13/10/2012

Les mythes qui accusent l'Amérique: Ce sont les USA qui ont créé Al Qaeda. ( partie 1 )

On sait bien depuis longtemps que les américains sont pour beaucoup de suisses et de français  les responsables de tout les malheurs de la planète. Ils surtout responsables sur ce qu'ils combattent tel Al Qaeda. On se pésusade un peu partout qu' Al Qaeda est une création des américains. Et cela depuis que le 11 septembre. Il fut forcément normal que pour ces attentats que les américains l'avaient forcément bien cherché.

Le soutien américain envers les résistants en Afghanistan nous dit-on souvent serait à l'origine d'Al Qaeda. Bien que les américains furent pas très regardant sur la destination des armes qu'ils livrèrent pour combattre les soviétiques: " ne fait pas que quand on soutien quelque chose on le crée forcément ". Ceux qui ont réellement créé le radicalisme islamique en Afghanistan furent les soviétiques en envahissant le pays et avant avec le coup d'état communiste. Le nouveau gouvernement communiste avant l'arrivée des soviétiques mena une politique anti-religieuse. Le coran était brûlé sur la place publique et nombre de responsables religieux ( imamas ) furent arrêtés et massacrés. Il faut savoir que l'Afghanistan avant l'invasion des russes était un pays assez bien laïc, même si la démocratie ne fut pas vraiment au rendez-vous. Mais une démocratie qui tout de même pointait gentiment son nez. Ce n'est certainement pas les américains qui ont demendé au PC Afghan de faire un coup d'état et demander ensuite aux Russes d'envahir ce pays. Le coup d'état communiste et L'invasion soviétique avec la répression anti-religieuse ont bien provoqué les appels au djihad islamique ainsi que les 30 ans de guerre civile et de la dictature théocratique rigoriste instaurés par les talibans.

Fallait-il que les Etats-Unis soutiennent ces résistances sachant que les radicaux islamiques en étaient de la partie? Les américains avaient des raisons de faire payer aux Russes l'addition du Vietnam. Mais contrairement au Vietnam avec les américains; Les communistes afghans au pouvoir dans un premier temps et les soviétiques par la suite ont tout deux menés en Afghanistan une vraie politique de terreur digne des années staliniennes. ( déportations, purges, assassinats de masse  etc... ) l'URSS a perdu la guerre d'Afghanistan par la faillite de son système et non sur le terrain où elle infligeait des pertes sévères à l'ennemi. Et contrairement à l'OTAN aujourd'hui qui doit jongler entre attaques des d'insurgés et les ripostes avec l'obligation d'épargner au mieux les populations civiles; les soviétiques eux menaient sans se gêner des expéditions punitives collectives dans les villages ou l'on suspectait la présence d'insurgés. Bien des villages furent délibérement rasés pas des MIG et les populations massacrées avec. Pouvait-on ne pas aprés cela livrer des armes contre les russes? Le commandant Massoud héro de la résistance anti-soviétique n'était pas un radical islamiste. Il était aussi un anti-Taliban. La résistance fut bien un assortiment de plusieurs factions tant islamistes que modérés.

Le coup d'état communiste et l'invasion soviétique par la suite sont les vrais raisons de la naissance du radicalisme religieux, du pouvoir des talibans par le suite et de la création des camps d'entrainement pour Al qaeda qui ont amené à l'élaboration des attentats du 11 septembre. Et non le soutien US envers la résistance anti-soviétique

D.J 

  

 

16:19 Écrit par Dominique Jordan dans USA | Lien permanent | Commentaires (37) | Envoyer cette note

Commentaires

J'ai oublié de préciser que je suis d'accord avec cet article. Je souhaite juste vous montrer un autre point de vue différent de celui de vos habituels visiteurs
http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/l-atlantisme-est-un-totalitarisme-124112

Écrit par : moijedis | 13/10/2012

@ mojedis

C'est gentil de votre part mais ce point de vue on le connait, on le connait très bien. Thierry Meyssan, Soral, Dieudonné, Denis Lacorne, Kémi Séba et celui qui se fait appeler Guillaume de Rouville sont bien connus ici. De même que Bill Ayers, Noam Chomsky, Bourdieu etc.

Ne pensez pas qu'il n'y a que les livres d'Yves Roucaute, de Guy Millière, de Revel et de Ayn Rand qui circulent chez les conservateurs, certains de mes amis et moi-même allons même jusqu'à lire les BDs comme "Garduno en temps de paix" et "Zapata en temps de guerre" de Philippe Squarzoni, sans oublier Dol du même auteur.

Un conservateur ou un libéral n'est pas conservateur ou libéral parce qu'il est mal renseigné, au contraire.

Écrit par : Greg | 14/10/2012

Cher Monsieur,

- « Le coup d'état communiste et l'invasion soviétique par la suite sont les vrais raisons de la naissance du radicalisme religieux ... »

Parce que la révolution islamique en Iran en 1979 n'est pas une manifestation du "radicalisme religieux" ?

Ni la fondation du Front Moro islamique de libération aux Philippines en 1978 ?

Ni la radicalisation religieuse en Indonésie en 1966, qui suivit les purges anti-communistes qui firent plus de 500'000 morts en six mois ?

Ni la constitution du Pakistan ou celle du Bengladesh ?

Écrit par : Chuck Jones | 15/10/2012

DJ. vous lancez à brides rabattues dans ce type d'analyses me semble hasardeux !

Que l'Amérique se soit sentie investie de lutter contre toutes les tentatives expansionnistes et colonisatrices russes ne fait aucun doute et sans doute avait-il raison !!

Mais il est indéniable que c'était là que les pièges russes ont trouvés toute leur substance et sans doute que dans le guêpier musulman, que les américains auraient dû être un peu plus précautionneux !

Les "russes" savaient pertinemment qu'en envahissant l'Afghanistan, ils allaient provoquer une réaction américaine et c'était sans doute le premier signe d'une rupture avec le système stalinien pur et dur !

La polarisation de la région afghane et la décolonisation des républiques turcophones de l'ex-bloc soviétique faisait partie d'une stratégie générale prouvant que les grands timoniers de l'empire prévoyaient déjà en 1979 la destruction du mur, c'était la première phase de la décentralisation du pouvoir soviétique, en se retirant de l'Afghanistan l'URSS avait ouvert une faille vers une restructuration moins expansionniste.

L'empire, était devenu, vu sa taille, une vraie menace pour cette Russie devenue aussi grosse que le boeuf, il n'y aurait pas eu plus grande menace qu'une afghanisation de l'ensembles des satellites composant l'empire démesuré, donc il fallait créer, ce que l'on appel "un coupe-feu" aboutissant vers une polarisation avec comme "partenaire" le sempiternel" saint-bernard" américain et ça a marché !

Écrit par : Corto | 15/10/2012

Les américains ont besoin d'un ennemi pour justifier leur budget militaire, nourrir leur industrie militaire, justifier leur rôle de "gendarme du Monde", profiter des ressources pétrolières et quadriller des zones stratégiques au commerce. Soyons précis, Al Quaeda n'a pas été crée par les USA. Mais Al Quaeda est nourrie par les USA.

Écrit par : Riro | 15/10/2012

@ Chuck,

j'évoquais le radicalisme religieux en Afghanistan qui était laïc avant le pouvoir communiste et l'invasion soviétique qui donna suite au pouvoir taliban et un sanctuare pour Al Qaeda.

Pour la CIA qui était avant les russes; elle était avant l'armée russe. Mais l'URSS avant l'invasion soutenait déjà financièrement et logistiquement le coup d'état communiste. De plus en Mars 79 déjà des MIG décolla de Moscou pour bombarder des villes tombé aux mains des insurgés qui s'opposait au pouvoir communiste. la présence de la CIA fut bien à cause des communistes et non le contraire.

@ Riro,

Sans ennemis au monde libre les américains n'aurait pas besoins de justifier leur budget militaire.

@ Corto,

Mon billet a surtout pour but de démontrer que la radicalisation de l'islamisme en Afhanistan avec comme conséquence le pouvoir des talibans et la création Al Qaeda le fut par le coup d'état communiste et par l'invasion soviétique.

D.J

Écrit par : D.J | 15/10/2012

Le prix Nobel de la paix donné à des criminels
En 1949, George Orwell avait écrit dans 1984, que "la guerre c'est la paix", "la liberté c'est l'esclavage", et "l'ignorance c'est la force". S'il en est un qui aurait pu recevoir le prix Nobel de la Paix, c'est bien George Orwell, écrivain "engagé" contre l'impérialisme occidental.
Nous savions déjà que les institutions de ce monde pouvaient commettre les crimes les plus immondes en toute impunité, en toute légalité. Désormais, le crime est subventionné, récompensé par des titres honorifiques. Et oui vous lisez bien, le Comité Nobel norvégien vient de nommer l'Union Européenne prix Nobel de la Paix. De la paix ! Paix, démocratie, droits de l'Homme, l'Union Européenne serait l'entité qui depuis plus de cinq ou six décennies, oeuvre à la fin des guerres et aux droits humains.

Ceci est révélateur de la torpeur dans laquelle se trouve la réflexion : il faut être sacrément fou, ou bien pathologiquement obscurantiste pour dire qu'un criminel oeuvre pour les droits de l'homme. A moins que celui qui donne le prix soit lui aussi au service des criminels ? Après tout, la portée des mots dépend de celui qui les définit...

-La Banque Centrale Européenne, la Commission Européenne, le FMI, la Banque Mondiale, l'ensemble des grandes banques privées d'investissement et les gouvernements des pays membres forment une terrible machine de guerre qui a pris le contrôle total sur le destin des gens. Le rôle de l'UE est d'appauvrir les gens, de les dépouiller jusqu'aux os pour enrichir des banquiers odieux. Elle opère le plus grand hold-up légal jamais observé en Europe, aspire tout ce qu'il y a à prendre sur son passage sous l'oeil hagard des journalistes, plume surveillée et bâillon à la bouche. Depuis l'éclatement de la "crise" de 2008, des centaines d'individus désoeuvrés, désemparés se sont suicidés ou bien plongent dans la dépression en Grèce, en Italie, en Espagne, en France et bien ailleurs. Dans les pays d'Europe, le lien social est en train de se désagréger petit à petit, tel un chien rongeant son os, en raison des délocalisations de multinationales européennes et des dispositions communautaires qui dégradent à grande vitesse les conditions de vie des gens. Et le Comité Nobel félicite le "vieux continent" pour avoir laissé les peuples croupir dans leur misère, pour les avoir jeté à la poubelle sociale.

-Lorsqu'une directive de Bruxelles est transcrite en loi, règlement ou circulaire dans le droit interne, et qu'elle porte un coup sévère aux libertés individuelles ou aux droits fondamentaux (comme la liberté d'expression, le droit du travail, les droits sociaux), les gouvernements de l'UE l’intègrent à leur Constitution sans aucune consultation populaire, fi le référendum citoyen. MAIS chaque déni de démocratie est un pas vers la Démocratie. Les gouvernements envoient leurs chiens de garde par milliers pour réprimer brutalement les protestations. Des dizaines de cars de forces de police anti-émeute, polices nationales, garde républicaine, CRS, mais aussi certains corps de l'armée comme la gendarmerie mobile armée jusqu'aux dents (pour refuser l'entrée de la Turquie à l'UE, on lui reprocha de porter atteinte aux droits de l'Homme pour avoir "dégainé" l'armée dans les rues à l'issue d'une manifestation mais l'UE fait pareil chez elle). Certains n'hésitent pas à dégainer à bout-portant. Bref, l'Empire se fait brutal et meurtrier pour conserver sa domination et consolider son pouvoir par la peur.

MAIS, c'est une action en faveur du rapprochement des peuples, des droits de l'Homme et de la démocratie.

-En janvier 2011, lorsque les tunisiens risquaient leur vie pour éjecter Ben Ali du pouvoir, le gouvernement français (avec pour porte-parole Michèle Alliot Marie) était prêt à envoyer sa police pour matraquer le peuple. Deux mois plus tard, lorsque les Libyens enjoignaient le pavé pour en finir avec leur dictateur Kadhafi, les gouvernements, spécialement la France, n'ont pas hésité à envoyer leur chair à canon dans le désert pour aller tuer des civils, des femmes, des enfants innocents, dévaster tout un pays. De même en 2001, des pays de l'UE intervenaient en Afghanistan, puis en Irak en 2003 en déversant des milliers de tonnes de bombes sur Kandahar, Kaboul ou bien Bagdad. La même Europe de la paix apporte aussi son soutien inconditionnel au gouvernement belliciste, nationaliste et fasciste de Benyamin Netanyahou en Israël. Pourquoi ne pas donner un Prix Nobel posthume de la Paix au Troisième Reich ?

Ou bien choisir Christine Lagarde en 2013 pour ses services humanitaires en Grèce au sein du FMI ? On pourrait aussi attribuer un prix Nobel de la Paix à BHL pour avoir invité la présidence Sarkozy à "libérer" la Libye du joug de son dictateur...

La nomination de l'UE fait échos et cumul avec la ratification cette semaine du traité budgétaire TSCG imposant indirectement la politique d'austérité partout en Europe, avec ses mécanismes de contrôle et ses punitions à qui ne le respecterait pas. C'est comme si pour soigner une angine, le docteur "Troïka" amputait une jambe sans anesthésie avec une égoïne non aseptisée, ou bien pratiquait la saignée à blanc du « patient ».

La vérité est que dans un an, l'Europe sera tiermondisée. Des centaines d'entreprises vont fermer, des milliers de gens supplémentaires se retrouveront sur la paille, sans rien au chômage de longue durée et les gouvernements privatiseront alors tous leurs services publics (éducation, transport, santé, défense, etc.) au profit des multinationales et des banques. Comme les pays seront tous en récession et qu'ils sont clients entre eux, plus aucune recette ne rentrera et d'autres "cures" d'austérité seront injectées par la super-machine de guerre bancaire. Ou comment faire de la première organisation du monde (l'UE, en termes de PIB) une région du Tiers-Monde. Les peuples européens seront affamés, mais rassurés car ils sont régis par le Nobel de la Paix...

Bientôt, on pourra penser aux années 2000 en pleurant qu'il fut un temps, nous vivions en paix dans des conditions à peu près décentes et sans réelle peur du lendemain. Alors, las d'avoir versé trop de larmes sans prendre les armes de la Résistance, viendra le temps de la famine, des suicides, des guerres civiles, des crimes fratricides. Le 12 octobre 2012 est à marquer dans les annales de l'obscurantisme européen. Merci le Comité Nobel pour votre ironie.

Samuel Moleaud

Écrit par : lucide | 15/10/2012

Oui DJ, mais les buts recherchés par les communistes, comme je l'ai expliqué étaient multiples, mais le principal était d'attirer les USA dans ce bourbier et les USA ont courus !!

Écrit par : Corto | 15/10/2012

"Un conservateur ou un libéral n'est pas conservateur ou libéral parce qu'il est mal renseigné, au contraire."

Votre sectarisme évoque plutôt les néoconservateurs et les mouvances radicales proches des milieux intégristes chrétiens et nativistes américains.

Écrit par : Germain | 15/10/2012

Lucide oublie de se voir en tant que petit suisse bien au chaud grâce aux milliards pillés par tous ceux qu'il érige en héros !

Comme quoi, il semblerait que les "humanistes" tentent de copier les réalistes mais avec le même langage faisant turbiner les ong !

Faut pas confondre Lucide, un coup vous penchez à gauche, le coup d'après , c'est la chute à droite, un peu de bienséance mon brave, vous postillonnez et vous vous emballez !!!

Écrit par : Corto | 15/10/2012

On peut juger un pays par ses ennemis. Les ennemis de l'Amérique sont bien connus et leurs messages de propagande également, ils trouvent d'ailleurs un écho dans nos médias et au sein de certains partis politique.

Qui sont ceux qui créent les mythes qui accusent les USA? Ceux qui créent ou reprennent ces mythes sont idéologiquement proches ou parfaitement en accord avec les ennemis de l'Amérique. Parmi eux on retrouve souvent des admirateurs de Chavez, Castro, Guevara, Staline, Ahmadinejad, des dirigeants palestiniens etc.

En prenant un simple exemple: Ceux qui accusent les américains d'être des chrétiens intégristes ne traitent jamais Chavez d'intégriste chrétien quand il fait le signe de croix à l'ONU, au contraire ils applaudissent. Quand Chavez accuse Bush d'être le diable il est cool, quand Bush parle d'Axe du Mal on le traite d'intégriste et le Mal n'existe plus.

Les médias sont complices, ils diffusent et créent ces mythes pour créer le scoop. Quand Ardisson invite Meyssan il se foutait pas mal de la véracité de ses propos, il ne faisait que regarder son taux d'audience, avoir THE scoop. D'ailleurs quand on l'interroge il ne s'en cache pas.

Aussi, ces «mythes qui accusent» l'Amérique sont vitaux pour certains dictateurs. Les régimes totalitaires ont besoin d'un ennemis car ils ne peuvent pas être responsables du malheur de leur peuple.

Écrit par : Greg | 18/10/2012

"Quand Ardisson invite Meyssan il se foutait pas mal de la véracité de ses propos"
Même en France on ne fera probablement jamais pire faux-* qu'Ardisson.

Écrit par : Mère-Grand | 18/10/2012

"Ceux qui accusent les américains d'être des chrétiens intégristes ne traitent jamais Chavez d'intégriste chrétien quand il fait le signe de croix à l'ONU"

Tout comme Maradona et beaucoup d'autres footballeurs qui sont de redoutables intégristes, c'est bien connu...
Entre faire un signe de croix (à titre de superstition très souvent) et soutenir activement des positions intégristes, islamophobes et liberticides au nom de Dieu, il y a un large fossé...


" Quand Chavez accuse Bush d'être le diable il est cool, quand Bush parle d'Axe du Mal on le traite d'intégriste et le Mal n'existe plus. "

C'est toute la différence entre la galéjade d'un matamore sud-américain et l'idéologie du président de la première puissance mondiale qui déclare une guerre meurtrière sur la base de fausses preuves.

Écrit par : Norberto Jimenez | 18/10/2012

@Mère-Grand

Un pire faux, en France ? En effet je n'ai pas encore trouvé.

Norberto vous avez raison, ce n'est pas du même ordre. D'un côté on a un socialiste et de l'autre un président américain de droite. Imaginez les titres des journaux si Bush avait fait le signe de croix à l'ONU... Vous avez une imagination débordante quand il s'agit de cracher sur les hommes de droite, vous n'aurez aucun mal à en trouver au moins un.

Écrit par : Greg | 19/10/2012

"Vous avez une imagination débordante quand il s'agit de cracher sur les hommes de droite"

Etant un homme de droite moi-même, je ne crache que sur les criminels de guerre comme G.W. Bush par exemple.

Écrit par : Norberto Jimenez | 20/10/2012

Vous savez, selon Besancenot Hollande est un type de droite et Valls un Guéant avec de la classe.

Non vous ne crachez pas sur Bush mais sur tous ceux qui s'opposent au pouvoir excessif de l'état. Qu'a fait Paul Ryan pour que vous lui crachiez ainsi dessus ? C'est un criminel de guerre ?

Écrit par : Greg | 21/10/2012

"Qu'a fait Paul Ryan pour que vous lui crachiez ainsi dessus ? C'est un criminel de guerre ?"

Affirmer qu'il ne sait pas calculer (cf. Bill Clinton) et qu'il est un idéologue doctrinaire, ce n'est pas lui cracher dessus. Ressaisissez-vous, voyons.

Écrit par : Norberto Jimenez | 29/10/2012

Cher D.J.

- « Le coup d'état communiste et l'invasion soviétique par la suite sont les vrais raisons de la naissance du radicalisme religieux ... »

- « j'évoquais le radicalisme religieux en Afghanistan qui était laïc avant le pouvoir communiste et l'invasion soviétique qui donna suite au pouvoir taliban et un sanctuare pour Al Qaeda. »

Difficile de parler de radicalisation quand les mouvements musulmans modérés n'existent pas sur la scène politique afghane. Aussi ne reste-t-il à parler que des mouvements nés "radicaux".

En 1968, Burhanuddin Rabbani fonda le Jamiat-e Islami, parti politique islamique Afghan d'idéologie communautaristebasée sur la loi islamique, le plus ancien parti islamique d'Afghanistan.


En 1969, le mouvement Sazman-i Jawanan-i Musulman (organization de la jeunesse musulmane), d'inspiration Qutb ( les Frères Musulmans ), vit le jour à l'Université de Kaboul, fondée par quelques jeunes professeurs et une poignée d'étudiants.

Parmi les membres de ce groupe, plusieurs futurs chefs de la resistance moudjahiddine:
- Burhanuddin Rabbani, futur chef de la Jamiat-e Islami Afghanistan;
- Abdul Rasul Sayyaf, futur chef de Ittehad-al-Islami ( Union islamique [de libération de l'Afghanistan] );
- Gulbuddin Hekmatyar: futur chef de Hezb-e Islami ( Le Parti Islamiste [Afghan]);
- Ahmed Shah Massoud.: futur chef du Muttahid-i Islami-yi Milli bara-yi Nijat-i ( le Front islamique Uni du Salut de l'Afghanistan ) aussi connu sous le nom d'Alliance du Nord.

Le mouvement ne vecut pas longtemps cependant, ayant été durement réprimé en 1974 par le gouvernement de Mohammed Daoud, nouvellement arrivé au pouvoir. Tous les chefs de l'organisation s'enfuirent au Pakistan, et l'organisation cessa d'exister.

http://en.wikipedia.org/wiki/Muslim_Youth

Au Pakistan, des quatre chefs nommés ci-dessus, Rabbani et Massoud allèrent rejoindre la Jamaat-i Islami, et Gulbuddin Hekmatyar fonda le Hezb-e-Islami Gulbuddin .

La stratégie d'expansion d'influence de la Jamaat fut basée sur l'infiltration de la société et de l'état, et la croissance graduelle de son influence.

La Jamaat fut le principal acteur de la Pakistan National Alliance (PNA), mouvement d'opposition au gouvernement de ZA Bhutto.

En 1976, la Jamaat fit descendre 2 millions de manifestants dans les rues d'Islamabad pour réclamer l'instauration de la Charia.

http://en.wikipedia.org/wiki/Jamaat-e-Islami

Le 's Hezb-e-Islami Gulbuddin fut fondé en *** 1975 *** comme mouvement politique armé d'élite, endoctriné dans une idéologie islamiste radicale, employant la rhétorique de la révolution iranienne, avec le soutien des USA et de la Grande-Bretagne et du président Bhutto.

La stratégie de Hezb-e-Islami Gulbuddin fut beaucoup plus radicale, basée sur des actions violentes. Le mouvement disposait de bases et reçut l'appui logistique des services secrets pakistanias, l'ISI.

http://en.wikipedia.org/wiki/Gulbuddin_Hekmatyar

Ainsi donc, c'est bien les USA, la Grande-Bretagne et le Pakistan, qui, dès 1975, aidèrent à un groupe islamiste radical de se constituer, et s'entraîner, ceci dans la préparation d'un coup contre Daoud.

Écrit par : Chuck Jones | 05/11/2012

" Ainsi donc, c'est bien les USA, la Grande-Bretagne et le Pakistan, qui, dès 1975, aidèrent à un groupe islamiste radical de se constituer, et s'entraîner, ceci dans la préparation d'un coup contre Daoud. "

Daoud a réussi un premier coup d'état en 1973 avec l'aide des communistes et de Moscou probablement. Daoud mena des politiques de répressions d'arrestations, assassinats politiques, torture etc...

Les USA ont certes soutenu des mouvements radicaux; mais ils sont devenu radicaux par eux-mêmes. Faut pas confondre soutenir et créer. La radicalisation islamique en Afghanistan à vraiment commencé en 1978 avec le coup d'état communiste et plus tard avec l'invasion soviétique.

D.J

Écrit par : D.J | 05/11/2012

Cher Dominique,

- « La radicalisation islamique en Afghanistan à vraiment commencé en 1978 avec le coup d'état communiste et plus tard avec l'invasion soviétique. »

Puis-je vous demander comment vous définissez exactement "la radicalisation" ?

Écrit par : Chuck Jones | 06/11/2012

@ Chuck,

" Puis-je vous demander comment vous définissez exactement "la radicalisation" ? "

Je parle d'un islam rigoriste et intolérant. Ce que les talibans avaient mis en place quand ils ont pris le pouvoir. L'Afghanistan était Laïc avant le coup d'état communiste.

D.J

Écrit par : D.J | 06/11/2012

Cher Dominique,

>>>>> " Puis-je vous demander comment vous définissez exactement "la radicalisation" ? "

- "Je parle d'un islam rigoriste et intolérant. Ce que les talibans avaient mis en place quand ils ont pris le pouvoir."

Mais alors comment faites-vous le lien entre l'invasion soviétique en 1979, et l'émergence des Talibans, puisque les soviétiques quittèrent l'Afghanistan en 1989, le gouvernement Najbullah ayant abdiqué à Massoud en avril 1992, et la première action des Talibans en novembre 1994 avec la prise de Kandahar ?

Écrit par : Chuck Jones | 06/11/2012

@ Chuck,

Votre question était de me demander la définition de radicalisation 8 je vous ai répondu avec la talibans comme exemple de radicalisme ) et non comment et quand les talibans ont pris le pouvoir. Le jihad islamique est né lors du coup d'état communiste et s'est radicalisé avec l'invasion de l'URSS.

D.J

Écrit par : D.J | 06/11/2012

Cher Dominique,

- « Votre question était de me demander la définition de radicalisation 8 je vous ai répondu avec la talibans comme exemple de radicalisme ) et non comment et quand les talibans ont pris le pouvoir. Le jihad islamique est né lors du coup d'état communiste et s'est radicalisé avec l'invasion de l'URSS. »

Bon, Alors par où commencer ?

Le "jihad islamique".
C'est un euphénisme.
Le "jihad" est par nature islamique.
Quand vous écrivez "le jihad islamique", vous exprimez "islamique" deux fois, ce qui ne veut rien dire de plus que si vous écriviez simplement "le jihad".

Le "jihad" n'est pas né du coup d'état communiste an Afghanistan, il est né AVEC l'Islam et est transcris dans le Coran, bien avant le coup d'état communiste en Afghanistan. Vous vouliez sans doute dire "le jihadisme" ?

Le "jihadisme" est un mouvement basé sur les écritures de Sayyid Qutb, membre du conseil des Frères Musulmans, en particulier son essai intitué "Ma'alim fi-l-Tariq".

Dans Ma'alim fi-l-Tariq, Qutb prône, entre autre:
- un vrai retour à l'Islam des sociétés musulmanes.
- le jihad contre la "Jahiliya" ( littéralement : "état d'ignorance" ).

Qutb passa plus de dix ans dans les geôles de Nasser, où il fut torturé. et executé en 1966.

Son frère, Muhammad Qutb, emprisonné en 1965, puis relâché en 1972, trouve refuge auprès des Frères Musulmans en Arabie Séoudite, où immédtaement il édite et publie les ouvrages de Sayyid, puis enseigne comme professeur des "Sciences Islamiques" à l'Université du roi Abdulaziz à Djeddah, là où il rencontrera un certain Osama Ben-Laden.

Maintnant, pour revenir à votre première affirmation:

- « Le coup d'état communiste et l'invasion soviétique par la suite sont les vrais raisons de la naissance du radicalisme religieux ... »

... permettez moi de vous poser la question:

Qu'est-ce qui vous empêche de reconnaître le Hezbi Islami, fondé en 1975, constitué d'afghans réfugiés au Pakistan, porteur du Jihad selon les principes de Qutb, défendeur d'un Islam aussi rigoriste et intolérant que les Talibans, ayant mené en octobre 1975 une opération de plusieurs milliers de combattants en Afghanistan pour démarrer une insurrection, comme premier mouvement manifeste de radicalisation religieuse pan-islamique des musulmans ?

Écrit par : Chuck Jones | 07/11/2012

Je sais bien que l'on parle des mythes qui concernent l'Amérique mais il semble qu'il y en a aussi sur le KKK de l'époque.

Idée reçue : le Ku Klux Klan était sudiste

L’Etat le plus sous influence du Klan était celui de l’Indiana et celui qui comptait le plus grand nombre de membres du KKK était celui d’Ohio. D’un autre côté, dans certains Etats du Sud comme le Mississipi, la Virginie ou la Caroline du Sud, le Klan était à peine présent.”

http://www.enquete-debat.fr/archives/idee-recue-le-ku-klux-klan-etait-sudiste-67276

En dehors du fait que le KKK était de gauche, j'ignorais qu'il était si peu présent dans le Sud.

Écrit par : Greg | 07/02/2013

@ Greg,

" En dehors du fait que le KKK était de gauche, j'ignorais qu'il était si peu présent dans le Sud. "

La réalité du KKK semble un peu plus différente que l'article du lien de ton commentaire. Wikipédia discerne deux générations du KKK. La première génération fut bien issue directement après la défaite des sudistes lors de la guerre de sécession. le KKK fut bien une création sudiste par des radicaux démocrates. La seconde génération du kkk est plus globalement américaine et qui correspond mieux à l'article de ton lien.

Tu n'étais pas si ignorant que cela


http://fr.wikipedia.org/wiki/Ku_Klux_Klan

D.J

Écrit par : D.J | 07/02/2013

@Greg:

- « En dehors du fait que le KKK était de gauche ... »

Problème de mémoire sélective ?

La seule mention dans l'article, auquel vous faites référence, se rapprochant de votre affirmation fantaisiste, est un titre d'article de référence:

"Le KKK des années vingt, un fascisme de gauche à l’américaine, John Zerzan."

Travestir des citations et des noms de référence, c'est plus bas que bas.

-------------------------------------------------

Le KKK des années 20, un fascisme de gauche à l'américaine
Par John Zerzan


Dans cet article sont présentés quelques aspects étonnants du Ku Klux Klan des années 20, la seule période où celui-ci fut un mouvement de masse. On ne doit en aucune manière considérer ce travail comme une approbation de certains aspects de l’idéologie ou de l’action du Klan à cette période. Cependant, la nature risible du Klan contemporain ne doit pas nous faire oublier ce qui s’est passé il y a 70 ans, souvent d’ailleurs contre la volonté et l’idéologie du Klan lui-même.

Aux USA, le racisme est certainement un des phénomènes les plus crûment réifié. Le Ku Klux Klan des années 20 y fut un des deux ou trois plus importants - et le plus ignoré - mouvement sociaux du XX° siècle. Ces deux point sont l’indispensable préface au travail qui suit.

Ecrivant au début de 1924, Stanley Frost définissait le Klan à l’apogée de sa puissance : «Le Ku Klux Klan est devenu la structure la plus importante, la plus vigoureuse et la plus active en dehors du monde des entreprises» (1). Suivant les sources, les effectifs du KKK varient en 1924 entre deux et huit millions (2).

Et cependant, la nature de ce mouvement a été largement inexplorée ou incomprise. Dans la littérature plutôt mince sur le sujet, le phénomène KKK est habituellement décrit simplement comme du «nativisme». Dans le lexique des historiens orthodoxes, le terme fait référence à un racisme irrationnel et arriéré supposé endémique dans les classes pauvres et peu-éduquées qui referait surface épisodiquement et avec violence. Le livre d’Emerson Loucks The Ku Klux Klan in Pennssylvania : A Study of Nativism est un exemple typique de cette vision des choses. Sa préface débute ainsi : «Le renouveau du KKK et son histoire mouvementée ne sont qu’un des chapitres du nativisme américain», le premier chapitre porte le titre « Les débuts du nativisme » et dans la conclusion de l’ouvrage nous apprenons que «Le nativisme a montré qu’il était éternel» (3).

Kenneth Jackson, dans son livre The Ku Klux Klan in the City, a été un des rares commentateurs à dépasser la thèse du nativisme et à remettre en cause les stéréotypes habituels concernant le Klan. Il affirme ainsi que «L’Empire Invisible des années 20 n’était ni majoritairement sudiste, ni rural, ni suprêmatiste blancs, ni violent» (4). Carl Degler corrobore le non-sudisme : «De manière significative, la seule loi dont on est sur qu’elle fut votée sous la pression du Klan est la loi scolaire d’Oregon. L’Etat le plus sous l’influence du Klan était celui de l’Indiana et celui qui comptait le plus grand nombre de membres du KKK était celui d’Ohio. D’un autre côté, dans certains Etats du sud comme le Mississippi, la Virginie ou la Caroline du Sud le Klan était à peine présent» (5). Les statistiques de Jackson montrent clairement que le Klan a sa base sociale dans le nord des USA et non pas dans le sud, puisque seulement un Etat du sud, le Texas, est présent parmi les huit Etats comptant le plus grand nombre d’adhérents (6). De même tout son livre montre que le Klan est un phénomène urbain et que les dix principales zones urbaines avec la plus grandes présence klaniste sont majoritairement industrielles et sont toutes, sauf une, dans le nord. Il s’agit, par ordre décroissant de Chicago, Indianapolis, Philadelphia-Camden, Detroit, Denver, Portland, Atlanta, Los Angeles-Long Beach, Youngstown-Warren et Pittsburgh-Carnegie (7).

L’idée du KKK comme d’une organisation essentiellement raciste est de la même manière remise en cause par Jakson, de même que par Robert Moats Miller : «Dans de nombreuses zones où le Klan était puissant, la population noire était insignifiante, et il est probable que même si aucun noir n’avait vécu aux USA, une structure du type du Klan serait cependant apparue» (8). Et Robert Duffus, écrivant pour le numéro de juin 1923 de World’s Week, concède que «Si la situation raciale contribue à un état d’esprit favorable au klanisme, curieusement elle n’est pas déterminante dans son développement» (9). Le Klan en fait tentait d’organiser la «division des couleurs» en Indiana et dans d’autres Etats à l’étonnement de l’historienne Kathleen Blee (10). Degler, qui considère à tord que le vigilantisme constitue le coeur de l’action du Klan admet que ses violences - quand elles avaient lieu - «étaient plus souvent dirigées contre des protestants blancs et anglo-saxons que contre des membres des minorités» (11).

Cela nous amène au quatrième et dernier point de la thèse de Jackson, c’est à dire que le Klan n’était pas foncièrement violent. De nouveau ses conclusions semblent valides malgré les images habituelles d’un Klan adepte de la terreur et du lynchage. Les émeutes raciales de 1919, à Saint Louis, Chicago et Washington eurent lieu avant que le KKK ne fut implanté dans ces villes (12) et en 1920 quand le Klan atteint le maximum de sa puissance, le nombre de lynchage aux USA était tombé à la moitié de la moyenne annuelle d’avant la guerre (13) et a une fraction encore plus faible de la moyenne de ceux qui eurent lieu dans l’immédiate après-guerre. Preston Slosson a ainsi pu écrire : «Par une curieuse anomalie, tandis que le Ku Klux Klan renaissait, la vieille coutume américaine du lynchage disparaissait presque totalement» (14).

Une lecture des journaux conservateur Literary Digest et libéral The Nation pour les années 1922-1923 permet de relever divers procès dans lesquels le Klan est accusé de violences qu’il n’a pas commises et est privé de ses droits de manière inconstitutionnelle (15). Ses adversaires comprennent souvent les establishments des Comtés ou des Etats, et sont loin d’être des victimes impuissantes et débonnaires.

Si le Ku Klux Klan, alors n’est ni sudiste, ni rural, ni raciste, ni violent, quelle est donc la véritable nature de cette étrange force qui a acquis si rapidement et si spontanément tant de pouvoir au début des années 20 et qui a décliné si vite a partir de 1925 ? La réponse « nativiste » orthodoxe avance qu’il s’agit juste d’un exemples des efforts futiles, sans suite, périodiques, irréfléchis et réactionnaires des classes sociales inférieures pour s’opposer au progrès. Un « néo-nativisme » prenant en compte les travaux de Jackson admet même que le racisme et la violence ne sont pas déterminant tout en maintenant le point de vue récurrent sur la volonté de restaurer une version droitiste du passé.

Mais une étude sérieuse et approfondie du Klan fait douter de la véracité de ces thèses car le militantisme et les activités progressistes ont souvent précédé, coïncidé ou suivi des campagnes importantes du KKK et ont inclus les même participants. L’Oklahoma, par exemple, connu en environ dix années la montée en puissance puis le déclin de la plus importante section du Parti Socialiste et la création d’un des Klan les plus puissants (16). Dans le Comté de Williamson, en Illinois, lors d’une grève dans une mine de charbon, une foule d’émeutiers racialement mélangés tuèrent vingt non-grévistes. Les autorités locales supportaient les mineurs et refusèrent de poursuivre aucun des participants à ce qui fut nommé le « Massacre d’Herrin » et qui terrifia les USA. Dans les deux années qui suivirent, Herrin et le reste du Comté de Williamson devinrent une place forte du Klan (17). En 1929, les grèves violemment réprimées des ouvriers du textile du piedmont sud des Appalaches, une des luttes ouvrières les plus dure du XX° siècle, eurent lieu dans des villes où le KKK avait une force extrêmement importante (18). Les ouvriers de l’entreprise de pneumatique d’Akron qui furent les premier à utiliser de manière massive, au tout début des années 30, la technique revendicative du sit-down étaient en bonne partie membre de l’importante section du KKK de cette ville (19), ou venaient des Appalaches où le Klan était également fort. En 1934, le Southern Tenant Farmer Union, un syndicat multiracial et très militant fut constitué et eut à subir les violence des milices des grands propriétaires et l’indifférence des ouvriers des villes, or les plus actifs de ses membres étaient d’anciens klansmen (20). De même, on a observé que les plus militants des membres de l’United Auto Workers étaient des membres du KKK (21).

La clef de tous ces exemples d’une loyauté apparemment disparate est une. Comme je vais le montrer, non seulement certains klansmen avaient déjà des idées sociales avancées quand il rejoignirent l’Empire Invisible, mais de surcroît utilisèrent celui-ci comme un véhicule pour des changement sociaux radicaux.

La montée du Klan commence avec l’importante dépression économique de l’automne 1920. Dans le sud, des fermiers désespérés organisés sous la bannière du KKK tentèrent de faire remonter le prix du coton en restreignant les volumes mis en vente. « De l’automne 1920 à l’hiver 1922, des bandes cagoulées écumèrent les campagnes exigeant des entrepôts et des sociétés d’égrenage du coton qu’ils ferment jusqu’à ce que les prix remontent et mettant le feu aux sociétés qui refusaient et passaient outre » (22). Ce furent ces actions qui lancèrent le Klan au niveau national.

La direction du KKK « désavoua et en apparence désapprouva » (24) cet activisme économique agressif et il est intéressant de noter qu’il y eut des tensions et des oppositions entre les dirigeants et les simples membres. En 1933, dans une Maison des Syndicats dans le Sud, Sherwood Anderson questionna un journaliste local sur l’utilisation du Klan dans les luttes économiques : « Cette Maison des Syndicats était utilisée autrefois par le Ku Klux Klan et je demandais au journaliste : - Combien de ces travailleurs du textile appartenaient au KKK ? - Un grand nombre, me répondit-il. Il pensait que le Klan avait été une arme pour les travailleurs quand les USA étaient si prospères »(25). Les dirigeants du Klan ne mirent jamais l’accent sur son côté socialement contestataire, mais ce fut pourtant celui-ci qui attira principalement ses membres, plus que le patriotisme, la religion ou la fraternité (26).

Cela ne veut pas dire qu’il n’y eu pas une multiplicité de raison à la montée en puissance du Klan. Il y avait alors un sentiment largement répandu que la « Glorieuse croisade » de la première guerre mondiale avait été une escroquerie. La monotonie et l’ennuie des vies enrégimentées des travailleurs jouait aussi. Et beaucoup de membres du Klan montrèrent souvent plus d’intérêt à combattre ce qu’ils considéraient comme les causes de l’immoralité que leurs manifestations.

Hiram Evans, un des dirigeants du Klan, admit en 1923, dans un des rares entretien à la presse qu’il accorda, qu’il « il a un sentiment qui se répand largement parmi les membres du Klan que les actions du gouvernement fédéral des dernières années ont montré une faiblesse indiquant la nécessité d’une réforme fondamentale » (34). En 1923, une lettre de lecteur publiée par The New Republic précisait ce besoin de changements profonds. Ecrite par un opposant au Klan, elle portait le titre « Pourquoi le Klan ? » et indiquait : « Premièrement, dans toutes les classes il y a un scepticisme grandissant au sujet de la démocratie, spécialement dans sa version américaine. De nombreux Américains ne croient plus à la justice des tribunaux, ils estiment qu’un pauvre a peu de chances face à un riche, que de nombreux juges achètent leur charge ou y sont placés par des lobbies. La jeune génération sort des écoles prête à jouer son rôle de citoyen, mais avec la conviction que l’on ne peut rien contre le système et que celui-ci est également corrompu. Il en est de même dans les usines où les travailleurs constatent, comme les mineurs en Virginie Occidentale, que l’Etat est du côté des patrons » (35).

Dans les livres publiés sur le Klan, la tendance prévaut de ne pas traiter de sa base sociale ou de la définir comme petite-bourgeoise. Cela permet à John Mecklin dont le Ku Klux Klan : A Study of the American Mind (1924) est considéré comme un classique, d’écrire que « Le klaniste de base est plus en sympathie avec le capital qu’avec les travailleurs » (36). En fait cela revient à se baser sur l’étude des dirigeants et non pas de la base militante. William Simmons, D.C. Stephenson et Hiram Evans qui dirigèrent le KKK dans les années vingt étaient un pasteur, un marchand de charbon et un dentiste, mais les simples membres étaient loin d’être aussi « petits bourgeois ».

Kenneth Jakson admet partiellement l’erreur en définissant le Klan comme un « mouvement de la strate inférieure de la petite bourgeoisie » (37) une affirmation vague qu’il corrige rapidement en écrivant « Le principal soutien du Klan venait des ouvriers non-syndiqués des grandes entreprises et des grandes usines » (38).

Pour revenir sur le sujet des attitudes socio-politiques des membres du Klan, des preuves évidentes confirment ma thèse d’un état d’esprit radical. Au printemps 1924, le magazine The Outlook organisa un sondage sur les préférences politiques de ses lecteurs. 1.139 se déclarèrent en faveur du KKK, parmi ceux-ci 490 étaient d’origine républicaine, 97 démocrate et 552 indépendante. 243 des sondés ayant répondu en faveur du Klan étaient des femmes et parmi les 700 de ceux-ci qui avaient indiqué leur profession, 290 étaient des ouvriers spécialisés et 115 des manoeuvres, les autres étaient des employés des chemins de fer, des paysans et des commerçants. Et ces sondés prenaient largement parti - dans des pourcentages allant de 80 à 90 % - pour des mesures radicales comme la nationalisation des transports, des aides de l’Etat aux agriculteurs, un soutient du prix du blé par l’Etat, des droits égaux pour les femmes, la fin du travail des enfants, une loi anti-lynchage, la création d’un bureau fédéral d’aide aux chômeurs, des aides à l’éducation, la nationalisation des mines, etc.

The Outlook, de toute évidence pas satisfait des résultats de son sondage, caractérisa les membres du Klan comme des individus « voulant aller de l’avant, adeptes du radicalisme et du progressisme ». Le Klan déclina rapidement dans les années qui suivirent le sondage et cela donna raison à l’éditeur de The Outlook qui précisait que ce sondage était le seul réalisé qui donnait une idée de l’opinion réelle des membres du KKK (42).

Cela permet de comprendre, par exemple, comment il fut possible pour le Klan et le Parti Socialiste de former une alliance électorale en 1924 à Milwaukee pour faire élire John Kleist, un socialiste et un klansman à la Cour Suprême du Wisconsin (43). Robert O. Nesbitt perçoit, dans le Wisconsin « une tendance des socialistes d’origine germanique, dont les pires opposants étaient le clergé catholique, à rejoindre le Klan » (44). Le populiste Walter Pierce fut élu gouverneur de l’Oregon en 1922, par des agriculteurs protestataires soutenus par le Klan et le Parti Socialiste. Les candidats du Klan promettaient de réduire les impôts de moitié, de réduire le coût des communications téléphoniques et d’aider les agriculteurs en détresse (45). Une étude récente sur le Klan de LaGrange en Orégon montre qu’il « joua un rôle important dans le soutien aux grévistes » durant la grève nationale du personnel des chemins de fer en 1922 (46).

En fait, malgré l’idée que l’on a actuellement d’un KKK anti-travailleurs, le Klan n’était pas infréquentable pour les militants ouvriers. Un article d’août 1923 du World’s Work décrit l’importante sympathie des travailleurs du Kansas pour le Klan durant la grève nationale du personnel des chemins de fer en 1922 : « Ils se précipitent en grand nombre dans les rangs du Klan » (47).

Charles Alexander qui a écrit le réputé The Ku Klux Klan in the Southwest, bien qu’il souscrive à la thèse du KKK comme structure anti-ouvrière confesse son incapacité à apporter des éléments en faveur de celle-ci et il admet qu’il n’a découvert que deux cas d’affrontements entre le Klan et des syndicalistes (48). Ecrivant sur l’Oklahoma, Carter Blue Clark admet que « les violences contre les Industrial Workers of the World ou les groupes de radicaux urbains ou ruraux étaient rares » (49) et si il recense 68 incidents violents dans lesquels le Klan est partie prenante, seulement deux opposent le KKK à des syndicalistes ou à des progressistes.

L’étude de Goldberg sur le Klan dans le Colorado montre que « malgré que dans les grèves des mineurs de 1921, 1922 et 1927, le rôle des mineurs d’origine étrangère fut important, jamais le Klan n’invoqua le péril rouge ». Durant la grève dirigée par les Industrial Workers of the World en 1927, le Klan de Canon City forma même une alliance avec l’IWW contre leur ennemi commun, l’élite dirigeante (51).

Virgina Durr, qui fut une des dirigeante du Progressive Party d’Henry Wallace en 1948 se souvenait du Klan des années vingt dans la région de Birmingham : « Les syndicats étaient anéantis ... Ainsi le Ku Klux Klan fut constitué alors comme une sorte de syndicat clandestin. Cela peut paraître impossible à ceux qui ne l’ont pas vécu, il vont dire - Le Klan était contre les syndicats. Eh bien non, c’est faux, il les soutenait » (52).

Gerald Dunne a découvert que « 90 % des syndiqués de Birmingham étaient par ailleurs membres du KKK »(53) et que le Klan dans l’Etat s’attaquait violemment à l’Alabama Power Company et à l’influence des banques tout en faisant campagne pour un contrôle par les citoyens des projets de l’Etat et pour l’assurance médicale gratuite (54).

Dans les années vingt, la direction de l’United Mine Workers, corrompue et inerte, était présidée par l’autocratique John L. Lewis. Les syndiqués membres du Klan - bien que la double appartenance fut interdite par le syndicat en 1921 - formèrent une coalition avec les éléments de gauche au congrès de 1924 afin de lutter pour la démocratie dans le syndicat : « Ainsi les radicaux, avec l’aide des membres de l’Ordre à la cagoule, tentèrent d’enlever à Lewis le pouvoir de nommer les responsables locaux » (55). Bien que cette tentative échoua, « ses partisans dirigés par Alexander Howat et soutenus par les membres du Ku Klux Klan qui exerçaient un efficace lobbying sur la convention, réussirent à mettre lors d’un premier vote sur cette question Lewis en minorité » (56). Bien que les dirigeants des syndicats leurs aient interdit l’adhésion à ceux-ci de nombreuses sources montrent que de nombreux syndiqués étaient aussi membres du Klan. McDonald et Lynch par exemple estiment que en 1924, 80 % des adhérents du Dictrict 11 de l’UNM (Indiana) étaient aussi au KKK. Une étude des votes lors du congrès de 1924 de l’UNM va dans ce sens. Les zones où le KKK était puissant comme l’Indiana, l’Illinois et la Pennsylvanie furent ceux qui donnèrent le plus de vote opposés à Lewis (58).

Le récit oral de Aaron Barkham, un mineur de Virginie Occidentale, est une illustration parfaite du Klan comme véhicule de la guerre de classe et de la raison de sa dénonciation par les dirigeants de l’UNM. En raison de son importance, il mérite d’être cité en entier :

« Vers 1929, dans le comté de Logan, en Virginie Occidentale, des briseurs de grève vinrent avec des armes a feu et attaquèrent les réunions syndicales. L’UNM s’effondra et n’eut rapidement plus d’existence. Il ne recommença à exister qu’en 1949. Ainsi certains mineurs se liguèrent et formèrent un groupe local du Ku Klux Klan.

Le Ku Klux Klan était le véritable maître de la cité. Il était la loi. Il garda son plein pouvoir jusqu’en 1932. Mon père en fut un des dirigeants jusqu’à son décès. L’entreprise fut obligée de faire appel à l’armée pour tenter, en vain, de briser le KKK. Le syndicat et le KKK étaient alors la même chose.

Le super-intendant de la mine eut l’idée de durcir la discipline. Il fut enfermé avec dix autres cadres supérieurs dans un wagon frigorifique. Ils ne furent pas tués, mais ils ne revinrent pas. Une autre fois, les klanistes donnèrent le fouet à un contremaître et le chassèrent du comté. Ils lui donnèrent douze heures pour le quitter avec sa famille.

L’UMW avait un délégué syndical pour la mine, c’était un juriste. Ils l’accusèrent de trahir les intérêts des travailleurs et le couvrirent de poix et de plume.

Le Ku Klux Klan était formé pour défendre ceux qui voulaient vivre décemment, les noirs comme les blancs. La moitié du personnel de la mine était de race noire. Les noirs exerçaient les mêmes responsabilités que les blancs, ils recevaient la même paie. Le pasteur de notre communauté aussi était membre du Klan. Le Klan était la seule protection que les travailleurs avaient (59) ».

Pourquoi est-ce que les rares études dont on dispose sur le Klan donnent-elles une vision si différentes de celui-ci ? Principalement parce qu’elles ont refusé de l’étudier à la base et de le considérer comme un phénomène historique. Bien sur, on ne peux pas écrire que le Klan des années vingt était exempt de bigoterie ou d’injustice. Il y a de la réalité dans la description du Klan comme un moment de populisme aigri, de désillusions fermentées. Mais il est aussi exact que quand de nombreux individus du Sud et du Nord rejoignirent le KKK, ils ne le firent pas par sauvagerie raciste.

Le retour à une relative prospérité et des dissensions internes entraînèrent le déclin du KKK après 1925. Donald Crownover dans son étude sur le Klan dans le comté de Lancaster en Pennsylvanie montre les efforts vains pour créer des structures qui s’opposent à la prévarication régnant à la direction de l’Empire Invisible et qui entraîna son effacement et sa réduction à une structure politique parodique et caricaturale (60).

John Zerzan
traduit par Albert Jacquemin.

Notes :

1 - Stanley Frost, The Challenge of the Klan (New York, 1969), p. 1.
2 - Entre cinq et six millions est probablement l’estimation la meilleure. Morrison et Commager parlent de six millions dans The Growth of the American Republic (New York, 1950), vol. II, p. 556. Jonathan Daniels pense qu’il y avait 100.000 adhérents au Klan en 1921 et 5.000.000 en 1924, in The Time Between the Wars (Garden City, New York, 1966), p. 108.
3 - Emerson Loucks, The Ku Klux Klan in Pennsylvania : A Study of Nativism (New York, 1936), pp. vi, 1, 198.
4 - Kenneth Jackson, The Ku Klux Klan in the City, 1915-1930 (New York, 1967), p. xi.
5 - Carl Degler, A Century of the Klans : A Review Article, Journal of Southern History (November 1965), pp. 442-443.
6 - Jackson, op. Cit., p. 237.
7 - Ibid., p. 239.
8 - Robert Moats Miller, The Ku Klux Klan, in The Twenties : Change and Continuity, John Braeman, Robert H. Bremner et David brody, ed. (Columbus, 1968), p. 218.
9 - Robert L. Duffus, How the Ku Klux Klan Sells Hate, World’s Week (June, 1923), p. 179.
10 - Kathleen M. Blee, Women of the Klan (Berkeley, 1991), p. 169.
11 - Degler, op. cit., p. 437.
12 - William Simmons, dirigeant du Klan en 1921, témoigna, sans être contredit, que les émeutes raciales du lendemain de la guerre à Washington, East St Louis et Chicago eurent lieu avant qu’il n’y ait un seul membre du Klan dans ces villes. Voir Hearings Before the Committee on Rules : House of Representatives, Sixty-Seventh Congress (Washington, 1921), p. 75.
13 - Daniel Snowman, USA : the Twenties to Viet Nam (London, 1968), p. 37.
14 - Preston W. Slosson, The Great Crusade and After (New York, 1930), p. 258.
15 - Voir Literary Digest : Quaint Customs and Methods of the KKK (August 5, 1922); A Defense of the Ku Klux Klan (January 20, 1923), spécialement les pages 18-19; The Klan as the Victim of Mob Violence (September 8, 1923), p. 12; The Nation : Even the Klan has Rights (December 13, 1922), p. 654.
16 - Voir de Garin Burbank, Agrarian Radicals and their Opponents : Political Conflicts in Southern Oklahoma, 1910-1924, in Journal of American History (June 1971).
17 - Voir de Paul M. Angle, Bloody Williamson (New York, 1952), spécialement les pages 4, 21, 28-29, 137-138.
18 - Voir d’Irving Bernstein, The Lean Years : A History of the American Worker, 1920-1933 (Baltimore, 1966), pp. 1-43.
19 - Jackson, op. cit., p. 239. Akron arrivait en huitième position dans les villes des USA pour le nombre d’adhérents du KKK.
20 - Voir de Thomas R. Brooks, Toil and Trouble (New York, 1971), p. 368 et de Jerold S. Auerbach, Labor and Liberty : The LaFolette Committee and the New Deal (Indianapolis, 1966), p. 38.
21 - Irving Howe et B.J. Widick, The UAW and Walter Reuther (New York, 1949), p. 9.
22 - John Higham, Strangers in the Land (New York, 1968), pp. 289-290.
23 - Donald A. Crownover, The Ku Klux Klan in Lancaster County, 1923-1924, Journal of the Lancaster County Historical Society (1964, n° 2), p. 64.
24 - Higham, op. cit., p. 290.
25 - Sherwood Anderson, Puzzled America (New York, 1935), p. 114.
26 - Neil Herring, militant progressiste des années vingt, lettre à l’auteur, March 25, 1975.
27 - Miller, op. cit., p. 224.
28 - Frost, op. cit., p. 270.
29 - Arthur M. Schlesinger, Jr., The Politics of Upheaval (Boston, 1960), p. 45.
30 - Stanley Frost, Night-Riding Reformers, The Outlook (November 14, 1923); Behind the White Hoods : the Regeneration of Oklahoma, The Outlook (November 21, 1923).
31 - Robert K. Goldberg, Hooded Empire : The Ku Klux Klan in Colorado (Urbana, 1981), p. 23.
32 - Margaret Sanger, An Autobiography (New York, 1938), pp. 366-367.
33 - Frost, op. cit., p. 86.
34 - Idem.
35 - Marry H. Herring, The Why of the Klan, The New Republic (February 23, 1923), p. 289.
36 - John Moffat Mecklin, The Ku Klux Klan : A Study of the American Mind (New York, 1924), p. 98.
37 - Jackson, op. cit., p. 240.
38 - Ibid., p. 241.
39 - Pink Ballots for the Ku Klux Klan, The Outlook (June 25, 1924), pp. 306-307.
40 - Ibid., p. 306-307.
41 - Ibid., p. 306.
42 - Ibid., p. 308.
43 - Jackson, op. cit., p. 162.
44 - Robert O. Nesbitt, Wisconsin : A History (Madison, 1973), p. 467.
45 - Georges S. Turnbull, An Oregon Crusader (Portland, 1955), p. 150. Promises and Lies, Capital Journal (Salem, October 31, 1922).
46 - David H. Horowitz, The Ku Klux Klan in LaGrange, Oregon, in The Invisible Empire in the West, ed. Shawn Lay (Urbana, 1992), p. 195.
47 - Robert L. Duffus, The Ku Klux Klan in the Middle West, World’s Work (August, 1923), p. 365.
48 - Charles Alexander, The Ku Klux Klan in the Southwest (Louisville, 1965), p. 25.
49 - Carter Blue Clark, A History of the Ku Klux Klan in Oklahoma. Ph.D. Dissertation (University of Oklahoma, 1976), p. 115.
50 - Ibid., p. 147.
51 - Goldberg, op. cit., pp. 122, 146.
52 - Virginia Durr, Entretien avec Susan Trasher et Jacques Hall, 13-15 mai 1975, University of North Carolina Oral History Project.
53 - Gerald T. Dunne, Hogo Black and the Judicial Revolution (New York, 1977), p. 114.
54 - Ibid., pp. 116, 118, 121.
55 - Cecil Carnes, John L. Lewis (New York, 1936), p. 116.
56 - Ibid., p. 114.
57 - David J. McDonald et Edward A. Lynch, Coal and Unionism (Silver Spring, Md, 1939), p. 161.
58 - United Mine Workers of America, Proceedings of the Twenty-Ninth Consecutive and Sixth Buennal Convention (Indianapolis, 1924), p. 686.
59 - Studs Terkel, Hard Times (New York, 1970), pp. 229-230.
60 - Crownover, op. cit., pp. 69-70.

Écrit par : Chuck Jones | 07/02/2013

@Dominique

En effet le KKK a officiellement été fondé à la fin de la guerre par des sudistes radicaux, d'où ma surprise à la lecture de cet article. Concernant l'autre "idée reçue", elle me laisse aussi songeur. L'assassinat de républicains blancs et des noirs étaient motivés par le racisme, pas pour des raisons économiques, donc quand il explique que le klan n'étaient pas suprématiste je suis tout aussi perplexe.

Écrit par : Greg | 08/02/2013

@Chuck

" Problème de mémoire sélective ?"

Non le KKK est une milice démocrate et se rapproche du national-socialisme. On a toujours affirmé que le KKK était de gauche.

Écrit par : Greg | 08/02/2013

@ Greg,

" Non le KKK est une milice démocrate et se rapproche du national-socialisme. On a toujours affirmé que le KKK était de gauche. "

Chuck confond simplement les époques.

D.J

Écrit par : D.J | 08/02/2013

@D.J
"Chuck confond simplement les époques."

Ou pensait que je faisais référence à la phrase de John Zerzan.

Écrit par : Greg | 08/02/2013

@ Greg,

Le fait est que c'est bien les états démocrates qui furent esclavagistes et que le KKK fut également créé par des démocrates radicaux. Ce genre de piqûre de rappel est toujours nécessaire. Je peut parier n'importe quelle somme que si l'on faisait un sondage parmi la populace suisse et Françaises, que la majorité diraient que l'esclavagisme, le racisme et le KKK seraient issues des milieux conservateurs.

On le voit du reste avec l'image faussés que l'on a ici chez nous du Tea Party. A force de lire dans les journaux que ce mouvement est ultra-conservateur; que l'amalgame Ultra-conservateur = Extrême droite, fasciste et raciste vient directement à l'esprit des gens.

Et quand on leur dit que ce n'est pas la réalité; on va vite nous chercher dans le Tea Party " un discours raciste d'un seul homme " pour en faire une preuve irréfutable.

D.J

Écrit par : D.J | 08/02/2013

"Ce genre de piqûre de rappel est toujours nécessaire."

Et toujours suivi de grognements en tout genre et de: " bandes d'ignares... la gauche c'est l'humanisme, l'amour de son prochain, et la solidarité". Tiens à ce propos je viens de terminer "La France Orange Mécanique" et je vais entamer "Le livre noir de la gauche" sous-titré "Colonialisme, antisémitisme, collaboration, pédophilie, affairisme, etc." http://www.enquete-debat.fr/archives/avant-premiere-extrait-du-livre-noir-de-la-gauche-30783

Merci Jean Robin.

Écrit par : Greg | 08/02/2013

@ Greg,

Et bien celui-ci il va figurer dans ma biblothèque.

D.J

Écrit par : D.J | 08/02/2013

Yup c'est du lourd.

Écrit par : Greg | 08/02/2013

@Greg et D.J.

Est-ce si compliqué que de vous référer à wikipedia ?
Avez vous bien compris que le KKK n'a pas eu d'existence continue entre 1865 et aujourd'hui ?
Avez-vous bien compris que les acteurs et les motivations donnant au KKK ses différentes existences de 1865-1874, 1915-1925, et depuis 1950, sont de nature fort différentes l'une de l'autre ?

- « Non le KKK est une milice démocrate et se rapproche du national-socialisme. On a toujours affirmé que le KKK était de gauche. »

"Milice démocrate" ??? Et qu'est ce que le KKK a de "démocrate" pour qu'il mérite d'être associé d'une façon ou d'une autre à l'idéologie "démocrate" ?

Comparer le KKK de 1865, de 1920, au national-socialisme que Hitler n'a formalisé qu'en 1930 est absurde.

Et qui est le "On" qui "a toujours affirmé" que le KKK était "de gauche" ?
Mais surtout, pourquoi "de gauche" ?
Ca veut dire quoi "de gauche" en 1865 ?
Et tant qu'on y est, Louis XVI a été renversé par des communistes-communards ?


- « Le fait est que c'est bien les états démocrates qui furent esclavagistes et que le KKK fut également créé par des démocrates radicaux. »

"Démocrate radical" ca ne veut rien dire. Ca n'existait pas à l'époque et il est fort douteux que cela existe aujourd'hui.

Quant à ce que vous appellez "les états démocrates", il s'agit ni plus ni moins que de l'ancien parti républicain à la sauce de Thomas Jefferson.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Parti_républicain-démocrate

Les premiers à se revendiquer de valeurs à la base de l'idéologie du parti Democrat US moderne, formalisée par Roosevelt en 1930 dans le "New Deal", furent des républicains anti-esclavagistes qui formèrent d'abord le Whig, avant de rejoindre Lincoln lorsque celui-ci forma le nouveau parti républicain en 1854.

Ce que vous appellez "les états Démocrates" sont en réalité les états dirigés par des membres de l'ancien parti républicain de Jefferson, qui n'a que très peu en commun avec le parti républicain de Lincoln, et encore moins avec le parti démocrate refondé de Roosevelt.

C'est compliqué, mais c'est comme ça.


- « Ce genre de piqûre de rappel est toujours nécessaire »

Inutile. Le ridicule fait parfois rire mais ne tue pas.

Écrit par : Chuck Jones | 09/02/2013

@ Chuck,

On parle du parti démocrate à l'opposé de celui des républicains. La RDA voulait dire aussi république démocratique allemande. Ne cherchez pas toujours midi 14 heures.

Idées proches ne veut pas forcement dire que l'un a du obligatoirement copier sur l'autre. Quand Greg dit que le KKK se rapproche du nazisme il veut parler de l'idéologie de la supériorité de la race que les nazis croyaient aussi. C'est pas parce le KKK est né bien avant le nazisme que l'idées de la supériorité de la race blanche est impossible.

" Ce que vous appellez "les états Démocrates" sont en réalité les états dirigés par des membres de l'ancien parti républicain de Jefferson, qui n'a que très peu en commun avec le parti républicain de Lincoln, et encore moins avec le parti démocrate refondé de Roosevelt. "

Que des républicains soient passé dans le camps démocrates ne change rien que l'esclavagisme fut bien sous contrôle des états aux mains des démocrates. Et cela montre bien que ces ex-républicains ne partageaient pas la vision du parti de Lincoln sur les fondements qui fait ce qu'est l'Amérique qui met le droit de l'individu avant le collectivisme au sommet de la constitution. Et personne n'a affirmé que le parti démocrate moderne est esclavagiste.

D.J

Écrit par : D.J | 09/02/2013

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