20/05/2011
DSK: La culpabilité de la justice américaine
Les suisses comme les français, sont férus de séries américaine traitant entre autre des affaires judiciaires. Malgré la description fidèle de cette justice américaine dans ces séries télévisés, les téléspectateur du vieux continent francophones semblent avec l'affaire DSK découvrir avec étonnement et effrois cette justice US totalement étrangère avec nos principes. Aujourd'hui ce n'est plus DSK le présumé coupable, mais bien la justice américaine.
Si l'Amérique fascine sous nos latitudes , elle reste néanmoins incompréhensible. Prouver que l'on est pas coupable si quelqu'un nous accuse de tel ou tel méfait, ne correspond pas à notre justice. Menotter le prévenu DSK aux yeux du monde entier, ne correspond pas à notre justice. Cumuler les chefs d'accusations ne correspond pas non plus à notre justice. Donc vouloir comparer la justice américaine avec la nôtre, c'est finalement ne rien comprendre de la société américaine. Si la justice US semble irrationnel pour nous, elle reste néanmoins rationnel pour les américains. Il est certain que ces derniers ne comprendraient pas la justice suisse et ses peines ridiculement clémentes qui par exemple condamne à une peine avec sursis une personne qui tue un jeune dont le tort et d'avoir regardé la copine du meurtrier. Comme ce fut la cas récemment à Genève. De même les américains ne doivent pas comprendre qu'un président de la république française ne puissent pas être inculpé ou entendu par la justice pour des délits comme ce fut la cas avec Chirac. Et qui ne fut seulement qu'inculpé après son mandat présidentiel pour ses les affaires d'emplois fictifs, abus de confiance et détournement de fonds publics. Alors qu'aux USA un président n'est pas couvert par une immunité présidentielle. Nixon fut destitué de la présidence avec le scandale du watergate, Clinton à failli subir la même chose pour avoir menti aux américains dans ses affaires extra conjugales et W.Bush a du s'expliquer devant une commission d'enquête sur les ADM introuvablent en Irak où il fut finalement blanchi puisqu'il s'est fié à ses services de renseignements. Si il aurait délibérément menti sur cette affaire des ADM, une procédure de destitution aurait été certaine. Bref, le pouvoir judiciaire est bien plus indépendant du pouvoir politique aux USA qu'il est en France. Les américains auraient des raisons de nous renvoyer balayer devant notre porte en matière de justice.
Aux Etats-unis les juges sont très respectés par la population et les procureurs ( pas dans tout les états ) sont généralement élus justement par ces derniers. Les juges eux sont nommés pour leur compétence. Le devoir de justice et de résultats pour les juges américains est déterminant pour que ces derniers puissent continuer à exercer leur métier. Cette justice est certes imparfaite. Mais qu'elle justice dans les démocraties est-elle infaillible? Aux Etats-unis les excès en matière de justice existent réellement et qui seraient impossible de les appliquer en Suisse. Comme par exemple les fumeurs atteints d'un cancer des poumons et qui attaquent les industries du tabac, dont ces derniers en échange d'un procès ou d'un procés perdu doivent des indemnités aux fumeurs cancéreux qui se compte en millions. Du reste Georges W. Bush a voulu mettre un frein à ces pratiques hypocrites. Surtout que ce sont les avocats des fumeurs qui empochent la grande majorité des indemnités. Mais ces pratiques rendraient-elles la justice américaine moins efficace que la justice suisse ou française? Il est difficile de répondre à cette question, puisque la justice américaine qui ne correspond pas à notre culture, correspond parfaitement aux américains. Et c'est pareil dans le contexte inverse.
DSK semble de plus en plus pour les suisses ou les français être une victime de la justice américaine. Mais l'affaire DSK reste en Amérique une affaire parmi tant d'autres. Des VIP tel DSK jugés aux USA est la norme. L'affaire Madoff eu un plus gros impact vis-à-vis des américains. DSK est aux USA un inconnu, surtout dans les premiers jours de cette affaire.
Bref: l'affaire DSK se transforme chez nous en l'affaire juridique américaine. Mais heureusement pour les américains dans l'affaire DSK que ce n'est ni la France et ni la Suisse qui déterminera le verdict des juges
D.J
20:24 Écrit par Dominique Jordan dans Justice | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note




Commentaires
C'est un billet comique ? Peut mieux faire en tout cas.
Écrit par : Clown | 20/05/2011
Les juges de la City Criminal Court, à laquelle est rattachée le premier juge qui est intervenu, ne sont pas élus mais nommé par le maire de New-York.
Les juges de la Supreme Court, à laquelle est rattachée le second juge, ne sont pas élus par le peuple, mais désignés à l'issu d'une procédure menée au sein des partis politiques. L'élection d'un candidat libre n'est en théorie pas impossible mais est sans doute réservée au multimillionaires. La Cour suprême US a tranché la question de la constitutionnalité de cette procédure. Comme vous ne lisez pas l'anglais, inutile de vous donner le lien. Auriez-vous la liste des candidats indépendants qui ont été élus ?
Les juges de la New-York court of appeal (=Cour supérieure de l'état) sont nommés par le gouverneur.
C'est dire que votre allégation selon laquelle les juges sont élus est erronée.
Le reste de vaut pas mieux.
Écrit par : CEDH | 20/05/2011
@ CEDH,
Je me suis trompé ce n'est effectivement pas les juges qui sont élus mais les procureurs. ( mais pas dans tout les états ) Mais cela n'enlève en rien le reste du billet.
Quand aux lien en Anglais, je vous rappel que Google traduit automatiquement les textes en Anglais en Français ou autres langues.
D.J
Écrit par : D.J | 21/05/2011
"Aujourd'hui ce n'est plus DSK le présumé coupable, mais bien la justice américaine."
La justice américaine ne présume pas coupable l'accusé. La présomption d'innocence est, dans le cadre de la procédure pénale, nettement mieux respectée qu'elle l'est en Suisse, en France ou aux termes des exigences de la CEDH.
Si d'un coté et de l'autre de l'atlantique le soupçonné à le droit de se taire, les conséquences de l'exercice de ce droit au silence ne sont pas le mêmes.
Aux EU l'exercice de ce droit ne peut, en aucun cas, être considéré comme un élément à charge.
Aux termes de la jurisprudence de la CEDH, en Europe le silence peut être retenu comme élément à charge. Certes cela ne suffit pas à condamner, mais combiné à un témoignage qui tient debout (cohérent et persistent) ce refus ou ce retard à s'exprimer conduit à la condamnation.
N'oubliez par que la France a réintroduit, forcée et contrainte par la CEDH, l'information du soupçonné de son droit au silence, information qu'elle avait sciemment supprimée. Et qu'à Genève on était censé, jusqu'au 31 décembre 2010, remettre un document qui ne stipulait pas le droit au silence mais le droit de ne pas s'auto-incriminer. Pourquoi ? Pour pouvoir convaincre plus facilement le prévenu sans avocat en lui expliquant que comme il est innocent il ne peut pas s'auto-inciminer et donc doit parler. A la demande de qui une pareille législation a été adoptée? De la police. Mes sources ? Le CE, alors député, UNGER. J'ai d'ailleurs rencontré des gendarmes qui, aujourd'hui, s'indignent de ce que le prévenu ait le droit de se taire.
Autre point favorable à la présomption d'innocence. Ici, la majorité, parfois qualifiée, des juges/jurés/échevin, là bas l'unanimité. Le DA doit convaincre 12 jurés et la défense 1 juré.
Écrit par : CEDH | 22/05/2011
@ CEDH,
" "Aujourd'hui ce n'est plus DSK le présumé coupable, mais bien la justice américaine."
Je parlais vu d'ici.
D.J
Écrit par : D.J | 23/05/2011
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