22/07/2016

Ces terroristes parmi nous : fantasmes et réalité

Ces terroristes parmi nous : fantasmes et réalités

Puisqu’il est bien entendu que les terroristes se réclament de l’Islam, se pose inévitablement la question du nombre de musulmans qui vivent parmi nous. Las, ce type de statistiques étant illégales1, on ne dispose pas de chiffres précis et, en l’absence de données officielles, l’estimation du nombre d’adeptes de l’Islam devient malheureusement une affaire de perception, et parfois même d’imagination ce qui, par les temps qui courent, conduit nos compatriotes à le surestimer massivement.

Quand, en 2014, l’institut Ipsos MORI demandait à un panel de Français d’estimer la proportion de musulmans dans la population totale2, la réponse moyenne était de 31% ; soit, juste pour vous donner une idée, environ deux fois et demi l’estimation du Front National (8 millions, soit un peu plus de 12%). Sur les 14 pays dans lesquels cette étude a été menée, c’est nous qui surestimons le plus ce chiffre ; nos voisins Belges arrivent en deuxième position et sont suivis des Canadiens.

L’Islam, combien de bataillons ?

Avant de se lancer dans des estimations, il faut se mettre d’accord sur ce que l’on entend par « musulman ». De façon très schématique, on peut distinguer deux groupes : celles et ceux que je vais nommer les musulmans « actifs », c’est-à-dire les individus qui se réclament de l’Islam au sens religieux du terme et, par opposition, les musulmans « passifs », c’est-à-dire les gens issus d’une famille de tradition musulmane mais qui ne s’estiment pas eux-mêmes musulmans. Évidemment, ces deux cercles ne sont pas concentriques puisque les musulmans actifs compteraient dans leurs rangs, selon l’Ined et l’Insee, entre 70 000 et 110 000 convertis qui, par définition, ne sont pas issus de familles musulmanes.

Si l’on retient l’ensemble de ces deux groupes, c’est-à-dire la « communauté musulmane » au sens large, les différentes estimations qui circulent évoquent entre 6 et 9 millions d’individus3, d’où, sans doute, les 8 millions de musulmans du Front National.

Mais si l’on se concentre sur les musulmans actifs, celles et ceux qui se revendiquent de l’Islam (convertis inclus), le travail le plus sérieux réalisé à ma connaissance est celui de Patrick Simon et Vincent Tiberj4 qui, en extrapolant les résultats d’une étude qu’ils avaient réalisée pour Ined et Insee en 20105, estimait que la France comptait entre 4 et 4,3 millions de fidèles. De façon assez intéressante, le chiffre de 4 millions correspond aussi au haut de la fourchette estimée, en utilisant d’autres méthodes, par Jean-Paul Gourévitch. Bref, si par « musulmans » vous entendez celles et ceux qui se définissent comme des fidèles de l’Islam, le chiffre de 4 millions d’individus,  soit 6,2% de la population française, semble une estimation tout à fait raisonnable.

Vérifiez vos biais

Si ce chiffre vous étonne, il n’est peut-être pas inutile de corriger quelques biais. D’abord, si vous vivez en Seine-Saint-Denis, il est très vraisemblable que ce chiffre de 6,2% vous semble très inférieur à la réalité. Et vous avez raison : il se trouve que la population musulmane est géographiquement très concentrée, principalement dans les zones urbaines, en région parisienne, autour de Lyon et dans le sud-est, et qu’en Seine-Saint-Denis, effectivement, il y a beaucoup plus de musulmans qu’ailleurs et que dans tout l’ouest du pays notamment.

Ensuite, ce n’est pas parce que quelqu’un a vaguement l’air arabe ou africain qu’il est nécessairement musulman. Outre les très nombreux maghrébins, immigrés de seconde ou troisième génération, pour lesquels l’Islam n’est rien d’autre qu’une vieille tradition familiale, êtes-vous certains de savoir distinguer un Libanais maronite d’un Libanais musulman ? Tenez-vous compte du fait que l’écrasante majorité, soit plus de 90% des immigrés qui nous viennent d’Afrique guinéenne ou centrale est chrétienne ou athée ?

Enfin, viennent tous les biais cognitifs classiques : l’Islam étant, pour des raisons parfaitement légitimes, au cœur de l’actualité, nous avons naturellement tendance à remarquer des choses qui, en temps normal, nous paraîtraient parfaitement anodines et ce, d’autant plus si vous êtes convaincu par la thèse du « grand remplacement » (cela s’appelle un biais de confirmation). Ajoutez à cela la tendance de notre sphère politico-médiatique à monter en épingle la moindre anecdote liée à un sujet à la mode, et vous finissez par avoir une vision totalement biaisée de la réalité.

Le bon grain et l’ivraie

Et quand on évoque 4 millions de croyants, encore faut-il détailler les différentes réalités que ceci recouvre. La dernière enquête de l’Ifop6 sur ce thème est particulièrement instructive puisqu’elle nous apprend, entre autres, que pas moins de 45% des croyants ne s’estiment pas pratiquants et que, même parmi celles et ceux qui se disent pratiquants, le niveau de pratique varie substantiellement. Typiquement, 68% des pratiquantes déclarent ne jamais porter de voile et près de 30% d’entre elles accepteraient sans difficulté que leur fille épouse un non-musulman[7,29% n’y voient aucun inconvénient et 27% l’accepteraient mais à regret. Seules 27% des musulmanes pratiquantes ne l’accepteraient en aucun cas (contre 1% des croyantes non-pratiquantes).].

Tout confondu et en rajoutant les convertis, le chiffre de 3 millions de pratiquants n’est sans doute pas très loin de la réalité. Encore faut-il savoir combien, parmi ceux-là, souscrivent à une interprétation rigoriste, littérale ou radicale de l’Islam c’est-à-dire les fameux salafistes. Selon Samir Amghar, docteur en sociologie à l’EHESS, les renseignements généraux estiment que les salafistes sont entre 12 000 et 15 000 en France7. Évidemment, cela fait beaucoup de gens mais rapporté à nos 3 millions de pratiquants, cela ne pèse guère plus de 0,4% à 0,5%. On est donc assez loin d’une majorité.

Or, au chapitre des idées reçues, il convient de rappeler que tous les salafistes, loin de là, ne sont pas des candidats au djihad. La plupart de ceux vivant en France, en réalité, appartiennent au mouvement dit quiétiste c’est-à-dire qu’ils pratiquent un Islam très rigoriste mais non violent et sont même les premiers à s’opposer aux djihadistes. Les sbires d’al-Qaïda et de l’État Islamique sont une infime minorité ; le chiffre de 5 000 qui circule habituellement n’est probablement qu’un ordre de grandeur qui inclut les quelques 2 000 radicalisés partis en Irak et en Syrie.

Alors évidemment, 5 000 terroristes potentiels, c’est à la fois beaucoup quand on constate les dégâts commis par un seul d’entre eux à Nice et très peu : quelque chose comme 0,1% des 4 millions de musulmans actifs et 0,06% de la communauté musulmane au sens large ; autant dire une aiguille dans une botte de foin. Mais là où les choses deviennent encore plus compliquées, c’est quand on prend en compte l’évolution qu’a connu le profil de la population djihadiste depuis 2013 : de plus en plus, ce sont des convertis.

Tous suspects

Selon l’islamologue Bernard Godard8, les convertis seraient entre 80 000 et 100 000 (une fourchette cohérente avec celle de l’Ined/Insee citée plus haut), il y en aurait 4 000 nouveaux chaque année, et la plupart auraient été élevés dans des familles de souche et de tradition chrétienne. Évidemment, tous, loin de là, ne versent pas dans l’Islam radical et violent mais tous les spécialistes du terrorisme djihadiste le confirment, notamment David Thomson9, et c’est loin d’être marginal : si ceux qui nous ont frappé jusqu’ici restent issus de l’immigration plus ou moins récente, l’État Islamique recrute désormais massivement chez les convertis.

Ils s’appellent Maxime, Mickaël, Hélène, Nicolas ou Jean-Daniel (ces deux-là sont frères). Ce sont des gamins sans histoire, issus des classes moyennes, Français de souche, souvent élevés au sein de familles chrétiennes ; et ils sont aujourd’hui parmi les pires fanatiques de l’État Islamique, et même parfois des cadres de l’organisation. Fin 2013, le ministère de l’Intérieur estimait10 que plus d’un djihadiste sur cinq parti en Syrie ou en Irak avait été élevé dans une famille non-musulmane. Selon la même source, pas moins de 48% des 4 576 signalements (dont 2 700 jugés pertinents) effectués via la plateforme Stop djihadisme depuis son ouverture en avril 2014 concernaient des convertis11.

Ce que cela signifie, concrètement, c’est que notre ennemi ne se cache ni dans la communauté musulmane au sens large ni parmi les pratiquants ni même dans les mosquées salafistes. Notre ennemi est potentiellement partout. Homme ou femme (39% des signalements), immigré ou de souche, religieux ou pas : nous cherchons 5 000 tueurs potentiels dans une population de plus de 36 millions de suspects (tous les Français âgés de 20 à 64 ans) ; soit une fréquence de base de l’ordre de 0,014%. Autant dire que toute tentative de traitement statistique via un système de surveillance de masse — que ce soit en ligne ou dans nos rues — est vouée à l’échec.

Alors si vous voulez considérer que nous sommes en guerre, soit. Mais de grâce, reconnaissez au moins qu’il ne s’agit pas d’une guerre conventionnelle. Notre adversaire est une organisation terroriste qui — c’est le concept — cherche à nous terroriser pour nous inciter à faire ce qu’elle attend de nous. Comme je suppose que nous sommes tous d’accord pour dire que nous voulons gagner cette guerre, je ne saurais que trop vous encourager à vous poser les deux questions les plus fondamentales : que veut l’ennemi et comment faire en sorte qu’il ne l’obtienne pas ? À l’issue de vos réflexions, que j’espère aussi froides et rationnelles que possible, vous conclurez avec moi que renoncer à nos libertés au profit d’une sécurité illusoire et taper indistinctement sur tous les musulmans (ou présumés tels) sont les pires options qui s’offrent à nous ; les germes d’une défaite assurée.

https://www.contrepoints.org/2016/07/22/261015-terroristes-parmi-fantasmes-realites

15:46 Écrit par Dominique Jordan dans Intégrisme, Monde, Religion | Lien permanent | Commentaires (18) | | | | | |  Facebook

16/07/2016

De Nice à Ankara

La France encore touché par un acte terroriste revendiqué une fois de plus par l'Etat islamique. Qui dire après cet attentat si ce n'est que de répéter plus ou moins la même chose ce qui a été dit sur mes derniers billets concernant ces attaques terroristes en France et en Belgique? On notera que l'auteur de l'attentat de Nice est un repris de justice qui ne devrait pas être en liberté ou qui aurait du être expulsé de France. Encore une fois la culture de l'excuse envers les délinquants chère à la gauche morale ( la droite française n'est pas non plus à féliciter ) aura été directement impliqué dans cette tuerie qui a fait plus de 84 morts dont plusieurs enfants faute d'avoir agit avec sévérité contre un délinquant qui s'est transformé en un tueur de masse.

Mais je ne crois pas que la leçon en sera tirée une fois de plus de la part d'un gouvernement qui gesticule dans tout les sens après chaque attentat en faisant des promesses en l'air tout en ayant osé baisser la garde un jour de fête qui rassemble des milliers de personnes dans la rue. Avec toute la bonne volonté du monde on ne pourra jamais garantir qu'il n'y aura plus d'attentats terroristes. Le risque zéro n'existe pas. Mais quand cela s'enchaine avec une certaine régularité c'est que quelque chose ne va pas.

Il ne reste plus qu'aux français de faire les bons choix lors de la prochaine échéance électorale. C'est tout ce qu'il leur reste pour se protéger plus ou moins efficacement contre le terrorisme pour autant qu'ils auront réellement un choix ce qui est loin d'être certain. 

A Ankara en Turquie un putsch de l'armée finalement avorté par les autorités est un signale d'alarme à la politique d'Erdogan qui a fait basculer la Turquie dans un pouvoir islamique et qui joue à un jeu plus que trouble dans la lutte contre le terrorisme du même nom dont le pays en est aussi une victime.

L'armée turc qui fut des décennies le garant de la pensée d’Atatürk d'une Turquie laïque en a été privé de cette fonction par le pouvoir Erdogan si je ne m'abuse.  Comme je l'ai dit: Erdogan est averti qu' il n'est plus à l'abris d'être renversé. La prochaine sera-il la bonne ou les électeurs auront-ils compris dans quelques années que le pouvoir d' Erdogan est un cancer islamique qui ronge la Turquie en le renversant démocratiquement? Plus les attentats terroristes s’enchaîneront en Turquie, plus la légitimité d'Erdogan s'érodera qui pourrait mettre fin à son règne plus vite que prévu

D.J

 

 

 

 

 

15:35 Écrit par Dominique Jordan dans France, Intégrisme, Politique | Lien permanent | Commentaires (33) | | | | | |  Facebook

07/07/2016

4 Juillet 1776 : La nécessité de défendre les idées des Pères Fondateurs.

 

Par Greg

Il y a 240 ans, le 4 Juillet 1776, John Adams, Benjamin Franklin, John Hancock et 53 autres signataires ont signé la Déclaration d'Indépendance. Avec George Washington ils font parti des héros que les américains célèbrent encore aujourd'hui, mais plus je creuse l'histoire américaine plus je me demande si ces héros, ces Pères Fondateurs, ont vraiment été compris. Selon moi il ne fait aucun doute, l'Amérique est un pays exceptionnel mais...

 

Au fil de mes recherches et de mes lectures il y avait un nom en particulier qui a retenu mon attention : Thomas Paine. Si Thomas Paine est considéré aujourd'hui comme un des Pères Fondateurs j'ai réalisé qu'il n'était pas vraiment apprécié. Pourtant il n'était pas n'importe qui. Déniché par Benjamin Franklin qui était éditeur et imprimeur, Paine écrivit le livre qui allait changer l'histoire du monde. En effet il apparaît que son livre Common Sens qui inspira, entre autres John Adams et George Washington, a été l'un des déclencheurs de la Révolution américaine. Paine était un militant, il avait la tchatche, il a donc eu une grande influence auprès des Pères Fondateurs. Washington, Ben Franklin et Jefferson partageaient l'ensemble de ses idées, ça ne fait aucun doute.

 

Mais quelles sont ces idées ?

 

Hommes des lumières Paine et les Pères Fondateurs souhaitaient bâtir une nation à l'opposé du modèle européen. Thomas Paine avait vu les dégâts engendrés par l'obscurantisme religieux, le monarchisme et le totalitarisme de l'église. Il ne s'agissait donc pas seulement pour les Pères Fondateurs de gagner leur indépendance mais aussi de fonder une nation sur le principe de la Raison, et Paine y était particulièrement attaché comme on peut le voir dans son livre The Age of Reason (dispo en Français) où il démonte la Bible point par point. On s'aperçoit que Jefferson était on ne peu plus d'accord avec lui. Dans cet extrait d'une lettre que Jefferson avait adressé à John Adams on peut lire :« The day will come when the mystical generation of Jesus by the Supreme Being in the womb of a virgin, will be classed with the fable of the generation of Minerva in the brain of Jupiter. ... But we may hope that the dawn of reason and freedom of thought in these United States will do away with all this artificial scaffolding.... » Ou encore ici dans l'extrait de l'article 11 du traité de Tripoli signé par Jefferson en 1795 qui rend même la chose ''officielle'': « Considérant que le gouvernement des États-Unis n’est en aucun sens fondé sur la religion chrétienne.... ».

 

Pourtant quand on observe les USA aujourd'hui on s'aperçoit que la religion, le christianisme y tiennent une place très importante. Bien souvent on a entendu les élus ou candidats conservateurs s'improviser pasteurs, parfois même ils le sont carrément comme Mike Huckabee. Le conservatisme américain est lui-même teinté de christianisme. Le combat des conservateurs a essentiellement porté sur la défense du christianisme et de la culture judéo-chrétienne aux USA. Et selon moi c'est le problème principal. Dans un monde, une société qui profite d'innombrables avancées scientifiques, la Bible, la religion deviennent obsolètes. Les électeurs se détournent naturellement de ceux qui sont censés défendre la Constitution attaquée par les démocrates. De plus les prêches de certains pasteurs haineux n'aident pas. La diffusion massive de ces vidéos de prêches sur youtube dans les quelles ont voit des pasteurs applaudir les attentats terroristes de Paris et d'Orlando suffisent à répugner les gens, et les invitent à se détourner des conservateurs qu'ils amalgament avec ces bigots.

 

Il est temps que le parti Républicain américain revienne à la raison et se mette enfin à défendre les principes défendus par les Pères Fondateurs. ''One Nation under God'' ne signifiait pas que l'Amérique était une nation bâtit sur le principe du christianisme. Le Dieu de Thomas Paine et des Pères fondateurs n'était pas le Dieu de la Bible. Ils faisaient référence au Créateur de l'univers, un Dieu conforme à la pensée déiste car c'est ce qu'étaient les Pères Fondateurs. En associant l'Amérique et le patriotisme au christianisme, à une religion en particulier, les américains et plus particulièrement les conservateurs ont fait une erreur. On le voit, toutes les études le montrent, le christianisme est en déclin aux USA. Le risque de voir le patriotisme américain être entraîné dans la chute du christianisme est bien réel. Encore aujourd'hui une étude (1) montre le déclin du patriotisme. Il y a-t-il une corrélation ? Le parti Républicain est en crise, c'est indéniable. Il perd du terrain dans certains états comme le Texas et n'est pas près de percer dans les états comme NY et la Californie. L'espoir pour le GOP est de se recentrer sur l'essentiel et d'oublier ces combats perdus d'avance comme la religion. L'Amérique est en danger, il n'y plus de temps à perdre.

 

 

(1) http://www.dailymail.co.uk/news/article-3673709/Is-patrio...

 

14:47 Écrit par Dominique Jordan dans USA | Lien permanent | Commentaires (72) | | | | | |  Facebook

27/06/2016

Brexit: le temps des regrets

Par Nathalie MP.

image: http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2016/06/2137872208_6cf07cccf2_z.jpg

Brexit- By: Jolene FaberCC BY 2.0

Nous, les Européens, venons probablement de vivre l’événement pacifique le plus incroyable et le plus bouleversant que nous ayons connu depuis bien longtemps dans notre histoire, depuis la signature du traité de Rome qui donnait forme à la CEE en 1957, en fait. En se prononçant à 51,9 % en faveur du Brexit, c’est-à-dire pour une sortie de l’Union européenne, les citoyens britanniques tournent le dos à un projet inédit, exaltant, prodigieux, mais pas sans défaut, de presque 60 ans, déclenchant chez les autres pays membres un sentiment d’échec mêlé du besoin de resserrer les rangs pour se conforter dans l’idée européenne et de la nécessaire introspection pour analyser ce qui cloche et qui pousse ainsi un grand pays, parmi les moins contraints au sein de l’Union, à la quitter aussi radicalement.

David Cameron a pris un risque avec le référendum britannique

S’il y a une image véritablement élégante et réconfortante à garder de ce Brexit, c’est pour moi celle de David Cameron, premier ministre britannique, donnant sa démission devant la porte du 10 Downing Street dès le lendemain du vote (photo de couverture). Bien que brillamment reconduit dans ses fonctions lors des élections générales de mai 2015, bien qu’artisan d’une belle récupération économique (et libérale dans de multiples aspects) de son pays après la crise de 2008, il tire aujourd’hui les conséquences du résultat du référendum qu’il a lui-même proposé. Il a en effet toujours plaidé pour le maintien dans l’Union européenne et pensait parvenir à faire triompher son point de vue.

Il sera facile d’objecter que sa proposition (faite en 2013) de soumettre le Brexit au vote après les élections de 2015 n’était pas dénuée d’un certain calcul politique destiné à renforcer sa position au sein du parti conservateur, très partagé sur la question de l’UE. Il sera également facile de dire qu’il n’y a pas lieu de s’extasier vu qu’il est parfaitement normal de partir en cas d’échec. Il n’en reste pas moins qu’il a pris un vrai risque politique pour lui-même sans aucune obligation légale de le faire, qu’il a lié son avenir personnel à celui de son pays et qu’il s’aligne maintenant sans circonvolutions oiseuses sur la décision populaire. C’est héroïque, surtout vu de France.

Zone de turbulence annoncée suite au Brexit

Dans ses institutions, l’Union européenne a prévu qu’un pays puisse la quitter de façon volontaire et unilatérale, sans avoir à apporter de justification. La procédure de retrait est détaillée dans l’article 50 du traité de Lisbonne de 2009. Elle se met en marche lorsque le pays membre qui souhaite quitter l’Union en fait la demande auprès du Conseil européen (sommet des chefs d’État ou de gouvernement des pays membres). S’ensuit une négociation de sortie qui peut prendre quelques mois sans excéder deux ans (sauf accord spécial pris à l’unanimité). Notons aussi, on ne sait jamais, que le Traité de Lisbonne inclut même la possibilité de ré-intégrer l’UE après l’avoir quittée, en suivant à nouveau la procédure normale d’adhésion.

Le vote a donc eu lieu et s’est conclu sur une demande effective de Brexit. Les caractéristiques géographiques ou démographiques de ce scrutin expliquées dans l’article récent sur Boris Johnson, ancien maire de Londres et figure de proue du « Leave »(quitter), se sont confirmées dans les urnes : le Brexiters sont plutôt anglais, plutôt âgés et plutôt ruraux.

De ce fait, dès l’annonce des résultats, le Royaume-Uni est entré dans une zone de turbulence politique et territoriale. Les Écossais, largement favorables au maintien dans l’UE (à 63 %) se sentent pousser des ailes pour remettre leur indépendance sur le tapis. Un premier référendum tenu à l’automne 2014 avait donné la victoire au maintien dans le Royaume, mais la décision de Brexit change la donne. Le gouvernement écossais planche donc sur une loi autorisant un second référendum d’indépendance et se prépare pour des discussions avec l’UE.

Chez les Irlandais du Nord, même type de remous. Le vote de maintien dans l’UE y a été majoritaire (56 %) et fait dire aux partisans du rattachement avec la République d’Irlande que le Royaume-Uni a, de fait, abandonné toute idée de représenter les habitants d’Irlande du Nord. Il se trouve que la frontière de 500 km qui sépare le Royaume-Uni de la République d’Irlande serait la seule frontière terrestre entre l’UE et le RU (à part le kilomètre entre l’Espagne et Gibraltar) une fois le Brexit consommé. Les Irlandais du Nord craignent le rétablissement des check-points qui prévalaient avant la paix avec l’Angleterre, ainsi que des complications dans leurs relations économiques fructueuses avec leur voisins irlandais du sud.

Sur le plan économique, les conséquences concrètes sont pour l’instant mal appréhendées. On a pu constater que la Livre sterling a beaucoup baissé par rapport à l’Euro et au Dollar, de même que les bourses mondiales, mais on sait aussi que ce type de marché a une tendance récurrente à sur-réagir fortement aux événements politiques et aux annonces des gouvernement, d’autant que les opérateurs anticipaient plutôt la victoire du maintien dans l’Union. Surtout, comme première conséquence désagréable, on a rapidement appris que plusieurs grandes entreprises (Morgan Stanley, Deutsche Bank) envisagent de déplacer leurs implantations londoniennes à Dublin ou Francfort.

Une période d’incertitude économique

En revanche, ce qui est maintenant certain, c’est que les arguments développés pendant la campagne sur les impacts positifs du Brexit pour l’économie britannique étaient largement plus tournés vers le racolage facile que vers une analyse coûts / bénéfices sans concession. Les partisans du maintien n’étaient certes pas en reste de prédictions inquiétantes en cas de sortie (isolement, ralentissement économique, baisse du PIB de 14 %…), mais c’est devenu relativement sans objet maintenant que la sortie est actée et que tout montre qu’elle sera beaucoup plus compliquée qu’on l’imaginait, notamment parce qu’elle ouvre une période d’incertitude qui pourrait durer deux ans, le temps des négociations avec l’UE.

image: http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2016/06/contribution-nette-des-pays-membres-a-lue-2014-e1466873341893.png

Brexit le temps des regrets-https://leblogdenathaliemp.com/2016/06/26/sic-brexit-gloria-mundi/

Brexit le temps des regrets-https://leblogdenathaliemp.com/2016/06/26/sic-brexit-gloria-mundi/

Alors que la contribution nette du Royaume-Uni à l’UE, c’est-à-dire ce qu’il verse diminué de ce qu’il reçoit, notamment au titre de la politique agricole commune, est d’environ 5 milliards d’euros (voir graphique ci-contre sur le budget 2014 extrait du Figaro), le camp du Brexit a fait campagne sur la somme de 350 millions de livres par semaine, soit 18 milliards de livres par an soit environ 22 milliards d’euros par an. Ce n’est plus de l’approximation, c’est du grand n’importe quoi. Et l’idée géniale communiquée aux Britanniques sur la reprise de contrôle de cette manne largement inexistante, c’était de l’affecter au NHS (National Health Service, équivalent de notre système de santé) dans la plus pure tradition socialiste. Nigel Farage, leader de l’UKIP, parti de droite nationaliste partisan du Brexit, explique dorénavant que c’était une erreur, que ce n’était pas lui, que bref, oublions tout ça, on trouvera bien à dépenser nos 10 milliards (encore un autre chiffre) !

Des Brexiters aux Bregretters

Le plus amusant, c’est qu’un nombre non négligeable d’électeurs qui ont voté pour le Brexit disent maintenant regretter leur vote. Ils ont été immédiatement baptisés : ce ne sont plus des Brexiters, ce sont des Bregretters. À lire leurs arguments, on leur aurait caché les mauvaises conséquences économiques possibles ! La chute de la livre sterling leur fait froid dans le dos, et de toute façon, ils ne voulaient pas la sortie, ils voulaient juste que le maintien dans l’UE l’emporte de peu pour ne pas donner un chèque en blanc aux institutions européennes.

Encore plus curieux, et qui tend à confirmer que pas mal d’électeurs se sont montrés un tantinet étourdis sur ce coup pourtant énorme pour l’avenir du Royaume-Uni et de l’UE en général, il semblerait qu’après avoir voté, ils soient rentrés chez eux et se soient mis à chercher des renseignements sur le Brexit sur internet. Google a constaté un pic des demandes « Que se passera-t-il si on quitte l’UE ? » après le scrutin.

Quel Boris Johnson en France ?

Il n’est donc pas du tout étonnant d’entendre Marine Le Pen appeler à un référendum sur le Frexit (sortie de la France de l’UE) dans la foulée de la victoire du Brexit. Même si elle appelle cela la victoire de la liberté (mot galvaudé, mis à toutes les sauces, surtout quand il s’agit de la limiter), il faut bien voir que dans le cadre de son programme politique et économique particulièrement dirigiste qui prône la fermeture des frontières et le refus de l’immigration, il ne s’agit nullement de chercher à réveiller le libéral qui est en nous, mais de promouvoir une société fermée, bien repliée au chaud sur sa glorieuse histoire, mais hostile à tout apport extérieur (à part celui de la Russie). Quant à la souveraineté monétaire retrouvée, il s’agit simplement de pouvoir faire marcher la planche à billets en toute tranquillité. Appauvrissement garanti.

Mais ce qui est absolument certain, c’est que la demande pour un Brexit ou un Frexit etc. est aiguillé avant tout par le refus de l’étranger. Dans ce cadre, les libéraux qui sont prêts à balancer l’UE parce qu’elle n’est pas la représentation parfaite des théories libérales sont malheureusement aussi les « alliés objectifs » de la société fermée proposée par les partis nationalistes d’extrême droite ou d’extrême gauche. L’inverse de ce qu’ils souhaitent.

Il est évidemment aisé de montrer que l’UE telle qu’elle fonctionne actuellement est loin de former l’idéal parfait du libéral. Sous la volonté d’harmoniser les normes dans le but de faciliter les échanges entre les pays membres, elle a fini par faire des normes une fin en soi qui pèsent lourdement sur certaines activités économiques, notamment l’agriculture dans le cadre de la PAC. Le fonctionnement des institutions parait opaque et pas assez démocratique. La Commission, non élue, semble prendre toutes les décisions sans consulter ni les peuples ni les gouvernements.

Après le Brexit, de nombreuses personnalités politiques se sont exprimées pour expliquer qu’il fallait rendre l’UE plus attractive et ont parlé d’accélérer « l’intégration » ou « l’approfondissement » des relations. Il serait dommage de réparer le mal d’une Union trop pointilleuse par encore plus de réglementation et d’ingérence inutile. Il me semble que si l’on veut réveiller l’Union européenne, si précieuse pour la paix, il faudra d’abord lui faire prendre du recul sur ses missions : oui, au pacte de stabilité qui garantit l’orthodoxie monétaire. Oui à une certaine harmonisation des normes pour faciliter la circulation des marchandises, des personnes, des étudiants etc… Non à la bureaucratie et au délire normatif jamais assouvi décidé dans le cénacle fermé de fonctionnaires sans prise avec le réel. Oui à des pays libéraux dans une Europe libérale.

Comme les Brexiters représentent quand même plus de 17 millions de personnes, on peut supposer que dans leur grande majorité ils ont voté avec sérieux en leur âme et conscience. Il est donc intéressant de s’intéresser aux raisons qui les ont amenés à choisir de quitter l’UE. Selon Sophie Pedder, qui dirige le bureau de l’hebdomadaire The Economist à Paris, la première motivation est celle du contrôle des frontières contre l’immigration. Les questions de bénéfices économiques n’ont eu qu’un faible impact d’autant que les études produites à l’occasion n’étaient ni sérieuses ni véritablement crédibles (comme vu plus haut). Les questions réglementaires, normes etc… sont quasi inexistantes dans la décision.Selon moi, il est naturel qu’un pays souhaite pouvoir adapter sa politique migratoire à ses possibilités économiques et géographiques, et il est également logique et naturel d’y mettre comme condition d’entrée le respect absolu de notre Constitution et de nos lois. Ce n’est évidemment pas l’équipe au pouvoir en France qui rendra cela possible, empêtrée qu’elle est dans ses petits arrangements à but électoral.Tragique erreur, cette idée de voter non pas pour ce que l’on souhaite vraiment ou contre ce que l’on déteste vraiment, mais pour donner une « leçon ». On se réveille et à force de « leçons » tout s’est passé à l’inverse de ce que l’on souhaitait. (À garder en tête avant de voter Le Pen pour donner une « leçon » à Pierre ou Paul). Eh bien, désolée pour vous les amis, c’est dommage, mais c’est fait.

https://www.contrepoints.org/2016/06/27/258322-brexit-temps-regrets#Guau6J4CQRq0UqgA.99 

16:43 Écrit par Dominique Jordan dans Monde, Politique | Lien permanent | Commentaires (47) | | | | | |  Facebook

24/06/2016

Quelles conséquences aura le brexit sur l'avenir de l'Europe et de la Grande-Bretagne?

L'avantage avec le Brexit  qu'elle que soit les conséquences supposées que l'on évoquait lors de la campagne de votation seront vérifiables à moyen terme et non plus de façon spéculatives tout autant qu'elles seraient restées spéculatives si le non au brexit aurait été gagnant. Ce Brexit n'est pas franchement une surprise tant la Grande-Bretagne était une sorte de symbole d'euro-scepticisme.  Mais un euroscepticisme britannique à relativiser puisque l'Ecosse et l'Irlande ont voté au maintient de la Grande-Bretagne dans l'UE. L'un à 62%  et le deuxième à 56%. La Grande-Bretagne avec son brexit a aussi sont röesti graben qui pourrait ironiquement ne pas voir un éclatement de l'UE, mais un éclatement de la Grande-Bretagne si par exemple l'Ecosse serait tenté à nouveau de faire sécession comme il y a 2 ans pour rester membre de l'UE. Et qui ait que l'Irlande ne suivra pas?

Le vote de l'Ecosse et de l'Irlande en faveur de l'UE va devoir servir de signale à tout les eurosceptiques de l'Union européenne tentés par des référendums pour faire sortir leurs pays respectif de l'UE en leur disant que ce n'est pas gagné d'avance et que cet Europe qui ne ferait plus rêver les européens a encore des peuples à l'échelle d'une  nation ( Ecosse et Irlande ) qui désirent rester dans l'UE. N'est pas euroscepticisme anglais qui veut. Des référendums qui devraient quand même devenir nécessaires pour des raisons de légitimité démocratique et qui rendrait par la même occasion une légitimité à l'Europe en cas d'échec des référendums.  Le futur de l'Union européenne va dépendre aussi de comment la Grande-Bretagne va gérer sa sortie de l'UE qui sera un indicateur pour permettre à d'autres pays de se faire une idée que de quitter l'UE sera problématique ou non. Ce qui va être difficile à gérer pour une Europe qui traverse  actuellement une crise non négligeable lié à une immigration de masse extra-européenne due aux guerres dans le moyen orient et en Afrique du nord.

L'autre côté ironique du Brexit serait que la Grande-Bretagne négocie des accord bilatéraux sur le modèle suisse ce qui préserverait  à la Grande-Bretagne son appartenance au grand marché européen en ayant plus voix au chapitre. C'est à dire de subir malgré eux toutes les décisions communes entre membres de l'UE. Je ne verrais pas trop d'autre solution pour la GB que de conclure de tels accords pour ne pas se retrouver isolé de son principale partenaire économique que va devenir pour elle l'Union européenne. 

Les euroscepticismes de toutes l'Europe suisse comprise qui ont  soutenu le brexit ne forment pas un bloc monolithique et que pour beaucoup ce sont des anti-libéraux et des adeptes du protectionnisme économique. Celui que je connais le mieux est le Front national et le Parti national suisse viscéralement anti-libéraux  préférant comme partenaires économiques des pays comme la Russie dont l'économie est complètement vérolée par la corruption et complètement à l'opposé d'une économie libre. Ces eurosceptiques du type FN ou du parti nationaliste suisse veulent carrément une destruction des structures de l'Europe unie avec la fin de la libre circulation des marchandise et des personnes. On retrouve aussi ces ennemis d'une économie libre au sein de partis libéral-conservateurs comme l' UDC. Les réseaux sociaux regorgent de ses sympathisants UDC extrémistes avec sans cesse des propos orduriers contre l'Europe, les étrangers, les musulmans, les sionistes, les américains , l'OTAN avec une admiration eux aussi pour la Russie de Poutine ou même la Chine toujours plus fréquentable que les Etats-Unis ou l'UE. Dans les extrémistes eurosceptiques et anti-libéraux se trouvent aussi l’extrême gauche. A part la haine de l'étranger, ils n'ont pas beaucoup de différences idéologiques que l'extrême droite.

Mais il y a aussi ces eurosceptiques qui sont libéraux et qui pour eux le Brexit devrait être un électro-choque pour les instances européennes qui devront revoir leur copie pour éviter que l'Europe éclate par une succession de référendums. Ces libéraux eurosceptiques ne sont pas contre l'UE mais demande que l'Europe reviennent à ses fondements qui étaient au départ bien plus libérales avec l'ouverture des frontières aux échanges commerciaux et humains. Ces eurosceptiques libéraux approuvent cette Europe et toutes ces directives qui ont permis à ses pays membres de se libérer des monopoles publiques en libéralisant ces secteurs et ils demandent aussi que l'Europe soit unie mais que les nations conservent une bonne part de leur autonomie comme ils l'étaient au temps de la CEE et que le vote populaire avec le droit de référendum soit le plus souvent mis en oeuvre ce qui pourrait permettre de mettre un frein quand les instances européennes dérivent dans le mauvais sens. 

N'oublions pas les europhiles, comme les socio-démocrates qui veulent une Europe également non libérale avec plus d'état providence et plus de solidarité ( forcée par des nouveaux impôts évidemment ) avec une tentation de vouloir une Europe plus centralisée au dépend des nations. Je n'évoquerais pas les europhiles libéraux qui ont été contre le Brexit parce qu'au final ils se retrouvent avec les eurosceptiques libéraux sur la plupart des points. 

Ce brexit que l'on soit pour ou contre est la preuve que l'EU contrairement à ce disent les extrémistes anti-UE n'est pas une dictature. Quand Marine Le Pen souhaitait le brexit pour que la GB quitte  " cet état totalitaire " qu'est l'UE ne se rend même pas compte qu'une UE totalitaire aurait interdit en premier les partis anti-UE comme le Front nationale et aurait surtout interdit à la Grande-Bretagne de voter son indépendance. 

L'Europe est loin d'être parfaite mais on est loin d'être les plus mal lotis sur Terre. L'Europe unie depuis 70 ans à mis fin à plus de mille ans de guerres entre européens qui forment actuellement l'Union. Il y a bien pire sur Terre que l'UE comme la Russie de Poutine, la Chine, la Corée du nord ou le Venezuela ou le Brésil, l'argentine ou le moyen orient déchiré par une guerre fratricide ou encore l'Afrique dans les grandes lignes même si certains pays d'Afrique noirs commencent à assez s'en sortir. 

D.J

 

 

18:00 Écrit par Dominique Jordan dans Musique, Politique | Lien permanent | Commentaires (31) | | | | | |  Facebook

20/06/2016

L'Etat islamique sur le point de perdre Falloujah

Après Sinjar et Kobané reprises par les forces kurdes soutenu par la coalition occidentale et Ramadi en Irak; l'EI islamique est sur le point de perdre également Falloujah face à l'armée et aux forces irakiennes également appuyé par la coalition occidentale menée par les Etats-Unis.  La prochaine étape Mossoul où la défaite de l'EI est également plus que certaine. Des libérations de villes qui auraient pu être évitées si Obama au lieu de retirer toute les troupes américaine d'Irak aurait laissé une force d'intervention de plusieurs milliers d'hommes sur place.

Malgré ces victoires qui devrait nous réjouir; la politique d'Obama en Irak depuis la fin de l’ère W.Bush ne sera pas sans conséquence quand l'EI sera définitivement chassé d'Irak. Non seulement d'avoir laissé l'Irak sombré dans le chaos en foutant en l'air tout le travail du général Pétraeus qui avait dés 2008 réussis à rendre l'Irak relativement stable après avoir chassé Al Qaeda du pays ( fin 2008 les attentats en Irak furent à leur plus bas niveau depuis cinq ans )  tout comme d'avoir foutu  en l'air tout le projet politique de W. Bush; Obama a laissé ainsi le pouvoir irakien tomber dans la sphère influence iranienne.

L'occident, plus particulièrement les Etats-Unis risquent bien d'être les dindons de la farce de leur propre victoire sur l'état islamique en contribuant à créer avec les russes de l'autre côté en Syrie un axe chiite irako-syrien sous influence iranienne pays ennemi juré de l'Amérique et de l'occident en général.

On me rétorquera encore une fois que le mieux aurait été de ne pas aller en Irak renverser Saddam Hussein. Mais les événements suite au printemps arabe ont montré que le chaos et la montée de l'islamise radicale n'a pas eu besoin de se déclencher par l'intervention de l'occident que se soit en Tunisie, en Syrie et en Libye. Faut bien se rappeler que beaucoup ont tendance à ne pas l'admettre que le chaos Libyen était déjà bien amorcé avant l'intervention militaire de l'occident et que le refus russe d'une zone d'exclusion aérienne en Syrie comme le voulait les occidentaux a contribué à jeter de l'huile sur le feu en Syrie en permettant au régime de Bachar al Assad de perpétuer ses massacres des populations civiles par ses forces aériennes qui a fortement radicalisé l'opposition au régime en créant une guerre civile qui a disloqué le pays et qui risque de durer des années même quand l'EI sera définitivement détruit.   

Non le mieux puisque les choses ont été faite aurait été de ne pas abandonné l'Irak comme la fait Obama en l'abandonnant deux fois. Une fois à l'EI et une autre fois à l'Iran.  

D.J

 

 

16:54 Écrit par Dominique Jordan dans Intégrisme, Monde | Lien permanent | Commentaires (24) | | | | | |  Facebook

13/06/2016

Attentat d’Orlando : « la faute à haine et vente d’armes » Obama

 

dimanche 12 juin 2016 par sil

ORLANDO_GAY_TERRORISM_ISIS_DAECH

Trente minutes de retard sur l’heure prévue de son allocution pour nous servir un blabla aussi insipide qu’insultant, où il nous parle d’acte de haine et de terreur sans jamais nommer l’ennemi, mais aussi de la nécessité de réglementer la vente d’armes.

A ne pas en douter, l’État Islamique déposera une demande de permis de port d’armes pour la prochaine attaque, comme à Paris pour l’attaque du Bataclan…

Obama, un président en-dessous de tout !

Sinon : Tristesse et solidarité avec les Homosexuels d’Amérique, de chez nous et d’ailleurs, menacés par les islamofachos dans leurs droits d’aimer qui ils veulent et d’être heureux comme ils l’entendent.

Messieurs les Nazislamistes, quel que soit le nombre de nos morts, non seulement vous n’aurez pas la peau de nos Libertés, mais nous aurons très bientôt la vôtre…

STAND_WITH_ORLANDO

 

Source: http://extremecentre.org/2016/06/12/attentat-dorlando-la-faute-a-haine-et-vente-darmes-obama/

18:15 Écrit par Dominique Jordan dans Intégrisme, USA | Lien permanent | Commentaires (48) | | | | | |  Facebook

10/06/2016

Raciste, antisémite, misogyne, tiers-mondiste,… je vomis Mohamed Ali

Par le Droitiste, 

 
http://www.ledroitiste.com/2016/06/raciste-antisemite-misogyne-tiers.html 
 

De toute façon je m’y attendais, sa mort allait être l’occasion d’une grande messe à la Mandela, c’était inscrit sur l’agenda de la propagande médiatique. Manque juste les funérailles en directe à la TV avec les larmes de Bill Clinton ou Erdogan (qui sait, peut-être même celles de notre Taubira anti-nationale, si elle y va) pour falsifier encore plus nos livres d’histoire.
 
C’est bizarre, à chaque fois qu’une personnalité de couleur a encouragé le racisme anti-blancs, pratiqué la dialectique marxiste, fait l’apologie de la violence contre l’Occident,… on lui pardonne tout, une fois morte. Quand une personnalité blanche a tenu, à un moment de sa vie, des propos ambigus contre les gens de couleurs ou soutenu des régimes de droites, les médias parlent systématiquement de «personnalité controversée », une fois décédée.
 
Faut pas trop se foutre de notre gueule, il a fait quoi de GRAND le Mohamed Ali ? C’est tout juste s’il nous est dépeint comme l’égal d’un Martin Luther King ou d’un Abbé Pierre ! ! ! Ce mec a été un raciste pathologique dans tous les domaines, de la politique à la religion. Inutile de vous retracer son parcours, lisez l’article de Guy Millière, un des seules à oser critiquer l'icône (et encore, en retenue) >> La vérité sur Cassius Clay, devenu Mohammed Ali
 
S’il fallait en choisir une, j’opterais personnellement pour cette citation du "grand" homme de bien qu’il fut  : 
« All Jews and gentiles are devils… Blacks are no devils… Everything black people doing wrong comes from (the white people): Drinking, smoking, prostitution, homosexuality, stealing, gambling : It all comes from (the white people) ». 
« Tous les juifs et païens sont des démons... Les noirs ne sont pas des démons... Tout ce que les noirs font de mal vient d'eux (les blancs) : boire, fumer, la prostitution, l'homosexualité, le vol, les jeux d'argent : tout provient d'eux (les blancs) ».
 
Côté sportif, il était l’incarnation de tout ce qui est à vomir en matière d’exemplarité : trash-talking, provocation, arrogance, politisation,… bref l’ancêtre des Prince Naseem Hamed et autres Cantona de service. 
 
Son palmarès n’a rien d’exceptionnel en terme de ratio, comparé à tant d’autres champions (Rocky Marciano, Joe Louis, Mike Tyson, Wladimir Klitschko*,…). Même sa maladie est une sanction d'une carrière mal gérée et trop longue pour cause de mégalomanie médiatique. 
 
La seule chose à lui reconnaître, c’est sa faculté à avoir su se faire absoudre de ses erreurs en se réfugiant dans la religion. En même temps, il n’a pas choisi celle qui demande le plus d’effort pour se faire pardonner sa haine anti-blanche.

Vous aurez noté l'ironie de sa conversion : embrasser la religion qui a le plus pratiqué la traite des noirs (et continue toujours dans une moindre mesure) sans jamais avoir fait de repentir.
 
 
* Par exemple : Wladimir Klitschko = 68 combats, 4 défaites (Ali = 61 combats et 5 défaites) , 1 titre olympique et autant de titres professionnels que Mohamed Ali. Mais qui connaît Klitschko ? Trop blanc, donc trop plouc pour nos médias !
 
 
Le Droitiste
 
En complément du billet un commentaire posté récemment par Greg fidèle commentateur de ce blog qui révèle ce que la presse ne vous dira jamais sur l'envers de la médaille de Mohamed Ali.
 
"  Muhammad Ali n'était pas le ''Greatest''.

Vous allez me dire que s'attaquer à Ali qui vient de mourir est un manque de respect. Certes c'est un manque de respect mais la personne en question n'en avait pas plus pour les vrais héros tombés au Vietnam donc je ne compte pas me priver de rappeler certains faits nécessaires.

Qu'est-ce qui fait qu'Ali était considéré à son époque et même encore aujourd'hui comme le Greatest ? Oublions tout le reste un instant et concentrons-nous sur quelques chiffres.

Ali c'est : 61 combats, 56 victoires (37 KO) et 5 défaites.
Sugar Ray Robinson c'est : 202 combats, 175 victoires (108 KO) et 19 défaites.
Rocky Marciano c'est : 49 victoires pour 49 combats dont 43 KO.

Alors qu'est-ce qui fait qu'Ali est considéré comme le meilleur boxeur de tous les temps ? Pourquoi lui et pas George Foreman, Evander Holyfield, Marciano ou encore Sugar Ray ? La réponse est simple : Le KGB qui avait déjà infiltré les médias, l'éducation et l'industrie de l'entertainment devait se trouver des héros et Ali était parfait pour diffuser leur propagande. Cassius Marcellus Clay, Jr était un talentueux boxeur mais il était haineux, faible et influençable. Converti à l'islam, membre de Nation of Islam dont les positions racistes, antiaméricaines et antisémites étaient bien connues, l'occasion était trop belle pour le KGB. A force de propagande le KGB a ainsi fini par fabriquer médiatiquement la légende qu'il est aujourd'hui. Sans ces coups médiatiques comme son refus de combattre contre les communistes au Vietnam, son voyage à Moscou en pleine guerre froide en 1977, ou son combat ''légendaire'' en Afrique chez le dictateur sanguinaire Mobutu, Ali serait déjà oublié depuis longtemps.

Avant d'être un boxeur Ali était un idéologue raciste qui haïssait les blancs, les juifs et son pays qui lui a tout donné. Voilà ce qu'il faut retenir. "
 
Greg

19:55 Écrit par Dominique Jordan dans Politique, Sports, USA | Lien permanent | Commentaires (24) | | | | | |  Facebook

06/06/2016

votations fédérales: Le revenu de base inconditionnel prend un KO debout.

Le revenu de base inconditionnel s'est pris une monumentale claque devant le peuple. Seul 23,1% des électeurs l'ont accepté. Malgré cette claque, beaucoup de ses supporter arrivent encore à parler de défaite honorable ou voir même de victoire malgré la défaite. Bref  leur mauvaise foi dans toute leur campagne de votation n'aura pas été entamée dans le résultat final.  

Un autre résultat assez net est celle de la votation sur les services publiques qui avaient longtemps la faveur des sondages n'a recueilli que 32,4 d'avis favorable. C'est une bonne chose que cette initiative qui voulait plus ou moins revenir à l'époque des services publique de grand-papa a été nettement rejetée. 

L'UDC n'a quand à lui pas réussi à convaincre le peuple avec son référendum contre la nouvelle loi sur l'asile.

L'initiative vache à lait qui demandait que toutes les taxes sur les huiles minérales pris dans le porte monnaie des automobilistes soient entièrement reversé sur les investissements du réseaux routiers s'est aussi pris une sacré rouste.

Acceptation du peuple sur la loi du diagnostique préimplantatoire par 64,2% des votants.  

Cette journée de votation contrairement à beaucoup d'autre n'a pas donné de victoire à la droite ou à la gauche. Les deux blocs politiques ont plus ou moins fait les mêmes recommandations de vote aux électeurs. Cette journée de votation est surtout une victoire sur toute la ligne du Conseil fédéral.

D.J  

 

 

votations_5_juin_2016.png

( Merci à Stéphane Montabert pour le tableau des résultats )

19:29 Écrit par Dominique Jordan dans Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (1) | | | | | |  Facebook

28/05/2016

Donald Turmp est devenu officiellement le candidat républicain

Donald Trump c'est officiel, il défendra les couleurs du GOP probablement face à Hillary Clinton pour siéger à la Maison blanche. N'étant pas convaincu ni du programme de Clinton surtout en économie et ni celui de Donald Trump dans les grandes lignes, j'ai quand même pas trop le choix d'espérer une défaite d'Hillary Clinton ( ou de Sanders au cas où ) pour des raisons évidentes surtout sur la scène internationale après les 8 années de la présidence Obama. Je le répète; Ce n'est pas que je vais soutenir Trump, c'est juste que j'espère une défaite du camps démocrate. 

D.J

15:22 Écrit par Dominique Jordan dans Présidentielles américaines | Lien permanent | Commentaires (46) | | | | | |  Facebook

14/05/2016

Le RBI: un concept basé sur une peur irrationnelle du progrès

Les suisses le 5 juin voterons l'initiative populaire pour l'introduction d'un revenu de base inconditionnel à l'ensemble des citoyens de ce pays comme son nom l'indic sans condition de revenu ou de fortune qui devrait en principe se substituer à toutes les autres aides sociales existantes.  Une politique de l'arrosoir qui ne sera pas sans conséquence pour lui assurer son financement à long terme. Les initiants espèrent un revenu mensuel de 2'500 francs pour chaque adulte et 600 francs env. par enfants

La première erreur des initiants est de vouloir inscrire le principe dans la constitution et que son financement se discutera ultérieurement.  Cela démontre deux choses. Les initiants ne savent pas comment il sera financé. ( Ce qui est presque vrai ) Pour ces derniers, la solution c'est de l'inscrire dans la constitution en se débarrassant d'une responsabilité que les initiants reporteront sur le dos des responsables politiques chargés de trouver des financements pour le mettre en oeuvre. La deuxième chose montre que les inititants n'ont pas compris les bases même de l'économie qui veut qu'un projet qu'ils soit privé ou publique ne peut-être que viable que quand les financements sont assurés.

J'ai dit que c'était presque vrai qu'il ne savait pas comment financer ce RBI car les pro-RBI n'ont que des projets de financement très vagues comme d' instaurer des micro-taxes sur les transactions financières. Pour le RBI c'est des chiffres en plusieurs milliards qui devront être trouvé. Les initiants ont comme principe cible pour lever des impôts un secteur très volatile et facilement délocalisable. Les boursicoteurs ne vont pas s'emmerder à pays des impôts qui vont remplir un tonneau percé. Il restera la fortune des riches. Mais eux aussi savent comment les planquer dans les paradis fiscaux. Et faire marcher la planche à billet, c'est l'assurance de provoquer une spirale inflationniste avec une huasse général des prix qui est pour le consommateur un impôt déguisé. Bref il restera plus que les revenus du travail via des impôt et des hausses de TVA. 

La deuxième erreur des initiants est de ceux qui soutiennent ce RBI c'est d'être persuadé que la fin des postes de travail pour le plus grand monde c'est à dire le plein emploi est pour bientôt à cause du progrès comme l'automatisation, l'informatisation et la robotisation destructeur d'emploi de façon irréversible. La fin définitive du plein emploi par la croissance était déjà brandit par les socialistes il y a environ 20 ans en plein crise économique avec une forte hausse du chômage en estimant que dorénavant pour faire baisser le chômage qu'il fallait le partager en introduisant une semaine de travail de 36 heures sur le model des 35 heures en France. Les Suisses ont refusé cette idée et 20 ans plus tard le pays à un quasi plein emploi alors que la France l'a appliqué et que son taux de chômage reste depuis toujours très élevé au alentour de 10%.

Les machines ont détruit les emplois depuis deux siècles d'industrialisation. En 1811 des ouvriers tisserand s'étaient révolté contre les machines à tisser en les détruisant. Ils accusaient les nouvelles usines de textile de leur voler leur travail et leur salaires. Si le progrès et la robotisation des machines depuis deux siècles étaient des facteurs déterminant dans la destruction d'emplois avec une hausse du chômage la Suisse n'aurait pas env 3% de chômage mais un chômage très massif. N'oublions pas de rajouter que la population en Suisse à également plus que triplé depuis le 19ème siècle. 

https://www.herodote.net/26_mars_1811-evenement-18110326.php

La destruction d'emploi par la progrès n'a jamais été un facteur de chômage de masse permanent. Les emplois détruits ont toujours été remplacés par de nouveaux. Les chiffres démontrent que depuis la révolution du numérique il y a plus d 20 ans qui a rendu plus facile l'automatisation des machines ne coïncide pas avec une hausse permanente du chômage et une chute des emplois actifs. Au contraire. Le chômage depuis deux décennies en Suisse oscille entre 3 et 4% et le taux d'actif est plutôt à la hausse y compris chez les plus de 55 ans. Sans oublier que la population a aussi augmenté ces deux dernières décennies. Les pro-PIB à qui j'ai sorti ces chiffres de statistiques de la confédération m'ont trouvé comme seule réponse que ces chiffres ne valent rien qu'ils sont manipulés. Il est étonnant que ces gens se méfient de l'état d'un côté et lui font totalement confiance de l'autre avec le RBI qui devrait résoudre tout leurs problèmes lié à l'emploi qui se raréfie selon eux.

 https://www.agefi.com/ageficom/suisse-economie-politique/detail/edition/online/article/en-2015-le-taux-dactivite-des-personnes-de-55-a-64-ans-se-montait-a-758-la-hausse-du-taux-dactivite-des-femmes-de-55-a-64-ans-a-ete-superieure-a-la-moyenne--85-points-a-691-424706.html

Les pro-RBI mettent par exemple en avant les transports devenus de plus en plus autonomes roulant sans pilote. Si il n'y a plus de pilote aux manettes des trams, des métros ou des trains; ces derniers ne roulent pas pour autant tout seul. Il y a tout un personnel dans des salles de commande qu s'assurent que tout fonctionnent correctement aidé par tout un système informatique. Ces nouveaux systèmes informatiques ne se sont  pas non plus créés tout seul. Il a fallut des ingénieurs pour les imaginer, des usines pour les fabriquer, des ouvriers informaticiens pour les installer et des électriciens pour les mettre sous tension. Des systèmes informatiques sans cesses renouvelés pour être plus performant donc un marché qui reste sans cesse en évolution dont-il faudra toujours du personnel pour s'en occuper. Les pro-RBI s'inquiètent du progrès informatiques " destructeur d'emploi " mais sans pour autant se passer de leurs smartphones ou de leur ordinateurs en restant des heures scotchés sur les réseaux sociaux. 

L'innovation dans les moyens de production avec des robots toujours plus performant permet d'obtenir de plus en plus en occident des rentabilités supérieurs aux délocalisations de ces mêmes moyens de production en Asie. La réindustrialisation en occident n'est pas encore un phénomène de masse; mais c'est déjà un début de réalité impensable il y a 30 ans quand délocaliser en Chine était une nécessite pour rester compétitif face aux asiatiques. Encore un exemple qui démontre que le progrès va permettre de préserver des emplois qui étaient délocalisables il y a peu. Il y a même l'exemple d' une usine de textile chinoise qui a délocalisé sa production aux Etats-Unis plus précisément en Caroline du sud car plus rentable que de vouloir rester en Chine. 

http://leblogdjetliberte.blog.tdg.ch/archive/2014/05/24/gaz-de-shiste-les-americains-ont-tout-compris-nous-non-256295.html

Des arguments souvent avancés par les pro-RBI serait que le RBI délivrerait le travailleur de la contrainte du travail; voir pour certain il lui délivrerait de l'esclavage du travail. Pourtant faire dépendre les travailleurs d'une rente à vie est une forme de dépendance. Imaginons que ce RBI serait supprimé dans 20 ans car trop coûteux. On aurait une population qui se retrouverait dans la même situation de dépendance qu'un drogué à qui on lui a retiré ses doses journalières. Les communistes aussi voulaient délivrer le travailleur de l'esclavage capitaliste. Le RBI est bien de nature socialiste par cette forme de collectivisme distribué à l'ensemble de la population. 

Un autre argument avancé par les pro-RBI serait la diminution de la bureaucratie puisque le RBI remplacerait l'ensemble des aides sociales. Donc cela suppose aussi moins de fonctionnaires. Etonnant que cette destruction d'emploi de fonctionnaires ne semble sur ce coup pas déranger ceux qui s'inquiètent sans cesse que les emplois seront de plus en plus rare d'où la nécessité d'instaurer ce RIB. Je ne suis pas contre que l'on diminue le poids de l'état; mais ce RBI va faire le contraire. Augmenter le poids de l'état pour pouvoir le financer par de hausse d'impôts puisque ceux visé par les initiants pourront facilement délocaliser. Le RBI va accroître le poids de l'état au lieu de le diminuer.

Le 5 juin il est probable que cette initiative sera rejetée assez nettement. Juste que cela remette les idées des initiants à leur place.

D.J

 

 

17:09 Écrit par Dominique Jordan dans Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (21) | | | | | |  Facebook

06/05/2016

Donald Trump président: Et si c'était Guy Millière qui avait raison?

Avant propos de D.J

Autant dire tout de suite que je me méfie toujours de Donald Trump. Cet homme reste pour moi un véritable OVNI politique tellement que les deux camps que me servent d'information sur les primaires présidentielles américaines ont des arguments qui me donne envie un jour d'être du côté de Trump et un autre jour d'être contre lui. Toujours difficile de s'y retrouver quand tout les arguments qui semblent pertinentes sont totalement opposés. Trump serait ou ne serait pas un libéral. Trump serait un ami d'Israël comme il en serait un ennemi. Trump est un raciste comme il ne l'est pas. Trump est un isolationniste comme il ne le serait pas. Trump est un protectionniste comme il ne le serait pas. Il admirerait Poutine alors que ses organisateurs de campagnes auraient tiré à boulet rouge sur Poutine. Qui a raison dans tout ce mic mac pro ou anti-Tump?

Mais être contre Trump ne fera pas non plus de moi un partisan d'Hillary Clinton.   

Quand je parle de deux camps opposés, j'exclus nos médias en général bien trop partisan en étant toujours du côté des démocrates. On peut aussi me rétorquer que Millière est aussi trop partisan mais dans l'autre sens. Ce qui n'est pas faux et que cela m'arrive de ne plus suivre Millière sur certains points où j'estime qu'il s'égare un peu trop à cause de son côté souvent trop partisan. Mais Millière dans les grandes lignes reste un fin connaisseur des Etats-Unis balayant les clichés les plus éculés que beaucoup se font sur l'Amérique et son fonctionnement. Il avait raison sur Obama et sa politique désastreuse au proche et moyen orient que les médias chez nous ont un peu trop évité d'en parler. On ne tape pas sur son icône.  

Ces deux camps opposés que j'évoque sont des conservateurs, des libéraux-conservateurs ou des libéraux au sens européen du terme qui en général n'ayant pas trop de divergences sur les candidats républicains à la présidentielle. Guy Millière serait-il la personne qui aurait raison sur Trump? Une réponse que l'on pourra répondre que sur un premier bilan présidentiel de Trump au cas où il serait élu.  Et de toute façon que je sois pro ou anti-Trump, je ne pouvais pas ignorer Guy Millière ( qui reste un fin connaisseur de la politique américaine ) en ne publiant aucun de ses billets sur le présidentiable républicain puisque ce sera bien Donald Trump qui défendra les couleurs du GOP probablement contre Hillary Clinton.

D.J

 

 Seul Donald Trump peut battre Donald Trump

Par Guy Millière,

 

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J’écrivais dès l’été 2015 que la candidature de Donald Trump devait être prise très au sérieux et que Donald Trump irait très loin.

J’ai écrit un peu plus tard que seul Donald Trump pouvait battre Donald Trump. Peu de gens à l’époque pensaient que j’avais raison. L’attitude de la grande presse américaine vis-à-vis de Trump était à l’époque ironique et condescendante.

Pendant des mois, le camp conservateur, lui, n’a pas été ironique et condescendant, mais en colère, insultant, et au bord de la déraison. Il a porté ses espoirs sur Jeb Bush, puis sur Marco Rubio, et enfin sur Ted Cruz. Il s’est livré à des attaques féroces contre un homme qu’il a semblé détester bien davantage que Barack Obama ou Hillary Clinton.

Dans les derniers jours de la campagne des élections primaires, un éditorialiste réputé et en général sérieux, George Will a jeté toute sa bile sur son ordinateur et a déclaré que la tache urgente des conservateurs était de faire battre Trump dans les cinquante Etats que compte le pays, et d’assurer, donc, la victoire de son adversaire. Ted Cruz lui-même, sentant la défaite arriver, a prononcé des paroles immondes contre Donald Trump.

Des gauchistes frénétiques et des immigrants illégaux, drapeaux mexicains largement déployés, ont commis des violences et tenté d’empêcher Trump de parler.

L’establishment républicain a réfléchi longtemps à des manœuvres et à des machinations destinées à faire émerger un autre candidat.

Les faits sont là désormais.

Donald Trump a défini et imposé tous les thèmes de la campagne

Donald Trump sera le candidat républicain à l’élection présidentielle. Donald Trump n’a pas battu Donald Trump. Il a éliminé un à un tous ses concurrents.

Il a mené une campagne qui n’a pas de précédents dans l’histoire politique américaine et qui, d’ores et déjà est appelée à marquer l’histoire tout court. Il est venu de l’extérieur du champ politique, et il est parvenu très vite à occuper tout l’espace ou presque. Il a défini et imposé tous les thèmes de la campagne.

Il lui reste maintenant à unifier le parti, ce qui ne sera pas facile. Les conservateurs continuent à le détester et à dire qu’il n’est pas l’un des leurs, ce qui est, pour partie, exact. L’establishment craint que Trump redéfinisse le parti s’il devient trop puisant, et fasse trembler les colonnes du temple.

Nul ne peut douter que Trump va s’employer maintenant à tenter d’unifier le parti, et que ce sera, d’ici à la convention du mois de juillet, la tache primordiale qu’il se fixera.

Deux points seront importants pour cela : la définition du programme, et le choix du candidat à la vice-présidence.

Trump a énoncé ses positions en politique étrangère : passés quelques mouvements d’humeur, celles-ci sont désormais peu contestées. John Bolton, pour qui j’ai un grand respect, les trouve solides et cohérentes. Je les ai analysées ici dans un précédent article.

Il reste à Trump à préciser ses positions en matière économique. Il le fera bientôt.

Le choix d’un candidat à la vice-présidence ne sera pas facile. Il lui faudrait trouver un conservateur accepté tout à la fois par ceux venus des tea parties et par l’establishment, et quelqu’un qui peut faire basculer quelques swing states [Etats qui votent tantôt Démocrate, tantôt Républicain, selon les candidats], indispensables à la victoire.

 D.J

 

 

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Il lui faudra ensuite affronter Hillary Clinton.

Je ne suis pas de ceux qui prédisent une victoire facile de la candidate démocrate. D’une part, celle-ci est une mauvaise candidate, sur qui pèsent de forts soupçons de crime et de corruption, et qui n’est protégée des investigations du FBI que par Obama lui-même. D’autre part, et cela découle, elle n’est pas du tout parvenue à se débarrasser de Bernie Sanders, qui continue à gagner des élections primaires et qui, malgré ses idées extrémistes et marxistes, continue à attirer parce que lui, au moins, semble honnête.

En troisième lieu, je pense que Trump ne renoncera à aucune attaque et à aucun dossier pour faire chuter Hillary Clinton, comme il a fait chuter tous ses adversaires républicains, et j’attends les débats de l’automne avec impatience.

Du côté démocrate, on sent s’installer une anxiété certaine.

J’ai noté voici quelques semaines que Trump avait sept ou huit chances sur dix de l’emporter. Je maintiens mon pronostic.

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Et je redis : seul Donald Trump peut battre Donald Trump.

La campagne ne fait que commencer.

Comme je m’y attendais, le camp Hillary Clinton commence à utiliser les attaques de conservateurs et de républicains mainstream contre Trump. Des gens tels George Will n’ont pas renoncé, et le mouvement NeverTrump [JamaisTrump] entend toujours, en cet instant, assurer la victoire de Hillary Clinton : ces gens n’ont jamais dit NeverObama, ouNeverHillary. Je les regarde désormais avec circonspection.

La campagne sera rude. Trump est prêt pour une campagne rude.

Il était le seul, du côté républicain, à pouvoir gagner (l’évolution de la société américaine ne permet plus, je pense, l’élection d’un conservateur strict). Il est désormais, par définition le seul du côté républicain à pouvoir gagner.

Je comprends ceux qui avaient d’autres préférences.

L’objectif maintenant doit être de voir ce que signifierait une victoire du camp Hillary Clinton. Une Cour Suprême pour trente ans aux mains de gens de gauche ? Je n’ose y songer. Et il y aurait bien d’autres aspects cataclysmiques potentiels à évoquer.

© Guy Millière pour Dreuz.info. Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur.

18:51 Écrit par Dominique Jordan dans Présidentielles américaines | Lien permanent | Commentaires (19) | | | | | |  Facebook

22/04/2016

Liberté de la presse 2016: la France régresse et la Suisse progresse

 

Le verdict vient de tomber chez Reporter sans frontière. En règle général pour RSF la liberté de la presse s'est dégradée un peu partout dans le monde. Bonne nouvelle quand même pour la Suisse qui passe de la 20ème place à la 7ème. Par contre la France recule de 7 rangs en passant de la 38ème place à la 45ème. Les Etats-Unis ont gagné 8 rangs pour être 41ème. Les Etats-Unis restent dans les pays de couleur jaune où la liberté de la presse est encore jugée plutôt bonne. RSF reproche surtout pour les Etats-Unis une attitude liberticide contre les lanceurs d'alerte comme Wikistrike de la part du gouvernement Obama.  

La Russie est passé de la 152ème place à la 148ème. Ce qui ne veut pas dire que la Russie progresse et que la presse est plus libre qu'en 2015. C'est juste que d'autres pays ont faire qu'elle. Du reste pour Reporter sans frontière la situation en Russie ne cesse de se dégrader comme expliqué ci-dessous:  

 La pression sur les médias indépendants ne cesse de s’intensifier depuis le retour de Vladimir Poutine au Kremlin, en 2012 : lois liberticides, asphyxie ou reprise en main de titres de référence, blocages de sites d’information… Alors que les grandes chaînes de télévision abreuvent les citoyens d’un déluge de propagande, l’atmosphère devient étouffante pour ceux qui remettent en cause la nouvelle vulgate patriotique et néoconservatrice, ou cherchent tout simplement à défendre un journalisme de qualité. Les principales organisations de défense des médias ont été déclarées “agents de l’étranger”.

Et il se trouve encore des gens pour aduler ce pays symbole du recule des libertés dirigé par Poutine. Toujours du côté des amis de poutine il y la Syrie de Bachar al Assad  le dictateur " légitimement élu " comme aiment le dire ses idiots utiles occidentaux qui se situe toujours à la 177ème place sur 180.

 

17:12 Écrit par Dominique Jordan dans Médias, Monde | Lien permanent | Commentaires (86) | | | | | |  Facebook

19/04/2016

" Nuit debout " ou la tentation totalitaire de l'extrême gauche

Alain Finkielkraut a de la chance que la France malgré tout reste un état de droit. Dans le cas inverse il aurait été certainement lynché sans forme de procès par les esprits totalitaires de cette mouvance gauchiste " Nuit debout ". " Le sale juif " comme il a été traité par les idiots utiles du Hamas de " Nuit debout " qui se disent solidaires des palestiniens mais qui en fin de compte s'en foutent de leurs sorts puisque les palestiniens sont avant tout victimes du totalitarisme du Hamas. Qui se ressemblent s'assemblent. 

" Nuit debout " cette mouvance qui est né dés les réformes annoncées par le gouvernement qui a enfin osé sans aller jusqu'au bout à s'en prendre au code du travail français l'un des plus rigide du monde moderne en matière de flexibilité du travail. Mais le gouvernement comme à son habitude a cédé partiellement à la rue en annonçant encore un peu plus d'interventionnisme avec de nouvelles taxes sur les CDD. Les jeunes en France continueront certainement à galérer encore et toujours pour trouver un premier emploi grâce à leur contemporain descendu dans la rue et leur vision archaïque et volontaire d' une économie et surtout d'une idéologie qui n'a fonctionné nul part.

" Nuit debout " se revendique d'être la nouvelle démocratie de la rue mais qui en réalité pue l'archipel du goulag. Le cas Alain Finkielkraut est criant de vérité.  Des fascistes de couleur rouge prêt à fracasser la tête de ceux qui ne pensent pas comme eux. Leur démocratie auto-proclamée n'est en fait qu'une réaction de frustrés qui ne supportent pas que le monde ne va pas dans le sens auquel ils aimeraient le voir aller. L'effondrement du monde communiste et la nouvelle émergence de la mondialisation du commerce libéral et capitaliste passe toujours très mal chez une frange d'idéologues de gauche. Et pour couronner le tout l'effondrement du capitalisme tant annoncé suite à la crise de 2008 n'est pas arrivé. Cette frustration idéologique ne peut qu'amener à des comportements violents à défaut d'être rationnel sur le monde auquel nous vivons.

La violence chez l'extrême gauche est un attitude qui est ancrée dans son ADN. Toutes ces dictatures qui ont vu le jour au nom de cet idéal socialiste et tout ces millions de victimes fusillées, emprisonnées, affamées ou mortes de froid dans le goulags et les camps de travail toujours au nom de cet idéal socialiste n'ont toujours pas fait renoncer cette idéologie à des milliers de personnes. Les grandes idéologies tel le fascisme, le communisme ou le nazisme ont tous comme source idéologique le socialisme. Ne l'oublions jamais. 

Etre libéral comme je le suis c'est aussi de défendre le droits de s'exprimer peut-importe l'idéologie que revendique l'individu. Mais peut-on tout permettre en matière de liberté d'expression au risque de laisser des idéologues totalitaires prendre le pouvoir pour y instaurer des dictatures? Une question de limite que je me pose de plus en plus sans pour autant penser comme mes adversaires politiques en usant de la violence. Pour l'instant je pense plutôt qu'il faut des contre-pouvoirs comme ceux qui fonctionnent plus ou moins bien comme c'est le cas en Suisse ou aux Etats-Unis qui empêchent justement les dérives totalitaires de prendre le pouvoir.   

D.J

   

18:23 Écrit par Dominique Jordan dans France, Monde, totalitarisme | Lien permanent | Commentaires (7) | | | | | |  Facebook

16/04/2016

Haut Karabagh : la mèche lente de Vladimir Poutine

Occupés qu’ils sont par l’actualité de ces jours par les « Panama papers », les grands médias ont réservé un traitement très limité à la reprise des hostilités dans le Sud-Caucase entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan autour des territoires disputés du Haut Karabagh. Pourtant, il pourrait bien s’agir là d’un événement majeur aux conséquences géopolitiques énormes… et à l’arrière-plan insoupçonné.

 

Par Philippe Fabry.

http://www.contrepoints.org

Poutine bientôt englué dans les soucis du Haut Karabagh ?

 

Le problème du Haut Karabagh s’inscrit dans la catégorie des conflits territoriaux hérités de l’effondrement de l’Union soviétique, comme on en a vu d’autres en Ossétie, en Abkhazie, et de manière plus récente et spectaculaire avec l’invasion et l’annexion de la Crimée par la Russie.

Il s’agit d’un territoire d’une superficie de onze mille kilomètres carrés, peuplé de moins de cent cinquante mille habitants, qui fit sécession de l’Azerbaïdjan et déclara son indépendance en 1991 – indépendance qui n’est reconnue actuellement par aucun pays membre de la communauté internationale. Comme dans de nombreux autres cas, il s’agissait d’un territoire qui avait été rattaché à l’Azerbaïdjan dans le cadre administratif de l’URSS tout en étant, historiquement, rattaché à l’Arménie.

L’indépendance fut à l’origine d’un conflit entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie, conflit armé qui déboucha sur une trêve sans règlement en mai 1994, sous l’égide de la Russie d’Eltsine.  La guerre du Haut Karabagh devint un conflit gelé, au cessez-le-feu plus ou moins respecté.

À partir de la fin de l’été 2015, la situation a recommencé à s’échauffer avec la multiplication des violations quotidiennes du cessez-le feu, qui étaient d’une centaine par jour en septembre dernier, tournaient autour de 110 par jour en décembre et dépassaient régulièrement les 120 par jour depuis le mois de février. Dès la fin décembre, les Arméniens recommençaient à parler de guerre et l’Azerbaïdjan à menacer de recourir à la force, face à des négociations au point mort.

Dans la nuit du 1er au 2 avril, la situation s’est embrasée. Plusieurs dizaines de soldats sont morts, tant du côté du Karabagh et de l’Arménie que de l’Azerbaïdjan, et les combats n’ont pas connu d’accalmie en dépit du fait que la communauté internationale, notamment les États-Unis et la Russie, ont vite appelé à une cessation des hostilités.

Cependant il ne faut pas prendre ce conflit pour ce qu’il n’est pas, à savoir une simple dispute autour d’un territoire réduit entre deux petits pays. Bien au contraire, l’arrière-plan géopolitique de cette guerre devrait alerter fortement les médias, ce qui n’est jusqu’à présent guère le cas.

Le réseau explosif des alliances locales

Comme beaucoup de petits pays, Arménie et Azerbaïdjan sont étroitement liés à de plus gros. En l’occurrence, l’Arménie est alliée traditionnelle de la Russie, au côté de laquelle elle appartient à l’OTSC, l’Organisation du Traité de Sécurité Collective, sorte d’OTAN russe réunissant en outre la Biélorussie, le Kazakhstan, le Tadjikistan et le Kirghizistan ; l’Azerbaïdjan, de son côté, est l’allié de la Turquie, les deux pays se définissant suivant la formule « un seul peuple, deux États ».  Bref, derrière le regain de tension entre Arménie et Azerbaïdjan, il y a l’inimitié russo-turque que certains datent de la destruction par les Turcs d’un bombardier russe SU-24 le 24 novembre 2015.

Ajoutons que l’Iran est dans une position médiane, entretenant des rapports suivis avec l’Azerbaïdjan pollués par les bonnes relations unissant l’Iran et l’Arménie.

D’ores et déjà, Erdogan a pris fait et cause pour l’Azerbaïdjan en jugeant inévitable la restitution du Haut Karabagh à son allié qu’il a dit soutenir « jusqu’au bout ».

La Russie a adopté, publiquement, une attitude plus neutre en appelant les deux parties à cesser le feu. Attitude parfaitement hypocrite, en réalité.

Les manœuvres belligènes russes en Haut Karabagh

La réalité est que la reprise des combats dans cette région est largement le fruit de la responsabilité russe : alors que la situation était de plus en plus tendue au fil des semaines passées, le 9 mars dernier, une revue russe proche du ministère de la Défense, le Courrier militaro-industriel, a publié une analyse détaillée des forces arméniennes, leur composition, leur positionnement, à tel point que les Arméniens se sont offusqués de ce que soient ainsi divulgués par leur grand allié russe la plupart de leurs « secrets d’État militaires ». Citons Armenews : « Selon Joghovourd, si un journaliste ou un officier arménien avait présenté 10% de ce qu’a révélé l’expert russe, il aurait été jugé pour « haute trahison ». Le journal qualifie de « chantage sans précédent » de la part de la Russie la publication d’informations confidentielles relatives aux forces armées de l’Arménie, alors que ce pays se trouve en état de guerre avec l’Azerbaïdjan. Jamanak va plus loin et qualifie de « trahison » de la part de la Russie, partenaire stratégique de l’Arménie, ce geste. Selon le journal, même si 1% des informations relayées par cet article est vrai, cela ne manquera pas de faire le jeu de l’Azerbaïdjan. Le journal estime que ce geste « sans précédent » doit faire l’objet d’une évaluation politique en Arménie au plus haut niveau. « La raison n’est pas en mesure de comprendre la Russie », écrit pour sa part 168 Jam.« .

Dans un tel contexte, la publication générale des faiblesses et plans de l’armée arménienne par son allié russe relevaient manifestement de la manœuvre pousse-au-crime à l’égard de l’Azerbaïdjan auquel était indirectement adressé un double message : 1) L’Arménie est actuellement vulnérable et le Haut Karabagh peut facilement être repris par la force et 2) la Russie ne se soucie pas tant de la sécurité de l’Arménie, et n’interviendra pas.

Évidemment le message a été entendu et ce n’est nullement un hasard si, trois semaines après, l’Azerbaïdjan est passé à l’offensive… notamment en réponse à un bombardement arménien au lance-mines.

La situation a donc particulièrement été dégradée par le double discours russe aux deux parties, chacune assurée d’un soutien et de fourniture d’armes.

Les intentions de Poutine pour le Haut Karabagh

Mais ce qui ne doit pas non plus échapper à l’observateur attentif, c’est que dans l’entretemps, et au même moment où l’Arménie s’offusquait de la publication de ses secrets militaires, Vladimir Poutine surprenait tout le monde en annonçant un retrait (en réalité partiel) de Syrie, et rapatriait en Russie des troupes aguerries. Il y a des coïncidences qui doivent nous interpeller, surtout quand on se souvient que Vladimir Poutine avait assuré, au lendemain de la destruction de son avion :

« Mais si quelqu’un pense que pour un crime de guerre aussi lâche, le meurtre de nos concitoyens, ils en seront quittes avec des tomates ou des sanctions dans le secteur des travaux publics ou dans d’autres secteurs, ils se trompent lourdement. Ce n’est pas la dernière fois que nous leur rappellerons ce qu’ils ont fait, ni la dernière fois qu’ils vont regretter ce qu’ils ont fait ».

Vladimir Poutine a l’intention de punir la Turquie bien au-delà de l’affront. Il a déjà commencé à le faire en réactivant les vieilles connexions russes du PKK, dont l’activité violente a repris avec grande ampleur– coïncidence, là aussi – juste après la destruction du SU 24.

Il a failli réussir à obtenir un casus belli il y a quelques semaines lorsque la Turquie a semblé sur le point d’intervenir en Syrie pour empêcher la constitution d’un Kurdistan du PYD, branche du PKK ; mais en définitive la Turquie, qui a compris que l’OTAN ne la suivrait pas dans une confrontation avec la Russie, a renoncé.

L’éclatement du conflit au Sud-Caucase est un moyen pour la Russie d’infliger une humiliation stratégique à la Turquie : il suffit de permettre au conflit de s’envenimer suffisamment, au point de faire peser un péril direct sur l’Arménie, pour justifier devant la communauté internationale une intervention russe conforme aux dispositions de l’OTSC. La Russie poutinienne pourra ainsi infliger, à l’aide de ses armes fraîchement testées et troupes bien entraînées et aguerries, une correction militaire à l’Azerbaïdjan tout en affirmant lutter pour la paix, et rétablir sur toute la région une emprise comparable à ce qu’elle était sous l’Union soviétique.

Pour le coup, cependant, la Turquie considérera cela comme une agression directe à son encontre, en raison de ses liens très forts, rappelés plus haut, avec l’Azerbaïdjan. Le résultat que Poutine n’est pas parvenu à obtenir en bombardant les Turkmènes de Syrie, il espère l’obtenir en bombardant les Azéris : l’implication de la Turquie hors de son sol, et une confrontation directe entre les forces russes et turques.

Pourquoi Poutine souhaiterait-il cela ? Parce qu’il sait que la Turquie est le maillon faible de l’OTAN : il est le seul pays extérieur à l’Occident, musulman, et le moins susceptible d’éveiller le sentiment de solidarité des autres membres en cas d’attaque russe ; si, en plus, Poutine réussit à obliger la Turquie à intervenir hors de chez elle, il sait que l’article 5 du Traité de l’Atlantique Nord ne s’appliquera pas, et qu’il pourra donc se payer militairement un pays de l’OTAN sans réaction des autres, humiliant ainsi la grande organisation militaire occidentale, et conduisant possiblement à son éclatement.

Cette humiliation de la Turquie est un objectif stratégique majeur pour Poutine, ce pays étant l’obstacle principal, dans la région, à la configuration d’un Moyen Orient selon les visées de l’axe irano-russe – que j’évoquais déjà sur mon site, en évoquant la reprise des hostilités entre Arménie et Azerbaïdjan, il y a quatre mois. Ce n’est, là encore, pas un hasard si l’avion russe Su 24 a violé l’espace aérien turc le 24 novembre 2015, le lendemain de la rencontre entre Khamenei et Poutine à Téhéran.

Ce qui se joue aujourd’hui entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan est donc une partie d’ampleur historique. Il serait bon que les médias s’y intéressent un peu plus et, surtout comprennent quels sont les desseins que ce conflit dissimule.


En savoir plus sur http://www.contrepoints.org/2016/04/15/245842-haut-karabagh-la-meche-lente-de-vladimir-poutine#UFkFqmAAEvG8mCTE.99

15:05 Écrit par Dominique Jordan dans Médias, Musique, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | | | | | |  Facebook

13/04/2016

Prostitution : la pénalisation des clients, néfaste pour les prostituées

Par Édouard H.
 
https://www.contrepoints.org/2016/04/12/246891-penalisation-des-clients-cachez-cette-prostitution-que-nous-ne-saurions-voir
 
La pénalisation des clients de la prostitution met en danger les prostituées et nos libertés individuelles.

Prostitution à Paris (Crédits Gilles Crampes, licence CC-BY-NC-SA 2.0)

Mercredi 6 avril dernier, la terrible nouvelle est tombée : après 2 ans et demi de débats, l’Assemblée nationale a entériné le vote définitif de la proposition de loi sur la prostitution, malgré l’opposition répétée du Sénat. À première vue cette proposition de loi pourrait être vue comme une loi allant dans le sens d’une décriminalisation du travail sexuel puisqu’elle abroge le délit de racolage passif mis en place sous la présidence Sarkozy. Mais ce serait manquer la plus grande partie de la loi, qui instaure un nouveau régime tout autant dangereux pour les travailleurs du sexe : la pénalisation des clients.

La pénalisation des clients est une mesure qui s’apparente à une attaque contre la demande pour des services sexuels, sans s’attaquer à l’offre. La théorie veut qu’en dissuadant la demande de travail sexuel, on met progressivement fin à l’offre de tels services. Le but ultime de cette mesure et de ceux qui la soutiennent est l’abolition de la prostitution par l’éradication de sa demande. On parle souvent de modèle nordique, en référence à la Suède, qui fut le premier pays à mettre en place un tel système à la fin des années 1990.

Modèle nordique paternaliste

Ce « modèle nordique » est un exemple triomphant de paternalisme, où les « progressistes » de gauche s’allient aux conservateurs religieux et se battent pour leurs idéaux utopistes communs, quelles qu’en soient les terribles conséquences. Une des figures les plus connues ayant défendu ce modèle se trouve en la personne de Unilla Ekberg, Co- Executive Director de la Coalition Against Trafficking in Women et ancienne conseillère spéciale auprès du gouvernement suédois, qui déclara :

« Dans la prostitution, les hommes utilisent les corps des femmes et des filles, leurs vagins, anus, bouches pour leurs plaisirs sexuels et comme vaisseaux d’éjaculation, encore et encore. La prostitution n’est pas une libération sexuelle, c’est une humiliation, c’est de la torture, c’est du viol, c’est de l’exploitation sexuelle et ça devrait être appelé comme tel. En conséquence, les hommes qui utilisent les femmes et les filles dans la prostitution sont des prédateurs sexuels et des violeurs. »1

Tous les travailleurs du sexe sont ainsi vus sous le prisme absolument réducteur de celui de victimes passives, niant toute forme d’autonomie. Les opinions de ceux qui sont protégés sont rejetées par ceux qui entendent « protéger » : 98% des travailleurs du sexe sont opposés à la pénalisation des clients. Dans un exemple ici typique de lois paternalistes, les travailleurs du sexe sont vus comme des personnes qui ne se rendent pas compte qu’elles sont des victimes. On sait mieux qu’elles ce qui est bon pour elles.

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En France, de nombreuses personnes se déclarant comme féministes ont soutenu la pénalisation des clients. Dans la capture d’écran ci-dessus on retrouve les propos de Pauline Arrighi, ex porte-parole d’Osez le Féminisme, pour qui « l’argent est une contrainte ». Une nouvelle fois, toute possibilité de choix éclairé est rejetée. Il semble impossible pour Pauline Arrigghi qu’une femme adulte fasse un choix délibéré d’exercer un travail sexuel en échange d’une rémunération.

Il ne s’agit aucunement d’idéaliser la situation. Oui, une personne peut être amenée à choisir le travail sexuel par défaut, dans un contexte de chômage de masse où les opportunités sont réduites. Mais il s’agit alors de lutter contre ce chômage de masse, d’offrir un maximum d’opportunités à chacun, plutôt que de nuire à la seule opportunité restante qui permette de survivre.

Consentement entre client et prostituée

De même, il est certain que certains travailleurs et travailleuses du sexe sont exploités et forcés à exercer cette tâche, ce qui est sans conteste une forme d’esclavage, de viols à répétition, et cette prostitution forcée doit à juste titre être combattue. Les personnes menant cette forme d’esclavagisme sont des criminels, et doivent être stoppées et condamnées. Mais cette coercition n’est pas inhérente au travail sexuel. Le travail sexuel suppose un consentement mutuel entre le travailleur du sexe et le client, après négociation sur les termes et le coût du service.

Juliet est travailleuse du sexe et explique dans un papier du British Medical Journal2 :

« La prostitution c’est avoir un rapport sexuel pour de l’argent, et ni avoir un rapport sexuel ni recevoir de l’argent n’est dégradant en soi, abusif, exploiteur ou nocif. Oui, il y a des femmes qui travaillent dans la prostitution qui sont forcées ou dépendantes de drogues ou sans domicile fixe ou dont le contexte a limité leurs choix – mais le problème est l’usage de la force, la dépendance aux drogues, le manque de choix, pas la prostitution en soi. »

La vue simpliste des abolitionnistes s’appuie sur des stéréotypes et ignore que des hommes et des femmes dans le travail sexuel viennent de milieux très divers, ont choisi d’entrer dans l’industrie du sexe après avoir pris en compte différentes options, et ont des motivations diverses pour vendre des services sexuels. La possibilité de gagner de hauts revenus avec des heures de travail flexibles sont des raisons souvent citées pour le travail sexuel3.

Mais acceptons l’argument de Pauline Arrighi tel qu’il est. Si « l’argent est une contrainte », pourquoi se focaliser sur le sexe ? Existe-t-il un vice inhérent au sexe qu’il faille des législations particulières contre cette forme de travail ? Pourquoi avoir passé cette loi de pénalisation des clients du travail sexuel quand, selon cette logique, il aurait fallu pénaliser l’ensemble des employeurs, l’ensemble des personnes qui offrent une rémunération contre un bien ou un service ? Nous n’aurons pas de réponses à ces questions.

Outre ces nombreux problèmes avec l’idéologie qui soutient la pénalisation des clients, l’expérience nous montre à quel point cette politique nuit aux personnes mêmes qu’elle est supposée aider. À propos de la mise en œuvre du modèle de pénalisation en Suède, un rapport du Programme des Nations Unies pour le développement conclut que « depuis son application en 1999, la loi n’a pas amélioré les conditions de vie des travailleurs du sexe, mais au contraire les a empirées ».

Les effets pervers de la pénalisation

En 2013 le Conseil des droits de l’homme de l’ONU publie un rapport4 de la Global Alliance Against Traffic in Women qui conclut que « la criminalisation des clients n’a pas réduit le trafic ou le travail lié au sexe, mais a augmenté la vulnérabilité des travailleuses du sexe à la violence, a nui aux réponses au VIH et a empiété sur les droits des travailleuses du sexe ». Cette conclusion a été reprise dans un papier intitulé Pénaliser les clients de la prostitution : un ticket pour la clandestinité publié dans Mediapart par Médecins du Monde, Arcat, Act Up-Paris, le Planning familial et Aides.

Une étude5 publiée dans le British Medical Journal a étudié l’impact de la pénalisation des clients à Vancouver et rapporte que « ces résultats suggèrent que la pénalisation des clients reproduit les problèmes de la pénalisation des prostitué(e)s, en particulier leur vulnérabilité à la violence et aux IST / SIDA. ».

Ainsi, que ce soit des acteurs médicaux ou associatifs de terrain, ou bien des scientifiques, la conclusion est la même : la pénalisation produit des effets contraires à ceux espérés en augmentant la vulnérabilité des travailleurs du sexe à la violence et aux IST. Par quels mécanismes la pénalisation produit-elle ces effets ?

Au passage de la loi en 1999 en Suède, un des premiers buts affichés était de faire baisser le niveau de travail sexuel dans le pays. Les personnes qui défendent le bilan de cette loi mentionneront une diminution du travail sexuel de rue, mais ceci n’est en aucun cas indicatif d’une baisse générale du travail sexuel. Il est impossible de montrer que ce dernier objectif a été atteint, comme le montre une revue de la littérature sur le sujet6.

Si la loi sur la pénalisation des clients n’a pas réduit le niveau de travail sexuel, il l’a déplacé. On observe systématiquement un déplacement du travail sexuel dans des espaces cachés, du fait d’une réduction du nombre de clients prêts à acheter des services sexuels dans des espaces publics. Ces nouveaux espaces sont plus difficilement accessibles aux services sociaux et aux services de santé qui peinent à pouvoir aider les travailleurs du sexe. Un esprit cynique pourrait dire que c’est là le but réel de cette loi : cacher le travail sexuel, le déplacer hors de la vue de ceux qui le honnissent.

En outre, on a noté un accroissement de la propension aux comportements plus risqués parmi les travailleurs du sexe, avec la fourniture de services sexuels à plus haut risque due à une baisse du nombre de clients dans la rue. Le pouvoir et le temps de négociation sont réduits face à des clients qui ont peur de se faire arrêter7. Les pratiques à risque incluent notamment la fourniture de services sexuels sans usage de préservatif. Les travailleurs du sexe exerçant dans la rue étant les personnes disposant du moins de ressource, la loi sur la pénalisation des clients met donc directement en danger celles et ceux parmi les travailleurs du sexe qui étaient déjà les plus vulnérables.

L’enfer est pavé de bonnes intentions, et on pourrait reconnaître aux architectes du modèle suédois d’avoir voulu bien faire, sans connaître les dramatiques conséquences de cette politique. Mais les effets négatifs étant tellement évidents, ne seraient-ils pas intentionnels ? C’est ce que n’a pas peur de reconnaître le chef de l’unité « anti-traffics » suédoise dans une interview : « Je pense bien sûr que la loi a des conséquences négatives pour les femmes dans la prostitution, mais c’est aussi une partie de l’effet que nous voulons obtenir avec la loi. Il ne devrait pas être aussi facile qu’avant de sortir et de vendre du sexe. »

De manière plus large, comme le note cet excellent dossier de presse du STRASS (syndicat du travail sexuel) et du Collectif Droits et Prostitution, les conséquences concrètes de la loi sur la pénalisation des clients sont dangereuses pour les libertés individuelles de tous. Comment en effet mettre en œuvre cette loi, sinon en bafouant le droit au respect de notre vie privée ? « Comment prouver un contact sexuel rémunéré entre deux personnes majeures, libres et éclairées, en l’absence de témoins ? Faudrait-il accorder aux forces de l’ordre le pouvoir de s’introduire dans des lieux privés, de violer l’intimité de toute personne suspectée de vouloir un contact sexuel moyennant rémunération ? Cela conduirait à contrôler la sexualité de tous. »

Plutôt que de prendre exemple sur un « modèle nordique » qui a fait les preuves de son échec, le législateur serait bien avisé de plutôt prendre exemple sur la voie choisie par la Nouvelle-Zélande qui en 2003 décriminalisa complètement le travail sexuel pour les adultes de plus de 18 ans, y compris dans les maisons closes, garantissant les droits et libertés des travailleurs du sexe et améliorant ainsi leurs conditions, le tout sans augmenter les cas de trafics forcés. Nous reviendrons bientôt avec un article détaillant ce modèle néo-zélandais.

Liens utiles :

Travail sexuel, pourquoi pénaliser les clients est une mauvaise idée : dossier de presse conjoint du STRASS et du Collectif Droits et Prostitution.

The criminalisation of clients : dossier de 6 pages bien documenté du Global Network of Sex Work Project (en anglais)

Sweden’s abolitionist discourse and law: Effects on the dynamics of Swedish sex work and on the lives of Sweden’s sex workers : revue de la littérature sur le « modèle » suédois de pénalisation des clients et ses conséquences sur la vie des travailleurs du sexe (en anglais)

The ban on purchasing sex in sweden: the so-called ‘swedish model’ : analyse du « modèle » suédois par la Prostitution Licensing Authority de l’État de Queensland en Australie (en anglais)


En savoir plus sur https://www.contrepoints.org/2016/04/12/246891-penalisation-des-clients-cachez-cette-prostitution-que-nous-ne-saurions-voir#xDTvQU5Z2bSle9Yy.99

16:38 Écrit par Dominique Jordan dans France, Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | | | | | |  Facebook

02/04/2016

Guerre civile en Syrie: lettre ouverte aux idiots utiles de Poutine et du pouvoir du Kremlin

Par Robert Marchenoir

La « libération » de Palmyre est une opération de relations publiques du Kremlin, qui savent jouer de l’opinion publique occidentale comme d’un violon. Et vous tombez dans le panneau.

Je mets libération entre guillemets, parce qu’on ne peut pas dire que tomber dans les mains des armées syrienne et russe soit une libération.

C’est simplement une défaite de l’Etat islamique, ce qui est une bonne chose pour nous, mais cette défaite n’est pas très importante. Sur le plan stratégique, elle ne signifie pas grand-chose.

Mais les médias occidentaux ont pleuré des larmes de sang quand l’EI a fait sauter des temples antiques, et donc ils se jettent ignominieusement aux pieds de Poutine en pleurant de reconnaissance quand celui-ci « libère » Palmyre.

C’était l’effet attendu par les maîtres de la désinformation néo-soviétique, et vous comblez leurs attentes.

Au lieu de vous contenter d’exprimer sobrement votre satisfaction sur cette défaite ponctuelle de l’Etat islamique, vous vous sentez obligé de répercuter la désinformation du Kremlin, selon laquelle la Russie « est venue à notre secours », « nous étions impuissants et lâches », et autres balivernes.

J’aurais aimé vous entendre remarquer que c’est la première fois que Damas, aidé de Moscou, remporte une nette victoire sur l’Etat islamique qu’il a contribué à créer.

J’aurais aimé vous entendre rappeler que l’intervention russe, loin d’avoir « réussi » comme le prétend Poutine, n’a fait abandonner à l’Etat islamique que 14 % de son territoire. Mais bien sûr, le but de Poutine n’était pas de liquider l’Etat islamique, qu’il a relativement épargné ; il était de conforter l’Etat syrien, ce qui est tout à fait différent.

J’aurais aimé vous entendre rendre hommage à nos soldats, aux soldats britanniques, américains, à tous ceux de la coalition internationale, y compris aux forces spéciales terrestres engagées sur place, qui risquaient leur vie depuis plus d’un an avant que le bonhomme Poutine ne daigne enfin bouger ses fesses et se joindre aux Occidentaux qui luttent contre les djihadistes.

J’aurais aimé vous entendre rappeler la liste des chefs de l’Etat islamique liquidés par les Occidentaux.

J’aurais aimé vous entendre remarquer que l’intervention russe, loin de juguler l’invasion migratoire de l’Europe comme la désinformation de Moscou le prétend, l’a fortement aggravée.

J’aurais aimé vous entendre rappeler que l’aviation russe a bombardé systématiquement des cibles civiles et même de nombreux hôpitaux, et que les informations en provenance du champ de bataille indiquent que c’était délibéré.

J’aurais aimé vous entendre rappeler que ces bombardements aveugles ne sont pas pour rien dans le brusque afflux de migrants qu’a connu l’Europe depuis l’intervention soviétique — pardon, russe.

J’aurais aimé vous entendre rappeler que les armées occidentales (et française en particulier) agissent selon des règles différentes, et tentent d’épargner au maximum les civils.

Maintenant si vous appelez cela de la lâcheté, je pense que nous n’allons pas être d’accord.

Quand deux femmes, membres des forces spéciales britanniques, voyageant clandestinement en territoire ennemi afin de recruter des espions, se font arrêter à un barrage de l’Etat islamique où elles sont démasquées, et s’en sortent vivantes après avoir massacré tous leurs assaillants, vous appelez ça aussi de la lâcheté ?

http://www.dailymail.co.uk/news/article-3414203/Two-Briti...

La victoire contre l’ennemi, ça commence par le patriotisme, et le patriotisme, ça ne consiste pas à dénigrer sans cesse son pays et son armée qui le défend.

Ca ne consiste certainement pas à cirer les pompes d’un tyran étranger qui menace sans cesse l’Europe d’agression militaire, dont la propagande officielle passe son temps à cracher sur la France, et dont les porte-parole, officiels ou officieux, se réjouissent ouvertement des morts de Bruxelles et du Bataclan, en disant à la télévision d’Etat : « Qu’ils meurent, qu’ils meurent ! C’est bon pour nous ».

http://www.rferl.org/content/daily-vertical-transcript-sh...

http://windowoneurasia2.blogspot.fr/2016/03/moscows-react...

16:03 Écrit par Dominique Jordan dans Intégrisme, Monde, Politique | Lien permanent | Commentaires (19) | | | | | |  Facebook

29/03/2016

Cette année, cela fera 80 ans que l'URSS a subit " la grande terreur " sous les ordres de Staline

C'est en septembre 1936 que débuta les purges sanglantes débouchant sur deux années de terreur et de répressions politiques pour se terminer en novembre 1938. Beaucoup date la grande terreur de 1937 à 1938 car c'est dés 1937 que la machine répressive s'est mis à tourner à plein régime. La grande terreur est une étape supplémentaire de la politique de Staline après les grandes famines politiquement organisées provoquant la mort de plus de 6 millions de citoyens soviétiques suivit de la politique de purges sanglantes contre " les éléments socialement étrangers " qui furent plusieurs centaines de milliers de victimes et qui fut surtout un avant goût de la période de la grande terreur. Personne ne fut épargné par cette répression de la grande terreur qui fut l'une des plus meurtrière de l'histoire. Du simple citoyen aux cadres de parti en passant pas des scientifiques, des artistes, des directeurs d'usine et des nationalités divers surtout les polonais et les ukrainiens. Personne n'était à l'abris d'être arrêté, emprisonné ou exécuté. Beaucoup de citoyens furent arrêté au hasard pour pouvoir atteindre les quotas exigés par Staline. Même l'entourage de Staline ne fut pas épargné. Seul les plus inféodés au dictateur ont échappé aux purges.

L'armée fut également purgée ce qui eu des conséquences  direct lors de l'offensive allemande contre l'URSS dont son armée était mal organisée et mal équipée que seul l'hiver a permis de stopper et qui a du recevoir une aide massive des anglo-américains pour pouvoir contre-attaquer. Les pro-Poutine qui nous ressortent souvent les 28 millions de victimes soviétiques tués de la seconde guerre contre les nazis peuvent remercier Staline d'avoir considérablement affaiblit l'armée soviétique en éliminant l'essentielle de ses officiers et qui permis à l'armée nazi d'avancer en territoire russe et de pouvoir commettre ses exactions contre les populations soviétiques tel le siège de Leningrad qui a provoqué une famine. 1 millions de civiles morts de faim. 

Les purges au sein de l'armée soviétique c'est:

3 maréchaux sur 5

13 généraux d'armée sur 15

8 amiraux sur 9

50 généraux de corps d'armée sur 57

154 généraux de division sur 186

16 commissaires d'armée sur 16

25 commissaires de corps d'armée sur 28

De mai 1937 à septembre 1938, 55'020 officiers furent arrêtés ou renvoyés de l'armée. 

 

" ... à l'aune du régime stalinien, la Grande Terreur n'est pas une vague d'arrestations en masse relevant de la routine, comme celles qui balayèrent le pays tout au long du règne de Staline, mais une politique calculée de meurtre collectif. Ne se satisfaisant plus d'emprisonner ses "ennemis politiques" réels ou imaginaires, Staline ordonne à la police de faire sortir des hommes des prisons ou des camps de travail pour les exécuter. En l'espace de deux ans, en 1937-1938, suivant des statistiques incomplètes, un total stupéfiant d'au moins 681 692 personnes et probablement beaucoup plus, furent exécutées pour "crime contre l'État". Dans les mêmes années, la population des camps de travail et des colonies du Goulag s'accrut de 1 196 369 à 1 881 570 personnes, sans tenir compte des 140 000 morts au moins dans les camps eux-mêmes et du nombre inconnu des morts au cours du transport vers les camps... "

Le livre noir du communisme " La grande terreur " page 216

Staline, Mao et Pol Pot sont les dirigeants qui auront commis les plus grands crimes de masse au sein de leur propre population au nom de l'idéologie communiste. 

Il est bon ton de ne pas oublier ces pages de l'histoire quand on sait que le communisme et Staline on un regain de popularité en Russie. Ce qui en dit long sur la politique de Poutine, de sa propagande, de sa chasse aux opposants à son régime et de son refus de reconnaître le communisme soviétique comme étant un crime d'état.  

D.J

 

18:39 Écrit par Dominique Jordan dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (7) | | | | | |  Facebook

24/03/2016

George W. Bush qualifie la guerre contre le terrorisme de "combat pour la civilisation"

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2006/09/12/bush-q...

Voilà ce que disait W.Bush il y a de cela dix ans. A l'époque, chacun de ses discours contre le terreur le faisait passer à chaque fois pour un demeuré. Et pourtant l'actualité de ces derniers jours et de ces derniers mois lui donne raison. La guerre contre le terrorisme est une guerre pour la civilisation. Le 11 septembre ne fut pas une guerre contre l'Amérique mais une guerre contre le monde libre dont fait partie tout l'occident. Pourtant à l'époque, beaucoup ont estimé que les américains l'avaient bien cherché sans parler de ceux qui accusaient ( et qui accusent toujours ) le gouvernement américain d'être l'organisateur de ces attentats.

J'écris ce billet car je lis de plus en plus des commentaires tant sur les forums que sur les blogs de personnes foncièrement anti-américains devenus depuis le temps pour beaucoup des Pro-Poutine accusant les dirigeants occidentaux de passivité face aux radicalisme islamique si ce n'est de les accuser de complicité sur les attentats qui ont frappé deux fois Paris récemment et aujourd'hui Bruxelles. Ces mêmes qui à l'époque crachaient sur W. Bush quand ce dernier parlait de guerre pour la civilisation contre l'obscurantisme. 

Et pourtant le Bush que l'on insultait à l'époque n'était pas resté passif contre le terrorisme. Il est allé détruire les structures terroristes en Afghanistan là où étaient organisé le attentats du 11 septembre tout en renversant le régime des talibans. Ce régime des talibans qui est bien plus une création de l'URSS et des communistes afghans que des Etats-Unis. En Irak ( même si W. Bush fait quelque peu son mea culpa ) en renversant le régime de Saddam, W.Bush a ouvert un front contre le terrorisme d'Al Qaeda au lieu que se front s'installe en occident. Le début de la campagne d'Irak post Saddam fut très difficile; mais dés 2005 sous la responsabilité du Général Pétraeus un expert en relations internationales  a compris que l'on ne gagnera pas la guerre contre le terrorisme en Irak en se comportant comme un occupant. Une stratégie qui a permis à Pétraeus de rallier à son combat contre Al Qaeda des milices sunnites. Fin 2008, Al Qaeda fut chassé d'Irak. Les attentats furent à leur plus bas niveau. Mais W.Bush ne savait pas que son successeur allait commettre l'erreur de retirer toutes les troupes du pays contre l'avis de son état major et des autorités irakiennes qui se savaient encore mal préparé pour assurer la sécurité dans tout le pays. Ce qui a permis aux djihadistes de revenir sur le terrain. Une grosse erreur que je dirais de volontaire de la part d' Obama le président que tout le monde c'était félicité de succéder à W.Bush. W.Bush avait une fois de plus raison en disant qu'il ne fallait pas se retirer d'Irak tant que l'issue des combats n'était pas terminé. Obama n'a pas créé l'EI, mais il a permis à celui-ci de progresser dans la région. 

W.Bush avait aussi raison quand il disait: "Si nous ne remportons pas la victoire contre les terroristes aujourd'hui, nous laisserons à nos enfants un Proche-Orient regorgeant d'Etats terroristes et de dictateurs extrémistes dotés d'armes nucléaires."

Les pro-Poutine ces jours-ci suite aux attentats de Bruxelles nous ressortent sans arrêt une phrase de Fabius qui dit:  " Al Nostra a fait du bon boulot en Syrie ". Sans défendre Fabius; il faudra un jour comprendre que Bachar al Assad a fait libérer de ses prisons des centaines de djihadistes pour ensuite à coup de propagande faire croire au monde entier que son régime combat le djihadisme et rien d'autre. Pour Bachar al Assad tout opposant à son régime et un terroriste islamiste. Et ses idiots utiles occidentaux marchent à fond dans sa propagande.  Bachar al Assad a également soutenu les djihadistes en Irak contre les américains. Et surtout:  Bachar al Assad en réprimant violemment les premières manifestations anti-régime a fini par déstabiliser son pays dans un début de guerre civile ce qui a permis à des milliers de djihadistes sunnites d'entrer en Syrie pour combattre un régime de confession chiites. Bachar a ainsi déclenché l' une des plus grande guerre de religion qui a coûté la vie en deux ans d'hostilité à plus de 250'000 personnes et fait fuir  plusieurs millions de réfugiés. Une vague de réfugiés aggravée avec les bombardements russes à l'aveugle sur les populations civiles, les hôpitaux etc..  avec en prime la destruction d' une bonne partie des infrastructures du pays.

W. Bush en évoquant le danger des régimes dictatoriaux et extrémistes lui donne raison 10 ans après l'avoir dit. Que Fabius dit des conneries ce n'est pas un scoop; il en a l'habitude. Mais sans Bachar al Assad, fabius n'aurait pas sorti sa fameuse phrase sur Al Nostra.

On se demande aussi pourquoi ce serait mal quand Fabius dit " qu'Al Nostra a fait du bon boulot en Syrie contre le régime d'Assad " et que c'est bien de dire que le Hezbollah ( des intégristes islamistes chiites )  fait du bon boulot en Syrie aux côté du régime contre l'EI? Pourquoi pour les pro-Poutine c'est mal que les Etats-Unis ont comme allié les wahhabites saoudiens et que c'est bien que la Russie et le régime syrien ont comme alliés le régime des mollahs d'Iran un des principaux sponsor du terrorisme dans le région?

W.bush avait aussi évoqué une guerre contre la terreur qui pourrait durer des décennies. J'ai bien peur qu'il a une fois de plus raison. 

D.J

 

17:55 Écrit par Dominique Jordan dans Intégrisme, Monde, totalitarisme | Lien permanent | Commentaires (32) | | | | | |  Facebook

23/03/2016

Une Belgique impuissante fasse au terrorisme

La terreur a frappé cette fois-ci la Belgique. A l'heures des premiers indices, tout indique les auteurs des attentats sont des natifs du pays comme ce fut le cas pour les attentats de Paris. Ce que j'ai nommé la 5ème colonne. Les pires, puisque ces gens ont durant tout leur vie été un voisin de palier, un collègue de travail ou un personne familière que l'on croisait régulièrement dans le rue du quartier du coin. Et un jour il vous tue ans crier gare au nom de leur religion. 

Oui d'accord pas d'amalgame. Tout les musulmans ne sont pas et de loin tous des djihadistes. Mais ce mot pas d’amalgames si souvent galvaudés par nos bonnes âmes par anti-xénophobies obsessionnelles,  devraient aussi admettre également que la politique de migration, des logements sociaux et de regroupement familiale et d'une politique économique vecteur de chômage n'a fait que de transformer des quartiers en zone de non droit et un terreaux pour les recruteurs djihadistes très persuasifs pour tourner la tête à de jeunes sans repère ( sans repère à part celui de repérer leurs futurs victimes ) est un échec.

Reste aussi a devenir plus actif sur le terrain pour démanteler toute les cellules terroristes. Et ceci demande aussi des moyens supplémentaires. Je suis d'accord que la libertés des individus ne doit pas être pris en otage dans la lutte contre le terrorisme. Mais défendre le droit des individus a certaines limites surtout quand il s'agit de terroristes comme dans cette affaire du téléphone portable appartenant à des djihadistes auteur de l'attentat de San Bernadino comme l'a si bien expliqué Guy Sorman:

" Le refus d’Apple de permettre au FBI d’accéder aux données d’un téléphone crypté ayant appartenu aux terroristes de San Bernardino est splendide en principe, mais en réalité irresponsable et suicidaire. Les dirigeants d’Apple sont bien aimables de vouloir protéger notre vie privée – et leurs intérêts marchands – mais sans sécurité policière, nous n’aurons plus de vie privée du tout. "

Encore hier sur Facebook le libertarien Pierre Toullec affirmait ceci:

" Une terrible tragédie dans l'un des lieux les plus sécurisés et contrôlés par les Etats depuis le 11 septembre 2001 : un aéroport. Une horrible preuve que le contrôle Etatique, l'Etat policier, le sécuritarisme et la fermeture des frontières ne servent à rien. "

Mais il ne s'est pas posé la question en prenant le raisonnement inverse. Combien il y aurait eu d'attentats terroriste depuis le 11 septembre  si il n'y avait aucune mesure de sécurité?  

Oui les mesures de sécurité sont plus que nécessaire et que qu'il faut encore plus les renforcer pour éviter que les prochains terroristes réutilisent la faille qui les a permis de commettre ces derniers attentats en Belgique. A ce moment-là autant dire que la police ne sert à rien puisque sa présence n'empêche pas toutes les agressions et viols sur le domaine publique sans se poser la question de ce que serait la sécurité dans nos rues sans l’existence de la police? Le risque zéro n'existe pas. Mais il est nécessaire de s'en approcher au maximum par des mesures de sécurité supplémentaires. Et je continue à affirmer que la sécurité publique est l'une des missions régaliennes de l'état et que rien n'empêche à ce que des privés collaborent avec les forces de l'ordre.

Etre libre c'est aussi se sentir en sécurité et non avoir la peur au ventre tout les jours. Je n'aurais aucun problème si la police venait à avoir le droit fouiller le coffre de ma voiture ou mon sac de sport quand cela lui chante au nom de la lutte contre le terrorisme tant que je puisse toujours avoir le droit de dire ce que je pense tant sur le domaine publique que sur internet et les réseaux sociaux et tant qu'entre deux fouilles je puisse toujours avoir le droit circuler librement sur le domaine publique, le droit prendre des photos, d' aller à des manifs, à des réunions politiques etc...

D.J 

 

17:06 Écrit par Dominique Jordan dans Intégrisme, Monde, Politique | Lien permanent | Commentaires (13) | | | | | |  Facebook

21/03/2016

Quoi de plus normal de voir Obama à la Havane.

En quoi devrait-on condamner Obama pour sa visite officielle à la Havane? Il aurait été bien stupide de la part d'Obama de soutenir tout les dissidents cubains qui réclament que leur pays soit libre et démocratique plutôt que d'aller serrer la paluche au dictateur Raoul Castro. C'est tellement plus normal qu'un pays qui représente une certaine idée de la liberté se fout de la gueule de tout ces milliers de cubains victimes de la dictature castriste. 

Quelques heures avant l'arrivée du président américains, des dizaines de dissidents qui manifestaient pour que le gouvernement cubain respectent les droits de l'homme furent arrêtés par les autorités. Mais bon: pour Obama cela doit-être juste un petit détail sans gravité. On attendu juste qu'il condamne ferment ces manifs.

Je n'aurais personnellement rien contre à ce que les deux pays s'ouvrent aux échanges commerciaux. Le commerce n'a jamais été un facteur de pauvreté du moment qu'il est libre. Mais une ouverture commerciale par principe entre les deux pays ferait-elle profiter à la population cubaine qui aurait été toujours victime d'un " blocus économique " imposé par Cuba?

Je rappellerais que Cuba n'a jamais été victime d'un blocus économique imposé par les Etats-Unis. Il s'agit d'un embargo bilatérale entre Cuba et les Etats-Unis et que n'importe quel pays a pu toujours librement commercer avec Cuba. La preuve il suffit de taper sur google " club de vacances à Cuba " pour s’apercevoir que le tourisme à Cuba marche très bien et que si il marche très bien c'est que les touristes ne manquent de rien. Bref on a semble-t-il à faire à un blocus qui permet d'un côté de fournir tout ce que les club de vacances ont besoins et qui de l'autre laisse une grande partie de la population dans les pénuries. Le blocus responsable des pénuries sur l'île est une belle propagande du régime relayé par nos gauchistes et autres anti-américains pour nous faire avaler de belles couleuvres. 

Tout comme cette propagande qui fait de Cuba le pays où l'éducation et le système de santé seraient l'un des meilleurs du monde. Alors que ceux qui ont fuit ce paradis socialiste ont une vision bien différente. ( voir la vidéo en fin de billet ).

On nous dit que ce sommet historique entre les deux pays est une chance pour les cubains. J'attend de voir pour y croire. Pour l'instant le seule chance pour les cubains et de fuir leur pays pour la Floride comme l'ont fait des milliers d'autres. Quand à Obama je pense que son prochaine sommet sera avec la dictature iranienne et cela pendant que les autorités iraniennes continuent de pendre des homosexuelles qui ont eu le tort de naître homo.  Et après direction de la Corée du nord par logique.

Je terminerais en republiant un extrait d'un ancien billet en démontrant que le blocus contre Cuba fut une bel et bien une fumisterie.  

Par exemple les relations économiques entre la France et Cuba ont progressé sous embargo US de 221% ces 5 dernières années.

http://www.tresor.economie.gouv.fr/9953_le-commerce-bilat...

Importation de voiture à Cuba à nouveaux autorisés non pas par les USA mais par le pouvoir de la Havane.

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2013/12/19/l-impo...

Taxation en 2012 des produits d'importation courantes décidé par la Havane qui va encore renchérir les prix des produit de bien de premières nécessités.

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/09/04/97002-2012090...

Ci-dessus résultat du " blocus " économique et " criminel " imposé par les américains. Des hôtels de vacances sur l'île de cuba comme sur l'image " l' hôtel Sol Palmeras à Varadero " pleine de bouffe, de boissons et de médocs pour le plus grand plaisir des vacanciers.

Je finirais pas mettre en lien cette vidéo d'une dissidente cubaine qui met à mal la propagande castriste sur l'éducation et la santé que l'on dit une réussite du régime castriste. ( Merci Greg )

 http://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/cuba-le-regime-cas...

D.J

15:52 Écrit par Dominique Jordan dans Monde, Politique, USA | Lien permanent | Commentaires (5) | | | | | |  Facebook

18/03/2016

Liberté de la presse. Même si tout n'est pas rose; mieux vaut être journaliste en occident plutôt qu'ailleurs .

http://index.rsf.org/#!/

En matière de liberté de la presse pas besoins de faire une tonne de commentaires. Une simple image nous donne un aperçu où il ne fait pas bon d'être journaliste.  Pays en blanc la situation est bonne. Pays en jaune situation plutôt bonne. En orange on entre dans la catégorie " liberté moyenne avec problèmes sensibles ". En rouge liberté très difficile et en noir, liberté inexistante.

La Finlande, la Norvège et le Danemark sont en tête des pays les plus libre. La Suisse est 20ème, la France 38ème et les Etats-Unis 49ème.

Le pays de Sputniknew est 152ème et la Chine où les sinophiles anti-occidentaux nous disent que le gouvernement est populaire se trouve vers la fin du classement à la 176ème place. 

D.J

( Merci au Parisien libéral pour ses sources )

 

15:08 Écrit par Dominique Jordan dans Médias, Monde | Lien permanent | Commentaires (2) | | | | | |  Facebook

17/03/2016

Si Donald Trump est élu; sera-t-il le président de la rupture?

La bonne nouvelle de ces dernières primaires est que Bernie Sanders a quasiment perdu toute chance d'accéder au deuxième tour. Donc aucun risque d'avoir un marxiste pur et dur à la Maison blanche. L'Amérique a eu ces 8 dernières années le président le plus anticapitaliste de son histoire. Pas besoin d'en rajouter 4 de plus. C'est donc Bien Hillary Clinton qui ira se frotter à un candidat républicain pour l'investiture à la Maison blanche.

Sera-elle confrontée à Trump? La logique serait que oui. Trump sera-il le gagnant? c'est là que réside le mystère. J'avais récemment écrit que Trump en se mettant à dos l’establishment républicain risquerait bien un retour de manivelle de ce dernier en préférant élire Clinton à Trump. Ce serait contraire aux règles des votes des délégués lors des primaires. Mais techniquement c'est envisageable. Il y a aussi un autre scénario qui est celui d' exclure Trump pour un autre candidat républicain comme l'explique Greg lecteur fidèle  de se blog dont je publie ici son commentaire: 

" L'establishment est prêt à tout pour faire perdre Trump.

Le truc c'est que si les candidats n'obtiennent pas la majorité d'ici Cleveland, le parti peut faire barrage au malheureux leader des primaires n'ayant pas la majorité avec une "convention négociée", et se charger d'imposer leur propre candidat. Boehner dit "l'Agent Orange" aurait déjà fait son choix : Paul Ryan.

Et je soupçonne même l'establishment de tout faire pour en arriver là. Ca expliquerait la "ténacité" de Kasich dans les primaires. Il n'avait plus aucune chance de remporter la primaire et pourtant, avec l'aide du parti et l'avantage du terrain, Kasich a mis des moyens démesurés pour prendre l'Ohio. Pourquoi? Pour prendre l'Ohio à Trump (ou même Cruz) et amoindrir ses chances d'avoir une majorité de délégués. Si ça ne change rien pour Kasich, l'Ohio peut faire la différence pour Trump.

Si le parti décide de jouer à ce jeu là dans le climat actuel, ça risque de chauffer. "

Je ne sais pas ce que pense Greg de Paul Rayan malgré les manœuvre du GOP pour espérer éjecter Trump? Mais en lisant son CV sur Wikipédia, il semblerait que Paul Rayan n'est pas si mal. Paul Ryan est considéré comme un représentant de l'aile droite du parti républicain. Il est notamment partisan du libéralisme économique, d'une diminution de la dépense publique et de la privatisation de la couverture santé et des retraites. Il est également catholique militant et est opposé à l' avortement. Paul Rayan a baigné dans le libéralisme en lisant F-A Hayek, von Mises et Milton Freidman. Qui fait que logiquement Rayan est bien plus libéral que Trump. Ce dernier promet une fiscalité qui devrait rendre plus compétitif l'économie et l'emploi. Mais les vues protectionnistes de Trump sont plutôt une mauvaise chose. Je renvoie le lecteur sur Contrepoint pour lire un billet du Minarchiste qui estime qu'il y a chez Trump en économie du bon et du beaucoup moins bon.

 http://www.contrepoints.org/2016/03/15/242900-leconomie-selon-donald-trump

Je ne suis pas toujours un fan de Trump; mais je préférerais un coup tordu du GOP qui enverrait Paul Rayan au deuxième tours à la place de Trump que d'un coup tordu du GOP qui enverrait Clinton à la Maison blanche à la place de Trump. Si c'est pour virer Trump autant le remplacé par un républicain comme Paul Rayan.  

Que ferait Donald Trump si c'est lui qui est élu à la Maison blanche? Beaucoup de personnes comme notre ami Greg ( qui je le rappel est un très bon connaisseur de la politique américaine ) m'explique qu'il mettra de l'eau dans son vin. Greg m'explique dans un de ses commentaires: 

" Je pense que le président Trump sera totalement différent du candidat Trump. Dans son discours du Super Tuesday il a beaucoup changé de ton et je crois que c'est un aperçu de ce qu'on verra quand il sera président. Il va passer l'ensemble de son mandat à négocier des contrats pour l'Amérique et tenter au mieux de défendre l'image de ce pays. "

Je pose la question à Greg? En mettant de l'eau dans son vin Donald Trump ne va-t-il pas ainsi décevoir ceux qui le voyait comme celui qui allait mettre un bon coup de pied au cul de l’establishment républicain en voulant révolutionner la politique américaine avec ses discours giclé à l'acide? C'est pourtant de par ses discours acides qu'il a rallié une majorité d'électeurs en sa faveur. Ne va-t-il pas passer pour celui qui avait une grande gueule mais qui au final n'a pas fait les trois quart de ses promesses et qui se fera éjecté au bout de 4 ans? Donald Trump ne pourra non plus pas faire ce qu'il veut. Les Etats-Unis ont de forts contre-pouvoirs prévues par la constitution:" le Congrès et le pouvoir judiciaire " qui diminue fortement le pouvoir présidentielle. 

Concernant cet establishment républicain comme démocrate dont le peuple en a marre et ne fait plus confiance. L'impopularité du Congrès comme celles des administrations n'est pas nouvelle. Les américains n'ont jamais eu vraiment confiance à Washington. Les taux d'abstentions relativement fortes lors des élections aux niveaux fédéral ont plus ou moins toujours été la norme. Généralement un américain sur deux ne votent jamais.  En 2007 par exemple pendant que W.Bush subissait un record d'impopularité; le Congrès faisait pire avec 25% d'avis favorables et même jusqu'à 17% d'avis favorables pour le Congrès en 2010. Trump a simplement surfé sur un mécontentement populaire qui ne date pas d'aujourd'hui. Il a probablement fait ce que aucun président n'a osé faire. Un pari très risqué quand on se fait des ennemis dans son propre camps.

Je terminerais par une information de mon ami le Droitiste. Une info qui n'a pas fait beaucoup de bruit chez nous. On a souvent reproché à Trump et cela à juste titre d'avoir été trop hésitant à rejeter les soutiens du KKK à sa nomination. Pourtant la branche californienne du KKK a déclaré soutenir Hillary Clinton à la place de Trump pour la Maison Blanche. non seulement pas un mot dans nos médias, mais en plus on attend toujours de la part d' Hillary Clinton qu'elle se distancie de se soutient. Si quelqu'un à quelque chose là-dessus il est le bienvenu.

http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/northamerica/usa/12192975/The-KKK-leader-who-says-he-backs-Hillary-Clinton.html

https://www.facebook.com/droitiste/?fref=ts   ( 15 mars 2016 )

D.J 

 

 

17:39 Écrit par Dominique Jordan dans Présidentielles américaines | Lien permanent | Commentaires (8) | | | | | |  Facebook

16/03/2016

Souvenir de la Maison Reagan

Par Guy Sorman

La disparition de Nancy Reagan fait remonter dans ma mémoire quelques rencontres au début des années 1980, à la Maison Blanche, avec le Président d’alors et son épouse. On ne m’en voudra pas du caractère personnel de mon témoignage : mon seul but est de rappeler ce temps où l’Occident fut galvanisé par une doctrine que l’on appela le néolibéralisme incarné par Ronald Reagan, qui en fut l’emblème. Pour accéder au Président, il convenait, au préalable, de convaincre Nancy que je n’étais pas l’un de ces intellectuels français, probablement socialiste, venu tendre un piège à son mari. Elle était tout en contrastes : menue comme une porcelaine, avec des grands yeux inquisiteurs et une volonté de fer. J’obtins son agrément en manifestant mon admiration pour les rhododendrons blancs de son jardin privé : un Français qui connaissait la botanique ne pouvait pas être haïssable.

Nancy Reagan ne parlait jamais de politique devant des tiers : le seul sujet sérieux qu’elle abordait était son combat contre la drogue. Elle en parlait avec une émotion qui dissimulait mal quelque secret de famille. Ronald Reagan, à qui je posais la question, soutenait la campagne de sa femme – Just Say No to Drugs – avec dévotion plus qu’avec conviction. Lui-même était sensible à l’argument de l’économiste Milton Friedman et de son ministre, George Shultz, qui estimaient que la légalisation de toutes les drogues aurait été la moins mauvaise solution à l’épidémie des overdoses. Je devinais que Ronald Reagan était, ce que l’on appelle aux Etats-Unis, un “anarcho-capitaliste”, terme intraduisible en Europe : laisser le marché résoudre les problèmes économiques et sociaux, laisser chacun choisir sa vie et ses mœurs, et un Etat minimum, résument cette doctrine. Libéral en tout, Reagan était également favorable aux migrations, considérant qu’elles profitaient aux immigrants, comme au pays d’accueil. La gauche, à l’époque, attribuait cette position à la proximité du Président avec les milieux d’affaires de Californie en quête de main-d’œuvre à bon marché. Il me semblait que l’ouverture des frontières était plutôt une position de principe, que partageaient tous les penseurs néolibéraux. Quel contraste avec les candidats Républicains de 2016, qui se réclament de Reagan et promettent d’expulser douze millions d’immigrés illégaux qui, actuellement, travaillent aux Etats-Unis. Mais Reagan était aussi un politicien avisé qui savait composer avec la réalité et avec ses adversaires.

En Europe, il passait pour un idiot, probablement parce qu’il ramenait toute situation complexe à quelques principes élémentaires : le capitalisme marche, le socialisme ne marche pas, l’Etat se mêle de ce qui ne le regarde pas et le fait mal, l’URSS est l’Empire du mal et disparaîtra. Au surplus, Reagan développait sa pensée en s’appuyant sur des anecdotes, ce que le public américain adorait mais qui laissait les Européens perplexes.

Ce qui me frappait, au cours de mes conversations avec les Reagan, était l’authenticité de leurs convictions. Ronald Reagan était devenu néolibéral bien avant son élection, au cours de son expérience de Gouverneur de Californie et par sa lecture assidue des chroniques que publiait Milton Friedman dans la revue Business Week. Friedman avait l’art de décliner, chaque semaine, à l’usage du grand nombre qui ne lirait jamais ses livres ni ceux d’autres théoriciens, comme Frédéric Bastiat ou Jean-Baptiste Say (Friedman considérait que Say et Bastiat furent, dès le XIXe siècle, les fondateurs, français, du néolibéralisme), les principes de ce qui deviendra le Reaganisme. Pareillement, dans son intransigeance envers l’URSS, Reagan avait été inspiré par les stratèges de la Guerre des Etoiles, comme Edward Teller, et des économistes comme George Shultz qui le persuadèrent que l’économie soviétique serait incapable de financer une course aux armements : ce qui s’avéra juste et fit plier Gorbatchev. Il me paraissait aussi que le caractère immoral (au sens éthique, pas religieux, car Reagan fut le moins religieux des Présidents) de l’Union Soviétique déterminait son jugement et sa conviction que le “Mal soviétique” ne pourrait pas triompher.

Ronald Reagan est aujourd’hui considéré comme l’un des plus grands Présidents des Etats-Unis. La nostalgie de cette époque a éclipsé les zones d’ombre : le chômage était plus important qu’il ne l’est maintenant, des incursions militaires au Nicaragua, au Liban tournèrent à la catastrophe, l’épidémie du Sida fut négligée, les agressions raciales par la police souvent impunies, et la chute de l’URSS n’intervint qu’après le départ de Ronald Reagan. La ferveur reaganienne, à Droite surtout, mais la Gauche a cessé de le mépriser, s’explique sans doute par la simplicité du discours, sa foi dans les valeurs de l’Occident, et la coïncidence entre l’homme, le message et son expression.

À l’Institut Hoover à Stanford, sont conservés les manuscrits de Ronald Reagan : on peut vérifier qu’il rédigeait lui-même tous ses discours, à la plume, avec une grande clarté de style. Il n’était pas entouré, comme ses successeurs, par une escouade de conseillers en marketing qui pèsent chaque mot avant que le Président ne le répète comme un perroquet sans conviction. Seule Nancy Reagan relisait ses manuscrits, pour avis. L’Occident, aujourd’hui, manque cruellement dans son personnel politique, “d’idiots” aux idées simples, qui rédigeraient eux-mêmes leurs discours dans un langage intelligible et dont l’action coïnciderait avec les convictions.

http://www.hebdo.ch/les-blogs/sorman-guy-le-futur-cest-tout-de-suite

 

17:35 Écrit par Dominique Jordan dans USA | Lien permanent | Commentaires (1) | | | | | |  Facebook

07/03/2016

Quand la cause palestinienne fout dans la m... ceux qu'elle est sensé défendre

Par Nathalie Elgrably

image: http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2016/03/Palestine-Solidarity-CampaignCC-BY-2.0-.jpg

Palestine Solidarity Campaign(CC BY 2.0)

 

 

Le Parlement canadien a récemment soulevé l’indignation après avoir voté une motion pour condamner le mouvement BDS qui invite au boycott des compagnies israéliennes opérant dans les territoires contestés. Pour plusieurs, cette initiative serait une action citoyenne pour assurer le respect des droits de la personne des Palestiniens.

Selon ses instigateurs, le boycott est formidablement fructueux ! Ils s’enorgueillissent d’ailleurs d’avoir eu raison du fabricant israélien SodaStream. Mais qu’en est-il réellement ?

Chômage et précarité

BDS ne dit pas que SodaStream a quitté la Judée-Samarie pour déménager dans le Néguev et que, par le fait même, 500 employés palestiniens et 450 Arabes israéliens ont perdu leur emploi, ce qui plonge près de 5000 personnes dans la précarité économique.

BDS ne dit pas que ces employés bénéficiaient de salaires israéliens, d’une couverture médicale, de tous les avantages sociaux israéliens, et même d’un système de navettes offert par Soda-Stream pour assurer leur transport.

BDS ne dit pas que le quotidien Al-Hayat Al-Jadida, le journal officiel de l’Autorité palestinienne, a reconnu que les entreprises israéliennes traitent bien leurs travailleurs et qu’elles respectent tous leurs droits.

BDS ne dit pas qu’une enquête financée par l’ONU et menée par l’Autorité palestinienne a révélé que les Palestiniens qui travaillent dans des entreprises israéliennes touchent des salaires 2,12 fois supérieurs à ceux offerts par les entreprises palestiniennes.

Un exemple de collaboration

BDS ne dit pas que SodaStream était un exemple de collaboration harmonieuse entre Juifs et Arabes et contribuait à déconstruire les stéréotypes toxiques.

BDS ne dit pas que brûler les ponts que les entreprises comme SodaStream créent ne contribue nullement au processus de paix.

BDS affirme défendre les intérêts des Palestiniens. Nul doute que les ex-employés de SodaStream lui sont maintenant infiniment reconnaissants…

Et nul doute que les 25 000 Palestiniens qui gagnent leur vie grâce à des compagnies israéliennes brûlent d’impatience de voir leur tour arriver.

Sur le web


En savoir plus sur http://www.contrepoints.org/2016/03/06/241769-quand-le-boycott-de-sodastream-nuit-aussi-aux-palestiniens#mVweGAsliRmb6Yra.99

20:09 Écrit par Dominique Jordan dans Monde, Politique | Lien permanent | Commentaires (26) | | | | | |  Facebook