02/03/2013
Prix en Suisse: l'inutilité de Monsieur prix et l'ignorance des médias
Plusieurs fois pas année la polémique des prix qui seraient surfait en Suisse resurgit de plus belle. La raison que la Suisse serait l'îlot de cherté est systématiquement à chercher du côté des comparaisons entre les prix en Suisse et ceux pratiqués chez nos voisins européens. J'avais déjà expliqué sur ce blog que pour déterminer si un prix est trop élevé ou non, qu'il fallait avant tout le calculer et de comparer le résultat du calcul avec les prix qui sont appliqués sur la marché indigène.
http://leblogdjetliberte.blog.tdg.ch/archive/2009/09/30/l...
Le jour où Monsieur prix et les médias expliqueront cette approche mathématique bien plus scientifique que des comparaisons avec les prix français qui sont un non sens; les poules auront des dents. Mieux vaut polémiquer quitte à induire ne erreur les consommateurs suisses. Cela est plus vendeur. On notera au passage que la différence des prix entre la suisse et la France est de loin pas proportionnel avec la comparaison du pouvoir d'achat entre les deux pays. Ces jours-ci, la polémique concerne des doléances reçus chez M. prix dont ce dernier semble totalement ignorer la valeur des prix par des consommateurs qui ont en marre de payer toujours plus chère certaines prestations: tel ceux de la poste, de Swisscom et des loyers. Et bien évidemment on donne raison au consommateur en lui disant que c'est vrai, qu' il suffit de regarder les prix en France pour les mêmes prestations ou produits.
Commençons par les prix des prestations de la poste. Il est vrai que la poste a augmenté passablement ses prix depuis la dissolution des PTT où la poste et les téléphones furent devenus deux entités autonomes l'une de l'autre. Et c'est bien cette séparation qui explique en partie l'augmentation des prix pratiqués par la poste. Ce qui est certain aussi; c'est que depuis la séparation des deux régies publiques, les communications téléphoniques du réseau fixe ont bien dégringolé. Alors qu'avant les prix des communications bien plus élevées pour l'usager servaient surtout à éponger les pertes de la poste. Il est bien normal que depuis que la vache à lait du téléphone n'est plus là pour éponger les pertes du secteur du courrier; qu'il fallait bien chercher d'autres sources de revenu. De plus concurrence oblige, il fallait financer également de nouvelles infrastructures pour être plus performent. Le reste des prix cher de la poste sont aussi à chercher du côté des anti-libéralisations du secteur postal qui mettent sans cesse des bâtons dans les roues. Comme de garder des bureaux de poste quasi inutilisé dans certains bleds. Et c'est bien chez ces anti-libéralisation que l'on trouve les râleurs qui se plaignent que tout est trop chère.
Maintenant passons à Swisscom. Là aussi on nous dit que tout est trop chère en comparaison avec nos voisins surtout du côté des prix des communication à l'étranger. ( Les roaming ) Nos anti-trop cher louent Les directives de Bruxelles qui ont plafonné les prix des communications roaming les rendants aventageux . Mais si il ya bien plus trompeur pour le consommateur, c'est bien l'application de prix bas administrés par les pouvoirs politiques. Toutes sources de revenu que l'on prive bureaucratiquement d'un côté se paient forcemment à quelque part. On nous dit moins en Suisse que ces plafonnements des communications roaming provoquent des pertes aux opérateurs et que cela risque bien de se répercuter à moyen terme sur les investissements dans les nouvelles technologies, donc sur la qualité des prestations. Quand à Free et ses tarifs spectaculaires tant vantés en Suisse comme modèle que l'on peut finalement pratiquer des prix avantageux; Et bien il en va pas de même sur la qualité des prestations fournis par l'opérateur et surtout sur le taux de couverture du territoire national plus que médiocre. De plus Free pour exister se vampirise avantageursement sur les réseaux des trois principaux opérateurs nationaux. Swisscom ou Orange en Suisse parait peut-être cher en comparant les prix avec nos voisins; mais le rapport qualité prix le vaut souvent largement.
Pour les loyers en Suisse, les tarifs sont effectivement très chers. La pénurie de logements en Suisse en est l'une des causes principales. Pénurie qui est à chercher entre autres du côté de la bureaucratie tatillonne bien helvétique. Mais l'égoïsme collectif aussi joue un rôle non négligeable. Il devient de plus en plus difficile de mettre en place des projets immobiliers à cause d'oppositions à la pelle issues des riverains qui ne veulent pas de constructions nouvelles près de chez eux. Demain les électeurs diront si ils acceptent la loi sur l'aménagement du territoire qui va compliquer encore plus le droit de construire des logements. Une loi qui devrait passer d'après les sondages. Si elle passe après celle de l'initiative Weber, cela montrera que les suisses méritent finalement bien de payer des loyers trop élevés.
D.J
16:15 Écrit par Dominique Jordan dans Economie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note




Commentaires
On aimerait avoir des prix français toujours avec des salaires suisses .
Écrit par : Victor Winteregg | 02/03/2013
La Suisse doit se préparer à des cataclysmes économiques venant de son voisinage directe, l'écroulement de l'euro va surprendre par son ampleur et sa proximité.
Il me semble que les suisses ne sont pas vraiment conscients de ce danger, à voir le discours de nos politiques, la Suisse fait le jeu de l'autruche malgré le fait que les chiffres deviennent menaçant !
Mais regardez bien, ces prochaines semaines, les bourses vont s'effondrer et le franc suisse va se renforcer considérablement, alors ne faites pas de bêtises !
Ce n'est pas le moment d'investir en Europe !!
Écrit par : Corto | 03/03/2013
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