.    

 

17:59 Écrit par Dominique Jordan dans Economie | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note

05/04/2012

Voilà pourquoi le socialisme ne marche pas

Cela circule sur le net et cela démontre pourquoi le socialisme amène systématiquement les sociétés à la faillite. C'est simple et bien expliqué.

Un professeur d'économie dans un lycée annonce fièrement qu'il n'a jamais vu un seul de ses élèves échouer mais, par contre, une année, c'est la classe entière qui a connu l'échec.

Cette classe était entièrement convaincue que le socialisme est une idéologie qui fonctionne et que personne n'y est ni pauvre ni riche; un système égalitaire parfait, en quelque sorte.

Le professeur dit alors: "OK donc, nous allons mener une expérience du socialisme dans cette classe. A chaque contrôle, on fera la moyenne de toutes les notes et chacun recevra cette note. Ainsi, personne ne ratera son contrôle et personne ne caracolera avec de très bonnes notes.".

Après le 1er contrôle, on fit la moyenne de la classe et tout le monde obtint un 13/20. Les élèves qui avaient travaillé dur n'étaient pas très heureux; par contre, ceux qui n'avaient rien fait étaient ravis.

A l'approche du 2e contrôle, les élèves qui avaient peu travaillé en firent encore moins tandis que ceux qui s'étaient donné de la peine pour le 1er test décidèrent de lever le pied et de moins réviser. La moyenne de ce contrôle fut de 9/20! Personne n'était satisfait.

Quand arriva le 3e contrôle, la moyenne tomba à 5/20. Les notes ne remontèrent jamais alors que fusaient remarques acerbes, accusations et noms d'oiseaux dans une atmosphère épouvantable, où plus personne ne voulait faire quoi que ce soit si cela devait être au bénéfice de quelqu'un d'autre.

A leur grande surprise, tous ratèrent leur examen final. Le professeur leur expliqua alors que le socialisme finit toujours mal car quand la récompense est importante, l'effort pour l'obtenir est tout aussi important tandis que si on confisque les récompenses, plus personne ne cherche à réussir ou n'essaie de s'améliorer.

Les choses sont aussi simples que ça.

Source:  http://neoconservatisme.over-blog.com/

17:23 Écrit par Dominique Jordan dans Economie | Lien permanent | Commentaires (48) | Envoyer cette note

19/03/2012

La révolution conservatrice libérale des années huitante

reagan thatcher 500x357 Nostalgie de Margaret Thatcher

Margareth Thatcher, que l'on évoque ces temps-ci depuis la sortie de sa biographie au cinéma, fut l'une des plus grandes figures politique de ces 50 dernières années. Qu'elle fut pas le pari de cette femme de sortir la Grande-Bretagne de l'une des grandes réussites du socialisme hors pays communistes. C'est à dire la faillite en bonne et du forme d'un pays. Les socialistes et syndicalistes britanniques ont fait pire que les dirigeants de la Grèce actuelle. Cette dernière comparé à la Grande-Bretagne des années septante n'a pas un fort tissu industriel qui peut limiter les dégats. Margaret Thatcher a hérité d'un pays en faillite mis sous tutelle du FMI. Un chômage de masse, une précarité galopante, des services publiques en ruine, une inflation non maîtrisée. Des syndicalistes qui étaient devenu maître dans l'industrie et les entreprises d'état et qui empêchaient toute réformes, restructurations, licenciements; provocant ainsi un fardeaux qui rendaient l'économie britannique non compétitif, obèse, administrée et totalement défaillante. 

La Dame de fer ( surnom donné par les soviétiques ) n'avait d'autre choix qu'une thérapie de choc pour sortir le pays de l'abîme. Elle a du casser durement la mainmise des syndicats sur l'économie, pour rendre les entreprises aux entrepreneurs. La hausse du chômage du début de la politique de libéralisation de l'économie est l'un des arguments de la gauche en Suisse ou en France pour montrer l'échec du libéralisme de Thatcher. La raison de cette augmentation de chômage est simplement du que les entreprises qui étaient redevenu aux mains des patrons, devaient licencier le surplus de mains d'oeuvre maintenus artificiellement par les syndicats pour redevenir compétitif. Il en fut de même pour les services publiques surabondant de fonctionnaires. La plus belle victoire de la Dame de fer en sans conteste son combat contre les apparatchik des syndicats des mineurs charbon en grève pendant une année et demi, qui s'opposaient à la fermeture de plusieurs mines de charbon déficitaires. L'esprit d'entrepreneur et l'envie d'investir dans l'économie privée qui renaquis sous Thatcher, fit au final baisser considérablement le chômage. 

Margaret Thatcher grâce à ses réformes libérales de l'économie et des services publiques, quitta le gouvernement d'un pays remis sur les rails. l'Angleterre post Thatchérienne a retrouvé le plein emploi et ainsi de venu l'une des trois principales puissances financière de la planète. On comprend la détestation des socialistes contre Thatcher, puisque les socialistes préfèrent toujours trouver des boucs émissaires que d'admettre une fois et pour toute l'échec de leur idéologie. 

A ce même moment, de l'autre côté de l'Atlantique, un certain Ronald Reagan remet aussi sur pied un pays mis au tapis par un certain démocrate Jimmy Carter. ( ce dernier a surtout empiré un déclin déjà amorcé ). Les deux chefs d'état anglo-saxons, symbolisent la révolution conservatrice. Malgré la réussite sans conteste de cette révolution libérale; les mauvaises langues mettent la dernière crise financière sur le dos de la dérégulation des années Thatcher et Reagan. Mais la vérité; est que la politique de ces derniers étaient de sortir leur pays respectif de la faillite et non de penser ce qui pourrait se passer dans les vingt prochaines années. Il fallait surtout soigner et guérir le malade à l'agonie avant de penser à gérer une après convalescence. La suite incombe à leur prédécesseur qui ont gérer au mieux ( ou moins bien ) l'économie par rapport à l'évolution de la société au fil des années.

Mais ce qui est certain; et que pour, se sortir aujourd'hui de la crise de l'endettement publique et financière; Mieux vaut voir du côté de Thatcher et Reagan que celui du socialisme appliqué qui n'a jamais fonctionné.

 D.J   

17:49 Écrit par Dominique Jordan dans Economie | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note

28/12/2011

La supériorité du marché privé sur la charité publique

Tel est le constat pour l'Afrique noire à l'heure actuel. Les décennies passées avec ses milliards d'aides publiques de toutes sortes en destination des pays d'Afriques subsahariennes, n'ont fait que d'entretenir les despotes locaux, qui eux entretenaient une misère de masse pour leur population. Ces aides ou les prêts de l' occident pour le développement finissaient fatalement en partie dans les poches des dictateurs pour leur confort personnel, une partie pour l'armement et une autre partie retournait directement en occident dans les coffres des banques; suisses notemment. Les tiers-mondistes et autres gauchistes bien de chez nous, préféraient accuser l'occident d'étrangler les africains par une dette monstrueuse qui n'était dette que sur la papier. Leurs solutions au tiers-mondiste, consistaient à éponger sans condition la dette et de les inonder à l'aveugle avec encore plus d'argent d'aides publiques.

Mais depuis la chute du mur de Berlin et de la fin l'influence des économies socialistes sur nombre des pays d'Afrique noire; ainsi que de l'émergence nouvelle de la mondialisation de commerce libéral; l'Afrique noire flirt depuis une quinzaine d'années, une croissance soutenue de 5% en moyenne. Et malgré la crise qui secoue le monde occidental; l'année 2012 selon le FMI, verra cette Afrique noire continuer son développement économique sur une croissance moyenne de 5,75%. Sur les 10 nouveaux pays émergents des dernières années; 6 sont noirs africains. La guinée aura une croissance annuelle de 14% et de 8,3% pour l'Afrique du sud. Et l'Angola pays qui connu il n'y a pas si longtemps des troubles graves, tourne avec 10% de croissance annuelle.

Il y a une dizaine d'années; l'économiste et spécialiste du développement François Bourguignon, nommait ce développement africain; " le G13 africain ". Depuis ce club du G13 se voit grandir par l'accueil de nouveaux membres. Bien que ce continent noir abrite encore de la misère extrême; cette dernière recule indéniablement; alors qu'il ya 30 ans; on parlait d'une Afrique noire étant comme une cause perdue pour encore très longtemps.

Les raisons de ce succès? Bien évidemment les importantes réformes politiques de ces pays. Ce qui permis à de nouveaux investisseurs d'investir dans des infrastructures productrices et pas seulement dans les matières premières; mais aussi par exemple dans le développement rapide des télécommunications. Et bien sur: pour avoir surtout pris en marche le train du commerce mondial. Dont ce dernier est le moteur de l'émergence des anciens pays pauvres de toute la planète. ( Inde, Chine, Brésil etc...)  

La nouvelle révolution libérale du commerce mondial est enclenchée solidement. Et elle n'est pas prêt de s'arrêter tellement qu'il y a du retard à rattraper. Et cela pour le plus grand bonheur de tout nos frères humains de la planète. 

D.J

20:20 Écrit par Dominique Jordan dans Economie | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note

16/11/2011

Les états se sur-endettent; mais c'est de la faute au " néolibéralisme "

Les antilibéraux sont quand même des comiques. Ils fustigent les politiques " néolibérales " du moins d'état et du moins de dépenses publiques. Par contre, de l'autre côté ils accusent ce même " néolibéralisme " d'être responsable quand les états vont droit à la faillite par des endettements monstres de par leurs dépenses folles, notamment en s'ingérant dans l'économie privée.

Le capitalisme libéral n'est pas un système parfait. Il est dans la nature humaine, qui elle même est imparfaite. Et c'est justement pour cela qu'il n' y a pas de capitalisme sans crise. Le capitalisme; seul moteur de croissance et de richesses, fonctionne sur le risque et l'innovation.  Les bulles spéculatives et celles qui sont liées à l'innovation, sont nées de ces risques. Sans ces prises de risques, il y aurait peu d' innovation, aucun entrepreneur et investisseur privé. Ce serait une société de pénurie, de misère et pauvreté de masse, tel que l'on le connaît et qu'on a connu dans les nations où leur dirigeant ont rejeté les bases du capitalisme et du libéralisme.

Donc les crises font partie intégrantes au capitalisme. Par de mauvais choix stratégiques ou de mauvaises évaluations en spéculant sur un nouveau produit qui n'a pas marché. Donc on peut dire que le néolibéralisme et bien responsable en bonne partie des crises cycliques. Qui généralement se résorbent d'elles mêmes spontanément. Mais quand l'état appuie sur l'accélérateur de la crise, comme ce fut pour la crise financière de 2008 et sur celle de l'endettement de 2011 en voulant jouer les pompiers pyromanes ; ce n'est plus de la faute au " néolibéralisme " mais bien de la faute des politiques donc l'état par des mauvaises décisions en matière d'économie.

Quand la crise des subprimes qui pris de vitesse tout le monde suite à la faillite de Lehman Brothers; l'état américain et certain états européens ont cru bon que l'état était devenu " la seule solution " pour sauver l'économie privée et de faire baisser le chômage en créant les emplois perdus par la crise. Le keynésianisme renaissait de ses cendres. Les étatistes criaient leur victoire de l'état sur le libéralisme. A tel point que le New York Times en 2008, nommait John maynard Keynes Homme de l'année. Mais voilà; non seulement c'est l'état qui a allumé la mèche des crédits devenus insolvables par la fameuse loi " Community réinvestissement act " Loi dont il est toujours bon de rappeler son existence. L'état couvait des établissements parapubliques ( Fanny Mae et Freddy Mac )  qui garantissaient des prêts hautement risqués et casi obligatoires pour que les banques souscrivent ces crédits à des gens dont la solvabilité n'était pas garantie. Pour rattraper le coup; l'état US et certains autres états occidentaux ont massivement injecté des sommes qu'ils n'avaient pas ( car déjà fortement endettés due à leurs financements publiques courants ) pour sauver les banques de la faillite. Résultat des courses: sur-endettement devenu massif avec risque de défaut de paiement, chômage de masse de longue durée et en bonus; une nouvelles crise bancaire: dont ces dernières devenues endettées auprès des états, dont on disait que c'était des placements sûrs. Des dettes devenues non remboursables envers ces instituts bancaires. Keynes est retourné dans sa tombe aussi vite qu'il en est sorti.

Dans des conditions pareilles; difficile de prétendre  que c'est " le néolibéralisme " qui nous mène droit contre un mur.

Bien des économistes et penseurs libéraux, auraient préférés que l'on laisse les banques faire faillites au début de la crise financière. Ou en tout cas pour certains de ces libéraux: que les états interviennent modérément et non massivement. Le choc auraient été certes plus rude et le chômage plus élevé. Mais probablement une crise bien plus courte et non pas sur les 10 au minimum que va durer celle que l'on va subir; celle de l'endettement publique. Mais Obama, les socialistes suisses et comme certains gouvernements en Europe surtout de gauche; persistent encore dans leur croyance sur les plans de relance publiques. Aux USA, c'est le secteur financier qui a le plus dégraissé le personnel. En Suisse actuellement, ce sont également les banques et les entreprises d'exportation. La crise en Europe, freine nos exportations et le Franc fort n'arrange pas vraiment les choses.  Mais voilà; en Suisse comme ailleur, la gauche pour relancer l'emploi, mise sur les investissements publiques dans la construction d'infrastructures. " Une super bonne idée ". Comme si les employés des banques et du secteur d'exportation avaient besoins que l'on construisent des ouvrages publiques pour leur redonner du travail là où ils sont formés.  Décidément gauche et économie ça fait toujours deux. On comprend mieux pourquoi les antilibéraux mettent toujours la faute sur le " néolibéralisme là ou il n'y est pour rien. Ils ne voudront jamais avouer que c'est l'état qui est trop souvent le problème.

D.J

20:05 Écrit par Dominique Jordan dans Economie | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note

14/11/2011

La Grève

Par Greg,

Le 19 septembre 2011 - Une société qui s’écroule, une économie qui régresse, des appels à toujours plus de contrôles politiques pour juguler ce déclin, la situation actuelle a un goût de déjà-vu. Bien sûr on pense à la crise 1929. Mais c’est en fait à un livre qu’il est fait référence ici. Il s’agit d’Atlas Shrugged de la philosophe russo-américaine Ayn Rand. Ce livre est devenu un classique pour des millions de lecteurs anglophones. L’ouvrage sortira dans la langue de Molière en France cette semaine, le 22 septembre, sous le titre « La grève » , grâce au travail de traduction de Sophie Bastide-Foltz.

Atlas shrugged est une fiction politico-philosophique. Il décrit l’écroulement d’une société par la corruption du politique mais surtout de la philosophie. On y voit des philosophes verbeux bavasser et distiller des théories incohérentes où les notions de vérité et de réalité n’ont plus leur place. A bien des égards, l’influence philosophique de Rand, qui se fait la critique de ces mouvements philosophiques que l’on nommerait aujourd’hui « post-modernes », vient d’Aristote et du réalisme : l’idée que, dans les sciences humaines et la politique, l’on ne peut pas ignorer certaines lois de réalité, que l’on ne peut pas ignorer qu’une cause produira un effet, que détruire certaines institutions permettant de donner les incitations aux hommes de se conduire en êtres responsables empêchera la société de fonctionner.

Dans Atlas shrugged, le collectivisme qui entend régenter la société et imposer un ordre moral « altruiste » supérieur a pour effet de miner le principe de responsabilité individuelle qui est en réalité le plus sûr guide pour orienter l’activité économique et sociale. La triste ironie est que le collectivisme et ses partisans mettent leurs échecs patents sur le dos du système même qu’ils empêchent de faire fonctionner, et le régentent d’autant pour en corriger les soi-disants « défauts ». Au prétexte de l’égalitarisme les prix sont contrôlés, et ne véhiculent plus les signaux sur la réalité des raretés, entraînant ici des surproductions, là des pénuries. Les décisions d’investissements sont orientées par la « sagesse » politique et débouchent en fait sur le copinage, la mauvaise gestion et les gaspillages. Peu à peu les entrepreneurs, boucs émissaires par excellence, fuient le pays. Ce sont eux les « Atlas » qui font bouger le monde, qui créent la valeur en innovant dans des techniques et services. Lorsqu’ils fuient, le monde s’écroule.

Rand trouve sans nul doute son inspiration dans son expérience personnelle puisqu’elle avait fui l’URSS dans les années 20. Le côté quelque peu caricatural de ses personnages au début du récit s’efface peu à peu au fil de l’histoire pour laisser apparaître des âmes complexes. Tel Balzac elle capture l’essence d’une comédie humaine moderne, ou « post-moderne » : on y voit des pseudo-intellectuels à la recherche de statut, des politiciens en quête de pouvoir usant d'arguments soi-disant altruistes, des entrepreneurs véreux qui cherchent à se protéger de leurs concurrents grâce à leurs amis politiciens, et au milieu des entrepreneurs intègres qui ont parfois du mal à comprendre ce qui se passe. C'est finalement l'histoire de ces derniers que l'on suit, tels des héros se battant contre un ennemi qu'ils mettent du temps à définir. Les peintures psychologiques dans le récit rendent explicites des intuitions que nous éprouvons tous un jour ou l’autre.

Chez Rand, la défense de l’égoïsme contre l’altruisme imposé ne doit pas choquer : elle est en réalité fondamentalement morale. Cette conception de l’égoïsme, bien plus riche qu’il n’y paraît au premier abord, est étonnamment moderne puisqu’on la retrouve chez certains psychologues actuels qui voient les causes de nombreuses pathologies dans la négation de l'individualité autonome. Cette conception se recoupe largement avec la responsabilité personnelle et l’esprit de service. Il y a donc aussi une dimension qui rapproche ici Rand d’Adam Smith : c’est en se concentrant sur soi-même, non par nombrilisme mais par construction de son individualité, qu’on rend bien souvent le mieux service aux autres.

Le parallèle entre la société collectivisée en déclin dépeinte par Rand et la situation actuelle n’est pas si osé qu’on peut le croire.

A bien des égards en effet la crise depuis 2008 trouve ses sources dans la politisation de relations économiques, dans le détournement de la responsabilité individuelle, aux Etats-Unis comme en Europe. On pense ici bien sûr, lors de la bulle qui a mené à la crise de 2008, à Fannie Mae et Freddie Mac, ces institutions de refinancement hypothécaire qui avaient des objectifs politisés, au delà de toute rationalité économique. On pense aussi au Community Reinvestment Act qui pouvait forcer des institutions de crédit à prêter aux moins favorisés, sous peine d’être poursuivis pour discrimination. Au nom de l’altruisme forcé on a faussé les règles du jeu économique et créé le chaos. De même en corrompant le concept même de monnaie, on a manipulé les taux d’intérêt pour doper l’économie, faisant fi des lois de la réalité qui veut que cela soit l’épargne qui finance la croissance et pas le crédit ex nihilo. Avec des messages répétés de dirigeants de la politique monétaire expliquant que si les gains sont privatisés lorsque tout va bien, les pertes seront mutualisées en cas d’éclatement de bulle (ce qui s’est par la suite effectivement passé), on a gommé la responsabilité professionnelle, essentielle à la finance, et facilité la prise de risque déraisonnable et irresponsable.

Et c'est avec une dose supplémentaire de collectivisme que l'on a répondu à ces erreurs collectivistes. D’où la crise des dettes souveraines, à laquelle on veut répondre à nouveau par des solutions collectivistes. Les eurobonds sont par exemple une institutionnalisation de l’irresponsabilité qui a mené le système au bord du précipice. Qu’est-ce que la crise grecque ? Des politiciens corrompus et bureaucratie inefficace de privilégiés, baignant dans leur irresponsabilité dans la gestion des deniers publics et cherchant à faire payer les autres pour les conséquences financières de leurs erreurs et leurs privilèges – au nom de la « solidarité » !

Ainsi, alors que dans de nombreux pays dans le monde on s’enfonce dans le refus des lois de la réalité et dans la promotion accrue de l’irresponsabilité, relire Atlas shrugged de Rand est sans doute salutaire. Cet ouvrage majeur avait été traduit en français il y a fort longtemps en Suisse et n’a malheureusement plus été édité dans cette langue pendant une cinquantaine d’années. Le revoilà donc disponible, ce qui est une grande nouvelle.

Une revue par Emmanuel Martin, analyste sur UnMondeLibre.org.

18:48 Écrit par Dominique Jordan dans Economie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

26/10/2011

Novartis, mondialisation et destruction d'emplois

Est-il admissible qu'une entreprise qui fait 2 milliards de bénéfice puisse licencier du personnel? Posons la question autrement. N'est-il pas un avantage qu'une entreprise qui fait des milliards de bénéfice peut en cas le licenciement permettre plus facilement à l'entreprise bénéficiaire de débloquer des fonds pour financer un plan social? Ceux qui prône une interdiction des licenciements pour une entreprise bénéficiaire devrait réfléchir à cela. Vouloir obliger une entreprise à attendre les chiffres rouges pour commencer à réduire ses coûts liés au personnel ne serait que suicidaire, tant pour l'entreprise que pour le personnel dans son ensemble. Les choix stratégiques de Novartis certes douloureux est la conséquence d'un marché mondialisé livré à une concurrence qui obligent les entreprises pour rester compétitif et de conserver le solde des emplois, de tailler là où les coûts sont les plus importants. Les gesticulations de l'opinion, des médias et des politiques n'y changerons rien.

L'état doit-il s'impliquer en négociant avec Novartis et de faire pression pour sauver les emplois détruits par la mondialisation comme le voudrait le conseiller d'état Philippe Leuba suite à la restructuration décidée de ce dernier? Ce n'est pas le rôle de l'état et des politiques de faire pression sur le management d'une entreprise privée. Ils ont déjà essayé avec Cardinal et le site métallurgique de Reconvilier. Qui au final n'a servi à rien si ce n'est que de renvoyer l'inévitable à plus tard. De plus les interventions des états pour sauver les emplois lié à la crise financière fut un fiasco. Et ce genre d'implication des politiques est trop souvent de la récupération électoraliste. Surtout venant de politiciens qui se disent libéraux. 

Le rôle de l'état est de protéger les personnes sans travail victimes de licenciements. La mondialisation qui a ses avantages a également ses inconvénients. Souvent ces emplois détruits par la mondialisation, ne reviendront probablement jamais. Ce qui rend nécessaire d'accompagner certains employés vers d'autres activités professionnelles notemment par une reconversion en leur finançant une nouvelle formation. On pourrait dans un premier temps utiliser l'argent de la multinationale par un plan social bien négocié. Ce qui serait bien plus difficile si l'entreprise subit de fortes pertes ou si elle est au bord de la faillite. Mais ces aides à la reconversion professionnelle ne doit pas être réservées uniquement aux licenciés médiatiques. Un futur sans emplois de chez Novartis n' a pas plus d'importance que le futur sans emploi de la simple PME ignorée de tout le monde. Peut-être faudrait-il pour plus d'équitté de créer un fond spécial par cotisation patronale pour financer ces reconversions professionnelles? Une ponction qui ne devrait pas être trop forte histoire ne pas pénaliser la compétitivité de l'entreprise. Mais assez importante pour aider ceux qui ne retrouverons plus d'emploi auquel ils y sont formés. Mais il faut bien le dire; que la création de ce fond devra aussi naître d'une volonté politique responsable. Surtout de la part de la gauche, qui ne pense qu'à étendre les dépenses sociales sur le dos des entreprises. Il y aura des choix  pour définir les priorités en matière d'aides publiques. On ne peut pas tout avoir et tout vouloir en ponctionnant les entreprises sans en payer les conséquences à moyen et à long terme. Pour ce qui est de la responsabilité de l'entreprise Novartis uniquement sur les coûts de l'assurance chômage en licenciant, on ne peut leur en demander plus. Novartis en tant qu'employeur finance sa part patronale sur les cotisations à l'assurance chômage.

Mais la mondialisation détruit des emplois bien souvent remplacés par la création de nouveaux. Tel est la théorie réellement appliquée de l'économiste Joseph Schumpeter. Les sociétés occidentales ne cessent d'innover pour pouvoir lutter dans un monde compétitif. la création de nouveaux emplois ce fait également par l'attractivité de notre pays aux autres entreprises. Tel est la régulation spontannée du marché libre cher à l'économiste et prix nobel F-A Hayek. Ceux qui veulent par décret freiner la croissance pour attirer moins d'entreprises et cela pour des raisons purement idéologiques, devraient y réfléchir deux fois après l'annonce de Novartis de fermer le centre de Nyon. Je ne serais pas étonné que dans cette polémique il y a des décroissants qui se sont outrés en apprenant la fermeture du site de Nyon avec la disparition de centaines d'emplois, alors que Novartis fait des milliards de bénéfices. Ceux-ci se reconnaitront si ils lisent ce billet. On ne peut pas tout avoir avec des doubles discours.

D.J

16:25 Écrit par Dominique Jordan dans Economie | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note

20/09/2011

Le prix de la Grèce

De plus en,plus de voix en Europe s'élèvent, pour que l'on éponge la dette grec ( sans contrepartie bien évidemment ) sous prétexte que l'on doit tout à Ce pays, berceau de la civilisation occidentale. Bien évidemment ces personnes, n'auraient pas cette même idée pour éponger le dette US en prétextant que l'on doit aussi tout aux Etats-unis, plus particulièrement notre liberté, pour nous avoir libérés l'Europe du nazisme et préventivement du communisme. Mais bon; comme les Etats-unis sont très adorés de ce côté de l'Atlantique...Bref passons. Doit-on vraiment tout à cette Grèce de par son passé brillant? L'économiste Guy Sorman répond par un cour d'histoire que cette Grèce d'aujourd'hui qui s'est endetté entre-autres par des trucages de comptabilité publique, n'a absolument plus rien à voir avec la Grèce antique. Il est évident aussi que ceux qui pondent des idées aussi stupides ne sont pas non plus des créanciers de cette Grèce actuel.

" Le prix de la Grèce; par Guy Sorman économiste et professeur à science po "  

L'Etat grec est une invention des puissances européennes : voici pourquoi il est peu légitime au regard des citoyens grecs eux-mêmes. Cette invention de la Grèce, en 1830, éclaire les comportements des contribuables, peu pressés de payer leurs impôts, et d'un Etat jamais sevré de ses origines douteuses. Cette histoire contemporaine, mieux que des considérations comptables, éclaire la banqueroute qui menace. Tout avait commencé avec les Romantiques quand Chateaubriand, grand écrivain mais aussi menteur magnifique, puis Lord Byron crurent retrouver, en Grèce, les sources de la civilisation occidentale. Un malentendu dont nous payons les conséquences : s'il est exact que les Grecs contemporains vivent au même endroit que Aristote et Périclès, il n'existe guère de continuité entre la civilisation hellénistique et la Grèce moderne. La filiation avec Byzance, dont les Grecs modernes se réclament, est tout aussi ténue. Plus réaliste, Mark Twain, visitant Athènes en 1865, admit n’avoir rencontré que quelques bergers dont les moutons paissaient entre les colonnes écroulées du Parthénon. Ces Grecs, en vérité, étaient une tribu chrétienne parmi d'autres dans l'empire ottoman : mais à la manière dont Don Quichotte rêvait qu'une paysanne laide fut sa Dulcinée, des Européens insistaient pour qu’à tout prix, les Grecs fussent des Hellènes. On ne saurait reprocher aux Grecs d'en avoir profité : tout au long du dix-neuvième siècle, les finances de l'Etat grec furent soutenues par les Britanniques, les Français et les Allemands. Ces derniers payaient pour avoir imposé un prince allemand comme roi de Grèce en 1833 : ce descendant de bais du Grand Alexandre s’appelait curieusement Othon de Bavière et régnait sur une tribu ottomane.

C'est ainsi que la principale ressource du nouvel Etat grec devint l'exploitation du mythe hellénistique à charge pour les autres Européens de le financer. Alors même que l'Etat et l'économie grecs ne remplissaient aucune des conditions nécessaires à l'adhésion à l'Union européenne, la Grèce y entra dès 1981, avec le soutien particulier de Valéry Giscard d'Estaing, grand lecteur de Chateaubriand. "La Grèce, déclara-t-il, étant le berceau de la civilisation européenne, les artisans de l'Europe ont envers elle une dette historique". On a bien lu : ce n'est pas la Grèce qui ne rembourse pas ses dettes, c'est l'Europe qui a une dette. Il n'est pas douteux que la plupart des Grecs partagent cette haute idée d'eux-mêmes, puisqu'elle leur est assignée de l'extérieur. Et pourquoi rembourser la dette du jour aussi longtemps que la dette historique n'est pas soldée ?

La mystification, inépuisable, fut réitérée en 2001, quand la Grèce entra dans la zone euro sans satisfaire aucune des conditions d'accès. On accuse aujourd'hui les dirigeants grecs de truquer la comptabilité nationale, jusqu'au jour où les marchés financiers ont découvert l'imposture. Mais ce n'est pas exact : en 2001, les dirigeants européens savaient et confessaient, en privé, que les chiffres avancés par l'Etat grec étaient faux, mais il fallait symboliquement que la Grèce en fut. La dette historique là encore.

Et de nouveau, quand Athènes fut candidate aux Jeux olympiques de 2004, le Comité olympique international savait que la Grèce n'en avait pas les moyens, que les dettes ne seraient pas remboursées, mais comment refuser les Jeux Olympiques à Athènes, alors même qu'ils avaient été fondés là, ou par là, et réinventés par Pierre de Coubertin en 1896 ?

Pour toutes ces raisons, l'Etat grec ne se sent pas vraiment obligé de rembourser ses créanciers, de même que les citoyens grecs ne se sentent pas contraints de payer leurs impôts à cet Etat venu d'ailleurs. Certes, le gouvernement n'est plus allemand, ni militaire (depuis 1973), mais la République n'est pas complètement légitime pour autant : en raison de la corruption généralisée des politiciens, de l'inefficacité de l'administration, mais aussi - on en parle moins - parce que beaucoup de Grecs n'ont pas digéré la guerre civile de 1949, éteinte par une intervention militaire anglo-américaine. Ajoutez à cela, plusieurs millions de citoyens, contraints à parler grec, minorités culturelles à qui toute légitimité est déniée, alors qu'ils sont d'origine albanaise ou turque ! Au total, la base citoyenne, qui estime l'Etat grec légitime, est aussi fragile que la base économique qui, pour l'essentiel, est située "off shore", loin du fisc.

Pour toutes ces raisons historiques et culturelles, le gouvernement grec est conduit à multiplier des engagements qu'il ne pourra pas tenir - les impôts ne vont pas subitement affluer dans les caisses de l'Etat - ou ne voudra pas tenir - les privatisations retireraient à l'Etat son influence et  réduiraient le clientélisme - avec l'espérance implicite que les Européens céderont encore une fois à la fascination du mythe. L'issue est incertaine, puisque l'Europe souffre envers la Grèce d'un "complexe d'Oedipe" : si la Grèce est à la fois notre père et notre mère, il convient de tuer le mythe, que les Européens et les Grecs reconnaissent que la Grèce est un pays normal, afin de solder la Dette et de régler les dettes.

19:04 Écrit par Dominique Jordan dans Economie | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note

19/08/2011

Franc fort: Psychodrame national et charivari médiatique contradictoire

Les prix en suisse en rapport avec la faiblesse de l'Euro ou de la cherté du franc  ( c'est selon ), sont devenu depuis quelques temps la nouvelle religion des médias, des associations des consommateurs et de l'opinion publique. Pas un jour sans un article de 1 ou 2 pages sur le sujet. On a tout de suite traité les gros distributeurs comme Migros ou Coop d'être des profiteurs et des racketteurs sur le dos des consommateurs, pour n'avoir pas suivi la dévaluation de l'Euro sur les prix des articles de ventes importés. Certains oublient un peu vite que depuis quelques années, les deux géants oranges ont constamment baissé leurs prix sur des centaines d'articles, surtout depuis l'arrivée des ard discounter allemands. Mais le raleur de service va nous dire qu'il y a forcemment anguille sous roche sur ces baisses de prix . En réponse; les deux enseignes expliquent que les importateurs eux ne répercutent pas non plus leurs prix par rapport à l'Euro. Nouvelle ennemi: l'importateur. Le salaud est l'arlésienne. Personne ne le connais ni ne l'a vu, mais c'est " LE " coupable. C'est un coupable facile et de plus idéal . Donc on demande à Coop comme à Migros de renégocier les prix de façon plus agressive, quitte à faire du boycott des marques qui n'abdiqueraient pas. C'est ce qu'ont entrepris finalement nos deux mammouths de la distribution. Et paf, tout le monde applaudi.

Tous ceux qui applaudissent aujourd'hui; médias compris, furent les premiers à traiter de gangster les deux géants, il y a pas si longtemps un peu avant la chute de l'Euro, en les accusant d'être des requins et des salauds sans pitié, qui tirent les prix en bas sur le dos des producteurs et des fournisseurs lors des négociations d'achats de marchandises. Démarches qui pourtant étaient également de pouvoir maintenir des prix concurrentiels face aux nouveaux ard discounter. Et c'est pourtant le manque de concurrence que nos bonnes âmes expliquent pourquoi les prix en Suisse sont plus élevés qu'en France. ( Ce qui est de tout façon faux ). N'oublions pas que les vendeurs de chez migros sont payés en franc Suisse et que les charges d'exploitation le sont aussi. je doute que les vendeurs seraient d'accord de baisser leur salaire en même temps que les prix selon comment baisse l'Euro. Les baisses de prix ont quand même une limite.

Dans le genre je me contredis: on se demande des fois pourquoi on fait un scandale sur les prix des marchandises de la zone euro importés et qui ne sont pas directement répercutés sur les prix, dont les consommateurs devraient bénéficier. Car il faut savoir aussi que les consommateurs sont souvent sans le savoir au bénéficie de prix favorables par la mondialisation des échanges commerciaux et de biens. Mais nos indignés des prix suisses trop chères face à l'Euro, sont souvent les mêmes qui trouvent absurdes que l'on conçoit un produit aux Etats-unis, qu'on l'assemble une partie en chine et l'autre en Inde et qu'on emballe le tout en Turquie ou encore l'exemple où l'on pêche des crevettes en Norvège qu'on les décortique au Maroc et qu'on les emballe au sud de l'Espagne. Absurde peut-être; mais sans cela on paierait nos marchandises en Suisse bien plus chère.

Dans le même contexte de la contradiction la plus totale est la polémique sur les marges des deux grands distributeurs. Des marges évidemment sur le dos du consommateur. Mais d'un autre côté on demande également ( et tout le monde semble d'accord ) que les grandes entreprises comme les banques, doivent se constituer des fonds propres pour éviter de faire faillite et d'éviter ainsi d'engager l'argent publique pour les sauver. Les fameux to big to fail. Hors, les effectifs sont à peu près les mêmes chez Migros ou UBS; 80'000 collaborateurs. Mais Migros comparer à UBS n' a pas autant de succursales à l'étranger. Mais UBS fait dépendre aussi beaucoup de PME Suisses. Donc au final, une faillite de l'un ou de l'autre auraient à peu près les mêmes conséquences sur les pertes d'emplois et de chômage en Suisse. Dés lors on se demande comment peut-on constituer des fonds propres pour prévenir de fortes pertes avec un risque de faillite sans marges plus ou moins importantes? Certain devraient comprendre comment marche une comptabilité d'une entreprise et devraient connaitre comme on calcul un prix de revient et de vente. Cela éviterait de faire des comparaisons de prix à mord moi le noeud entre la Suisse et la France qui ne comparent que deux chiffres et rien d'autre.

Donc, Migros ou Coop sont aussi des to big to fail. Mais ce sont seul les banques que l'on vise.

Enfin pour terminer; il est certain que depuis que Coop et Migros font tout pour baisser les prix de certains produits importés en rapport à la faiblesse de l'Euro, ce qui est déjà le cas pour un nombre de produits, se feront traiter de racketteurs, quand ceux-ci devront réajuster les prix une fois que l'Euro reprendra sa valeur des débuts face à la devise suisse. On sait bien que l'opinion publique à souvent la mémoire courte ou sélective car il se rappelera que de la période où les prix ne baissaient pas encore. 

D.J

20:09 Écrit par Dominique Jordan dans Economie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

08/08/2011

Eteindre un incendie avec de l'essence

C'est ainsi que se résume la politique économique d'Obama. L'accord de justesse entre démocrates et républicains sur le relèvement de la dette en contre partie de coupes budgétaires drastiques sans augmentations d'impôts, ne fait que de retarder à plus tard l'inévitable. La politique interventionniste d'Obama est un échec retentissant voir même suicidaire. Les Etats-unis dépassent leur dette plus de 100% du PIB soit plus de 14'000 milliards de dollars. Obama à eu beau en 2008 accuser l'administration W. Bush d'être responsable de la situation avec entre autres les deux guerres Irak et Afghanistan. Si ce dernier a certes fait passer une dette de 58% du PIB à environ 75% en 8 ans; soit grosso modo de 20 points; Obama à quand à lui fait passer cette dette de 75% environ à plus de 100% en seulement 2 ans. Pour des résultats décevents. Pas de baisse significative de chômage et une croissance molle et des investisseurs en berne.  On peut se consoler que les Etats-unis voient pire ailleur. l'Italie c'est 120% du PIB, la Grèce plus de 152% et le Japon champion du monde des pays développés à plus de 229% du PIB. 

Les interventions publiques n'ont jamais marché pour relancer les économies ( sauf peut-être celle d'Hitler, mais a ont vu le désastre final ) Obama n'a pas écouté les économistes libéraux ( au sens européen du terme ) que cette politique keynésienne et une politique  de charlatan; comme l'a si bien dit l'économiste Guy Sorman. On me dira que je jubile devant l'échec de la politique économique d'Obama qui pourrait bien hypothéquer sa réélection en 2012. Et bien pas vraiment. Une Amérique affaiblie n'est pas bon pour le reste du monde. On sait que l'économie américaine fait dépendre la sienne au reste de la planète. Quand l'Amérique s'enrhume, le reste du monde attrape la grippe. Mais cette fois c'est l'Amérique qui a la grippe. On imagine pas ce que va subir l'économie mondiale si cette grippe se repend. De même que la puissance militaire des Etats-unis gendarme du monde dépend aussi de sa bonne santé économique du pays. Et il va s'en dire que l'on a besoin de cette puissance militaire. Les islamistes le savent et n'attendent que cette affaiblissement des USA. Et l'Europe dans tout cela. Cela ne présage rien de bon non plus. Si les USA plongent l' Euroland qui c'est déjà suicidé avec son état providence hors de prix, on peut s'attendre au pire. Heureusement que l'Allemagne fait figure de bon élève; ce qui est bon pour la Suisse son meilleur client.

Ne soyons pas non plus atteint d'un pessimiste noir " foncé". Ces dettes publiques ne sont pas forcemment insurmontables. Des pays en défaut de payement ont déjà existé. L'Argentine des années 90 et l'Angleterre des années 70. Mais les politiques économiques actuelles des gouvernements ne vont pas vraiment dans la bonne direction. Trop d'interventionnismes. L'économie capitaliste a besoin d'investisseurs et non de l'état pour les guider ( sauf pour mettre en place des conditions favorables aux futurs entrepreneurs ) pour relancer la croissance et l'innovation dont cette dernière est source de nouveaux métiers.

Mais en attendant, l'incendie flambe toujours et ce n'est pas avec de l'essence qu'on va l'éteindre.

D.J

19:30 Écrit par Dominique Jordan dans Economie | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note

22/07/2011

Franc fort: la grande distribution serait-elle une profiteuse?

Pour commencer, ce n'est pas le franc suisse qui se renforce face à la devise européenne, comme on l'entend souvent dire, mais c'est la devise européenne qui s'affaiblit. Cette chute de l'Euro, alimente la polémique sur les prix pratiqués en Suisse par la grande distribution: tel Migros ou Coop, pour qui selon certain, ne répercuteraient pas à la baisse, les prix des produits en provenance de la zone euro. Racketteurs, profiteurs, attitudes scandaleuses etc... voilà ce que l'on lit dans nos quotidiens ces jours-ci à l'encontre des enseignes des supermarchés. Ces critiques sont-elles vraiment justifiées? Il est bien clair, que les dirigeants de ces grandes boites, ne sont pas des anges et que le profit comme n'importe qu'elle entreprise et la priorité, sans quoi ce serait la faillite. Ces jours-ci, les médias nous ressortes leurs comparaisons des prix pratiqués en France et ceux pratiqués en Suisse. Pour bien faire comprendre que le consommateur suisse se fait entuber. Je l'avais déjà expliqué, qu'un prix se calcule ( charges sociales, salaire brut, frais généraux etc...) avant d'être comparé. Non pas comparés avec les prix étrangers, mais comparés avec les prix pratiqués sur la marché suisse. Mais aucun médias ne le fait. Car certainement que les prix calculés seraient bien plus élevé que les prix pratiqués sur le marché et que cela donneraient raison aux méchant patrons de Migros ou Coop. Ces comparaisons prix calculés supérieurs avec les prix du marché est ce que l'on trouve dans le secteur du bâtiment ou dans la restauration avec des différences pour le bâtiment allant jusqu'à 20 à 25%. Et pourtant on entend souvent dire que les plombiers ou les menuisiers sont hors de prix. 

Si l'Euro baisse, les matières premières sont plutôt à la hausse due à la forte demande entre autres des pays émergents. La Suisse dépend fortement des matières premières. L'Euro a baissé en passant en plus d'une année et demi de 1,60 env. à 1,15 environ. On oublie un peu vite quand 1 franc suisse valait 4 frs français et cela c'était encore la cas au début de la décennie 2000. Le protectionnisme des produits agricoles empêchent également les distributeurs d'acheter moins cher à l'étranger. On demande de plus en plus à consommer locale et de l'autre côté on se plaint du prix élevé des abricots au kilo. On parle de marges scandaleuses des grands distributeurs suisses, dont ces dernières pourraient selon les scandalisés faire profiter les consommateurs. Mais d'un autre côté on exige de plus en plus à ce que les grandes entreprises se constituent des fonds propres pour ne pas faire faillite ( les fameux to big to fail ). Et pourquoi seul le consommateurs devraient-ils en profiter. On oublie aussi que les augmentations de salaire des vendeurs dépendent en grande partie des résultats des grandes enseignes, dont les prix jouent un rôle capital. Et de plus, les employés ne sont pas payés en Euro. Un autre argument limitant les baisses de prix face à la baisse de l'Euro: ce sont les contrats avec les fournisseurs. Souvent comptés en franc suisse. De plus, il y a également des intermédiaires qui ne bossent pas non plus gratuitement. Tel les chauffeurs des entreprises de poids lourds envoyés par certains fournisseurs.

Quand aux baisses de prix, il ne faut pas oublier les baisses constantes de la grande distribution ces dernières années, boostées entre autre par l'arrivée des ard discounter et leurs prix cassés. Quand au manque de concurrence entre enseignes suisses qui expliquerait les prix élevés; on entend ce même genre de discours en France. Et il ne faut pas croire que les français paient leur achats en France moins cher que les suisses en Suisse. Question pouvoir d'achat cela n'a plus rien à voir avec les comparaisons à deux balles des prix entre la Suisse et la France que les médias en ont fait une loi immuable pour déterminer la chèreté des prix pratiqués en Suisse. Bien que cela ne prouve rien.

L'indice des prix à la consommation en Suisse et depuis plusieurs années à un taux quasiment proche de zéro. tantôt en positif et tantôt en négatif. Idem pour l'inflation. Ce sont ces indications qui sont les plus déterminantes pour définir le pouvoir d'achat. Ce qui plombent les ménages, ne sont pas les achats dans les grandes surfaces, mais les impôts, les assurances maladies ultra-réglementées pas l'état et les loyers dues par un pénurie de logements entre autres bon marchés, provoqués par des règlements administratifs tatillons. 

D.J   

20:07 Écrit par Dominique Jordan dans Economie | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note

30/06/2011

Chrisitne Lagarde au FMI pour que rien ne change.

Malgré la promesse de Sarkozy que le prochain directeur général du FMI ne sera pas européen après DSK, a semble-t-il fait oublié au président français que la France était dans l'Europe. Donc finalement, c'est la française Christine Lagarde ex ministre des finances qui succède  DSK à la tête du FMI. Cette nomination n'a rien de rassurant. Pour commencer sa nomination fut surtout porté par les cancres des gestions budgétaires publiques, comme les Etats-unis et l'union européenne. Un comble venant d'états qui font la morale ( surtout au G8 ) à d'autres états en matière de gestion budgétaire. De plus les administrateurs du FMI ont élus une avocate d'affaire. Alors qu'une personne avec au minimum une formation d'économiste aurait été déjà plus adéquat. Avoir des notions d'économie est une chose; mais étudier et calculer les mécanismes économique dont seul les économistes sont qualifiés pour le faire en est une autre. Ici ont parle d'être à la tête direction d'une institution financière qui doit travailler avec des responsables de banques centrales sur les questions monétaristes et budgétaires d'un état.  

Son passé de ministre des  finances en France n'est pas non plus la meilleur des cartes de visites. L'endettement et le déficit du budget français où elle en fut la responsable, laisse derrière elle des finances peut rassurantes. Christine Lagarde milite pour un libéralisme tempéré.  Encore un vrai discours politique sur le libéralisme d'une politicienne de la droite française; étatiste et aristocratique avant d'être libéral. Qu'est-ce un libéralisme tempéré? Est-ce du libéralisme mélangé avec du socialisme ou du libéralisme dans une économie où l'état est omniprésent un peu partout? ( ce qui revient un peu au même ).

Son libéralisme modéré, n'est vraiment pas en phase face à l'endettement de la zone euro. Surtout avec une Grèce au bord de la faillite. Il faudra entre autre pour redresser la Grèce, une cure sévère d'austérité par des privatisations massives du secteur publique. Cette nomination de Ch. Lagarde semble perpétuer la bureaucratie du FMI depuis l'école DSK. Un FMI de fonctionnaires en surnombre, une machine à prêt tout azimut, secourir via les banques centrales et les gouvernements à secourir les état les plus mal géré etc...etc...  

Comme l'explique l'économiste Guy Sorman:

" Avant DSK, le FMI avait  donc cessé d'être le pompier chargé d'éteindre les incendies et de prêter à fonds généralement perdus : s'inspirant des théories monétaristes, les économistes du FMI convertissaient peu à peu les dirigeants des pays pauvres à mieux gérer leurs finances en amont, en particulier grâce à la création de banques centrales indépendantes. Le décollage des pays pauvres, Afrique incluse, dans les années 1990, dut beaucoup à ces bons conseils qui firent quasiment disparaître l'hyperinflation de notre planète. "

Bref: Avec Christine Lagarde ce sera un FMI ou rien ne change.

D.J

20:06 Écrit par Dominique Jordan dans Economie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

22/06/2011

L'égoïsme collectif bien pire que l'égoïsme individuel

La supériorité de l'égoïsme individuel sur l'égoïsme collectif, défendu par F-A Hayek est une l'une de ses théories économiques qui prouve la réussite du libéralisme face aux autres doctrines économiques et idéologiques comme le socialisme. L'égoïsme individuel, permet l'enrichissement personnel. Une création de richesses qui couplé avec une redistribution responsable de l'état permet d'enrichir le bien collectif. L'égoïsme collectif est quand à lui synonyme de futurs faillites ou de blocages contre l'intérêt des collectivités publiques. Actuellement, il y a un exemple à Genève d'égoïsme collectif: celle de l'opposition de quelques privilégiés, propriétaires de villas, qui s'opposent fermement à un plan directeur cantonal en consultation qui prévoit la construction de 50'000 logements sur 20 ans. Non seulement ces opposants, s'opposent sur des constructions de logements locatifs qui font cruellement défaut dans le canton par une pénurie de logements vacants, mais aussi en ce qui concerne l'implantation d'entreprises privées dont ces dernières génèrent des emplois et d'une augmentation de la fiscalité pour les caisses de l'état. Ce collectif égoïste de propriétaires de villa, propose que les logements soient construits dans d'autres zones que la leur. Ces derniers ne se sont pas gêner de construire là où ils sont, mais que les futurs constructions de logements leur sont acceptables, du moment que c'est chez les autres. Il est clair que si les autres font pareillement en matière d'opposition, on est reparti pour encore des décennies d'une pénurie de logements.

Des exemples d'égoïsmes collectifs on en trouve beaucoup. Surtout dans les réformes des retraites. Quand toute la majorité des électeurs sont concernés sur un futur statut de rentier, par un revenu qui leur seront versés tant par l'AVS ( caisse de retraite publique pour mes lecteurs français ) et tant par les retraites du deuxième pilier; ( retraites par capitalisation ) les réformes échouent devant le peuple. Peut-importe les conséquences futur. C'est " touche pas à mes droits ". Par contre il est plus facile de réformer les lois sur le chômage et l'assurance invalidité. Puisque il s'agit d'une minorité concernées. Les réformes dans ces cas là, ont passé la rampe dans les urnes. Si l'égoïsme collectifs est un principe cher aux socialistes, il est reste néanmoins des personnalités de la droite libéral qui font de l'égoïsme collectif lorsque sur ce qu'ils militent, les concerne directement et de façon négativement. On retrouve ces cas-là dans les libéralisations des services publiques. Quand certains de ces politiciens de droites votent ces libéralisations; ils en viennent à s'y opposer quand les bureaux de postes de leur bled ferment par soucis d'économies. Lors de la dernière campagne " poste pour tous " bien des élus de droite ( PLR ) compris se sont joints aux initiants contre la fermeture de bureaux de poste près de chez eux.

Dans le domaine postal justement, l'égoïsme collectif veut volontairement ignorer l'évolution de la concurrence, du courrier électronique des paiements par internet. Et sans parler des villages devenus " villages dortoirs " ou les bureaux de postes n'ont plus que 2 ou 3 clients par jour. Cette égoïsme collectif comme tout égoïsmes collectifs, c'est le financement du gaspillage par l'argent publique.

D.J

20:06 Écrit par Dominique Jordan dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

20/06/2011

Le commerce équitable: une bonne intention qui n'en est pas une

Je sens que je vais à nouveau prendre une volée de bois vert par les bien pensants. Mais tant pis; c'est ce qui arrive quant on flanque un grand coup de pied dans le politiquement correct. Bref venons en au commerce équitable. Ce dernier est une façon de plus pour se donner bonne conscience. Le commerce équitable veut que l'on paie au juste prix les producteurs locaux, généralement des pays pauvres ou en voie de développement qui importent leurs produits dans les sociétés occidentales. Première hérésie: les prix du marché ne se décrète pas. Dire qu'un prix est juste ou non, n'a pas de sens dans un marché libre. Un prix de vente, n'est qu'un prix qui est bien ou mal négocié par le vendeur.

L'économiste et spécialiste du développement, l'espagnole et libéral Xavier Martin i Sala, prix Juan Carlos ( un prix qui récompense tout les deux ans le meilleur économiste d'Espagne et des pays d'Amérique Latine ) et fondateur de l'association Umbele qui aide le développement des pays africains a justement étudié le commerce équitable. Selon Xavier Martin i Sala, les résultats sont plutôt mauvais. Les villages percevant une aubaine se reconvertissent dans la monoculture achetée par les entreprises bien pensantes : par suite , les prix s'effondrent et les cultures vivrières manquent.

Le commerce équitable, ne concerne que de toute façon qu'un petit pourcentage du commerce mondial. la véritable iniquité que subit les producteurs agricoles des pays pauvres: sont les subsides que touchent les agriculteurs des pays riches pour leurs exportations. Et cela même jusqu'aux étales des marchés des pays pauvres; qui ces derniers, ne peuvent rivaliser justement avec des prix cassés et garantis par les subsides que touche le producteur occidental.

Les pays pauvres ou en voie de développement, ne sont pas victimes de prix injustes selon les préceptes du commerce équitable, mais bien d'une concurrence déloyale venant des agriculteurs des pays riches. Les adeptes du commerce équitable sont souvent les mêmes qui fustigent que des légumes ou des fruits hors saisons venant souvent des pays pauvres ou en voie de développement, se trouvent sur nos étales dans les centres commerciaux. Au nom de la protection d'un soi-disant climat déréglés par les transports de marchandises à travers le monde. Deux discours deux contradictions.

Le commerce équitable, c'est rien que du flan à base de bonnes conscience virtuelles et mal placées.

D.J  

17:01 Écrit par Dominique Jordan dans Economie | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note

16/06/2011

La démondialisation pour régler un problème franco-français

Il est courant en France, d'accuser son chien d'avoir la rage pour s'en débarrasser. On se souvient, il y a 2 ou 3 ans où Nicolas Sarkozy accusait l'Euro fort d'être responsable de la chute des exportations françaises, alors qu'à la même époque, l'Allemagne avec ce même Euro fort augmenta ses exportations de 20%. Aujourd'hui toujours en France, il y a un nouveau front antimondialisation pour cacher l'échec français; qui non seulement et ce n'est pas une surprise concerne l'extrême gauche et droite, mais également dans la gauche classique et également dans les rangs de l'UMP. Dominique de Villepin en fait partie. Et la polémique s'amplifie, depuis la sortie du livre, écrit par le socialiste Arnaud Montebourg et préfacé par le dégénéré du PAF Emmanuel Todd ( dégénéré parce que dernièrement sur les plateaux TV il a simplement et sans se gêner, traité les américains  " de porcs " et Sarkozy de " Machin "  ce qui en dit long sur la crédibilité de Todd ). Surtout qu'il n'est pas économiste. Montebourg non plus. Montebourg pense trouver le salut de la France des 30 piteuses par le protectionnisme. Il pense en effet que le commerce mondial est la source de l'échec économique de la France. Montebourg, préconise entre autre des taxes jusqu'à 500% de la valeur des marchandises à l'importation au nom du climat. Il préconise une relocalisation des entreprises française à l'étranger. Ce qui risque plutôt de les inciter à rester là bas. Bref, Montebourg en plus du chômage made in France, il se préoccupe plus des effets néfastes de la mondialisation par soucis lié au climat et au carbone qu'à l'économie elle même.

 Montebourg, trouve que cela na pas de sens de pêcher des crevettes au sénégale, les conditionner aux Pays bas et les distribuer en Malaisie. " Qui ne lui a pas dit, que le consommateur paient ainsi ses crevettes meilleur marché "  Ce que Montebourg et les antimondialisations devraient penser, au même titre que ceux qui ont de l'urticaire en voyant des fraises marocaines sur nos étales suisses en hivers: que l'ont ne peut pas dire aux autres " gardés vos produits on en veut plus, mais continué à importer les nôtres ". En effets, les richesses produites en France comme en Suisse sont  beaucoup liées à l'exportation. ( 1 franc sur deux pour la Suisse ). La crise de 1930 le fut en grande partie liée au protectionnisme où les échanges commerciaux furent réduitent des trois quarts. Montebourg est ses adeptes devraient commencer par connaitre l'histoire et les causes des grandes crises. 

Le commerce mondial a sorti plus d'un milliard d'être humains de la misère. L'Afrique a connu pour la première fois de son histoire une croissance continue de 5% dans la décennie 2000-2010 grâce au commerce mondial. Le Brésil jadis tiers modiste et le pays émergeant de la nouvelle décennie. Une réalité, là où Toute les charités publiques au développement ont échoué. Si la mondialisation détruit des emplois en occident; elle en crée également ( toujours en occident ) dans les nouveaux métiers par l'innovation. La concurrence mondiale est un vrai vecteur de nouveaux produits. Les entrepreneurs et chercheurs du privés se doivent d'innover sans cesse pour rester compétitifs. En France ce nouveau front politique contre le commerce mondial ne va pas répondre aux préoccupations des français sur le chômage et la croissance. La France est victime elle même de ses problèmes. Un code du travail trop rigide, une fiscalité confiscatoire, des universités moyennement bonnes, des finances publiques catastrophiques et des dépenses élevées pour financer des grèves à répétitions et une administration publique obèse et efficace.

Quand on demande à Montebourg pourquoi les pays nordiques comme la Suède s'en sorte bien; il répond: " ce sont des petit pays " Oublie-t-il que l'Allemagne ou la Grande Bretagne sont de taille comparable ou encore les USA bien plus grand que la France, arrivent à afficher des taux de croissance supérieur à la moyenne Française et de chômage bas comme lors de la décennie 2000 juste avant la crise? Alors que la France stagnait.

En France les socialistes comme Montebourg, mais aussi Mélenchon n'arriveront jamais à admettre que le PS est responsable et cela depuis Mitterrand  de la mauvaise situation économique de la France. Le Front national est protectionniste par nationalisme et l'extrême gauche par haine du capitalisme. Reste à savoir pourquoi une frange de l'UMP rejoint le front anti-mondialiste. Certainement comme les socialistes: pour cacher la merde au chat.

Mais il est peu probable que la France en arrive à cela. Il faudrait déjà dénoncer les accords de l'OMC et d'en sortir. La France en s'isolant sur le reste du monde verra son chômage exploser par des faillites ou des délocalisations à la pelle de toute les PME dont l'exportation sont leur seul fond de commerce.

Il restera plus qu'à Emmanuel Todd d'écrire un livre ou il prédit la chute de l'empire français, après s'être cru le seul au monde à avoir prédit la chute de l'URSS. De toute façon il n'a que ça à foutre.

D.J

20:19 Écrit par Dominique Jordan dans Economie | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note

31/05/2011

Le FMI, cette grenouille

Laissons un instant les démêles judiciaires de DSK vu qu'il n'y a plus grand chose à dire et intéressons- nous plutôt à l'homme qui a dirigé le FMI depuis 2007. Beaucoup s'accordent à dire que DSK a fait du bon boulot au FMI depuis qu'il en est le directeur général.

Un bon boulot que le professeur d' économie Guy Sorman ne partage pas. Selon l'économiste, DSK a voulu remettre sur pied la machine FMI qui jette l'argent par les fenêtres tel qu'il le faisait dans les année 80, par des prêts tout azimut. DSK gonflât par la même occasion sa bureaucratie et voulant transformer ce fond monétaire en une sorte de gouvernement économique mondial.  Guy Sorman analyse les ambitions de DSK, son travail comme directeur général et les oppositions qui barra sa politique comme l'ont fait G8, le G20,  la Chine ou de l'Allemagne. Alors? DSK mauvais gestionnaire ou un incompris? Je vous laisse juge après lecture.

Le FMI, cette grenouille. Par Guy Sorman, http://gsorman.typepad.com/

 Oublions la situation personnelle de DSK et intéressons-nous plutôt à ce qu'il a fait du FMI. Il est généralement loué pour avoir redynamisé cette institution et l'avoir placée au coeur de la crise financière mondiale depuis 2008. Cet activisme qui servait sa notoriété personnelle, contrastait avec la discrétion de ses prédécesseurs français comme Michel Camdessus et Jacques de Larosière. Ceux-ci avaient réorienté le FMI de sa fonction ancienne de prêteur aux Etats menaçant ruine vers un nouveau métier de conseil aux gouvernements. Avant DSK, le FMI avait  donc cessé d'être le pompier chargé d'éteindre les incendies et de prêter à fonds généralement perdus : s'inspirant des théories monétaristes, les économistes du FMI convertissaient peu à peu les dirigeants des pays pauvres à mieux gérer leurs finances en amont, en particulier grâce à la création de banques centrales indépendantes. Le décollage des pays pauvres, Afrique incluse, dans les années 1990, dut beaucoup à ces bons conseils qui firent quasiment disparaître l'hyperinflation de notre planète. Naguère contesté dans son rôle de prêteur de dernier recours à des chefs d'Etat peu fiables (Boris Eltsine, Moubarak), le FMI avait gagné l'estime générale dans cette nouvelle fonction de conseiller. Au désespoir tout de même d’un grand nombre des fonctionnaires du FMI, environ dix mille, privés d'utilité réelle. Kenneth Rogoff, qui fut l'économiste en chef du FMI, avant  l’ère DSK, estime que l'organisation a, en réalité, besoin de trois cents économistes qualifiés, guère plus.

 

DSK  , au contraire, avait choisi  d’en revenir au passé : il s'est  ainsi attaché l'affection du personnel en restaurant le FMI comme vaste bureaucratie internationale . Crise ou pas crise, et politicien avant tout, DSK voyait grand. La crise fut une aubaine : DSK essaya de positionner le FMI en gouvernement économique mondial. Bloqué par les Américains, les Chinois  et les Allemands, il n'y parvint pas mais, grâce à un lobbying actif, il obtint le renforcement de ses ressources. Sous DSK, le FMI prospéra. Au bénéfice de qui ? De l'institution  et de son Directeur général. Mais contribua-t-il à résoudre, voire à limiter, la crise financière mondiale ? DSK aurait voulu prêter tous azimuts aux pays en difficulté : à l'exception de petits pays comme la Hongrie, cela lui fut justement refusé par le G8 et le G20. Les gouvernements  se sont opportunément souvenus que les prêts du FMI sont rarement remboursés et qu’ils perpétuent donc les  vices et causes  de la faillite.

Faute de prêter directement, DSK aura beaucoup encouragé les gouvernements et les banques centrales à secourir les pays  les plus mal gérés, la Grèce en particulier. Or, on savait au FMI depuis des années que les comptes grecs étaient truqués : regonfler les Etats voyous par des prêts de faveur, ce fut la politique du FMI dans les années 1980, avec laquelle DSK voulait bizarrement renouer. Certes, le FMI posait  ( et pose toujours) des conditions à ses prêts mais ces conditions n'étaient jamais respectées (sauf par des gouvernements très sérieux comme la Corée du Sud et la Turquie) et le FMI n'avait aucun moyen de les imposer.

Au total, on comprend comment le management du FMI par DSK servait DSK et sa bureaucratie : on ne voit pas en quoi il conduisait vers un régime financier mondial plus rationnel ? Et DSK, politique oblige, n'osa jamais s'attaquer aux manipulations du Yuan par le gouvernement chinois, bien qu'il s'agisse là d'un facteur essentiel des déséquilibres mondiaux.

Si Milton Friedman était encore des nôtres, il rappellerait comme il le faisait déjà dans les années 1970, que le FMI fut créé en 1945 pour empêcher les dévaluations compétitives des années 1930 : près d'un siècle plus tard, ce problème n'existe plus et le FMI est avant tout une bureaucratie en quête désespérée d'une mission. Après DSK, doutons que le FMI soit réduit aux trois cents économistes souhaités par Rogoff : mais espérons que cette grenouille cesse d'enfler.

 

                                                                                       Guy Sorman

 

 

19:52 Écrit par Dominique Jordan dans Economie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

19/05/2011

Islam et capitalisme, amis ou ennemis ?

Pourquoi le monde arabe qui jadis dominait l'occident par sa supériorité scientifique,technologique et économique, fut par la suite dépassé par ce dernier à l'aube du XIIème siècle lors de la naissance à Gène du capitalisme? Pourquoi ce monde arabe, qui non seulement fut dépassé par l'occident a il également décliné en restant en retard sur son voisin occidental? Guy Sorman, économiste spécialisé dans l'économie du développement, analyse les faits historiques des ces deux mondes  que sont le monde arabe et l' ccident et de le rapport entre leur religion qui fut d'une manière influente, mais pas toujours et pas forcement déterminante sur leurs évolutions économiques. Il remet entre autre certaine idées reçues sur le rôle ou le non rôle de l'islam vis-à-vis du développement économique des pays musulmans et arabes.

 Le texte est un peu long; mais cela vaut le coup d'oeil. Bonne lecture.

Islam et capitalisme, amis ou ennemis? Par Guy Sorman.  

Dès l’arrivée à l’aéroport du Caire, on comprend que l’Egypte n'est pas un état de droit. Le voyageur désorienté fera la queue pour montrer son passeport à la douane ; après une longue attente, il constatera qu’il a attendu pour rien, le douanier l’enverra vers un autre guichet à l’extrémité de l’aéroport, pour acheter un visa d’entrée. Le prix officiel est de 15 $ : si vous donnez un billet de 20, n’espérez pas de monnaie. Demandez un reçu, vous n’en aurez pas. Vous retournerez ensuite faire la queue, où seuls les étrangers attendent en rang : la plupart des Egyptiens doublent, réclament et obtiennent un traitement de faveur. Les Egyptiens les plus importants font ouvrir la file d’attente par un assistant qui transgresse des règles inexistantes. Bienvenue dans un monde chaotique, plus chaotique encore depuis la révolution du 25 janvier 2011 : la police honnie a déserté les rues. À partir de cette simple expérience, n’importe quel observateur comprendra pourquoi il est difficile d'entreprendre dans le monde arabe : l’individu passe avant la loi. Une personnalisation de la loi qui va à l’encontre des principes de toute société libérale.

Cette anecdote de l’aéroport nous renvoie au début du XIXè siècle. En 1829, le Pasha d’Egypte, Mohamed Ali, avait envoyé en France une mission de reconnaissance : un groupe de jeunes princes appartenant à la classe dirigeante fut chargé d’étudier comment Bonaparte avait si facilement envahi et écrasé l’Egypte, quelques années plus tôt. Cette invasion, en 1799, avait révélé à un monde arabe abasourdi son retard scientifique, économique et militaire. Ces princes égyptiens furent plus intéressés par la vie nocturne parisienne que par les sciences. Mais ils étaient chaperonnés par un jeune imam fort subtil, Rifaa Al Tahtawi. Rifaa avait à peu près le même âge qu’Alexis de Tocqueville à la même époque. Tous deux avaient choisi de voyager vers l'Ouest pour explorer l’avenir : la démocratie pour Tocqueville, la science pour Rifaa. Tous deux rapporteraient leurs découvertes et deviendraient d’influents hommes d'Etat.

Au début de son livre, L’or de Paris, Rifaa décrit comment, à son arrivée à Marseille, il entre dans un café : le café, passion partagée des deux côtés de la Méditerranée. Mais un café de Marseille, écrit Rifaa, a peu à voir avec un café du Caire. « Combien je fus surpris », écrit Rifaa, « qu’à Marseille un serveur vienne prendre ma commande sans que je le sollicite. ». Rifaa se voit rapidement servir un café fort convenable. On lui apporte l’addition, le prix est bien celui qui est affiché à la porte du café. « Pas de marchandage », dit Rifaa. Le caissier lui rend la monnaie exacte. « Je rêve du jour », conclut Rifaa, « où les cafés du Caire suivront les mêmes règles prévisibles que les cafés de Marseille ». Dès ce premier pas sur le sol français, il avait compris pourquoi l’Egypte n’était pas un pays moderne. Deux siècles plus tard, les seuls cafés égyptiens qui respectent des règles fiables sont Starbucks et MacDonald’s.

L’Egypte étant une nation arabe et musulmane, devrait-on accuser la civilisation arabe ou la religion musulmane d’être à l’origine d’une économie toujours dysfonctionnelle ? Rifaa avait son explication : fervent musulman, il considérait que l’Islam incarnait la Justice et la France la Science. Les Egyptiens devaient donc associer Science française et Justice musulmane pour se libérer de la pauvreté et devenir aussi modernes que les Occidentaux : cette ambition de Rifaa allait guider sa vie. De retour en Egypte après sept ans en France, il devint le conseiller du Pasha, l’équivalent d'un Premier ministre, pendant vingt ans. Afin de réconcilier Islam et Science, il fit traduire en arabe la plupart des ouvrages scientifiques français. Il fonda les premiers journaux arabes et, plus remarquable, ouvrit des écoles pour les interprètes et les jeunes filles. L’éducation des femmes, selon Rifaa, était la clé d’une société à la fois moderne et pieuse : les jeunes filles éduquées pourraient travailler et lire le Coran. Rifaa était contre le voile, « non prescrit par le Coran », et tout au long de sa carrière il dut affronter l’hostilité des musulmans conservateurs. Les controverses, qui aujourd’hui encore divisent les musulmans, modérés contre fondamentalistes, existaient déjà. Ces réformes de Rifaa ont inauguré l’ère de la modernisation en Egypte et dans tout le Moyen-Orient. À la fin du XIXè siècle, Le Caire, Damas ou Istanbul commençaient à ressembler aux villes européennes, avec l’électricité, des équipements sanitaires, des universités, des journaux indépendants. Pourquoi cette « Renaissance arabe » ne permit-elle pas aux pays musulmans de rattraper leur retard sur l’Europe occidentale, comme ce fut, par exemple, le cas du Japon ?

Parmi toutes les hypothèses – religieuses, culturelles, coloniales, politiques – on soulignera la faiblesse des institutions publiques. Le Pasha d’Egypte, comme les sultans ottomans d’Istanbul, étaient disposés à importer les sciences, l’industrie, l’équipement militaire, mais pas à accepter un état de droit. Rifaa échoua à convaincre le Pasha d’adopter une Constitution sur le modèle français, qui aurait limité son pouvoir absolu. Le Pasha sur l’état de droit s’opposa à Rifaa et c’est probablement pour cela que le chaos règne toujours à l’aéroport du Caire. Cela explique aussi pourquoi les leaders de la Révolution de 2011 exigent une vraie Constitution.

Pourquoi fallut-il que Rifaa aille chercher les sciences, le progrès et la modernité dans la France de 1829 ? Pourquoi le monde musulman avait-il tant de retard sur l’Europe chrétienne ? Après tout, cela n’était pas le cas jusqu’au XIIè siècle : la civilisation musulmane semblait alors plus éclairée que la civilisation occidentale. L’économiste Angus Maddison a montré que jusqu’au XIIè siècle, le revenu par individu dans le Moyen Orient musulman était largement supérieur au revenu européen. Que s’est-il passé pour que la hiérarchie économique entre les deux mondes s’inverse ? Les économistes contemporains peinent à trouver les origines de ce que l‘historien turc Timur Kuran appelle la « Longue Divergence ». D’un point de vue religieux, les Musulmans semblaient bénéficier d'un avantage économique : l’Islam est la seule religion fondée par un marchand, et Mohamed était marié à une femme d'affaires. Les Arabes étaient commerçants par tradition : le Coran ne tarit pas d’éloges envers les marchands prospères et l’accumulation des richesses. La seule obligation sacrée pour ces entrepreneurs est de payer une taxe de 2,5% sur le revenu, le Zakat, à la communauté, pour contribuer à la solidarité collective. Selon le Coran, la propriété privée est aussi sacrée que les richesses accumulées. Un tel éloge de l’esprit d'entreprise est en contradiction totale avec le mépris évangélique pour la richesse : pensez à Jésus chassant les marchands du Temple. Les Musulmans semblaient bénéficier d’un avantage décisif, probablement vrai jusqu’au tournant du XIIè siècle, date de la naissance du capitalisme en Italie. 

Avner Greif, économiste à Stanford, a décrit, en s’appuyant sur les archives médiévales de Gênes et du Caire, la façon dont cette invention du capitalisme a inversé les relations économiques entre le Proche-Orient et l’Europe Occidentale. Au début du XIIè siècle, le commerce maritime en Méditerranée était dominé par deux groupes, les familles de Gênes et les Maghrébins basés au Caire, en fait des juifs originaires de Bagdad. Ces Maghrébins respectaient les traditions et les lois arabes : ils étaient de religion juive et de culture arabe, comme les ashkénazes d'Europe Centrale qui appartenaient à la religion juive et la culture allemande. Greif a montré comment au cours du XIIè siècle les Génois ont progressivement dépassé les Maghrébins, grâce à la création de nouvelles institutions juridiques, comme les banques, les lettres de change, les sociétés anonymes. À Gênes, le commerce s’est développé entre individus, non entre communautés. Chacun s’engageait par un contrat signé et empruntait non pas sur la foi de ses origines mais en présentant de solides garanties. Les grandes entreprises de Gênes n’étaient pas familiales mais corporatives : ces sociétés anonymes prenaient tous les risques. Les réseaux maghrébins, eux, restaient ancrés dans la solidarité familiale et communautaire. De tels liens étaient par nature fragmentaires : s’ils étaient défaits, il n’y avait aucun moyen légal de les renouer. Les marchands génois devinrent alors capables d’accumuler davantage de capital pour constituer des entreprises plus risquées et plus rentables ; les Maghrébins furent évincés du marché.

Pourquoi les Maghrébins n’ont-ils pas adopté les institutions génoises ? Selon Greif, ces institutions génoises, capitalistes et modernes, contredisaient les valeurs arabes. Dans la société chrétienne et européenne de Gênes, ancrée dans un passé gréco-romain, les individus étaient liés non par le sang mais par des contrats valides, à commencer par le contrat de mariage. C’était l’opposé en Orient, particulièrement dans le monde arabe. Chez les Maghrébins, l’individu n’existait pas en-dehors de la communauté. On ne concluait rien en-dehors de la famille. Les femmes maghrébines n’avaient aucun droit, elles appartenaient à leur mari et leur famille. Le statut des femmes, observe Greif, suffit à distinguer le monde occidental individualiste de l’Orient communautaire. La culture peut ainsi être interprétée comme étant le facteur déterminant de l’Etat de droit en Occident. Les institutions occidentales, du crédit à la démocratie, sont des substituts établis à la place de la famille communautaire ou tribale, le lien rationnel entre les individus remplaçant les liens du sang.

Dans la théorie de Greif, la culture  ou les normes sociales l'emportent clairement sur la religion en soi. Les Génois étaient autant des héritiers de la culture gréco-romaine que des Chrétiens. Ils n’ont pas attendu de devenir protestants pour découvrir l’éthique du capitalisme : la célèbre théorie de Max Weber, publiée en Allemagne en 1900, qui établit un lien entre les origines du capitalisme et l’éthique protestante, est donc fausse. Le même Max Weber écrira plus tard que les Chinois ne deviendraient jamais des entrepreneurs car ils étaient confucianistes. La culture communautaire juive maghrébine étant partagée avec la culture arabe musulmane, on peut en conclure que la foi ne fait pas la différence économique : la culture semble avoir plus d’impact que la religion.

Greif apporte ainsi un début de réponse à la Longue Divergence entre les Arabes et l’Occident. Cette hypothèse culturelle n’est cependant pas suffisante. Pourquoi les Maghrébins puis les Arabes musulmans n’adoptèrent-ils pas les nouvelles institutions capitalistes, dès l'instant qu'elles s'avéraient plus efficaces ? Timur Kuran estime avoir trouvé, non dans le Coran (dicté par Dieu à Mahomet), mais dans la Sharia, la loi musulmane écrite par des légistes, une explication alternative à la Longue Divergence.

Les Arabes du Moyen-Orient, remarque Timur Kuran, citent souvent la colonisation européenne comme raison de leur pauvreté. Les colons européens, en effet, ont freiné le développement arabe. Un exemple significatif est l’industrie textile égyptienne au XIXè, que les britanniques ont détruite en imposant des droits de douane protectionnistes. Mais auparavant, pourquoi les Arabes furent-ils colonisés ? La colonisation, dit Kuran, fut la conséquence et non la cause de la faiblesse de l’économie arabe. La véritable origine de la colonisation commence avec la Longue Divergence et Timur Kuran devine l’origine de cette Divergence dans la Sharia.

À l’origine, cette loi islamique était loin d’être hostile au progrès. L’Islam étant favorable aux affaires et à la justice sociale, la Sharia a tenté de lier les deux à travers des règles de droit souples et en facilitant la création d’œuvres de charité, qui existent toujours, les Waqf. Avant l’émergence du capitalisme occidental, beaucoup d’institutions islamiques se révélèrent efficaces, comme le bazar pour faciliter l’échange, l’arbitrage par des experts islamiques, des services sociaux financés par le Zakat, ou les Capitulations, qui permettaient aux Ottomans de choisir le système légal - islamique ou non - sous lequel leurs affaires personnelles et économiques seraient gérées. La Sharia est devenue contre-productive, non pas parce qu’elle était anti-libérale, ce n’était pas le cas, mais seulement après que le modèle occidental se soit révélé plus efficace. C’est donc par contraste et a posteriori, en raison des transformations progressives ailleurs, que la Sharia, d'un atout, est devenue un handicap. Le plus révélateur de ces handicaps, selon Timur Kuran, fut le partenariat islamique, par contraste avec les sociétés anonymes occidentales. Selon la Sharia, le partenariat islamique n’est pas une entité légale. Il disparaît avec la mort de l’un des partenaires. Ce partenariat éphémère, qui s’était montré productif au Xè siècle, cessa de l'être au XIIè : la taille du marché avait évolué, de nouveaux concurrents mieux armés étaient apparus. Une autre loi islamique, pleine de bonnes intentions au départ, est devenue contreproductive : les lois sur l’héritage. Comme le Coran autorise la polygamie, la Sharia exige qu'après la mort du mari, sa fortune soit équitablement divisée entre ses veuves et ses enfants. Cette mesure est juste, mais elle divise le capital. La justice sociale fondée sur la Sharia défavorise donc l’accumulation du capital, qui fut au contraire la règle en Europe occidentale. Dans la loi romaine qui domina l’Europe jusqu’au XIXè, le fils aîné héritait de la fortune de son père. De même, le Waqf, si célébré à l'origine, s’est révélé contreproductif. Selon la Sharia, tout argent donné à une œuvre de charité est détaxé : une bonne intention détournée par d’astucieux marchands musulmans qui créèrent des œuvres de charité pour échapper aux impôts. Cette fraude fiscale justifiée par la Sharia a empêché les institutions publiques de prospérer comme en Occident. L’état de droit a besoin d’un État minimum que les royaumes arabes et l’Empire ottoman ne furent jamais capables de construire, par manque d’une base fiscale stable. De plus, l'objet social du Waqf est valide éternellement, ce qui interdit toute adaptation à une société en mouvement, rendant souvent ces œuvres de charité inutiles.

La littérature économique fait grand cas de la prohibition par la Sharia des intérêts sur les prêts : c’est la contradiction entre Islam et capitalisme la plus souvent citée. En réalité, elle n’est pas significative. Les légistes de la Sharia, depuis le XIIè siècle, ont autorisé des « honoraires » sur les prêts, qui contournent l’interdiction des intérêts. C’est toujours le cas : les banques islamiques suivent les mêmes règles que les banques non islamiques, seulement sous une appellation différente.

Une autre preuve persuasive de l’importance des institutions comme origine de la Longue Divergence est la comparaison du destin économique de différentes communautés du Proche-Orient. La ville d’Alexandrie semble être le meilleur exemple, car ses habitants, appartenant à un vaste échantillon de cultures et de religions, étaient autorisés à choisir le système légal selon lequel ils pouvaient entreprendre. Ceux qui adoptèrent les lois occidentales du capitalisme, dont certains marchands arabes, virent leurs richesses rapidement augmenter, par contraste avec ceux qui demeuraient contraints par la Sharia. 

Kuran éclaire sans aucun doute les origines historiques de la Longue Divergence. Mais, depuis la fin du XIXè, tous les entrepreneurs musulmans ont adopté les institutions du système capitaliste occidental. Comme le disent les légistes musulmans, le capitalisme occidental est « compatible avec la Sharia ». Malgré cette reconversion, les Musulmans restent globalement plus pauvres que les Occidentaux. Existe-t-il une raison cachée à ce que les Musulmans, et parmi eux les Arabes en particulier, ne rattrapent pas le reste du monde ? Nous attendons toujours qu’un Tigre économique arabe, comparable aux Tigres asiatiques, rugisse. Peut-être une raison proprement islamique expliquerait cette torpeur du monde musulman : la loi d’apostasie. Selon la Sharia, un Musulman qui rompt avec l’Islam devient un apostat qui peut être puni de mort. Mais qu’est-ce que l’apostasie ? Les érudits autoproclamés, tout autant que les imams désignés par le gouvernement, sont totalement libres d’interpréter la Sharia : il n’y a pas d’autorité centrale théologique dans l’Islam Sunni. On ne trouve d’autorité théologique que dans le régime Shia théocratique d’Iran. N’importe quel imam Sunni peut donc prêcher une lecture extensive de l’apostasie. Cette règle pourrait dissuader, (hypothèse émise par Kuran), de nombreux Musulmans d’innover. Le risque d’apostasie peut être considéré comme un obstacle à l’entreprise. Ceci n’est pas facile à prouver, mais les sociétés musulmanes sont peut-être plus hantées par le risque de l’innovation que par la tentation d’innover.

Voici pour les origines, mais en notre temps, les causes politiques et idéologiques ont pris le relais de ces hypothèses culturelles et religieuses. Le Coran et la Sharia ne suffisent plus à expliquer pourquoi les nations musulmanes peinent à rattraper leur retard. Il faut désormais se tourner vers l’histoire moderne. Dans presque tous les pays arabes, le gouvernement, pas l’Islam, se révèle être le pire ennemi du capitalisme. Aucun pays arabe n’a de gouvernement démocratique. Très peu de pays musulmans non arabes sont des démocraties. Il se trouve par contraste que la Malaisie et l’Indonésie, loin du monde arabe, et fortement influencées par les valeurs asiatiques, sont les plus proches de l’état de droit et les plus proches de rattraper le capitalisme mondial. C’est aussi le cas d’un autre pays musulman mais non arabe, la Turquie, qui devient démocratique et développée. Les gouvernements forts, habituellement despotiques, qui dominent les Arabes, n'ont trouvé ni leur origine ni leur légitimé dans l’Islam : tous découlent des guerres de décolonisation des années 60. Tous ont emprunté leur rhétorique nationaliste à l'Occident. Nombre d’entre eux ont emprunté leur modèle économique socialiste ou étatique à l'Occident et pas à la tradition islamique. Tous ces pays musulmans furent colonisés par des Européens : les Français, les Britanniques, les Hollandais, les Russes. Cette colonisation a généré des sentiments anti-occidentaux et anti-capitalistes qui n’ont pas totalement disparu.

La décolonisation n’alla pas non plus sans heurts. Elle engendra de violents affrontements, voire des guerres. Cette histoire récente a conduit les militaires qui se battaient pour l’indépendance, presque partout au pouvoir. Dans les pays où l’armée ne détient pas légalement le pouvoir, elle n'est pas loin derrière des gouvernements fantoches, qu’il s’agisse d’une monarchie comme le Maroc ou d’une République comme l’Egypte ou l’Algérie. Ces gouvernements « nationalistes » ne sont pas disposés à laisser les entrepreneurs en liberté ni à établir un état de droit qui limiterait leur pouvoir. De plus, l’indépendance arabe fut conquise à une époque où l’Union Soviétique était influente et où le socialisme apparaissait comme le chemin le plus rapide vers la prospérité. Les gouvernements arabes  furent donc tentés, au nom du progrès, de confisquer la propriété privée, d’éradiquer la bourgeoisie entreprenante, des créer des monopoles d’Etat. La tentation fut d’autant plus grande quand les ressources naturelles pouvaient être nationalisées : pétrole, gaz, phosphate, cuivre. Au nom de l’indépendance nationale et de la rationalisation économique, toute la richesse put ainsi être concentrée entre les mains de l’armée et de la bureaucratie dirigeante. La modeste culture capitaliste arabe qui avait éclos au Proche-Orient, même pendant la colonisation, fut écrasée à partir des années 1960.

Après la chute de l’Union Soviétique et après que le socialisme se soit révélé moins efficace que le libéralisme, les gouvernements arabes commencèrent à redynamiser le marché, sans pour autant totalement abandonner leur autorité tyrannique. Cette tentative de trouver un compromis a donné naissance à ce que les économistes décrivent comme le « capitalisme des copains ». Aujourd’hui, cette forme de capitalisme domine le Proche et Moyen-Orient musulman. Pour un individu, le plus court chemin vers la richesse, du Maroc au Pakistan, est de rester proche de l’élite dirigeante pour obtenir un monopole. Les profits seront ensuite partagés entre l'entrepreneur courtisan et les bureaucrates. Ceci est connu sous le nom d’économie de rente. Obtenir une rente est plus profitable que de rechercher l’innovation dans un environnement concurrentiel. La rente est la plus attrayante dans les pays dotés d’importantes richesses naturelles comme le pétrole et le gaz. Non seulement la rente remplace l’innovation, mais ces pays souffrent aussi de la « malédiction des ressources naturelles » : rien n’incite à travailler et à diversifier l’économie locale. La seule diversité parmi les pays arabes produisant du pétrole et du gaz se trouve dans la redistribution : des Royaumes comme les Émirats du golfe et le Royaume Saoudien tendent à redistribuer plus que les Républiques - qui n’ont de républicain que le nom - comme l’Algérie ou la Libye. Pour cette raison, les Royaumes semblent mieux résister que les Républiques lorsqu’ils sont confrontés à des révolutions : ils sont en quelque sorte plus légitimes car ils partagent une partie de leurs profits. Ainsi, chaque Saoudien ou Koweitien est devenu un rentier de fait, ce qui laisse peu de place à l’esprit d’entreprise. Avec 13 000 $ par an de revenu par habitant, les Saoudiens, qui laissent les immigrés travailler à leur place, ne se portent pas trop mal. Mais il ne feront jamais mieux.

Ce capitalisme des copains se révèle à tous les niveaux : en Egypte, au Maroc ou en Algérie, il est possible de devenir un grand entrepreneur grâce à des relations avec le pouvoir, ou un modeste entrepreneur grâce à la corruption de petits bureaucrates. L’Egypte est un exemple éloquent de ce modèle. Au sommet, des soi-disant privatisations ont transféré, dans les années 1990, les monopoles de l’État vers le privé. Mais les nouveaux entrepreneurs privés sont en général des membres de la famille de l'ex-président Mubarak, ou des officiers supérieurs. En bas de l’échelle, l’économiste Hernando de Soto a calculé le nombre de jours qui sont nécessaires pour obtenir le droit d’ouvrir une petite boulangerie au Caire : presque deux ans. À chaque étape de l’éprouvant processus, l’aspirant boulanger doit graisser la patte d’un bureaucrate. Quand le magasin ouvre enfin, le boulanger doit payer la police locale pour être protégé. Quelle que soit la taille de l’entreprise, le modèle reste le même. L’échec de Rifaa à établir un état de droit en Egypte se ressent encore, expliquant la croissance lente, le chômage massif et le vaste secteur informel où l’Égyptien moyen lutte pour vivre.

Au-delà de ces contraintes bureaucratiques anti-capitalistes, les gouvernements autoritaires génèrent des normes sociales qui nuisent tout autant au capitalisme. Au Maroc, des études ont comparé le management d'entreprises marocaines et européennes. Le patron marocain a un bureau plus grand, de nombreux assistants, des secrétaires et des chauffeurs. Il est autoritaire : son pouvoir et les signes de son pouvoir ont plus d’importance que les bénéfices : c'est qu'il imite le roi et sa cour.

Cette influence du gouvernement sur le capitalisme est bien illustrée par l’histoire contemporaine de la Turquie. Au début du XIXè siècle, quand le sultan d’Istanbul, comme le Pasha égyptien, découvrit le retard qu’avait pris l’Empire Ottoman, il essaya aussi d’importer la « science occidentale » : les techniques militaires occidentales, mais pas les institutions. L’Empire Ottoman sombra dans la pauvreté, dit l’économiste turc Evket Pamuk, car la préoccupation dominante du sultan avait toujours été de prévenir l’émergence d’un quelconque pouvoir distinct de sa Cour. La naissance d’une bourgeoisie occidentalisée était sa plus grande crainte. « L’Islam », avance Evket Pamuk, ne nous apprend rien sur le retard ottoman : « l’obsession du pouvoir politique chez les dirigeants d’Istanbul est une explication suffisante pour comprendre l’économie ottomane ».

Quand l’Empire Ottoman devint la République turque en 1921, peu de choses changèrent. Le fondateur de la République, Mustapha Kemal, fasciné par le modèle italien fasciste alors en vogue (les Frères Musulmans égyptiens, fondés en 1924, copièrent aussi l’organisation fasciste), décida « qu’il n'existait pas d’esprit d’entreprise chez les Turcs. » Selon Kemal, il revenait donc au gouvernement de remplacer l’entrepreneur ou de choisir ceux qui méritaient de créer une nouvelle entreprise : une nouvelle bourgeoisie d’Etat. Sous le régime Kemaliste, qui devint une dictature militaire après la mort de Kemal (1938), l’économie turque progressa peu mais un petit groupe d’entrepreneurs avec un solide réseau politique s’enrichit énormément. Pamuk a raison : l’Islam ne peut être rendu responsable des faibles résultats de l’économie turque, alors que la religion était réprimée par la nouvelle République laïque : sous le régime Kemaliste, aucun citoyen ouvertement musulman ne pouvait accéder à un poste important dans l'administration, l’armée, ou comme entrepreneur. La Turquie moderne a commencé à prospérer uniquement quand un leadership ouvertement musulman a pris le pouvoir et libéré le marché. Le premier pas fut franchi en 1987 quand Turgut Özal, économiste de la Banque Mondiale, s'attaqua au déficit public et à l'inflation. Özal n’était pas seulement un économiste libéral mais un musulman dévot. Il ouvrit la voie à la victoire électorale du parti musulman aujourd’hui au pouvoir (AKP – Parti de la Justice et du Développement) en 2002. Depuis que ce Parti dirige, la transformation économique de la Turquie est exceptionnelle. Le budget de l’Etat est équilibré, les prix stables, le libre-échange règne, les monopoles de l’Etat et le « capitalisme des copains » ont été sévèrement contenus. L’état de droit en Turquie est imparfait mais il s’est rapproché des critères de l’Union européenne. Le taux de croissance turc est ainsi devenu l’un des plus élevés au monde, en moyenne 8% par an, pas loin des records de l’Asie de l’Est. Le revenu moyen par habitant est plus élevé que celui de l’Arabie saoudite, et la Turquie n’a pas de pétrole.

Derrière cette success story turque se cache une nouvelle génération d’entrepreneurs de la partie anatolienne du pays. Ces entrepreneurs sont des Musulmans dévots et conservateurs, mais pas des extrémistes ; ils ne sont pas en faveur d’une islamisation de la société turque, ce que ni les turcs laïcs d’Istanbul ni l’armée ne toléreraient de toute façon. Ces « Tigres de l’Anatolie » ne cessent de nous surprendre : on s'explique mal leur émergence comme moteur de la modernité turque. Lorsqu’on les interroge, ils ont leur propre syndicat patronal musulman, les entrepreneurs d’Anatolie insistent sur les valeurs de travail et familiales inhérentes à leur religion. D’autres invoqueront les traditions locales de l'Anatolie, carrefour entre l’Asie et l’Europe à l’époque de l’Empire Ottoman. Evket Pamuk, lui-même turc laïc, préfère se concentrer sur des facteurs empiriques comme le faible niveau des salaires en Anatolie, combiné avec la proximité d’une vaste marché européen. La Turquie exporte aujourd’hui 25% de sa production, contre 3% en 1980. Quelles que soient les raisons derrière cette percée anatolienne, l’Islam est peut-être un facteur neutre mais certainement pas négatif. On ne peut pas nier que la position favorable du Coran envers le commerce et l’entreprise renforce l’esprit libéral qui règne aujourd’hui en Turquie. Ce modèle turc s’étendra-t-il à ses voisins arabes ? En réponse à cette question, les révolutions arabes du printemps 2011 ouvrent un nouveau chapitre.

Les révolutions arabes ont commencé en janvier 2011 en Tunisie, suivie par l’Egypte. Les manifestations ont rassemblé des millions de personnes, sans crainte de la police ni de l’armée. Après une première tentative de contenir les foules, qui a fait des centaines de morts dans les deux pays, l’armée a décidé de se ranger du côté des manifestants. Le président tunisien s’est exilé, le président égyptien a été inculpé pour corruption. Des élections libres ont eu lieu, tous les partis politiques ont été autorisés à se présenter, dont les partis islamistes jusqu’alors interdits, de nouvelles Constitutions seront rédigées. Ces révolutions tunisienne et égyptienne ont ébranlé tout le monde arabe. Tous les gouvernements ont réagi en promettant des réformes démocratiques. Seuls les dirigeants de Libye et de Syrie sont entrés en guerre civile contre leur peuple. Il est trop tôt pour savoir quelle sera l’issue de ces révolutions. Mais, elles ont déjà profondément transformé le monde arabe et ce que l’on croyait en savoir. Par-dessus tout, l’étincelle qui a enflammé les révolutions arabes était totalement inattendue. Depuis de nombreuses années, des intellectuels arabes exigeaient la démocratie, ce qui les a d’ordinaire conduits en prison ou à l’exil, sans aucun impact sur les despotes au pouvoir. Dans le même temps, les gouvernements occidentaux soutenaient ces despotes arabes comme s’ils étaient un rempart contre le risque majeur d’un coup d’Etat islamiste.

En  décembre 2010, un jeune Tunisien s’immolait par le feu parce qu’un policier avait confisqué sa carriole de fruits et de légumes : Mohamed Bouazizi avait un diplôme universitaire mais n’avait jamais pu trouver un emploi décent, ce qui est souvent le cas des jeunes Arabes lettrés. Bouazizi avait tenté de gagner sa vie en cueillant des fruits et des légumes. Il ne s’était pas enregistré auprès des autorités locales et n’avait pas de documents officiels. En clair, Bouazizi n’avait pas donné sa part à la police locale. Le suicide de Bouazizi, qui mourut quelques jours plus tard, fut l’étincelle qui fit descendre le monde arabe dans la rue : des millions d’Arabes pouvaient s’identifier à lui, un modeste entrepreneur. Il rappelle un autre martyr, Jan Palach, étudiant tchécoslovaque qui s’était immolé par le feu à Prague en 1969, puis devint le symbole de la Révolution qui allait détruire l’Empire soviétique. La frustration économique fut clairement le point de départ des révolutions arabes : les foules qui firent tomber le despote égyptien étaient majoritairement constituées d’étudiants des universités du Caire et d’Alexandrie, qui avaient  peu d'espoir de trouver un travail, sinon à l’étranger. L’exigence de libertés économiques autant que de droits politiques fut le moteur de ces révolutions.

On peut se demander pourquoi nul, dans les gouvernements arabes comme dans les gouvernements occidentaux, n’avait anticipé ces Révolutions. C'est que personne ne prêtait la moindre attention à Bouazizi et à ses pairs. Toute l’attention était concentrée sur les leaders démocrates et surtout sur les mouvements islamistes interdits. Peu de spécialistes de l'Islam envisageaient des Révolutions démocratiques, populaires, non violentes. La police ne consultait pas Facebook, le réseau social qui a joué un rôle décisif dans la mobilisation des rebelles. Des manifestations Facebook avaient déjà été tentées en Egypte, mais sans succès : le 25 janvier 2011, cela a marché grâce à la mort emblématique de Bouazizi. Il était impossible de contrer la combinaison des deux éléments. Qu’en est-il alors des mouvements islamistes, comme celui des Frères Musulmans, si craints en Occident ? Ils n’ont pas initié les Révolutions, ils ne les ont pas influencées, mais ils les ont rejointes après qu’elles ont fait preuve de leur succès. Au cours de ces soulèvements populaires, aucun slogan islamiste ne fut proféré, aucune banderole islamiste ne fut brandie et l’on ne vit brûler aucun drapeau israëlien. Quand les élections auront lieu, des nouvelles Constitutions seront rédigées, de nouveaux gouvernements seront établis, les organisations musulmanes joueront un rôle politique : on peut s’attendre à ce qu’elles restent minoritaires et leur modèle sera plus probablement l’AKP turc qu’Al Quaida.

Le message des Révolutions arabes est clair : les Arabes, Musulmans ou non, hommes et femmes, ne veulent plus être tenus à l’écart du reste du monde. Les étudiants égyptiens de la place Tharir au Caire,  en anglais et en français, ont dit qu’ils voulaient la démocratie et la mondialisation, non l’islamisation. Ces jeunes sont les enfants de Rifaa El Tahtawi, pas les héritiers de El Banna, fondateur des Frères Musulmans, ni de Sayyid Qutb, l'inspirateur d’Al Quaida. L’Occident doit réviser ses préjugés sur le monde arabe. Le « printemps arabe » de 2011 met un terme à ce que Edward Said, professeur palestinien à Princeton, appelait « l’orientalisme ». L’orientalisme est cette vision erronée des Arabes, considérés comme « différents ». Ironie du sort, les seuls non orientalistes en Occident étaient les néo-conservateurs américains, qui ont toujours considéré que le monde musulman méritait la démocratie et la prospérité par le capitalisme.

La transition entre les anciens régimes autoritaires et l’état de droit sera chaotique, car nulle part l’armée ne renoncera aisément à ses privilèges. L'avenir économique est peut-être plus prévisible, car presque tous les partis politiques du monde arabe se révéleront favorables au libéralisme. On trouve encore quelques partis socialistes au Maroc ou en Tunisie, où l’influence française a laissé son empreinte, mais ces partis n’ont de socialiste que le nom. Le vrai socialisme a mauvaise réputation parmi les masses arabes : il rappelle le désastre économique des années 1960 sous Nasser, tandis que pour les musulmans pieux, le socialisme est l’idéologie athée de l’ex Union soviétique. Cela ne veut pas dire que le monde arabe passera du  « capitalisme des copains » à un libéralisme véritable du jour au lendemain. La tendance, cependant, sera clairement pro-libérale. Les nouvelles forces politiques, athées ou non, seront en faveur d’un marché plus ouvert, où des millions de Bouazizi pourront devenir des entrepreneurs, où il ne sera plus nécessaire d’attendre deux ans pour ouvrir une boulangerie au Caire. Au bout du compte, on ne voit aucune raison culturelle ou religieuse qui interdirait à un café du Caire de fonctionner moins bien qu’un café de Marseille. Les Musulmans ne sont pas condamnés par l’Islam à demeurer dans la pauvreté ou sous la tutelle de despotes : les Musulmans ont été victimes de leur histoire, pas de leur foi.

Rédigé au Caire et à Alexandrie, avril 2011.

19:36 Écrit par Dominique Jordan dans Economie | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note

11/05/2011

Les nouveaux " maîtres " de la croissance

Si la récession inquiète, la croissance affole. Donc il faut la maîtriser. Voilà la dernière nouveauté en matière d'économie, pour sauver le pays romand et vaudois de la catastrophe. 

On retrouve ce concept d'économie maîtrisée chez certains élus UDC, pour qui l'arrivée en masse de sociétés étrangères, dont on nous dit que les employés de ces dernières qui suivent depuis le pays d'origine ne font pas profiter de l'emploi en Suisse: " Ces employés de firmes étrangères en sol vaudois doivent certainement être tous américains chez Mc Donald ou tous suédois chez Ikéa? " 

On retrouve aussi ce concept d'économie maîtrisée, chez des élus verts libéraux comme Jacques-André Haury. Pour lui la croissance économique qui booste la croissance démographique, n'est pas en phase avec l'écologie et la survie de la planète. Ce qui est certain, c'est que la croissance démographique en Suisse n'est pas un luxe, sachant qu'il faut un peu plus de 2% de naissances en moyenne par couple pour assurer les nouvelles générations, qui du coup garantissent les assurances sociales tel l'AVS. A l'heure actuel: c'est environs 1,5% de naissances en moyenne par couple en Suisse. Donc insuffisant pour renouveler les générations futurs. 

Il faut être clair une fois pour toute que la croissance économique ne se décrète pas et surtout ne se maîtrise pas. les économies modernes, dont la Suisse ont une croissance interconnecté sur plusieurs paramètres. Comme niveau national, mais surtout au niveau mondial. Comment un élu vaudois, va-t-il pouvoir maîtriser l'économie du canton de Vaud, quand l'origine de la crise et de la récession vient des Etats-unis comme dernièrement avec la crise financière?  Vouloir freiner l'arrivée de nouvelles entreprises sur le territoire, c'est le risque de ne pas garantir les nouveaux emplois qui remplaceront les anciens détruit par l'innovation. C'est aussi un moyen de dissuader les futurs entrepreneurs étrangers qui s'installeront là où ils n'auront pas à attendre une réponse peut-être négative d'un " maître de la croissance ". La aussi c'est le risque de voir filer ailleur les nouvelles technologies. Ce sont bien ces deux derniers cas, " l'innovation et les nouveaux emplois " qui garantissent la compétitivité de la Suisse sur la marché mondial. Et c'est aussi le risque de se priver d'une main d'oeuvre que la Suissen'a pas toujours. Et comme le risque est aussi un moteur de croissance, puisque c'est le principe du capitalisme, je ne voit pas non plus comment on pourrait décréter et maîtriser cela.

On nous explique que la croissance démographique est néfaste pour le marché du logement locatif. Mais ce problème a aussi une origine sociale et indigène. Par exemple l'explosion des divorces en Suisse multiplie la demande des logements. A moins de vouloir aussi maîtriser les mariages?  Les politiques administratives et tatillonnes pour la construction de logements sont aussi un frein à l'offre de logements vacants. On le voit bien, que le problème, n'est pas la croissance. Même si cette dernière n'est pas toujours suffisantes pour tout résoudre nos problèmes de société, son absence par des méthode dirigistes est la garantie que rien ne fonctionnera plus. Les méthodes soviétiques de vouloir tout maîtriser, semble n'avoir pas encore disparu en Suisse.

D.J        

21:49 Écrit par Dominique Jordan dans Economie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note