01/12/2012
Il y a 20 ans, on parlait d'un dimanche noir
Cela fait 20 ans que les électeurs suisses ont refusé d'adhérer à l'espace économique européen ( l'EEE ) par une très coutre majorité de 50'3%. Mais l'affaire était de tout façon pliée même en cas de majorité des votants. Car il fallait la double majorité peuple et cantons pour faire passer ce texte. Hors les cantons l'ont rejeté par 23 contre 16. Ce fut probablement la plus grosse claque en votation que c'est ramassé le conseil fédéral et les pro-EEE. Le conseiller fédéral de l'époque Jean-Pascal Delamuraz parlait d'un dimanche noir. Cela restait son point de vue. Pour la moitié des suisses ce fut un bon dimanche de votation.
Personnellement, j'avais ce jour-là glissé un oui pour l'EEE. C'était selon moi une bonne altérnative contre une adhésion direct dans l'UE. Mais après 2 jours; je changeais de camp. Non pas que j'avais changé d'avis, mais parce que j'en avais marre de cette histérie collective anti-démocratique contre ceux qui avaient fait capoter l'adhésion à l'EEE. Les insultes et les dénigrements fusaient de toute part contre les suisses allemands qui avaient rejeté en bloc le texte de votation et dont on les avaient nommé " neinseiger " à l'époque. L'esprit démocratique des pro-EEE fut scandaleusement baffouée. Les alémaniques étaient devenu des égoïstes, des cons qui n'avait rien compris des enjeux que cela représentaient pour la Suisse. On repris le nom de l'ONG " Terre des hommes " pour " Terre des pommes " en parlant de la Suisse allemande. Certains voulaient même couper la Suisse en deux. La Romandie dans l'EEE et les alémaniques seuls hors EEE dans leur coin comme des cons. ( on oublia un peu que le Tessin avait aussi rejeté l'EEE ). Ce fut aussi le jour où Christophe Blocher le chef de fil du nom devenait obsessionnellement ( en Suisse romande surtout ) le diable en personne.
Quel bilan aujourd'hui peut-on tirer de ce fameux jour de votation. Une bonne chose pour la Suisse? une mauvaise chose? ou beaucoup de bruit pour rien du côté des deux camps? Un peu des trois mon général. Mais les anti-EEE ont a mon sens eu plus raison que les pro-EEE. Ces derniers avaient affirmé que ce non ferait effondrer l'économie suisse. On attendait une explosion du chômage, des délocalisations en masse ne nos entreprises et de nos chercheurs. Faut bien admettre que ces craintes ne furent pas arrivé. La situation de l'UE aujourd'hui montre que c'est justement le contraire qui est arrivé. Une Suisse hors UE et EEE qui affiche une santé économique insolente au coeur d'une Europe au bord de la faillite.
Les pro-EEE prétendent que la Suisse à cause du non a vu sa croissance devenir casi en berne sous la moyenne européenne. Certes le constat est juste. Mais difficile de confirmer un rapport direct avec la votation. La Suisse à cette époque comme tout l'Europe entrait dans une récession sévère. La Suisse perdait effectivement de la croissance. Mais l'Europe aussi. Les pro-EEE toujours eux, ont vu également la faillite de Swissair comme une conséquance du non à l'EEE. Mais à la même époque Air France a faillit subir le même sort que Swissair si l'état français n'avait pas injecté des milliards de fonds propres dans la compagne nationale. De plus Swissair vivaient toujours dans sa tour d'ivoir d'une compagnie chère mais très efficace. C'est surtout le manque de stratégie commerciale de ses dirigeants face à l'ouverture du marché aérien et de l'arrivée des compagnies low cost qui a eu raison de Swissair. L'Italie membre del'UE a vu également sa compagnie aérienne faire faillite. Par contre les pro-EEE quand il affirme que la croissance suisse fut revenue et devenue plus importante que la moyenne européenne et depuis que les accords billatéraux furent signé avec l'UE tient la route. Avec toute fois un bémole à prendre en compte. La Suisse sortait justement de la récession économique qui était mondiale. Quand au chômage qui devait exploser suite au non à l'EEE; cela ne c'est pas produit. Elle fut de 5,6% de moyenne nationale en pleine crise des années 90. Elle restait bien en dessous des taux européens. Cette fameuse décennie perdue encore brandi par les pro-EEE suite au rejet de l'EEE par les suisses reste une certitude pour eux que c'est une conséquance de ce refus. Mais cela reste finalement dur à le prouver comme je l'ai écrit juste plus haut.
Quelle avenir pour la Suisse vis-à-vis de l'UE? Certains aimeraient relancer le débat sur une adhésion à l'EEE. Mais à quoi jouent-ils? La cote de popularité de l'Europe en Suisse est très mauvaise. Y compris en Romandie. La grave crise que traverse l'UE ne fait plus vraiment rêver les romands. Mais la Suisse pourra-t-elle rester indéfiniment hors UE?
Allez savoir? La Suisse et son rapport avec l'Europe d'aujourd'hui est à peu près la continuité de ce qu'était la Suisse et l'Europe dans son histoire. Ce pays fut toujours une sorte de pays à contre-sens des autres nations d'Europe. Il n'est pas impossible que la Suisse dans 1 siècle sera intégrée dans l'Europe unie sans y faire vraiment partie.
D.J
18:13 Écrit par Dominique Jordan dans Suisse | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note




Commentaires
et les pro-EEE atteint de fusionnites ont trouvé l'astuce ,en faisant croire aux nombreux bénéfs des communes qui fusionneraient d'une pierre deux coups c'était mettre le pied dans l'engrenage et à l'insu du citoyen qui n'y a vu que du feu.Depuis les taxes augmentent ,les employés de communes sont davantage au chomage et le citoyen obligé d'obéir à des ordres datant des années 30.Quel progrès dans la déconnologie moderne et gauchisante
les fusions entre commune un beau leurre et un beau pied de nez à la responsabilisation des élus qui peuvent ainsi se rejeter la balle tandis que le citoyen lui voit à nouveau augmenter ses impots
De toutes manières soyons logique on n'a jamais vu les impots baisser cela aussi c'est sorti droit de la bible des belles paroles fausses de politiciens pour mieux se prostituer auprès de leur électorat.
l'UDC est plus réaliste et n'a jamais promis au peuple une baisse d'impots et l'UDC aujourd'hui a encore refusé l'EEE.Tant mieux notre démocratie est déjà bien mal en point sans donner davantage de priorités aux gauchistes et autres groupuscules qui ne savent que donner des conseils mais en trouvant moults raison pour ne surtout pas trouver du travail car ils détestent le mot responsabilité préférant la faire porter à d'autres bien entendu
Écrit par : lovsmeralda | 02/12/2012
Avec les coûts astronomiques que cela nous aurait valu, nous serions au bord du même précipice que l'UE d'aujourd'hui! Sachez qu'à l'heure actuelle les 55'000 fonctionnaires européens à 100'000 euros par an pèsent grandement sur le budget qu'ils n'arrivent plus à boucler, et arriveront de moins en moins. Vous imaginez le double emploi des financements de fonctionnaires dans chaque pays de la communauté et en plus à Bruxelles.
l'EEE n'a aucun sens, c'est un leurre pour intégrer les récalcitrants.
L'UE veut l'intégration de la Suisse à l'EEE et après elle intègrera tout sous la même entité.
Écrit par : Corélande | 02/12/2012
Pour ne pas me fatiguer à développer, je laisse le travail à Nigel Farage (voir son discours au parlement européen).
http://www.youtube.com/watch?v=mNYgBf80FAU
Que les suisses ne regrettent rien!
Écrit par : Greg | 02/12/2012
http://www.youtube.com/watch?v=rmHAt4JiHrA&feature=player_embedded#!
Écrit par : Corto | 03/12/2012
Mis à part quelques conventions douanières qui arrangerait les entrepreneurs suisses, je parle des petites entreprises, la Suisse a ratifiée quasiment toutes les conventions possibles avec "l'Europe" !
Tout ce qui nuit à la Suisse, la Suisse l'a ratifié !!
Tout ça pour essayer de faire surnager le sale petit jeu des banques !!
Maintenant que les pays "développés" ont fait barrage aux agissements contre-nature des banques suisses, que la Suisse à tout compromit pour tenter de sauver ce vilain trafique d'argent sale, le peuple suisse se retrouve couvert de conventions absolument insupportables pour développer une économie de base !
Ce qui fait que la Suisse devra se mesurer, maintenant, aux voyous chinois qui eux, viennent pêcher les clients des banques suisses avec d'énormes filets !
Depuis quelques années, combien de banques suisses travaillent en réalité pour des banques de Hong-Kong ou Singapour ???
Ce qui est certain, c'est que la Suisse va bientôt devoir fermer la moitié de ses banques dans un premier temps, ensuite, nous verrons !!!
La Suisse maintenant, c'est Hong-Kong et Singapour !!
Écrit par : Corto | 03/12/2012
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