25/03/2015

Quelques idées reçues sur le libéralisme

Quand on évoque le libéralisme; surgit souvent dans l'esprit de M. tout le monde des idées déjà préconçues et souvent à connotations négatives. Des connotations négatives entretenues par les ennemis du libéralisme et qui évoquent le néolibéralisme ou l'ultralibéralisme à toute les sauces. Quand j'évoquerais les libéraux dans ce billet, j'évoquerais ceux qui défendent réellement les libertés et les responsabilités individuelles tel que les défendaient les libéraux du XIIIème comme Bastiat, Constant, Say et les contemporains comme Hayek et ceux de l'école autrichienne et tout ceux qui actuellement se réclament de ces libéraux tant chez les intellectuels connus que chez le simple citoyen. 

Idée reçue: le libéralisme c'est la droite:

On associe souvent le libéralisme avec les partis de droite. Si la réalité n'est pas forcement fausse c'est parce que ce sont dans les partis de droite que l'on trouve en général le plus de libéraux. Mais être libéral ce n'est pas être de droite. Etre libéral c'est défendre avant tout les libertés individuelles et de défendre les politiciens qui ont des idées libérales peut-importe qu'ils soient de gauche ou de droite. Existe-il des partis qui sont au pouvoir réellement libéraux? Il n'y en à pas. Tous se montrent dans des degrés différent d'une manière ou d'une autre trop interventionniste pour un libéral.

 Idée reçue: le libéralisme c'est la socialisation des pertes et la privatisation des bénéfices.

Ce qui sous entend que les libéraux privatisent les entreprises publiques qui font des bénéfices et sauvent les entreprises privées comme les banques en faillite avec l'argent du contribuable. Encore une fois c'est de confondre des interventions de l'état avec le libéralisme ou de mélanger droite au pouvoir et libéralisme. Les libéraux n'ont jamais défendu les interventions de l'état dans l'économie surtout pour y renflouer des banques; surtout celles qui ont commises de mauvaises décisions. Les libéraux sont pour que les responsables soient les seul à payer pour leurs mauvais choix. C'est au dire au respect de la responsabilité individuelle.

Les libéraux ne sont pas automatiquement des adeptes de la privatisation des entreprises publiques. Les libéraux sont contre les monopoles tant publiques que privés qui sont protégés de la concurrence. Les libéraux défendent plutôt une concurrence des services publiques par des privés. Le consommateur pour les libéraux doivent avoir le choix. La concurrence rendant généralement les services publiques plus performent et plus responsables que quand ils bénéficiaient d'un monopole.

Idée reçue: les libéralisme c'est la défense des patrons. Le libéralisme est à leur service et à celle des entreprises.

Ce qui est faux. Les libéraux ne défendent pas les patrons et ne sont pas à leur service. Les libéraux défendent la liberté d'entreprendre ce qui n'est pas pareil. Si les libéraux étaient aux service des patrons et des entreprises ils ne défendraient pas la liberté d'entreprendre qui permet la venue de nouveaux  acteurs sur le marché et qui font concurrence voir font disparaître les entreprises qui sont déjà implantées depuis longtemps. Ceux qui défendent les entreprises et qui sont à leur service sont les protectionnistes hostiles à la concurrence du commerce mondiale. Alors que les libéraux eux défendent la fin des barrières protectionnistes.

Idée reçue: Le libéralisme est au service des banquiers, des financiers et des spéculateurs.

Encore une fois les libéraux ne sont pas au services de ces personnes. Les libéraux défendent la liberté de faire du commerce, des affaires et le droit de gagner de l'argent et d'en disposer librement. Cette liberté sont aussi pour les spéculateurs et les financiers. Les libéraux ne sont pas au service de ces gens-là pour les mêmes raisons que sur le point précédant. Et comme je l'ai dit: il ne faut pas confondre des politiques droites qui sauvent des banques en faillite avec libéralisme qui est un système qui laissent les mauvais faire faillite en laissant place à de nouveaux venus.

Idée reçue: le libéralisme c'est la dictature du marché.

Mais si le marché est libre comment peut-il être une dictature? Certains me diront que dans un marché libre le acteurs n'ont pas le choix et qu'ils doivent s'adapter au marché ou disparaître. Donc ils sont bien tenu par un diktat. Mais il ne faut pas oublier non plus que le marché lui évolue par de nouveaux acteurs innovants. Si les acteurs doivent s'adapter ils peuvent aussi  en changer les règles en innovant. Et le libéralisme n'est pas non plus une dictature du marché parce que les libertés dans une société libre ne sont pas par obligation réduit seulement à l'activité commerciale. La liberté selon les libéraux c'est aussi le libre choix du choix de sa nourriture, de son logement ( dans une société libre personne empêcherait qu'un individu loge dans une caverne ) de son moyen de transport pour se déplacer, de se vêtir, de se droguer avec des stupéfiants. Les libéralisme n'interdit pas non plus les activités non commerciale comme le bénévolat où à des personnes à vivre en communauté, en coopérative non lucrative etc....

Idée reçue: le libéralisme c'est l'égoïsme individuelle en laissant les laissés pour compte sur le bord de la route. 

Le libéralisme n'a jamais empêcher la solidarité. Au contraire le libéralisme peut même être un moteur à la solidarité quand l'état y est absent. Le pays ou la solidarité pour son prochain est le plus développé au monde sont les Etats-Unis. 90% des américains font un don charitable ou travaillent bénévolement pour une association philanthropique ou une église. Aux USA les fondations philanthropiques financés par des milliardaires sont une particularité bien américaine qui se voit nul part ailleurs. Cette solidarité et ce bénévolat ancré dans l'ADN des américains à son origine avec l'absence de l'état dans la nouvelle société américaine à ses tout débuts. c'était des mécènes qui finançaient les écoles les hôpitaux, le service d'ordre etc...

Le libéralisme semble être indifférent au pauvre ou au malade parce que dans notre société on a cru bon que seul l'état était qualifié pour aider les pauvres et que l'état ainsi bénéficie d'un certain monopole. Si chez nous les associations bénévoles en aide au plus démunis n'ont pas les mêmes moyens financiers et humains que ceux que l'on connaît aux USA c'est que chez nous la majorité des gens préfèrent que c'est l'état qui s'en occupe. Les socialistes quand ils sont au pouvoir enfoncent le clou en imposant de la solidarité forcée via l'état.

Idée reçue: libéralisme et capitalisme de connivence c'est la même chose.

Faux; le capitalisme de connivence c'est de protéger des intérêts particuliers. Généralement protégé par l'état ou par des politiciens corrompus. Ce qui est complètement contraire à l'esprit libéral qui défend la venue de nouveaux acteurs sur le marché. Encore une fois beaucoup confondent libéralisme et capitalisme de connivence parce qu'il réduisent les libéraux à des PDG et aux politiciens qui les corrompt.

 Le capitalisme de connivence c'est aussi le capitalisme d'état. Qui est un capitalisme où les moyens de production sont directement ou indirectement à la propriété de l'état. Donc cela n'a rien de commun avec le libéralisme qui ne veut pas d'état dans l'économie.  

D.J

18:04 Écrit par Dominique Jordan dans Economie, Philosophie, Société | Lien permanent | Commentaires (3) | | | | | |  Facebook

19/03/2015

Elections israéliennes: Victoire du monde libre

Benjamin Netanyahou a remporté les élections législative en Israël avec 29 sièges 5 de plus que la gauche. Cette victoire est aussi celle du monde libre. Israël reste la dernière nation comme ligne de défense contre l'obscurantisme et la tyrannie depuis que l'Amérique d'Obama a choisi la résignation et le compromis voir la capitulation face à la barbarie. L'Amérique reste néanmoins l'ami d'Israël. L'ovation qu'à reçu Netanyahou dernièrement au Congrès tant par les républicains que par les démocrates prouve bien que le ver qui pourri le fruit de cette amitié entre ces deux nations du monde libre est Obama et quand sa page sera tournée dans deux ans on ne peut qu'espérer que son successeur à la Maison blanche sera bien plus éclairé et bien plus proche de l'état hébreux même si il n'est pas républicain. 

Comme je l'ai dit; Israël est la dernière nation du monde libre à résister contre les barbares islamistes n'en déplaise aux cerveaux vermoulus qui accusent l'état hébreux d'être un des créateurs de Deash. Cela commence à faire beaucoup de monde qui auraient créé Deash.   ( Le Qatar, l' Arabie saoudite, Obama, Bush, la CIA, le Mossad, les sionistes )  Je  suis encore étonné que Monsanto ou la NASA ne sont pas encore sur la liste. Une liste qui n'est certainement pas encore exhaustive car entretenu par des sites anti-occidentales comme le Réseau Voltaire de Thierry Meyssan dont il faut rappeler que ce dernier est un imposteur auteur de thèses conspirationistes et qui s'est ouvertement lié d'amitié avec les nazislamistes  du Hezbollah et lié d'amitié envers les Mollah iraniens deux ennemis jurés d'Israël.

http://www.conspiracywatch.info/La-Mossadisation-ou-comme...

( Les amis de Thierry Meyssan le Hezbollah ennemi juré d'Israël arborant le salut nazi. Et après ça Meyssan se permet de prétendre que c'est le Mossad et les sionistes qui soutiennent les islamistes radicaux. )

http://www.conspiracywatch.info/Le-serment-d-allegeance-d...

Thierry Meyssan avait le choix entre l'occident libre, l'état hébreux libre et la dictature iranienne. Il a préféré choisir la dictature des mollah iraniens...

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...et son bras armé le Hezbollah comme sur l'image ci-dessus où Meyssan fut reçu par la direction du Hezbollah pour un entretient qui a porté entre autres sur les moyens de résister à l'impérialisme de l'Amérique de W.Bush.

pendaison en iran

En cautionnant l'Iran des Mollah Thierry Meyssan cautionne entre autre la pendaison d'homosexuelles dans un pays où l'homosexualité est un crime puni de mort. Quelle genre d' excuses trouverons les amis de Thierry Meyssan pour justifier cette barbarie des mollah iraniens contre les gays?  

Thierry Meyssan en 1941 aurait probablement accepter d'être l'invité d'honneur lors de la rencontre entre le grand mufti de Jérusalem et Adolf Hitler.

  

( Deux images du grand Mufti mohammad Aminal Hussein en compagnie de nazis et d'Hitler; Il fut le grand représentant du nationalisme arabe. En Palestine il était juge suprême et grand argentier. Les deux s'accordèrent pour estimer que les juifs étaient des ennemis communs de l'Islam et de l'Allemagne nazie. )

J'évoque Thierry Meyssan dans ce billet consacré aux dernières élections en Israël car Meyssan et le site du réseau Voltaire sont devenus pour les occidentaux à l'esprit totalitaire les gourous incontournables non seulement pour les thèses conspirationistes mais également pour les positions anti-occidentales et surtout anti-israéliennes. Thierry Meyssan aura constitué dans le monde libre une cinquième colonne hostile à l'occident à l'Amérique mais aussi à Israël. Thierry Meyssan à démontré dans son ouvrage " l'effroyable imposture " qu'il était un manipulateur, un menteur  qui n'hésite pas à fabriquer de fausses preuves, de faux témoignages etc... 

https://centriloque.wordpress.com/2013/09/11/11-septembre...

Les israéliens en redonnant confiance au gouvernement sortant est un avertissement à ses ennemis que l'état hébreux ne lésinera pas sur les moyens militaires pour anéantir ceux qui voudront se faire du juif. Il est temps maintenant que l'Amérique se débarrasse d'ici dans deux ans de la doctrine Obama. Le boulot vient d'être à moitié fait en redonnant le Congrès aux conservateurs. Le monde libre dépend de ces deux nations que sont Israël et l'Amérique.

D.J

17:35 Écrit par Dominique Jordan dans Monde, Politique | Lien permanent | Commentaires (37) | | | | | |  Facebook

18/03/2015

Il y a 25 ans le Chili de Pinochet retrouve la démocratie.

( Université catholique du Chili seul endroit ou était tolérée la liberté d'expression sous la dictature  chilienne. Ce qui n'existait pas sous celle des communistes

Et la vraie démocratie pas celle d'Allende que les gauchistes nous ressassent chaque 11 septembre. Ce dernier n'avait rien d'un démocrate. Allende était une graine de dictateur communiste avec des projets politiques totalitaires. Mais la n'est pas le sujet du billet. Je laisse le lecteur lire mon billet sur Allende. 

http://leblogdjetliberte.blog.tdg.ch/archive/2013/09/11/c...

Autant le dire tout de suite; Pinochet était une ordure qui a commis de nombreux crimes politiques impardonnables comme le sont tout les dictateurs.  Mais contrairement à beaucoup d'autres despotes, Pinochet était tant soit peu un dictateur éclairé. Eclairé parce que c'est sur sa propre initiative qu'il remis le Chili aux mains de la société civile. ( c'est pas ce que l'on verrait chez les communistes comme à Cuba, en Chine ou en Corée du nord ) Eclairé parce que rare sont les dictateurs qui cherchent l'efficacité économique. Ce que Pinochet a fait en demandant conseil en premier à l'économiste libéral et prix Nobel Milton Friedman et mis en application sous les conseils des Chicago Boys une école libérale influencé toujours par Friedman. Pinochet fut intéressé par les idées de Milton Friedman suite à une conférence de ce dernier à l'université catholique du Chili seul endroit sous la dictature chilienne où était tolérée la liberté d'expression.

La croissance chilienne fut au rendez-vous et l'hyperinflation maîtrisée et un recule de la pauvreté amorcé alors que le Chili connaissait depuis deux ans après le coup d'état de la junte militaire une récession sévère. On parla alors d'un miracle économique chilien. Pinochet toujours sur les conseils des Chicago Boy privatisa des pans entiers de l'industrie qui furent nationalisées par Allende et il privatisa les fonds de retraites et instaura le chèque éducation et le RMU ( Revenu minimum universelle ). 

Sans vouloir trop comparer: l'économie chilienne devient à peut près ce que l'économie chinoise devient lors de son virage capitaliste post régime Mao. Alors qu'à la même période sévissait plus au nord la dictature communiste de Cuba admiré ( et encore maintenant ) par les socialistes occidentaux qui en plus de ses crimes, générait des pénuries de première nécessité et cela pendant que les touristes ne manquent de rien. Vous avez dit blocus?

Comme la souligné Guy Sorman; le Chili lors de la dictature de Pinochet fut un laboratoire des innovations sociales. Pinochet bien qu'il était incompétent en économie sut s'entourer d'économistes qui eux l'étaient.

Comme je l'ai dit en titre de mon billet; Pinochet céda il y a 25 ans son pouvoir à la société civile et le Chili quitta la dictature pour retrouver la démocratie et l'état de droit.

Aujourd'hui que reste-il de l'héritage économique et sociale des Chicago boys sous la dictature de Pinochet? En fait presque tout. Tout les gouvernements successifs surtout de gauche n'ont pas remis en cause les réformes libérales de la dictature de Pinochet. Plus ou moins seul le chèque éducation fut remis en cause dernièrement. Non pas que ce système ne fonctionnait pas mais les gouvernements non pas investit équitablement le financement de ce chèque à l'ensemble de la population.

Aujourd'hui le Chili reste l'économie la plus prospère du continent sud-américain grâce aux recettes de l'économie libérale de l'école de Chicago contrairement aux nations qui persistent dans le socialisme comme le Venezuela qui s'enfonce dans la misère et Cuba qui l'entretient ou celle des nations comme le Brésil ou l'Argentine qui choisirent après un bref décollage économique la voie de l'économie dirigiste et protectionniste et qui voient leur PIB chuter et leur chômage ainsi que leur l'inflation augmenter. 

Je sais que ce billet va em... plus d'un gauchiste. Je les laisse continuer à admirer leur révolution bolivarienne à la sauce socialiste cher à Chavez et à son successeur Maduro qui plombe le Venezuela dans la misère, la pénurie et le totalitarisme et je les laisse continuer à admirer Castro et sa révolution marxiste qui aura entretenu pendant 60 ans un goulag à ciel ouvert et la disette qui va avec.

D.J

17:39 Écrit par Dominique Jordan dans Economie, Histoire | Lien permanent | Commentaires (16) | | | | | |  Facebook

13/03/2015

Le corps de l'individu n'appartient pas à l'état mais à son propriétaire

Le corps appartient à celui qui le porte il n'appartient pas à l'état. L'état n'a pas à nous imposer à nous autoriser ou à nous interdire sur ce que l'on doit consommer. Son rôle doit être préventif et nous aviser sur la dangerosité des  produits de consommation qui nuit à la santé du consommateur mais pas de le faire de façon répressive. Sauf en ce qui concerne les mineurs qui doivent être protégé car n'ayant pas pour la plupart une capacité de discernement sur ce qui est bon ou mauvais pour eux. Quand au consommateur qui sait que consommer tel ou tel produit comme de fumer ou de se droguer doit assumer les conséquences de ses actes en cas d'intoxication ou de maladie sévère.  Il ne faudrait pas un jour arriver à des situations comme aux Etats-Unis ou des fumeurs qui se sont fichu un cancer en toute connaissance de cause attaque en justice les fabricants de cigarettes en les accusant de les avoir refiler la maladie en demandant aux fabricants  des millions de dollars de dédommagements.

Non seulement l'état se donne le droit de violer la propriété de notre corps mais en plus de façon arbitraire. Et les exemples sont courants:  

Les députés français de l'Assemblée nationale viennent d'autoriser le droit d'euthanasie ou  de " sédation profonde " qui sera uniquement pour les cas de personnes atteintes d'une maladie grave et incurable. Mais question est: pourquoi doit-on légiféré sur le choix de la mort d'un individu malade et incurable? Et pourquoi la décision si j'en crois la nouvelle loi française revient au corps  médical et pas au patient. A qui appartient le corps d'un individu? A l'état ou à celui que le porte?  Le cas français sur cette législation  du droit de mourir est totalement arbitraire comme il était déjà arbitraire quand ce droit n'était pas en vigueur. Arbitraire si l'on compare sur le choix de mourir de chaque personne qui se suicide ou tente de la faire pour des raisons non médicales comme pour une rupture sentimentale ou un échec professionnel. Ces derniers qui ont tenté de se donner la mort et qui se sont loupés ne sont pas inquiété par la justice alors qu'ils le sont dans un contexte hospitalier.

L'état est également arbitraire sur le droit propriété du corps de l'individu sur tout ce qui touche la consommation de produits qui nuit à la santé de celui qui les consomme. L'état y interdit la consommation du cannabis ou de la cocaïne mais il y autorise la consommation d'alcool même de façon abusive comme elle autorise la consommation de la cigarette.

Le sport n'est pas non plus épargné de l'état arbitraire sur notre corps. Comme on le voit toujours en France avec l'interdiction du MMA jugés trop violent pour la santé des combattants surtout de par ses frappes au sol. Combien de mort en MMA? Je me souvient d'un seul cas en Russie au début du MMA dans les année 90 où le MMA était bien plus violent et moins structuré comme aujourd'hui. Combien de morts en alpinisme chaque année? 178 morts rien que pour le massif de Mont-Blanc entre 2002 et 2013. Combien de tués en boxe? 3 morts depuis 2011 + un en boxe thaïe. A t'on interdit ces sports?

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/08/19/ac...

http://sport.gentside.com/boxe/le-boxeur-oscar-gonzalez-e...

Le MMA véhiculerait une image négative et dégradante auprès des jeunes. C'est vrai que l'image que véhicule le foot pro et surtout dans les ligues mineurs est ce qu'il y de plus exemplaire pour nos jeunes. Entre les violences entres joueurs, les agressions contre le arbitres et les actes de hooliganisme hors stade comme en Suisse qui est devenue une habitude lors de chaque journée de championnat.

La prostitution est aussi dans le viseur des interdits étatiques. Le corps de la prostituée devient la propriété de l'état qui interdit que l'on y touche. Donc en général on criminalise le client en rendant criminel un acte sexuelle tarifié entre adultes consentant. Ceux qui interdisent cela invoque le proxénétisme, les marchands et trafiquants de traite humaine proche de l'esclavagisme. A t'on interdit l'agriculture comme la culture du coton pour abolir l'esclavagisme? La prostitution là où elle est autorisée comme en en Suisse n'est pas reconnue comme une activité commerciale comme l'est la profession de menuisier ou d'avocat. En suisse un client de prostituée qui ne paie pas la prestation ne peut pas légalement être poursuivis par la prestataire. Le problème de la prostitution est surtout due par un manque de structure légale comme pour n'importe quel profession. Cela n'empêchera pas les réseaux  illégaux comme il existe toujours le travail au noir et les réseaux illégaux dans les professions reconnues. Mais au moins avec des entreprises légales on réduira la prostitution liées à la traite des femmes et il sera bien plus facile de faire des contrôles avec des entreprises du sexe qui ont pignon sur rue et qui sont enregistrés au registre du commerce.

Le corps de l'individu doit resté à la propriété de celui qui le porte. L'état n'a pas à nous dire ce qui est bon ou mauvais pour nous. Il doit simplement nous rendre responsable de nos choix en toute connaissance de cause.  

Je finirais par cette citation dont je crois qu'elle est de Benjamin Constant qui résume bien ce que j'ai écrit sur ce billet:

  « Que l’autorité se borne à être juste, nous nous chargeons de notre bonheur ». Ce n’est pas à l’État de nous dire comment être heureux.

D.J

 

 

18:25 Écrit par Dominique Jordan dans Philosophie, Société | Lien permanent | Commentaires (20) | | | | | |  Facebook

10/03/2015

Pro-capitalisme-libéral : « Pourquoi toi le… »

 

Dimanche 8 mars 2015 par sil

capitalisme-liberal

On me demande parfois « comment cela se fait-il qu’un fils d’ouvriers immigrés comme toi, dont la mère a connu la misère la plus noire, est favorable au capitalisme-libéral ? »

« Elémentaire mon cher Watson », réponds-je en général, la réponse est dans la question…

Considérant le fait que le marxisme et autres délires gauchistes sont les héritages idéologiques de petits-bourgeois-branleurs tels que Marx qui rêvaient surtout de justifier le fait de vivre aux frais de la princesse…

Considérant, n’en déplaise à la propagande gauchiste, le verdict de l’histoire selon lequel le système capitaliste-libéral, malgré ses imperfections, est celui qui permet de sortir le plus de gens de la misère…

Vous comprendrez que je m’intéresse beaucoup plus à ce qui peut permettre aux miens de manger et faire des projets autonomes de lendemain, plutôt qu’aux fadaises des glandus susvisés….

SILalutte Finale 

Source: http://extremecentre.org/2015/03/08/pro-capitalisme-liberal-pourquoi-toi-le/

23:23 Écrit par Dominique Jordan dans Economie | Lien permanent | Commentaires (13) | | | | | |  Facebook

04/03/2015

Binyamin Netanyahou, chef du monde libre

Guy Millière – J’ai écrit ici que le discours de Binyamin Netanyahou devant le Congrès serait le discours le plus important depuis la Deuxième Guerre Mondiale. Le discours a été prononcé. Il a été ce que j’attendais.

Binyamin Netanyahou n’a pas une seule seconde porté atteinte à l’amitié et à l’alliance entre les Etats Unis et Israël. Bien au contraire. Il s’est adressé, au travers du Congrès, au peuple américain, à ses valeurs, à ce que n’ont cessé d’incarner les Etats Unis d’Amérique depuis leur naissance. Il a montré magistralement pourquoi les Etats Unis et Israël étaient liés par bien davantage qu’une amitié et une alliance.

 

Netanyahou a occupé la place de chef du monde libre en un moment terrible où il n’y a pas de chef du monde libre à la Maison Blanche

 

Il a défendu la sécurité d’Israël et le droit d’Israël à exister souverainement, mais il a aussi défendu la sécurité du monde, et n’a, à l’évidence, pas seulement parlé d’Israël, mais de tous ceux qui sont menacés par l’islam radical, et cela inclut les pays arabes sunnites du statu quo. Cela inclut aussi les Etats Unis d’Amérique, et il a tenu le discours qu’un Président des Etats Unis digne de ce nom aurait dû tenir. Il a occupé la place de chef du monde libre en un moment terrible où il n’y a pas de chef du monde libre à la Maison Blanche.

Il a procédé à une démonstration absolument magistrale des dangers incarnés par l’Iran, rappelant ce que j’ai rappelé ici plusieurs fois : que l’Iran régit désormais quatre capitales arabes et n’entend pas s’arrêter là, que toute alliance avec l’Iran contre l’Etat Islamique serait une alliance suicidaire (« l’ennemi de mon ennemi est aussi un ennemi », a-t-il dit), que le régime iranien est un régime au buts génocidaires et que toute velléité de s’entendre avec lui dans ces conditions ouvrirait la porte à un désastre planétaire.

Il a montré que l’accord que préparait l’administration Obama était un accord désastreux, aux allures de capitulation (il n’a pas employé le mot, mais il était clair que le mot était sous jacent).

Il a réfuté sans appel le discours de ceux qui disent que l’alternative à un mauvais accord est la guerre et a dit tout à la fois ce que pourrait être, hypothétiquement, un bon accord, et que c’était l’Iran qui était demandeur et potentiellement aux abois.

Il a donné une leçon de géopolitique, de diplomatie et de stratégie.

Obama n’a pas caché sa fureur, ce qui montre que le discours de Binyamin Netanyahou a fait mouche : mais on a pu le voir en direct en décomptant les moments d’applaudissements debout de tous les membres du Congrès présents.

Obama peut être d’autant plus furieux que quatre vingt dix pour cent des membres du Congrès étaient là, et que seuls cinquante représentants et sénateurs avaient décidé de s’absenter. Cela montre ce que pèse au Congrès la politique anti-israélienne d’Obama.

Les Démocrates qui étaient absents et qui disaient ne pas avoir entendu le discours n’en ont pas moins craché leur venin. C’est logique : ils ont perdu la partie.

Les commentateurs européens ont calqué en général leurs réactions sur celle des Démocrates absents et sur la fureur d’Obama. C’est logique encore. Ils sont de l’Europe d’aujourd’hui.

Les opposants de Netanyahou en Israël ont montré qu’ils étaient petits, très petits, myopes et pusillanimes. L’un d’eux, ne craignant pas le ridicule, a osé dire qu’il aurait pu prononcer le discours de Netanyahou, mais qu’avec lui, Obama aurait assisté au discours. Bien sûr : et c’est pour cela que les poules ont des dents et que les cercles sont carrés.

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Obama et ses complices européens vont quand même tenter de passer un accord avec l’Iran. Mais leur tâche sera infiniment plus difficile. Le Congrès va demander à avoir son mot à dire : et c’était le but. Le peuple américain s’intéressera davantage au dossier, et c’était le but aussi.

Les électeurs israéliens auront à se prononcer le 17 mars prochain.

Si j’étais électeur israélien, je me demanderais qui, en dehors de Binyamin Netanyahou pourrait avoir la stature, l’intelligence stratégique, le charisme de Binyamin Netanyahou.

Je me demanderais qui pourrait défendre aussi magistralement mon pays, et le faire avec autant de force et de conviction.

Je n’aurais aucune difficulté pour répondre à la question. J’ai déjà écrit que je pensais que Binyamin Netanyahou est un grand homme. Je n’ai nul besoin de le redire.

J’ajouterai que Binyamin Netanyahou a pris date dans son discours : si Israël doit se tenir debout seul, Israël se tiendra debout seul.

J’ajouterai aussi qu’en s’adressant à Elie Wiesel (Elie Wiesel était là, Obama et son vice-président étaient ailleurs ; quel symbole !), Binyamin Netanyahou a redonné son sens aux mots : Plus jamais çà.

Quoi qu’il arrive, Binyamin Netanyahou a écrit son nom dans les pages des livres d’histoire. En lettres majuscules.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Guy Millière pour Dreuz.info.


En savoir plus sur http://www.dreuz.info/2015/03/binyamin-netanyahou-chef-du-monde-libre/#cMfv6RBpCYTOKP8r.99
 
NB: traduction écrit du discours de Netanyahou:

http://alyaexpress-news.com/2015/03/traduction-du-discours-au-congres-netanyahu-ovationne-par-des-elus-republicains-et-democrates-des-deux-chambres-du-congres/

15:57 Écrit par Dominique Jordan dans Monde, Politique | Lien permanent | Commentaires (33) | | | | | |  Facebook

02/03/2015

le socialisme en chemise brune

 

 
« Nous sommes socialistes, et ennemis du système économique capitaliste actuel, qui exploite les économiquement faibles, avec ses salaires injustes, qui évalue un être humain selon sa richesse et ses biens et non selon la responsabilité et la performance, et nous sommes déterminés à détruire ce système à tout prix. »
Adolf Hitler discours du 1er mai 1927
 
« Je suis Socialiste, et un Socialiste plus authentique que votre riche ami le Comte Reventlow », disait Hitler en 1930 à Otto Strasser.

« Quelle est l’importance du régime de propriété, si je range fermement les hommes à l’intérieur d’un système disciplinaire duquel ils ne peuvent sortir ? Laissons-les posséder des terres ou des usines autant qu’ils voudront. Le facteur décisif est que l’Etat, par le Parti, est leur maître suprême, sans considération pour le fait qu’ils soient des propriétaires ou des travailleurs. Tout cela n’est pas essentiel ; notre socialisme est bien plus profond. Il établit une relation entre l’individu et l’Etat, la communauté nationale. Pourquoi s’embêter à socialiser les banques et les entreprises ? Nous socialisons les êtres humains. » Adolf Hitler

« Nous ne combattons pas le capitalisme juif ou le capitalisme chrétien, nous combattons le capitalisme en tant que tel. »
— Adolf Hitler, discours du 12 Avril 1922, Munich

« Le premier danger pour le fermier allemand est le système économique américain — le grand capitalisme ! Il signifie la crise économique mondiale. Il signifie l’esclavage éternel de l’intérêt. Il signifie que le monde n’est plus qu’un large butin pour la finance juive de Wall Street, New York, et Paris. Il asservit l’homme grâce aux slogans de progrès, de technologie, de rationalisation, de standardisation, etc. Il ne connait que le profit et les dividendes. Il veut transformer le monde en un cartel géant. Il met la machine avant l’homme. Il anéantit le fermier indépendant vivant sur sa terre. » (Tract du NSDAP, mars 1932)

Pour citer Ludwig von Mises, dont on fête le 131e anniversaire aujourd'hui :
« Huit des dix points du programme contenu dans le Manifeste Communiste ont été exécutés par les nazis avec un radicalisme qui aurait enchanté Marx. Les deux suggestions restantes (à savoir expropriation de la propriété privée de la terre avec affectation de toutes les rentes immobilières aux dépenses publiques et suppression de tout droit d'héritage) n'ont pas
encore été complètement adoptées par les nazis. Cependant, leurs méthodes de taxation, leur planisme agricole et leur politique concernant la limitation des fermages se rapprochent chaque jour des buts fixés par Marx. »
— Ludwig von Mises, Le Gouvernement Omnipotent

« Dans cette réunion entre nationalisme et socialisme, l'accent doit être mis sur le socialisme. Herr Hitler, n'appelez-vous pas votre mouvement Nationalsocialiste en un seul mot ? La grammaire allemande nous indique que dans un mot composé comme ici la première partie sert à qualifier la seconde partie, qui est la partie essentielle. »
— Otto Strasser, Hitler et Moi, 1940

« Arrivés au pouvoir, les Nazis réformèrent l’Etat-Providence de façon à le rendre plus généreux. Ils ne modifièrent pas simplement des détails à l’intérieur d’un même cadre : ils créèrent, par eux-mêmes, leur propre cadre. Essentiellement paternaliste, le système bismarckien d’Etat-Providence changea de paradigme, et intégra la mentalité collectiviste des Nazis : le sacrifice de soi devint le fondement de la construction du nouvel Wohlfahrtsstaat (Etat-Providence). L’un des principaux effets de leurs réformes fut une centralisation et une bureaucratisation des services de soin. »
(Le Socialisme en Chemise Brune, p.238)

« L’inflation n’est pas causée par l’augmentation de l’offre monétaire en circulation, expliqua Hitler à ses proches. Elle s’installe le jour où un acheteur est forcé de payer, pour les mêmes biens, une somme supérieure à celle qu’on lui demandait la veille. A ce moment, il faut intervenir. Même à Schacht, j’ai dû commencer par expliquer cette vérité de base : que c’est dans nos camps de concentration que nous trouverons la solution pour la stabilisation monétaire. Notre monnaie restera stable le jour où les spéculateurs seront mis derrière les barreaux. »

Témoignage de Kitty Werthmann sur le système de soin du Reich dans lequel elle vécut étant jeune :
« Avant l’arrivée d’Hitler, nous avions un excellent service de soins. De nombreux médecins américains se formaient à l’Université de Vienne. Avec Hitler, les services de soins furent nationalisés et rendus gratuits pour tous. Les médecins étaient des fonctionnaires de l’Etat. Le problème est que, les soins étant gratuits, les gens allaient voir le médecin pour tout et n’importe... quoi. Lorsque le m
édecin arrivait à son bureau à 8h du matin, 40 personnes attendaient déjà et, par ailleurs, les hôpitaux étaient bondés. Si vous aviez besoin des services d’un chirurgien, vous deviez attendre un an ou deux avant que ce soit votre tour. Il n’y avait pas d’argent pour la recherche et toutes les ressources étaient dilapidées dans le service nationalisé de santé. Les programmes de recherche dans les facultés de médecine se sont arrêtés, et les meilleurs docteurs sont partis à l’étranger. »

Hugh Trevor-Roper, Hitler's Table Talk, 1941-1944. His Private Conversations, Enigma Books, 2000, p.65

« La propagande nazie transpirait l’anticapitalisme par tous les
pores. La figure du travailleur modeste exploité par le patronat et la finance internationale fut une image massivement utilisée pour les affiches et les tracts du NSDAP, une image d’ailleurs reprise des socialistes et des communistes. Présent en Allemagne durant cette période, Raymond Aron remarqua ainsi que, de ce point de vue, "le parti national-socialiste prenait modèle sur les partis socialdémocrate ou communiste". » (Le Socialisme en Chemise Brune, chap.3, p.69)

« Sans doute l’avons-nous oublié, mais en plus de leurs conceptions économiques clairement socialistes, Hitler et les Nazis partageaient aussi ce goût pour la défense de la nature et de l’environnement qui caractérise si parfaitement la gauche moderne à travers le monde. Le parti national-socialiste, considéré correctement, se trouve être la première organisation politique à tendance écologiste — il était un parti "vert", en somme, en plus d’être un parti "rouge". Comme le note l’historien Mark Musser, "l’autoroute vers l’environnementalisme moderne passa par l’Allemagne Nazi. En 1935 le Troisième Reich était le régime le plus vert de toute la planète." »
(extrait du chapitre 8 : Pour Les Sceptiques)

L'entreprise libre avait disparu dans l'Allemagne nazie. Il n'y avait plus d'entrepreneurs. Ceux qui avaient été entrepreneurs étaient réduits au rôle de Betriebsführer (directeur d'établissement). Ils ne pouvaient diriger comme ils l'entendaient ; ils étaient tenus d'obéir sans réserve aux ordres venus du Bureau Central d'Organisation de la Production, le Reichswirtschaffsministerium, et des organismes qui lui étaient rattachés pour chaque branche et pour chaque région. L’État ne se contentait pas de fixer les prix et les taux d'intérêt à verser et à réclamer, le niveau de la production et les méthodes à utiliser pour la production ; il attribuait un revenu défini à tout directeur d'établissement, le transformant ainsi pratiquement en un fonctionnaire salarié. Pareil système n'avait, à part l'emploi de quelques termes, rien de commun avec le capitalisme et l'économie de marché. C'était simplement le socialisme de type allemand, la Zwangwirtschaff. Il ne différait du modèle russe, système de nationalisation intégrale, étendue à toutes les usines, que dans le domaine technique. Et c'était, évidemment, au même titre que le système russe, un type d'organisation sociale purement autoritaire. »
    — Ludwig von Mises, La Bureaucratie

14:12 Écrit par Dominique Jordan dans Economie, Histoire, Politique | Lien permanent | Commentaires (11) | | | | | |  Facebook

28/02/2015

Le meurte de Boris Nemtsov, symptôme d'une certaine Russie hostile aux libertés

Je suis Boris

Qui a tué l'opposant libéral russe Boris Nemtsov? Pour l'instant personne le sait.  On se passera encore une fois des débilités complotistes qui une fois de plus y voit la main de la CIA sans même attendre une quelconques pistes des enquêteurs de la police russe. On se demande comment ces illuminés feront le jour où la CIA disparaît. Boris Nemtsov était un vrai opposant à Poutine comme ceux que l'on devrait soutenir en occident. Nous n'allons pas non plus accuser sans preuve Poutine d'être derrière cet assassinat même si la disparition de cette opposant à sa politique doit certainement l'arranger. Mais le cynisme de Poutine contre ses opposants est une réalité qui fait qu'il n'est pas blanchi pour autant dans cette affaire d'assassinat. Mais il y en aussi en Russie  des forces vives proche du pouvoir du Kremlin hostiles à une nation russe libérales tel le parti d' Alexandre Douguine parti de " l'eurasisme et de la Russie " un parti très hostile à l'occident et de ses valeurs libérales. Il est fort probable que les assassins de Nemtsov soient des gens influencés par les idées néo-fascistes sortis tout droit de cette mouvance slavophile de Douguine.  Nemtsov n'est pas le premier opposant politique russe à être assassiné. Cela commence à faire beaucoup de morts

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/russie-le-m...

Les libéraux en Russie ont que très peu d'échos ce qui est normal dans un pays où l'information est essentiellement contrôlée d'une manière ou d'une autre par la pouvoir du Kremlin. Et l'on sait que ce contrôle de l'information est un moyen du pouvoir d'empêcher que les ruisseaux finissent par faire de grandes rivières et cela permet au pouvoir de poutine d’asseoir une popularité en trompe l’œil.

Donc il faut recommencer à dénoncer cette farce d'un Poutine qui jouirait d'une popularité de 86% ( dernier sondage ) au sein de la population russe. Quand on arrive à un pareil score soviétique sur une aussi longue durée il y a de quoi se poser des questions?  

Beaucoup de journalistes en Russie sont arrêtés comme certains opposants politiques sur des prétextes de violation de la loi. Pareil pour les sites internets. Le pouvoir du Kremlin les bloquent quand cela est nécessaire pour préserver son image de marque. En Russie généralement les grands médias reçoivent des aides publiques et de ce fait sont très influencé par le pouvoir et sa propagande. L'état russe finance également des journaux gratuits à sa solde faisant une forte concurrence au médias quelque peu " libres ". Le pouvoir Russe peut ainsi inonder le pays de sa propagande en sa faveur dans les divers médias qui dominent le pays donnant ainsi l'illusion aux russes que le pouvoir en place mène une politique en sa faveurs et que les problèmes économiques en Russie ne viennent pas de Poutine et de sa politique mais d'occident et des Etats-Unis.

Il serait temps en occident de soutenir ces libéraux en même temps que de dénoncer le pouvoir de Poutine. Ce serait le meilleur service que l'on peut rendre aux russes. Les pro-poutine n'ont que faire de la Russie et de sa population du moment qu'elle se montre anti-occidental et antilibérale. Quand les pro-poutine détesteront la Russie cela voudra dire que la Russie sera devenu un pays libéral et réellement démocratique. Mais c'est loin d'être gagné

 D.J







18:12 Écrit par Dominique Jordan dans Monde | Lien permanent | Commentaires (9) | | | | | |  Facebook

23/02/2015

La cinquième colonne

Par Guy Sorman 

Il revient, probablement, au Général franquiste Emilio Mola d'avoir inventé le terme de "Cinquième colonne", pour désigner des alliés infiltrés derrière les lignes ennemies : c'était à Madrid, en 1934,  encerclée par quatre armées nationalistes. La cinquième en l'occurrence était fictive, un stratagème de propagande destiné à déstabiliser le camp républicain. Si j'en crois une chronique récente du magazine britannique The Economist qui recourt à cette métaphore, Vladimir Poutine disposerait désormais, au sein de l'Union européenne, d'une sorte de Cinquième colonne. Celle-ci ne serait pas militaire mais idéologique, prête à défendre la Russie poutinienne contre les tentatives européennes et américaines, celles de l'Union européenne et de l'OTAN, pour démocratiser la Russie et contenir ses agressions, directes ou indirectes, contre ses voisins. Selon cette source, un quart des Parlementaires européens depuis les dernières élections seraient favorables au poutinisme, hostiles aux sanctions économiques contre la Russie et à tout soutien militaire à l'Ukraine.

Un quart de pro-russes, cela me paraît quelque peu excessif : on atteint cet objectif seulement si on additionne les partis nationalistes - Front national en France, Jobbik en Hongrie, Partis ethniques finnois, flamands, autrichiens et lombards - aux partis anticapitalistes et anti-américains comme Podemos en Espagne et Syriza en Grèce. Poutine est-il véritablement au centre d'une toile d'araignée idéologique comme le furent ses prédécesseurs soviétiques relayés en leur temps par des Partis communistes nationaux ? La comparaison ne me paraît pas légitime : la discontinuité l'emporte. Le communisme fut un modèle à ambition universelle qui dépassait identités nationales et particularismes locaux. Le poutinisme n'est lui qu'une idéologie du refus : les alliés de circonstances de la Russie poutinienne présente ont en partage une exaltation de leur identité nationale, évidemment mythique, l'hostilité au capitalisme perçu comme "américain", la haine des immigrés, le chérissement de "valeurs" dites traditionnelles tel le respect de l'autorité du chef, du père, du prêtre, du mari. Les diatribes de Poutine contre les homosexuels plaisent à ses admirateurs en Europe - à l'extrême-droite surtout - mais son machisme dépoitraillé et botoxé n'est tout de même pas l'équivalent de la révolution prolétarienne. Un point commun entre la Russie de naguère et d'aujourd'hui, parfois cité, mériterait d'être plus solidement documenté : Poutine financerait ses alliés comme le Comité central soviétique, avant lui, finançait les partis communistes locaux. De fait, une banque russe vient de prêter dix millions d'euros au Front national français. Il est également envisageable que des mouvements écologistes en Europe occidentale sont soutenus par la Russie pour faire front commun contre l'énergie nucléaire et l'exploitation du gaz de schiste : les deux affaibliraient Gasprom dont vit l'Etat russe. Rappelons que dans les années 1970-1980, les pacifistes allemands étaient financés par l'Union soviétique pour s'opposer au déploiement des missiles américains. Et si l'on remonte plus loin, au temps des czars, Alexandre III payait des journalistes français pour qu'ils incitent leurs lecteurs à une alliance franco-russe. Les Russes, de toute éternité, savent qu'en Europe, tout ou presque, s'achète, à commencer par les consciences.

A l'aube du poutinisme, il était convenu de sourire de la mégalomanie de ce tyran d'une Russie appauvrie et vieillissante ; mais après l'écrasement des Tchétchènes, l'annexion partielle de la Géorgie et de l'Ukraine, il convient de s'en inquiéter. Le bonheur du peuple russe n'est pas la priorité de Poutine, pas plus qu'elle n'était celle de Brejnev : l'URSS, en son temps, était aussi une "puissance pauvre". On observera que le budget militaire russe a été multiplié par trois depuis 2007, et que le recours à une frappe nucléaire initiale figure toujours dans le manuel de la stratégie russe. Avec le temps, le projet poutinien apparaît plus clairement : non pas reconstituer l'URSS à l'identique, comme on l'entend souvent, mais entourer la Russie d'un glacis de nations fragmentées et affaiblies, qui s'étendrait de l'Asie centrale aux Pays Baltes. Ceux-ci constitueraient-ils le test ultime du poutinisme ? En principe, une agression contre eux déclencherait une rétorsion militaire automatique de l'OTAN. Mais Poutine pourrait semer le désordre à l'intérieur des Pays Baltes, en s'appuyant sur des Cinquièmes colonnes pro-russes en Estonie et en Lituanie. L'OTAN réagirait-elle ? Ce n'est pas certain ni automatique.

Poutine est donc vraiment dangereux : ce n'est pas tant son idéologie qui menace l'Europe, ce bric-à-brac machiste, mais la violence militaire russe, dont meurent sous nos yeux des Ukrainiens par milliers. La réaction occidentale a, jusqu'ici, été extraordinairement molle comme si Européens et Américains ne se résolvaient pas à croire que Poutine était poutinien. L'Histoire enseigne pourtant qu'il faut prendre les mégalomanes au sérieux ; elle enseigne aussi que les leçons de morale et les sanctions économiques ne dissuadent pas l'aventurisme militaire, puisque celui-ci n'est pas rationnel. La Russie poutinienne est vraiment entrée en guerre contre l'Europe : les Européens refusent d'admettre que c'est une guerre, l'esprit de Munich rôde. A terme, tout se décidera de Washington. L'OTAN est aujourd'hui paralysée par l'indécision de Barack Obama. Mais quel que soit son successeur, il ou elle actionnera l'OTAN pour stopper l'avancée russe : Républicains et Démocrates s'accorderont sur cet impératif. Il reste donc un peu moins de deux ans à Poutine pour conquérir le plus de terrain possible : à l'Est de l'Europe, ces deux années qui viennent seront dangereuses.

Source: http://www.hebdo.ch/les-blogs/sorman-guy-le-futur-cest-to...

17:08 Écrit par Dominique Jordan dans Monde, Politique | Lien permanent | Commentaires (82) | | | | | |  Facebook

18/02/2015

Salut à toi le séparatiste pro-russe néonazi

Avant propos de D.J

Les pro-russes occidentaux sur la guerre civile qui sévit en Ukraine ne savent plus quoi inventer pour discréditer le bloc pro-occidental du pays en traitant ce dernier et de ceux qui le soutiennent (  comme les Etats-Unis ) de pouvoir oligarchique nazi. Bref inutile d'aller leur dire que lors des dernières  élections présidentielles et législatives en Ukraine le parti néonazi  Parti Social nationaliste n'a fait que 1,6% pour les présidentielles et 4,7% pour les législatives. Effectivement nous avons assisté à un véritable raz-de-marée néonazi dans la prise du pouvoir Ukrainien. 

Mais par contre ces antinazis pro-russes savent-ils de l'implication des mouvements néonazis pro-russes et pro-Poutine dans le conflit ukrainiens? Apparemment soit ils ne sont pas au courant ou soit ils sont de mauvaise foi. Une mauvaise foi qui semble être plus probable. Hé ben oui; les séparatistes pro-russes en Ukraine ont une belle clique de néonazis à leur service. Quant on veut jouer les moralistes en traitant de nazis ses adversaires faut commencer peut-être par balayer devant sa porte.

 D.J

Salut à toi le séparatiste pro-russe néonazi

Par le droitiste,

http://loidutalion.blogspot.ch/

 

 
Je n’ai pas pu m’en empêcher, c’est plus fort que moi, mais quand je tombe sur un séparatiste néo-nazi, je jubile. Là, le mot "néo-nazi" n’est pas usurpé. La meilleure façon pour brocarder la propagande poutinesque. 
 
Alors que l’Ukraine a entamé depuis deux ans un grand nettoyage de ses néo-nazis, les séparatistes se montrent bien plus complaisants. Normal, les nazis russes ont réussi cette prouesse de faire un mixage entre iconographie stalinienne et hitlérienne, avec un saupoudrage de doctrine tercériste et eurasiste, le tout recouvert d’anti-américanisme et d’antisémitisme. Le truc à foutre une gaule monumentale à Soral et la dissidence française admirative !
 
 
Voici un nouveau spécimen : mister Alexander Matyushin ! Sans être une réelle star, à l’instar d’un Alexander Mozhaev (>> voir mon ancien article), il a tout de même exercé un mandat d’élu dans un de ces parlements d’une région autonome, fraîchement autoproclamée. Depuis il anime une petite bande de factieux en arme sur le front.
 
 
Interrogé par des journalistes, il a détaillé son parcours de militant politique où figurent presque tous les partis néo-nazis du moment : du "Parti National Bolchévique" à "l’Union Eurasienne", en passant par "Russia Obraz". Un tour par son compte Vkontakte (facebook, version russe) nous fait découvrir une véritable caverne d’Alibaba d’images et de références au néo-nazisme teinté de pan-slavisme.

Dans une interview, il affirme crânement que l’Ukrainien, aux « sourcils noirs et les yeux bruns » n’a pas de sang slave. En 2013, il participe à l'attaque d’un centre culturel de Donetsk à cause de la visite de l'ambassadeur américain John F. Tefft.
 
Avec de genre de gugusse, je crains que la trêve ne tienne pas longtemps !
 
 
 
Le Droitiste
 

20:18 Écrit par Dominique Jordan dans Monde, totalitarisme | Lien permanent | Commentaires (37) | | | | | |  Facebook

17/02/2015

Obama remis à sa place par un juge fédéral

Voilà qui fait toute la différence entre une démocratie accomplie comme celles des Etats-Unis et des démocraties autoritaires dans des états de non droit comme la Russie ou le Venezuela. Si aujourd'hui la Russie et les Etats-Unis ont en commun d'avoir à leur tête un ennemi des libertés et du monde libre; les Etats-Unis contrairement à la Russie ou au Venezuela ont dans sa constitution prévus des contre-pouvoirs qui empêchent un président élu d'outrepasser ses droits. Obama vient d'en faire l'amer expérience en voulant faire passer par décret et non par le Congrès la régularisation de 4,7 millions de clandestins. Décret suspendu par un juge texan suite à la plainte de 26 états républicains conduit par l'état du Texas. Le blocage du décret par le juge n'annule pas pour autant le projet de régulariser des millions de clandestin. Mais il fait comprendre à Obama qu'il doit revoir sa copie en respectant la constitution.

W. Bush dans son mandat présidentielle avait voulut en faire de même en voulant régulariser des millions de clandestins. Mais l'ex président républicain n'a pas outrepassé ses droits et à fait voter le Congrès qui le désavoua. On comprend mieux pourquoi Obama a voulu faire passer cette loi par décret. Il n'a aucune chance devant le Congrès. Obama n'est pas à son premier coup d'essai de violer la constitution ou de la modifier comme dernièrement en 2013 en modifiant  la majorité des votes au Sénat pour s'assurer la majorité du Congrès.

Encore en 2013 Obama fut désavoué par un tribunal fédéral qui a estimé qu'Obama avait outrepassé la loi sur la séparation des pouvoirs

 http://www.solidariteetprogres.org/actualites-001/obama-e...

Guy Millière a raison de dire que les deux dernières années Obama seront effroyables. Obama va systématiquement utiliser son décret présidentiel pour mettre des bâtons dans les roues du Congrès ou de continuer à utiliser des décrets pour faire passer en forceps ses lois que la majorité ne veut pas. Jamais un président élu à la Maison blanche aura été autant méprisant pour son pays et envers sa constitution. 

D.J

15:45 Écrit par Dominique Jordan dans USA | Lien permanent | Commentaires (43) | | | | | |  Facebook

13/02/2015

Théories du complot: Une nouvelle religion idéologique qui fait sa place parmi les autres

Les croyances religieuses ne se limitent pas à la croyance d'une entité divine comme c'est le cas dans le christianisme, l'islamisme ou l'indouisme. On retrouve aussi comme religion les idéologies politiques comme le socialisme qui a enfanté le communisme, le nazisme et le fascisme. Toute des religions politiques qui auront permis d'assoir leur pouvoir sur des croyances comme la fait le nazisme avec la supériorité des races sur d'autres ou sur des croyances à vocations humanistes et égalitaire comme se voulait le communisme dont on sait que ces idéologies politiques et religieuses ont débouché sur des abominations et massacres de masse.

Il y a aujourd'hui une religion idéologique et politique en plein essor qui est la croyance au conspirationisme. Croyance  expliquant que chaque évènement important comme le 11 septembre, l'assassinat de JFK ou les derniers attentats de Charlie Hebdo ne peut-être qu'une conspiration émanant de groupes ou de gouvernements locaux ou extérieurs qui se limite généralement  au gouvernement des Etats-Unis, à la CIA et aux juifs sionistes par la main de Mossad. Vous remarquerez que les complots pour leurs adeptes ne sont jamais issus du gouvernement Chinois ou celui de la Russie deux nations qui pourtant son dirigés par des personnes peu fréquentables  bafouant régulièrement les droits les plus élémentaires dans leur pays.

Les théories conspirationistes ne sont pas nouvelles en soit. Mais depuis l'avènement du WEB, ces théories ont pris de l'ampleur  puisque le net permet d'accéder facilement aux sites qui propagent ses théories. Mais ce n'est pas tout; ces croyances peuvent s'avérer graves, car de plus en plus elles ne se limitent pas à la simple croyance comme  pour la religion chrétienne ou encore à l'astrologie. Le conspirationisme est devenue une arme politique brandit par des extrémistes aux idées fascisantes comme Dieudonné, Alain Soral, J-M Le Pen et surtout un certain Philippe Ploncard d’Assac le pire de tous dont j'ai appris récemment son existence sur le site de mon ami l'Atlantiste.

http://loidutalion.blogspot.fr/2015/02/vous-connaissez-di...

On y trouve aussi un certain Jacques Cheminade ancien candidat à la présidentielle et théoricien d' un complot judéo-britannique responsable de la deuxième guerre mondiale et de la crise financière de 2008. Alain Soral lui affirmait juste après les attentats de Charlies Hebdo " que les auteurs de ces attentats sont déjà en route pour Tel Haviv.

Les conspirationistes ont bel bien une obsession idéologique assez similaire à celle des nazis contre les juifs et surtout contre les sionistes qu'ils accusent de tout les maux, qu'ils accusent de vouloir conspirer afin de vouloir tout contrôler. Tout comme les francs-maçons qui ne sont pas non plus épargnés par les conspirationistes accusé aussi de contrôler les pouvoirs politique comme aux Etats- Unis. Franc-Maçon qui furent aussi persécutés par les nazis. 

Je disais que l'idéologie conspirationistes peut s'avérer grave car dans les cas d'attentats terroristes comme pour celui du 11 septembre et ceux de Charlie Hebdo, les conspirationistes  trouvent des boucs émissaires tout désignés d'avance: les sionistes en l'occurrence et qui du coup épargnent les vrais coupables des attentas que sont les islamistes radicaux. Des appels gratuit à la haine et à la violence contre toute une communauté.

ci-dessous interview d'un spécialiste du conspirationisme enseignant à science po Lyon. décrit comment les thèses conspirationistes sont devenues l'arme des faibles.

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/01/22/01016-...

Les théories conspirationistes ne sont pas le fruit de faibles d'esprit mais de personnes de bonnes cultures générale qui savent bien s'informer là où il faut. Ce qui est plus aléatoire concernant leurs adeptes. Dans les sites conspirationistes on y fait parler des universitaires comme des ingénieurs ou des architectes  du bâtiment qui nous prouvent par des explications très techniques que les tours du WTC n'ont pas pu s'effondrer sans l'aide d'explosifs.  Des architectes et des ingénieurs qui font des théories très techniques destinés à des adeptes qui pour la plupart n'y connaissent rien en ingénierie du bâtiment. Mais l'adepte mort quand même à l'hameçon même si il n'y connait rien.  

Il n'y pas de profil type chez les adeptes des thèses conspirationistes. On peut plutôt comparer ces personnes à des victimes de sectes embobinées par des gourous. Car ceux qui propagent ces thèses conspirationistes sont bien des gourous qui savent habilement persuader leurs adeptes que leur investigations sont fait de rigueurs scientifiques et qu'il ne peut y avoir de contestations possibles. L'adepte persuadé que ses gourous détiennent les preuves irréfutables qu'il y a bien eu complot rejettera automatiquement toute information qui démentirait la thèses conspirationistes. L'adepte les rejettera même si les informations qui s'opposent à son gourou lui paraissent rationnelles et rendent ceux de son gourou irrationnelles. L'adepte préférera rester dans le déni le plus total plutôt que de se remettre en cause. Le socialiste est pareil; il continue toujours à croire au socialisme  alors que le socialisme est un échec à lui tout seul. 

D.J

 Ci-dessous: les théories du complot dans l'attentat de Charlie Hebdo démontées une après une

 http://www.lexpress.fr/actualite/societe/charlie-hebdo-le...

Ci-dessous billet sur mon blog qui met en pièce les théories du complot du 11 septembre

http://leblogdjetliberte.blog.tdg.ch/archive/2015/01/24/p...

 

18:46 Écrit par Dominique Jordan dans Médias, Monde, Philosophie | Lien permanent | Commentaires (10) | | | | | |  Facebook

10/02/2015

Les Etats Unis, la France, l’Allemagne déclarent leur faiblesse à Poutine

Guy Millière – La situation en Ukraine est complexe. Une large partie du pays, à l’Est, est russophone, de culture russe, et se perçoit comme plus proche de la Russie. Une autre partie du pays, à l’Ouest, est ukrainophone et se perçoit plus proche du monde occidental.

Au temps où l’Union Soviétique existait, les deux parties du pays se trouvaient régies par la même dictature totalitaire. Depuis la chute de l’Union Soviétique, le pays s’est peu à peu émancipé et a pris lentement ses distances avec la tutelle russe. Vladimir Poutine n’a pas admis cette volonté d’émancipation, les populations russophones se sont montrées réticentes par rapport à celle-ci. La Révolution orange de 2004 a conduit à une avancée du camp de l’émancipation. Le soulèvement du Maïdan Nejalejnosti en novembre 2013 a conduit à une avancée ultérieure. Vladimir Poutine a réagi comme on pouvait s’attendre à ce qu’il réagisse, en annexant la Crimée, et en menant une annexion rampante de la partie russophone du pays. Cette annexion rampante se poursuit.

Ce qui est grave en l’affaire est que les Etats Unis de l’administration Obama n’ont pas anticipé la réaction de Poutine, et que les pays de l’Union Européenne ne l’ont pas anticipée non plus : la Russie n’a avancé que parce que les Etats Unis et l’Union Européenne lui ont donné l’opportunité d’avancer.

Ce qui est grave est que l’Ukraine s’est rapprochée de l’OTAN, sans en être encore pleinement membre, et a reçu des assurances de protection de l’OTAN en échange de l’abandon de son stock d’armes nucléaires : le rapprochement avec l’OTAN est devenu un fiasco très grave qui détériore la crédibilité résiduelle de l’OTAN et de son rôle, l’abandon du stock d’armes nucléaires de l’Ukraine est lui-même devenu un fiasco très grave qui ne peut que ne pas inciter le moindre pays possédant l’arme nucléaire à se dénucléariser.

C’est là une débâcle supplémentaire pour l’administration Obama, et les vagues promesses de réarmer l’Ukraine pour qu’elle se défende qui circulent à Washington sont désormais dérisoires et trop tardives : c’est avant, bien avant, qu’il fallait réarmer l’Ukraine.

Ce qui est grave est que l’Union Européenne a négocié avec l’Ukraine des accords de rapprochement et de partenariat économique sans avoir jamais eu les moyens diplomatiques et militaires d’assumer ce rapprochement et ce partenariat.

C’est là une débâcle pour l’Union Européenne aussi, qui apparaît une fois de plus comme ce qu’elle est : impuissante et inconsistante.

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Le voyage effectué par François Hollande et Angela Merkel à Kiev, puis Moscou, était emblématique de l’impuissance et de l’inconsistance européennes et n’a servi à rien, sinon à montrer à Vladimir Poutine qu’il avait toutes les cartes en main.

Les propos de John Kerry disant que « le choix des Etats Unis était une solution pacifique, et que la Russie devait annoncer ses choix » étaient ridicules. La Russie a annoncé ses choix par ses actes, et ils ne sont pas ceux d’une solution pacifique.

La conférence tenue à Munich, dimanche 8 février, a ressemblé à un lointain écho d’une autre conférence, elle aussi tenue à Munich, en 1938, et qui est devenue un symbole de la pusillanimité des démocraties. Sergei Lavrov a tenu à Munich un discours de type soviétique qui a fait dire à Phillip Hammond, ministre britannique des affaires étrangères que la Russie se conduit de façon « tyrannique ». Sergei Lavrov n’a pas eu l’air effrayé.

Une rencontre aura lieu à Minsk, mercredi 11 : elle sera un simulacre. Poutine imposera ses conditions. Porochenko, le Président ukrainien, devra accepter les conditions. Merkel et Hollande diront avoir pesé, mais n’auront aucunement pesé. On parlera de « large autonomie » pour les régions que la Russie tient d’ores et déjà, et d’une zone « démilitarisée » que la Russie militarisera si telle est son intention.

Ce qui se passe est observé de près par la Pologne et les pays baltes : on y voit que Poutine peut agir par la force et reconstituer le glacis soviétique plutôt que d’entrer dans une logique de partenariat paisible avec le monde occidental, et qu’il n’y a personne pour arrêter Poutine.

Ce qui se passe est observé de près aussi, outre les pays qui songeraient à se dénucléariser contre de vagues promesses, par les pays qui cherchent à se doter de l’arme nucléaire, mais aussi par les pays dont les dirigeants raisonnent comme Vladimir Poutine.

Chacun sait, sauf les commentateurs attitrés, qu’il n’y aura pas de guerre plus large en Ukraine, car la guerre a eu lieu, et la Russie l’a gagnée. Chacun sait que le gouvernement ukrainien sait qu’il a perdu. Chacun sait que, même si les Etats Unis se montraient plus ferme (pure hypothèses d’école sous Obama), les Européens choisiraient l’apaisement, et que les propos grandiloquents de Hollande ou Fabius ne sont que des propos grandiloquents. Chacun sait que les sanctions économiques agitées devant Poutine ne le feront pas plier, même si la Russie en souffre, et que l’Allemagne ne veut que très modérément des sanctions économiques contre la Russie, qui lui fournit une bonne part de l’énergie dont elle a besoin.

Les Etats Unis, la France, l’Allemagne, l’Union Européenne, viennent de déclarer leur faiblesse à Poutine et au reste du monde.

C’est un moment triste pour la liberté et pour les valeurs de la civilisation occidentale.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Guy Millière pour Dreuz.info.

 

18:45 Écrit par Dominique Jordan dans Monde | Lien permanent | Commentaires (3) | | | | | |  Facebook

04/02/2015

Même la shoah à ses propres traîtres

Le salut hitlérien de la police palestinienne (Autorité Palestinienne) en CisjordanieUn mouvement terroriste palestinien au salut hitlérien nazi

( ci-dessus où comment des rescapés direct et indirect de l'holocauste deviennent des idiots utiles de néonazis )

Malgré tout le respect que j'ai pour les victimes de la shoah; il y a des choses que je ne peut pas laisser passer de la part de quelques survivants et de leurs descendance comme cette lettre destinée au gouvernement Netanyahou signées par 327 victimes direct et indirect des déportations dans des camps de concentrations nazis. 40 survivants de l'holocauste dont 101 enfants direct et 117 petits-enfants et autres arrières petits-enfants qui demandent un total boycott contre Israël. 

http://ijsn.net/gaza/survivors-and-descendants-letter/

Si je n'ai actuellement aucun respect envers ces quelques victimes juifs du nazisme ( Je précise que je les respecte toujours en tant que victime du nazisme )  ainsi qu'envers leurs descendants est que cette fameuse lettre émane d'un groupe international de gauchistes juifs et antisionistes radicales du nom de l'IJAN ( international jewish antisioniste network ) s'opposant à la politique d'Israël en terre palestinienne par des discours orduriers contre l'état hébreux et contre les Etats-Unis accusé de soutenir ce l'état juif. Et que ceux l'ont signées l'on fait en toute connaissance de cause.

J'aurais pu encore comprendre si ce mouvement avait pour vocation de défendre le droit des palestiniens et de lutter pour une paix durable entre palestiniens et israéliens même si au pire il y avais eu un côté un peu trop naïf de leur part mais que les intentions étaient bonnes. Bien que l'IJAN se donne une image de défenseurs humanistes envers les palestiniens ce n'est qu'une imposture. Imposture comme tout mouvement gauchistes pro-palestiniens où  la manipulation et le mensonge sont les deux mamelles de leur combat pour cette cause qu'ils défendent. Comme leur dénonciation " de nettoyage ethnique " contre les palestiniens de la part de l'état hébreux. L'IJAN  devrait se pencher sur le cas des yazidis en Irak pour comprendre ce que veut dire nettoyage ethnique.

Le droit des palestiniens L'IJAN s'en fout royalement. Le Hamas n'est pas dans leur viseur. Leur lettre ne concerne que l'état hébreux. Le Hamas qui est un régime totalitaire qui ne respecte pas le droit des individus qui vivent à Gaza ne figure pas dans cette lettre qui réclame un droit légitime aux palestiniens. Silence radio y compris sur les 1500 à 2000 palestiniens massacrés en Syrie par le régime de Bachar Al Assad.

Mais le pire est que ces descendants de la shoah ne se rendent pas compte qu'ils se font les idiots utiles de nazis comme ceux du Hamas et du Hezbollah antisémites névrosés. Savent-ils que Mein Kampf qui est à l'origine de la shoah est une lecture très prisée chez ces deux mouvements islamistes radicaux? Savent-ils que la charte du Hamas vise à la destruction de l'état hébreux? Applaudiront-ils le jour où cela arrivera? 

Et surtout peut-on dire en rédigeant et en signant cette lettre " plus jamais ça " quand des nazis sont aux portes d'Israël prêt à éliminer du juif?

D.J

 

20:17 Écrit par Dominique Jordan dans Intégrisme, Monde, totalitarisme | Lien permanent | Commentaires (33) | | | | | |  Facebook

31/01/2015

Bachar El-Assad, ce grand philanthrope

Posté le Jeudi 29 janvier 2015 par James

http://extremecentre.org/2015/01/29/bachar-el-assad-ce-gr...

Condamnant les attentats de Paris, le président syrien s’est dit “opposé aux massacres de civils”. Quelle ironie de la part du chef d’un régime responsable de la mort de 200 000 personnes, s’indigne Al-Arabiya.

Par Faisal Abbas

Publié dans Al-Arabiya

21 janvier 2015

1245-SCHOT

On se dit d’abord que c’est une blague, un article tiré de [journaux satiriques tels que] The Onion ou [du] Pan Arabia Enquirer. Mais non cette déclaration – “Bachar El-Assad se dit opposé au meurtre de civils” – n’a rien de sarcastique. Elle pourrait même être très drôle si elle n’était pas si affligeante.

 

Le président syrien l’aurait faite il y a quelques jours, lors d’un entretien avec le journal tchèque Literarni Noviny. Assad, dont le régime est responsable de la mort de plus de 200 000 personnes (dont 63 000 civils, et parmi eux 10 377 enfants d’après les prudentes estimations de l’Observatoire syrien des droits de l’homme [une ONG proche de l’opposition]), commentait les récentes attaques contre le journal Charlie Hebdo à Paris lorsqu’il s’est ainsi dit opposé au meurtre de civils où que ce soit dans le monde. Il a également exprimé ses condoléances aux familles des victimes françaises.

Dans la foulée, Bachar El-Assad, qui ne rate jamais une occasion de justifier sa tyrannie, a également appelé les responsables politiques occidentaux à reconsidérer leur soutien aux mouvements rebelles et d’opposition à son régime. Jugeant que ces derniers avaient la vue courte, il a ajouté que les attentats de Paris étaient la preuve “que nous [le régime syrien] avions raison” de dire que le soutien aux terroristes finirait par se retourner contre les Occidentaux. 

Pour Assad, tout rebelle est un terroriste

Rappelons que depuis le début du soulèvement populaire – d’abord pacifique et prodémocratie -, Assad n’a cessé de présenter le mouvement insurrectionnel comme un complot ourdi par des Occidentaux et utilisé par les fondamentalistes islamistes. Son régime – héritage familial depuis près de quarante ans – qualifie donc tous les rebelles de terroristes et les traite comme tels.

Pour appuyer ses dires et justifier une répression brutale, le pouvoir s’est alors mis à aider les groupes terroristes. En 2011, il aurait fait sortir de prison la majorité des hommes qui dirigent actuellement l’organisation Etat islamique “afin de persuader les pays occidentaux que l’insurrection était commandée par des terroristes”, rapportait l’année dernière le Daily Telegraph.

A cela se sont ajoutées d’intenses manœuvres de propagande permettant à Assad de se positionner comme l’alternative à l’Etat islamique. Reste que cette offensive de charme semble être restée sans effet sur le président François Hollande, qui défend à juste titre l’usage de la force en Syrie.

Lors de son discours aux ambassadeurs à Paris, en fin de semaine dernière, le président l’a affirmé : « Bachar El-Assad porte une responsabilité énorme dans la tragédie et personne ne peut croire, en tout cas pas nous, qu’il puisse rassembler son peuple après tant de massacres. L’alternative ne peut pas être Assad ou les terroristes, puisque c’est finalement la même chose. Car aujourd’hui ils s’entretiennent mutuellement.”

Certains esprits critiques se demandent peut-être pourquoi le régime d’Assad devrait être tenu responsable de tous ces massacres. La réponse me paraît plutôt simple : il s’agit d’un régime totalitaire contrôlant tous les leviers de la sécurité, de l’armée, du renseignement, de la société et de la religion. En tant que tel, le régime est entièrement responsable de tout ce qui se passe sur le territoire qu’il contrôle.

Rappelons en outre que cette tragédie aurait facilement pu être évitée si Assad avait réagi différemment face aux revendications légitimes des habitants de Deraa, dont les enfants ont été enlevés, torturés et que leurs familles n’ont jamais revus, ou si, par la suite, Assad avait accepté de démissionner.

Le président français a ajouté que toute solution au conflit devrait obligatoirement être négociée par des représentants du gouvernement et de l’opposition, et que la France était prête à collaborer avec les Nations unies et tout Etat ayant une influence en Syrie pour parvenir à un accord.

“Quand une intervention de la communauté internationale est repoussée, […] alors c’est la communauté internationale elle-même qui se met en danger”, a déclaré François Hollande en référence à la décision américaine, fin 2013, de ne pas effectuer de frappes contre le régime syrien. Une décision dont Paris s’était vivement irrité à l’époque.

“Les conflits non résolus sont des sources d’inspiration pour les terroristes, et les zones de chaos des lieux de formation”, a-t-il déclaré.

“Chapeau bas !”, voilà tout ce que l’on peut dire au président Hollande. Saluons cette volonté de ne pas laisser les Bachar El-Assad du monde entier exploiter notre sentiment d’horreur après les attentats de Paris pour brouiller les cartes et détourner la France du juste chemin sur lequel elle a su se maintenir dans les grandes questions du monde arabe, et tout particulièrement en Syrie.

16:47 Écrit par Dominique Jordan dans Intégrisme, Monde, totalitarisme | Lien permanent | Commentaires (18) | | | | | |  Facebook

30/01/2015

la faillite de l'idéologie de la décroissance

( Le crépuscule des énergies à base d'hydrocarbure n'est pas pour demain )

En 2008 avec le crise des matières premières et la hausse de ces dernières notamment avec le prix du baril de brut atteignant environ les 140 dollars notamment pas une forte demande des pays émergents chine et Inde, nos marchands de malheurs adeptes de la décroissance pour préserver les ressources naturelles de la Terre nous promettaient que c 'était la fin du pétrole bon marché et le début de la raréfaction des réserves de pétrole. Ils nous promettaient un baril du brut qui allait atteindre les 200 dollars voir plus et un prix à la pompe qui pourraient en Suisse atteindre les 3 frs le litre. Du pain béni pour les écolos et les khmers verts qui nous bassinaient qu'ils avaient bien prévu que nous allons droit contre un mur.

Où en somme nous  6 ans après? Le baril de brut a depuis amorcé une descente fixant le prix de ce dernier encore en 2013  aux alentours de 100 à 110 frs pour carrément plonger dés la moitié de 2014 c'est à dire en 6 mois à 50 dollars. Une aubaine pour l'économie mondial en général et une sacré baffe et des manques à gagner qui se chiffres en dizaines de milliards de dollars pour les économies de rentes Russie, Venezuela et les monarchies du Golfs ( Qatar Arabie Saoudite etc...).

Les causes? Les nouvelles exploitations aux Etats-Unis du gaz de schiste et des gisements pétroliers et la découverte sans cesse de nouveaux gisements comme en Arctique. Ajouté à cela au ralentissement de l'économie chinoise qui baisse la demande en pétrole. En parlant de la Chine cette dernière renferme également d'immenses gisements de schiste dont son exploitation va la rendre indépendante notamment du gaz russe et probablement contribuer à maintenir un baril bon marché. Les grands perdants vont être aussi les énergies renouvelables cher aux Khmers vertes. Energie qui ne vit qu'à coup de subventions et qui sont économiquement réalistes qu'avec un baril au dessus de 100 dollars. Sans parler du rendements énergétiques de ces énergies renouvelables qui laissent encore à désirer. 

http://www.contrepoints.org/2014/10/20/185252-du-petrole-...

Mais il n'y pas que le pétrole que nos Khmers verts nous annoncent l'épuisement à moyen terme. Il y a celui de l'uranium. Mais malheureusement pour eux les océans contiennent 4,5 milliards de tonnes d'uranium contre 4,5 millions de tonnes pour les réserves terrestres. L'uranium de mer est certes plus difficile à extraire mais l'innovation et le génie humain n'a jamais dit son dernier mots. Comme celui qui nous permettra aussi d'aller chercher encore plus loin et plus profond les immenses gisements d'hydrocarbure encore inexploités.

http://www.contrepoints.org/2015/01/29/196083-luranium-oc...

D.J

14:38 Écrit par Dominique Jordan dans Monde, Technologie | Lien permanent | Commentaires (18) | | | | | |  Facebook

29/01/2015

Guerre aérienne Russie - USA: avantage Etats-Unis

On peut voir lire régulièrement sur le net des personnes vanter souvent pas antiaméricanisme la supériorité technologique de l'aviation militaire russe héritée de l'Union soviétique sur celle des Etats-Unis. J'ai moi même débattu sur un des blogs de la Tribune de Genève face à une pro-russe et viscéralement antiaméricaine qui m'affirmait gratuitement que les russes ont une avancée considérable sur les USA dans la technique en matière d’armement et de leur supériorité électronique de défense. Je rajouterais que cette même personne vient aussi de m'affirmer que le Réseau "internet" de base a été créés en URSS en 1984, alors que le premier réseau internet de base à été créé aux Etats-Unis en 1969 avec le projet Arpanet. On aussi se demande comment les Russes pourrait avoir face aux américains une supériorité en électronique alors que la plupart des grandes nouveautés en informatique et en numérique sont sortis tout droit de la Silicon Valley et non pas en Russie. Et que les principaux concurrents des marques américaines en informatique ne sont pas russes, mais sud coréennes ou japonaises.

Je ne vais pas remettre en cause le savoir faire russe en aéronautique ni à certaines prouesses technologiques des avions de combat soviétiques qui sont devenu à partir de 1989 russes. Si l'on se réfère sur les théâtres des opérations lors d'affrontements réels entre chasseurs russes et américains, il est indéniable que les appareils américains ont montré leurs supériorités sur ceux des russes. Les pro-russes pourront toujours trouver l'excuse que ce n'était pas des pilotes russes bien meilleurs techniciens. Mais dans le score inverse ce qui est certain c'est qu' ils auraient vanté seulement la technologie russe meilleur que celle des américains. Cette supériorité américaine aura pris le pas dans le courant de la guerre du Vietnam jusqu'à nos jours.  Je me focaliserais sur le F15 et F16 qui ont participé à l'essentielle des combats aériens contre les MIG soviétiques et russes toutes nations confondues. 

F-15 contre MIG

" En 2011, aucun F-15 n'avait été perdu en combat aérien contre un adversaire, et les exemplaires produits avaient abattu entre 101 et 103 avions ennemis. Deux furent abattus par la DCA Irakienne durant la guerre du Golfe de 1991, un troisième le fut en Irak en 2003, plusieurs furent perdus accidentellement en opérations en Afghanistan, et un F-15E fut perdu en Libye en 2011.

Le F-15 a été engagé par les États-Unis lors de l'opération Tempête du désert contre l'Irak, puis pour faire respecter l'interdiction aérienne imposée après cette guerre (opération « Deny Flight »)5. Les F-15C américains sont crédités de 36 victoires sans aucune perte pendant l'opération Tempête du désert. De leur côté, les F-15E ont effectué des missions d'attaque et l'un d'entre eux abattit un Mil Mi-24 avec une bombe6, bien que l'intégration de la nacelle de désignation laser ne soit pas encore totalement effective à cette époque. Les F-15 américains ont également participé à la Guerre du Kosovo où ils abattirent quatre Mig-29 yougoslaves. Les F-15E participent actuellement aux opérations de la guerre d'Afghanistan depuis fin 2001 où un l'un d'entre eux abattit un drone MQ-9 Reaper hors de contrôle en 20097, de la guerre d'Irak depuis 2003 et de l'opération en Libye en mars 2011.

Le 5 juin 1984, des F-15C saoudiens ont abattu deux des F-4 Phantom II de l'armée de l'air iranienne. Pendant l'opération Tempête du désert en 1991, un Eagle saoudien a également obtenu 2 victoires contre des Mirage F1 irakiens en utilisant des AIM-98.

Les F-15 israéliens ont participé à de nombreuses opérations sur le Liban (en 1979 et 1982 notamment). L'armée de l'air israélienne affirme avoir remporté plus de 56 victoires aériennes contre des avions syriens avec l'Eagle, dont plusieurs Mig-25 Foxbat. Les F-15 israéliens ont également participé à l'Opération Opéra contre la centrale d'Osirak sur le territoire irakien9.

Un autre engagement ne fut pas guerrier mais psychologique, car le F-15 fut utilisé pour battre différents records mondiaux lors de la Guerre froide (voir ci-dessus).

Un des rôles du F-15A était la destruction de satellites. Le Tactical Air Command décida de modifier une quarantaine de F-15A et B, spécialement équipés pour emporter un ASM-135 (ASAT : Anti-SATellite Missile) sous leur pylône ventral11. L'URSS avait la possibilité de détecter un départ de fusée destinée à neutraliser un satellite et donc changer, si possible, la position de ce dernier. Un F-15 avec un missile ventral offrait l'avantage de pouvoir passer inaperçu au milieu d'autres F-15. La détection ne pouvait donc se faire qu'après le tir du missile, ne laissant alors que très peu de temps aux Soviétiques pour réagir. Deux exemplaires furent modifiés selon ces standards.

http://fr.wikipedia.org/wiki/McDonnell_Douglas_F-15_Eagle

F-16 contre MIG:

on notera une exception ou le MIG 29 aura eu une écrasante supériorité sur le F16 mais en combat simulé. Supériorité russe qui fut vite relativisé sur les autres simulations plus complètes qui a vu cette fois-ce une nette domination américaine. Mais encore une fois c'est sur le théâtre des opérations en combat réel que le F16 fut réellement  supérieur aux MIG.

Les premières opérations de combat du F-16 eurent lieu lors de l'opération Opéra quand Israël bombarda le site de la centrale nucléaire irakienne d'Osirak le 7 juin 1981 avec huit de ces appareils et six F-15. Il servit ensuite durant l'intervention militaire israélienne au Liban de 1982 contre les forces aériennes syriennes en 1982 dans de violents combats.

Le F-16 a depuis été engagé dans de nombreux conflits. Sur 200 000 sorties enregistrées, il n'a été abattu que 6 fois par la défense antiaérienne et une fois par un Mirage 2000 grec en combat aérien le 8 octobre 1996. Ce jour-là, un F-16D turc a été abattu par un Mirage 2000 grec à la suite d'une violation de l'espace aérien grec. Le biplace a été touché par un missile français Matra R550 Magic II. Un des pilotes, le capitaine Nail Erdogan, a été tué, le pilote grec, le lieutenant Grivas, a déclaré au survivant, le lieutenant-colonel Cemil Cicekli, qu'il ne s'agissait pas d'un tir intentionnel..

À la fin des années 1980, les États-Unis ont pu acquérir une centaine de missiles air-air soviétiques Vympel R-73, les Allemands, récupérant les MiG-29 de l'armée est-allemande, leur fournirent un lanceur. Au cours de simulations de combat aériens rapprochés, la surprise fut totale. Le MiG-29, équipé d'un viseur de casque, gagna 49 fois en 50 engagements contre des F-16 équipés d'AIM-9M Sidewinder. Toutefois, dans tous les autres cas de figure (engagements multiples / utilisation des capacités look down/shoot down), tous les avions américains opposés au MiG-29 l'ont emporté. Le missile AA-10 Alamo, en particulier, ne possède pas l'efficacité de l'AMRAAM, le Fulcrum étant en outre dépourvu de la capacité « fire and forget ».

Il fut utilisé à plusieurs centaines d'exemplaires durant la guerre du Koweït dans les rangs des aviations de la coalition.

La première victoire aérienne d'un F-16 américain date du 27 décembre 1993 sur un MiG-25E irakien.

Durant les guerres en ex-Yougoslavie des années 1990, les F-16 des nations de l'OTAN ont effectué de nombreuses missions de surveillance et fait quelques raids et combats aériens en Bosnie-Herzégovine.

Il est intervenu de façon plus massive durant la guerre du Kosovo en 1999 où des F-16 néerlandais et américains abattirent plusieurs MiG-29 de l'Armée populaire yougoslave, pour un F-16 américain abattu par la défense antiaérienne serbe10.

Il sert en Afghanistan depuis fin 2001 dans les rangs des forces aériennes européennes et américaines.

De 2003 à 2011, il est utilisé en appui au sol des forces de la coalition en Irak.

En 2011, 6 F-16 de la Composante Air de l'armée belge ont été engagés en Libye.

Le 23 mars 2014 un F-16C de la force aérienne turque a abattu un chasseur Mikoyan-Gourevitch MiG-2311 appartenant à la Syrie. Ce dernier avait violé12 l'espace aérien turc.

http://fr.wikipedia.org/wiki/General_Dynamics_F-16_Fighti...

Dans les pertes d'avions américains au Kosovo on rajoutera en plus du F-16 abattu par la DCA serbe l'avion furtif F-117. Ce qui est très peu. Perdre de deux avions quand ont sait que l'aviation de l'OTAN a fait plus de 58'000 missions et que la DCA serbe a tiré plus de 800 missiles de conception soviétique. 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_Allied_Force


 



21:50 Écrit par Dominique Jordan dans Technologie, USA | Lien permanent | Commentaires (11) | | | | | |  Facebook

28/01/2015

Et si l’Etat Islamique était un leurre ?

Par Atlantiste:  blog La loi du Talion http://loidutalion.blogspot.fr/

 
Je lis et je relis des tonnes d’articles sur l’État Islamique et un doute m’envahit chaque jour. Celui d’une gigantesque duperie, d’un leurre pour nous détourner de quelque chose de bien plus grave. Rassurez-vous, rien à voir avec la thèse complotiste d’un Abou Bakr al-Baghdadi, agent de la CIA, chargé de souillé la sacro-sainte religion de paix et d’amour pour le compte des juifs ! Non, ma thèse est celle d’un Abou Bakr, idiot utile de l’Iran… et marionnette de ses ennemis.
 
Par exemple, avez-vous entendu parler du Front Islamique ? Non ! Pourtant, fort de 50 000 à 80 000 hommes, le Front Islamique est le plus important groupe de combattants islamistes dans la région, devant l'État Islamique, le Front Al-Nosra, et même l'Armée Syrienne Libre. On parle là d’authentiques combattants salafistes, des vrais de vrais, pas des modérés ! Qui en parle dans nos médias ? Personne ! On préfère nous abreuver d’infos sur l’État Islamique et ses joyeux djihadistes du monde entier.

Une simple petite recherche sur internet nous apprend que le Front Islamique est chapeauté par les Frères Musulmans, l’autre branche de l’islamisme mondial, fondateurs du Hamas, co-fondateurs de Al-Qaida avec Ben Laden (via Ayman al-Zaouahiri), inspirateurs de la République d’Iran (via Khomeini qui s’est directement inspiré de Navvab Safavi, agent des Frères en Iran). Je ne vais pas revenir sur l’influence et la nuisance des Frères Musulmans, j’avais déjà fait un article là-dessus (>>voir mon précédent article).

 
Je tombe sur cet article de Paris Match d’un journaliste qui a pu participer à des interrogatoires de combattants de l’État Islamique, prisonniers des kurdes (>>voir article ici), voilà ce que l’on découvre :

« Des notes des services secrets américains ont, depuis, révélé l’existence d’un accord entre l’opposition syrienne, alors basée en Turquie, et les leaders des Frères musulmans pour recruter des étrangers. Une solde mensuelle de 2 000 dollars leur est offerte, une prime de 10 000 dollars ira aux familles des martyrs, et des camps d’entraînement seront implantés en Libye. L’afflux de ces combattants va renforcer l’implantation du futur Etat islamique. Le but ultime est la prise du pouvoir par les Frères musulmans. Mais rien ne se passe comme prévu ».
 
Eh oui, « rien ne se passe comme prévu », tout simplement parceque Bachar el-Assad a vu rouge tout de suite. Il faut dire que son clan connaît bien les Frères Musulmans pour en avoir massacré entre 10 et 40 000 lors de la fameuse répression de février 1982 dans la ville de Hama. Il a donc pris les devants immédiatement et organisé le plus joli coup de manipulation au nez et à la barbe des médias du monde qui n’y ont vu que du feu. C’est expliqué d’ailleurs dans l’article :

« Au début de la guerre, les milices islamistes en Syrie ont même servi les intérêts de Bachar El-Assad. Pour donner à ses crimes l’apparence d’une lutte contre le terrorisme, le Syrien libère les islamistes les plus dangereux et les laisse s’implanter dans les zones rurales où les populations le moins éduquées sont réceptives à leur discours. Le plan marche si bien que, rapidement, Bachar El-Assad est la victime de sa propre créature. »
 
Le site "Poste de Veille" l’avait aussi bien détaillé (>>voir leur article). L’occasion pour moi de dénoncer au passage cette théorie fallacieuse de groupes islamistes armés par les USA, car si des bataillons de rebelles modérés ont basculé avec armes et bagages chez les extrémistes, cela n’est pas de la responsabilité de leur fournisseur, tout au plus une erreur d’appréciation stratégique (coutumière de l’administration Obama dans le dossier moyen-oriental).

 
 
Par contre, je suis en désaccord avec l’article de Paris Match qui décrit Bachar comme la victime de sa propre créature. Je crois au contraire que l’État Islamique est sa marionnette, de lui et son allié iranien (soutenus, fusse-t-il le rappeler, par Poutine et sa phobie de l’interventionnisme occidental, ainsi que sa volonté de préserver son port de Tartous, poste stratégique sur la Méditerranée).
 
Prenons un peu de recul et regardons les vrais enjeux dans ce coin du monde ! Non, le danger ne vient pas de Abou Bakr et sa guérilla de fanatiques drogués au combat, dont personne dans le monde musulman ne cautionne l’idéologie (se nommer Grand Calife est un blasphème suprême, même pour des islamistes en herbe, et encore plus pour les monarques du Golfe aux prétentions de commandeurs des croyants), à part nos racailles en Occident à la recherche d’attributs de "jusqu'au-boutistes" pour faire flipper les autorités et les dissuader d’intervenir contre leurs trafics en tout genre. De plus, personne n’arrivera à me faire croire que la population syro-irakienne, sous le joug de ces khmers noirs, vit pleinement le bonheur de sa libération avec un retour au moyen âge et une barbarie d’arriérés mentaux. J’en arrive même à penser que les décapitations et les exécutions à grand spectacle des sectateurs d’Abou Bakr arrangent beaucoup de monde, surtout pour permettre de braquer les caméras et duper l’Occident.
 
Car le vrai danger actuel au Moyen-Orient, celui qui aura de graves conséquences et bouleversera la donne, c’est la bombe nucléaire iranienne. Si le projet abouti, c’est le grand projet pan-chiite de l’Iran au Liban qui se réalise avec le soutien de la Syrie alaouite, son allié de toujours. Un vieux rêve de cette branche de l’islam ayant toujours eu comme obsession de devenir le fer de lance d’une religion parasitée, selon eux, par l’incurie et l’inertie d’un sunnisme à la botte de despotes du golfe vendus aux occidentaux. Un enjeu bien plus considérable que les tribulations de fanatiques encagoulés dont l’existence ne tient que par la volonté d’une Turquie cherchant à contenir les velléités d’indépendance des kurdes et pour faire du chantage à l’Occident, à l’Europe en particulier.

 
Soyons clair, c’est aussi le moyen de solder définitivement le dossier Israël, verrue absolue pour la dignité du monde musulman. Une autre façon de marquer des points face aux rivaux sunnites. Croyez-vous une minute que l’Iran nucléarisé laissera l’état hébreu soumettre les chiites du sud Liban sans brandir la menace ? A contrario, Israël s’interdisant d’utiliser la menace nucléaire contre son voisin libanais trop proche, le Hezbollah aura tout le loisir de lancer ses attaques sur la Galilée, par sa logique de provocation perpétuelle. Je le redis encore et encore : la pire menace pour Israël c’est le Hezbollah ! A côté, l’État Islamique c’est du pipi de chat ! Que ce soit militairement, structurellement, financièrement… le Hezbollah est bien plus aguerri, le conflit israélo-libanais de 2006 l’a démontré, sans oublier son renforcement depuis 9 ans. Et quant il s’agit de casser de l’israélien, le Frères Musulmans et le Hezbollah se trouvent toujours des points d’entente. Les appels de pieds entre les deux mouvements n’ont jamais cessé. 
 
Et tout cela avec la bénédiction de l’administration Obama, pleine d’empathie pour les Frères Musulmans dans un passé récent, peu enclin à éradiquer l’État Islamique mais qui se défonce à offrir la bombe à l’Iran. Quand Abou Bakr et ses amis vont disparaître des unes médiatiques, il se prépare des réveils pénibles après cette grande tartufferie.
 
Le Droitiste

22:13 Écrit par Dominique Jordan dans Intégrisme, Monde, totalitarisme | Lien permanent | Commentaires (30) | | | | | |  Facebook

27/01/2015

Espace, astronomie: ça n'arrête pas.

 

Encore de bonnes nouvelles sur le front de l'espace pour les amateurs d'astronomie. Le plus vieux système planétaire de la Galaxie âgé de 11,2 milliards d'années a été découverte par le télescope spatial Kepler de la NASA. Un système planétaire de 5 planètes de taille proche de la Terre.

Pour la petite histoire, c'est en octobre 1995, que les Suisses  Michel Mayor et Didier Queloz annoncent avoir découvert la première exoplanète en orbite autour d'une étoile similaire au Soleil.  

La semaine passée un télescope cette fois-ci sur Terre en Australie à pour la première fois enregistré en temps réel un signale radio émis de puis 5,5 années lumières de la Terre. On ne connait pas l'origine du signale mais l'on sait déjà qu'il s'agit d'un évènement important car ce genre de signale correspond à ce que dégage le soleil comme énergie en une seule journée.

Je précise qu'enregistré un signale en temps réel veut dire le détecter au moment même ou le signale radio atteint la Terre contrairement aux autres signaux qui sont détectés alors qu'ils ont déjà atteint la Terre depuis longtemps.

On peut également évoquer la sonde Rosette qui a récemment posé le petit robot Philae  sur une comète. Un exploit de l'Agence spatiale européenne dont en attend les premiers résultats d'analyse. Les comètes sont des sortes d'archives historiques sur la formation du système solaire. 

D.J

23:24 Écrit par Dominique Jordan dans Science | Lien permanent | Commentaires (0) | | | | | |  Facebook

La Grèce passe au rouge foncé

Franchement quand je vois ou que j'entends les Mélenchon, les Zysiadis et autres partis et mouvements d'extrême gauche ou de Marine Le Pen sourire aux lèvres se réjouir tel des imbéciles heureux de la victoire de Syriza la gauche radical; je me dit finalement que c'est une bonne chose cette victoire d'un parti de fascistes rouges qui ont à deux sièges près frôlé la majorité absolue. Mais qui l'auront certainement quand il s'agira de faire passer les lois promises en additionnant les 13 sièges de son alliés du parti des grecs indépendants d' ANEL ( le FN Grec )  les 15 sièges du parti communiste.

Je trouve que la victoire de la gauche radicale est une bonne chose pour deux raisons: La première bonne chose est que si Syriza applique son programme électorale à la lettre ou même en bonne partie; la Grèce coulera une bonne fois pour toute. Et qu'il aura fallut une fois de plus un exemple de gestion socialiste pour prouver que le socialisme ne marche pas que la dépense publique pour relancer l'économie ne marche pas et de prouver une fois de plus que l'argent ne tombe pas miraculeusement du ciel. Les grecs se sont tirés une balle ans le pieds d'un ex corps malade encore très fragile et en convalescence. Il faudra qu'ils en assument les conséquences et ne pas descendre dans la rue pour gueuler quand ils verront qu'ils se sont fait enfumé bien profond. Ils savaient où ils mettaient les pieds qu'ils assument.   

Le programme de Syriza est essentiellement de nouvelles dépenses publiques qui va se compter en milliards d'Euro avec de l'argent que le pays n'a pas tout en abandonnant la politique d'austérité.  La Grèce sera prochainement en rupture de liquidité disponible puisque le plan de sauvetage de l'UE prend fin février. En cas de faillite et de défaut de paiement de la Grèce, les banques qui détiennent des obligations grecs pourraient faire faillite et entraîner d'autres banques avec elle. J'imagine qu'en cas de faillite de la Grèce et d'une crise bancaire qui s'en suivrait, les gauchos de l'Europe entière nous diront encore une fois de plus que c'est soit de la faute de l'UE, soit celle du néolibéralisme ou que c'est un complot de la CIA.

La deuxième raison où je trouve que c'est bonne chose serait de voir Syriza se rendre compte qu'il n'a pas d'autre choix à part la faillite que de faire le contraire de ce qu'il a promis lors de sa campagne électorale. Ce qui enverra en pleine face des autres partis d'extrême gauche d'Europe que les promesses n'engagent que ceux qui y croient surtout les promesses que l'on ne peut pas tenir.

Cette victoire de la gauche radicale peut faire craindre un effet boule de neige dans les pays qui on du faire une cure d'austérité sévère comme l'Espagne ou le Portugal. Podemos en Espagne le clone de Syriza cartonne dans les sondages. Il faudra craindre en cas d'effet boule de neige une rupture dans l'UE et dans la zone euro entre les pays du nord et germanophones qui en auront marre de payer à fond perdu pour ceux du sud qui se foutent de dépenser trop avec l'argent des autres.

Bientôt un éclatement et une fin de la zone euro? Je ne m'avancerais pas là-dessus. La Fin de la zone euro a très souvent été promise lors de la crise de 2008. Mais si elle survit ( ce que je pense ) elle ne sortira pas indemne pour autant. 

D.J

16:08 Écrit par Dominique Jordan dans Monde, Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | | | | | |  Facebook

25/01/2015

Pour en finir avec les thèories du complot

Attentat du World Trade Center.

Par Centriloque,

Après la tragédie du 11 septembre 2001, toutes sortes de rumeurs et de théories « conspirationnistes » ont vu le jour à travers le monde : niant l’origine terroriste des attentats, les partisans de ces théories fumeuses affirment, par exemple, que les attaques du 11 septembre ont été orchestrées de l’intérieur par l’Etat américain, pour justifier une intervention militaire en Afghanistan et en Irak, et ainsi garantir l’accès des Etats-Unis aux réserves d’hydrocarbures de ces deux pays. Certains affirment que les attentats sont l’oeuvre des services secrets israéliens, et qu’ils avaient pour but de renforcer l’impérialisme américano-sioniste au Moyen-Orient. Al-Qaïda n’aurait donc aucune responsabilité dans les événements du 11 septembre, et la « thèse » des attentats islamistes serait un « mensonge d’Etat » destiné à couvrir un gigantesque complot intérieur.

Les théories conspirationnistes, colportées par des sites Internet comme « 9/11–Hardfacts.com », des films comme Loose Change et des livres comme L’effroyable imposture de Thierry Meyssan, ont séduit un large public et ont même reçu le soutien du président iranien Mahmoud Ahmadinejad. Internet a amplement favorisé la diffusion planétaire de ce fatras de foutaises: en effet, dans ce grand bazar virtuel qu’est devenu le web, les médias officiels et les publications scientifiques sont en concurrence avec de simples rumeurs. Les théories les plus grotesques bénéficient d’une visibilité exceptionnelle, même lorsqu’elles sont relayées par des mystificateurs et des illuminés. Pire: les médias et les experts officiels sont présentés comme suspects, corrompus, inféodés au pouvoir. Douze ans après les attentats, les théories du complot n’ont malheureusement pas disparu, comme en témoignent les nombreux sites conspirationnistes qui continuent à polluer le web. Il existe même des associations qui n’hésitent pas à brandir l’étendard de la libre-pensée pour défendre des théories délirantes sur le 11 septembre, à l’instar du Réseau Voltaire de Thierry Meyssan.

Dès l’origine, les conspirationnistes ont essayé de faire croire au public que leurs théories s’appuyaient sur une contre-enquête minutieuse qui faisait voler en éclats la « thèse officielle ». Certes, sur des événements d’une telle gravité, toute version officielle soulève des doutes légitimes : il est normal que les contre-pouvoirs remplissent leur rôle, que la presse, les intellectuels et les citoyens cherchent à se protéger contre toute manipulation. Mais il ne faut pas s’autoriser à dire n’importe quoi sous prétexte que l’on a des doutes. Il n’est peut-être pas inutile, ici, de rappeler que l’attaque terroriste du 11 septembre 2001 contre les Etats-Unis d’Amérique n’est pas une « thèse », mais un fait établi, n’en déplaise à tous les paranoïaques et à tous les obsédés du complot. Les partisans des théories conspirationnistes n’ont jamais cherché à « rétablir la vérité » : au contraire, ils ont voulu réécrire l’histoire à leur gré, en se fondant sur de simples suspicions, et sans jamais apporter de preuve.

Pourtant, de nombreux scientifiques et intellectuels se sont efforcés de réfuter les théories conspirationnistes autour du 11 septembre. Aux Etats-Unis comme en Europe, les sites Internet et les publications « anti-conspirationnistes » se sont multipliés, à l’image du remarquable site « Conspiracy Watch » (Observatoire des théories du complot). En France, le sociologue et politologue Pierre-André Taguieff a analysé les mécanismes de formation et de diffusion des théories du complot. L’historien Pierre Rigoulot et les journalistes Guillaume Dasquié et Jean Guisnel ont réfuté les arguments de Thierry Meyssan. En septembre 2011, à l’occasion du 10ème anniversaire des attentats, la revue Science & Vie a publié un dossier de 23 pages intitulé « La théorie du complot à l’épreuve de la science » pour montrer que les principaux arguments conspirationnistes pouvaient être réfutés de façon scientifique.

Il serait fastidieux de reprendre ici, dans le détail, tous les arguments des uns et des autres. On se contentera donc simplement de revenir sur les trois principales thèses conspirationnistes, qui concernent respectivement l’attentat du World Trade Center, celui du Pentagone, et l’identité d’Oussama Ben Laden.

Le cas du World Trade Center

Première thèse défendue par les conspirationnistes : la destruction des tours du World Trade Center a été provoquée artificiellement, par des explosifs. Plusieurs arguments ont été utilisés pour corroborer cette théorie.

1° Les Twin Towers se sont effondrées sur leur base, verticalement, comme s’il s’agissait d’une démolition planifiée. Rappelons que l’effondrement des tours a fait l’objet de plusieurs enquêtes: les rapports d’expertise, rédigés par des scientifiques indépendants et reconnus (architectes, experts en démolition d’immeubles, ingénieurs de l’aéronautique, etc.), ont montré que les tours n’avaient pas eu besoin d’explosifs pour s’écrouler. A titre d’exemple, on citera le Rapport d’enquête du NIST (National Institute of Standards and Technology), fruit de trois années d’enquête impliquant plus de 200 experts issus du NIST, du monde universitaire et du secteur privé. Le fait que les Twin Towers se soient effondrées à la verticale ne prouve absolument pas que leur destruction ait été planifiée. Chaque avion est venu s’encastrer entièrement dans la structure des tours, et a déversé à l’intérieur des bâtiments de grandes quantités de kérosène enflammé. L’effondrement intégral des tours s’explique par l’effet combiné de deux facteurs: l’affaiblissement des étages situés sous la zone d’impact, et l’énergie cinétique accumulée par les étages supérieurs pendant leur chute. En d’autres termes, les étages supérieurs ont littéralement écrasé les étages inférieurs. Cependant, les experts sont en désaccord sur la nature du phénomène qui a fragilisé les étages situés en-dessous de l’impact. Deux hypothèses ont été avancées. Selon la première hypothèse (défendue par le NIST), ce sont les incendies propagés par le kérosène qui auraient fragilisé la structure métallique des tours. Mais une autre hypothèse a vu le jour en 2011: selon un expert norvégien nommé Christian Simensen, c’est une réaction chimique qui serait à l’origine de l’effondrement des tours. L’aluminium composant la carlingue des avions serait entré en fusion sous l’effet de l’incendie, et aurait coulé vers les étages inférieurs où il aurait rencontré l’eau du système anti-incendie: la rencontre de l’eau et de l’aluminium en fusion aurait alors provoqué des explosions spectaculaires au cœur des deux tours. La structure métallique des tours se serait donc affaissée en son centre, et les tours se seraient effondrées sur elles-mêmes, à la verticale. Malheureusement, les rapports d’enquête sont des textes très longs, extrêmement complexes et fastidieux, qui ne sont pas destinés au grand public et qui sont illisibles pour de simples profanes. La plupart des conspirationnistes n’ont pas lu ces rapports d’expertise et n’ont d’ailleurs pas cherché à les consulter car, à leurs yeux, de simples affirmations péremptoires suffisent à balayer les conclusions établies par des experts chevronnés après des années d’enquête. Ainsi, les conspirationnistes n’hésitent pas à remettre en cause les compétences et la bonne foi des scientifiques du NIST. Ils considèrent d’emblée que les conclusions du NIST sont erronées, sous prétexte qu’il s’agit d’une enquête commandée par le gouvernement.

2° Certains survivants affirment avoir entendu des bruits d’explosion à l’intérieur des tours; de plus, sur les vidéos, on peut observer de petites projections de matière sur les façades des tours, juste avant leur effondrement : ces petites explosions, appelées « squibs » (pétards), prouveraient que des explosifs ont bien été utilisés pour démolir les Twin Towers. Les bruits d’explosion entendus par certaines personnes et les « squibs » ne sont pas liés à l’utilisation d’explosifs. Sous l’effet de la chaleur, la dilatation des gaz contenus dans les tours a probablement fait exploser des vitres et des cloisons, donnant ainsi aux témoins l’illusion que des explosifs avaient été utilisés à différents étages des Twin Towers. Par ailleurs, si l’on suit l’hypothèse de Christian Simensen, les explosions provoquées par la rencontre de l’eau et de l’aluminium en fusion suffisent à expliquer les détonations et les « squibs ». Comme le souligne le rapport du NIST, les« squibs » ont seulement été observés au niveau de quelques étages. Or, si la démolition des tours avait été provoquée par des explosifs, on aurait logiquement dû observer des explosions simultanées sur toute la hauteur des immeubles et sur toutes les façades, et non de petites explosions disparates.

Les « squibs ».

3° La tour 7 s’est effondrée toute seule, verticalement, sans avoir été percutée : la démolition de cette tour aurait donc été provoquée au moyen d’explosifs, dans le but de détruire les documents compromettants de la CIA qui étaient archivés à l’intérieur. Commençons par cette histoire de « documents compromettants »: il s’agit d’un pur fantasme complotiste. Si la CIA avait des documents compromettants à détruire, elle était parfaitement capable de les faire disparaître sans faire sauter l’immeuble tout entier… La tour 7 est la seule à s’être effondrée sans avoir été percutée par l’un des avions détournés. Sa chute est donc une véritable aubaine pour les conspirationnistes. Le film Loose Change est catégorique: la tour 7 n’a pas pu s’effondrer sans explosifs, car dans le passé, aucun immeuble ne s’est jamais effondré sous l’effet d’un incendie. Mais avant de se forger une opinion, il faut avoir en tête plusieurs éléments importants à propos de la tour 7 du World Trade Center. Premièrement, elle était située à 100 mètres de la tour 1, elle fut gravement endommagée par l’effondrement des tours jumelles et fut directement exposée aux débris incandescents projetés par ses voisines. Deuxièmement, les témoignages concordent sur le fait que la tour 7 a été ravagée par un incendie d’une extrême intensité, et qu’elle a succombé après sept heures d’embrasement: aucun édifice n’est conçu pour résister à de tels dommages. Le film Loose Change essaie de minimiser l’ampleur de l’incendie de la tour 7 en montrant uniquement les images des façades où l’incendie était le moins visible, mais le réalisateur occulte volontairement les images et les témoignages attestant que, sur la façade sud, des flammes s’échappaient d’un trou béant haut de 20 étages. D’ailleurs, l’effondrement de la tour 7 n’a pas surpris les pompiers, qui s’étaient préparés à cette éventualité. Les archives télévisées du 11 septembre montrent que dès 15h, c’est-à-dire deux heures avant la chute de la tour 7, certains journalistes annonçaient déjà que l’immeuble risquait de s’effondrer. Troisièmement, il faut rappeler que la tour 7 était un immeuble à structure métallique, comme les Tours Jumelles. Or, ce type d’édifice présente un certain nombre de vulnérabilités spécifiques par rapport aux constructions en béton, notamment les assemblages (boulonnages et soudages), dont la rupture brutale peut conduire à l’effondrement de l’édifice. Autre vulnérabilité: les phénomènes d’élasticité, qui peuvent déstabiliser gravement l’édifice lorsque le métal des structures est porté à de très hautes températures. On ne peut donc pas partir du principe que la tour 7 ne pouvait pas s’effondrer sans explosifs. Pour finir, il faut préciser que l’effondrement de cet immeuble n’a pas été aussi « parfait » que dans le cas d’une démolition contrôlée, contrairement à ce que les conspirationnistes essaient de faire croire. Lorsqu’on observe attentivement les images, on constate que la tour 7 s’effondre en deux temps. En effet, un premier pan de l’immeuble tombe quand l’un des trois portiques de la structure cède sous l’effet de l’incendie. Une redistribution des charges à l’intérieur de la structure fait alors céder les autres portiques, entraînant l’effondrement de l’immeuble tout entier 6 à 7 secondes plus tard. Il est assez tentant de croire à une démolition planifiée lorsque, sur les vidéos, on voit la tour 7 s’effondrer verticalement, en quelques secondes seulement, mais ce phénomène a été expliqué de façon tout à fait rationnelle dans le rapport du NIST: le vide créé à l’intérieur de la tour par l’effondrement des planchers explique pourquoi la partie supérieure est tombée en « chute libre », donnant aux spectateurs l’illusion d’une démolition contrôlée.

4° Les salariés du World Trade Center ont été avertis à l’avance des attentats, car beaucoup sont restés chez eux le 11 septembre. Cette affirmation fantaisiste se fonde sur le nombre apparemment « limité » de victimes. Environ 2.800 personnes ont trouvé la mort dans les attentats du World Trade Center, alors que 50.000 personnes travaillaient en temps normal dans les tours jumelles. D’après Thierry Meyssan, le bilan aurait été beaucoup plus lourd si l’ensemble des salariés s’était trouvé dans les tours le 11 septembre, car l’évacuation des personnes situées dans les étages supérieurs était techniquement impossible. Reprenons le raisonnement mathématique suivi par Thierry Meyssan: les tours jumelles comptaient chacune 110 étages, soit une moyenne d’environ 230 personnes par étage. La tour 1 a été percutée entre le 93ème et le 97ème étage, ce qui empêchait l’évacuation des 17 étages supérieurs de l’édifice. Quant à la tour 2, elle a été percutée entre le 77ème et le 85ème étage, ce qui bloquait 33 étages. Au total, ce sont donc près de 20.000 personnes qui auraient dû se retrouver prisonnières des Twin Towers, beaucoup plus que les 2.800 victimes recensées. Mais ce raisonnement est sans intérêt. En effet, le calcul se fonde sur des chiffres théoriques (une « moyenne » de 230 occupants par étage), mais dans la pratique, ces chiffres ne correspondent à rien. En effet, le nombre de personnes n’était pas le même à chaque étage. De plus, au moment du crash, tous les salariés ne se trouvaient pas nécessairement à l’étage qu’ils occupaient en temps normal. Près de vingt minutes se sont écoulées entre les deux crashs: certains salariés de la tour 2 ont donc eu le temps de quitter leur immeuble avant que le deuxième avion n’arrive. Par conséquent, il est impossible de déterminer par un simple calcul combien de personnes auraient dû se retrouver prises au piège dans les tours. Par ailleurs, si les salariés avaient été avertis à l’avance, des témoignages l’auraient forcément confirmé, nous aurions des preuves, des mails, des documents écrits, et il y aurait eu des fuites. Or, ce n’est pas le cas. Les témoins anonymes sur lesquels Thierry Meyssan prétend s’appuyer refusent de témoigner publiquement ! Récapitulons : des calculs incertains, des preuves inexistantes, et des témoins aussi invisibles que muets: voilà une démonstration des plus convaincantes.

5° Les autorités américaines prétendent avoir retrouvé le passeport de l’un des terroristes dans les décombres du World Trade Center : cette mise en scène servirait à faire accuser des membres d’Al-Qaïda. Même s’il est tentant de voir dans ce passeport un canular grotesque, nous ne pouvons pas exclure qu’il s’agisse d’une coïncidence, aussi troublante soit-elle. N’oublions pas que de nombreux effets personnels ont été éjectés des avions avant que les appareils ne s’embrasent : on a retrouvé dans les décombres de nombreux papiers d’identité et des cartes de crédit appartenant à des passagers. Il n’est donc pas impossible que les enquêteurs aient aussi retrouvé des papiers appartenant aux responsables de l’attentat.

6° L’armée des Etats-Unis aurait pu intercepter les avions détournés, mais elle n’a rien fait. Il est facile de dire, après-coup, que l’armée a « laissé faire ». En réalité, les choses sont beaucoup plus complexes. Rappelons d’abord qu’en cas de problème aérien concernant un avion de ligne, ce n’est pas l’armée qui intervient en premier, mais les autorités civiles de la FAA (Federal Aviation Administration). Rappelons également que l’aviation civile américaine n’avait jamais été confrontée à une telle situation avant le 11 septembre, car aucun aéronef n’avait auparavant été utilisé comme arme par des terroristes. De plus, au moment des attentats, la FAA devait gérer plusieurs milliers de vols en même temps. Le signal des avions détournés avait été coupé, ce qui rendait leur trajectoire difficile à suivre. Par ailleurs, la FAA ne pouvait pas directement demander à l’armée d’intervenir pour intercepter les avions: avant d’alerter l’armée, elle devait effectuer de nombreuses vérifications, car il fallait d’abord s’assurer que les pilotes n’avaient pas été obligés de modifier leur trajectoire pour des raisons techniques. En outre, l’armée ne pouvait intervenir qu’après en avoir reçu l’autorisation du Président, et n’avait pas le droit de décider, en quelques minutes, d’abattre un avion civil avec des centaines de passagers à son bord. L’armée de l’air ne pouvait tout simplement pas éviter la catastrophe.

7° Les milieux financiers ont été prévenus à l’avance des attentats. Le film Loose Change évoque en effet des mouvements spéculatifs à Wall Street pendant les jours qui ont précédé les attentats : des actionnaires, avertis à l’avance des attentats, auraient vendu les actions qu’ils détenaient dans les compagnies aériennes et dans plusieurs sociétés installées au World Trade Center. Même si des mouvements financiers inhabituels ont été observés avant les attentats, cela ne suffit évidemment pas à prouver qu’il y ait eu un « délit d’initiés ». Des menaces d’attentat (dont on ignore l’origine) ont, dit-on, circulé peu avant le 11 septembre : même si le gouvernement américain n’a pas pris au sérieux ces menaces, une rumeur suffit pour affoler les marchés. Certains observateurs pensent même que ce mouvement spéculatif est parti de plusieurs banques islamiques du Proche-Orient : constatant ces mouvements anormaux, des spéculateurs occidentaux inquiets auraient à leur tour revendu leurs actions. La complexité des mécanismes boursiers doit donc nous inciter à la prudence.

Mais nous n’avons pas encore touché au cœur du problème. En effet, la thèse de la « démolition planifiée » se heurte à une objection majeure: nous savons que plusieurs dizaines de milliers de personnes travaillaient chaque jour dans les tours, et que ces bâtiments étaient sous très haute surveillance (le World Trade Center a déjà été la cible d’un attentat à la bombe en 1993). Si la destruction des tours avait été provoquée par des explosifs, il aurait fallu des mois de préparation pour installer toutes les charges explosives et les câbles nécessaires à la démolition. Ces travaux auraient mobilisé de nombreux ouvriers, et auraient nécessité la destruction de certains murs et provoqué d’importantes nuisances. Si tous ces travaux avaient existé, nous aurions des témoins et des preuves. Or, il n’existe pas la moindre trace d’une telle opération, et il est inconcevable que des tonnes d’explosifs aient été posées dans des buildings aussi surveillés que ceux du World Trade Center sans que personne ne s’en soit rendu compte. Pourtant, les partisans de la théorie du complot ont essayé de prouver qu’il était quand même possible d’installer des explosifs dans les tours en toute discrétion. Plusieurs hypothèses différentes ont été avancées. Examinons-les.

Première hypothèse: les explosifs auraient été posés la nuit. Les tours étaient surveillées 24h/24, il y avait des gardiens, et il n’était pas rare que certains personnels des entreprises locataires soient obligés de travailler dans leur bureau une partie de la nuit. De plus, il aurait fallu que les ouvriers travaillent des nuits entières pendant des semaines, toutes lumières allumées, dans le bruit, en plein Manhattan, pour acheminer puis installer des tonnes de charges explosives dans des tours de 110 étages. Et tout cela sans éveiller le moindre soupçon, et sans qu’aucun témoignage ni aucune image ne puisse l’attester.

Deuxième hypothèse: les opérations de maintenance. Le site conspirationniste « Reopen911 » a publié une interview de Scott Forbes, un employé de la tour sud : ce dernier évoque une « opération de maintenance » qui aurait eu lieu dans la tour sud le week-end précédant les attentats, et qui aurait nécessité de couper le courant et de désactiver les systèmes de sécurité pendant une trentaine d’heures. Il n’existe pourtant aucune trace de cette « opération de maintenance ». Aucun autre témoin, aucun document écrit, aucun mail n’évoque cette mystérieuse opération de maintenance alors que, pour couper le courant pendant 30 heures, il fallait forcément avertir l’ensemble des salariés. Le témoignage de Scott Forbes est donc très douteux. Et quand bien même cette « opération de maintenance » aurait effectivement eu lieu, une trentaine d’heures n’auraient pas suffi pour remplir d’explosifs une tour du World Trade Center, même avec une armée d’ouvriers.

Les auteurs du film Loose Change défendent une autre théorie pour expliquer comment les explosifs ont pu être installés dans les tours sans que personne ne s’en aperçoive. Le film cite le témoignage de Ben Fountain, un analyste financier du World Trade Center : dans une interview à People Magazine, Ben Fountain évoque plusieurs exercices d’évacuation inhabituels durant les semaines précédant les attentats. Mais là encore, il n’existe aucune trace de ces exercices, et aucun autre salarié n’a corroboré l’affirmation de Ben Fountain.

Il existe une quatrième hypothèse, certainement la plus ahurissante. Dans un documentaire canadien intitulé 11 septembre, la théorie du complot démontée, on peut voir les extraits d’une interview de l’architecte Richard Cage, membre de l’organisation « Architectes pour la vérité sur le 11 septembre ». Richard Cage reconnaît qu’il était impossible d’installer des explosifs dans les tours sans que les salariés ne s’en aperçoivent : il émet donc l’idée que les explosifs auraient pu être posés lors de rénovations (lesquelles ? quand ?) ou même « lors de la construction de l’édifice », c’est-à-dire 20 ans avant les attentats du 11 septembre. Il s’agit évidemment d’une simple conjecture, qui ne repose sur aucune preuve ni aucun élément tangible. D’ailleurs, cette théorie est techniquement indéfendable car les explosifs sont des produits périssables : ceux qui sont utilisés pour les démolitions contrôlées ont en général une durée de vie n’excédant pas 3 ans ; au-delà de cette période, les fabricants ne garantissent plus leur efficacité.

Pour finir, posons-nous une question très simple mais tout à fait essentielle: pourquoi? Pourquoi piéger les tours avec des explosifs? Pourquoi les auteurs du complot auraient-ils pris le risque d’éveiller les soupçons en piégeant les tours, alors que les avions détournés suffisaient pour faire de nombreuses victimes et pour infliger un traumatisme sans précédent à la nation américaine? Le scénario de la démolition contrôlée est un non-sens. 

Le cas du Pentagone

La deuxième thèse qui fut soutenue par les conspirationnistes les plus ardents concerne l’attentat du Pentagone, à Washington: aucun avion ne s’est écrasé sur le Pentagone.

Contrairement à l’attentat du World Trade Center, celui du Pentagone n’a été filmé par aucun vidéaste amateur. Il faudra attendre 2006 pour que le département d’Etat américain rende publics les enregistrements de vidéosurveillance du Pentagone (malheureusement les images sont trop floues pour convaincre les sceptiques). L’absence de vidéos a ouvert une brèche dans laquelle se sont engouffrés quelques mystificateurs pour nier purement et simplement la réalité de cet attentat. C’est ce qu’a fait le polémiste français Thierry Meyssan dans son fameux livre L’effroyable imposture (énorme best-seller sorti en 2002) puis dans un autre livre intitulé Le Pentagate, sorti l’année suivante. L’auteur affirme qu’aucun avion n’a heurté le Pentagone, et attribue les dégâts à un missile. Selon lui, aucun débris du Boeing 757 n’a été retrouvé sur le lieu du crash, et les dégâts sont trop limités pour avoir été causés par un avion de cette taille.

La thèse de Meyssan se fonde sur des photos prises après l’attentat, sur lesquelles on peut voir un trou de quelques mètres de large dans la façade du Pentagone : ce trou, d’après l’auteur, serait « trop étroit » pour être celui d’un Boeing. Le raisonnement est digne d’un enfant de 6 ans : aucun avion n’a percuté le Pentagone puisque, sur les photos, on voit bien que le trou est trop petit !

Le best-seller de Thierry Meyssan

Thierry Meyssan n’est expert ni en aéronautique, ni en architecture. Il ne s’est jamais rendu sur le lieu du crash et n’a interrogé aucun témoin oculaire. Toutes ses affirmations se fondent simplement sur l’observation de quelques clichés photographiques d’une qualité médiocre. D’ailleurs, les photos prises le jour de l’attentat permettent difficilement de mesurer toute l’étendue des dégâts, car la façade du Pentagone y est en partie occultée par une épaisse fumée.

Pour ceux qui auraient encore des doutes quant au sérieux de l’enquête menée par Thierry Meyssan, deux questions doivent être posées : premièrement, si c’est un missile qui a percuté le Pentagone, où est passé l’avion qui est censé avoir été détourné ? Et deuxièmement, où sont passés les passagers du vol 77 ? On a retrouvé plusieurs débris de l’avion (notamment le nez, un train d’atterrissage, des sièges et des morceaux de réacteur), et il existe même des clichés photographiques attestant la présence de ces débris sur le site du Pentagone. Le reste de l’avion a été détruit. Lors de chaque crash aérien, une partie de l’appareil se désintègre: il est donc normal que toutes les pièces de l’avion n’aient pas été retrouvées. Rappelons au passage que le Pentagone est un édifice blindé : pour un Boeing, heurter frontalement un mur de ce bâtiment revient à s’écraser à la verticale sur un sol dur. Quant aux passagers du vol 77, ils n’ont pas disparu dans la nature : ils ont été identifiés à partir de leur ADN retrouvé sur le lieu du crash. Par ailleurs, Thierry Meyssan n’explique pas pourquoi des lampadaires ont été sectionnés sur plusieurs dizaines de mètres devant le Pentagone : si les ailes d’un Boeing peuvent causer ce genre de dégâts, on conçoit mal comment un missile aurait pu le faire. Les lampadaires auraient-ils été sectionnés volontairement avant le crash, sans que personne ne s’en aperçoive ?

Mais la thèse de Thierry Meyssan se heurte à un obstacle majeur: celui des témoignages. Si c’est un missile qui a perforé le Pentagone, comment se fait-il que personne n’ait vu le projectile, alors que des dizaines de témoins affirment avoir vu un avion percuter le Pentagone, et que certains d’entre eux ont même reconnu le logo de la compagnie American Airlines ? S’agirait-il d’une hallucination collective ? Les témoins auraient-ils tous menti ? En définitive, il ne faut pas être ingénieur en aéronautique pour comprendre que la thèse ridicule de Thierry Meyssan sur l’attentat du Pentagone s’appuie sur des arguments dérisoires, et qu’elle est invalidée par de nombreux témoignages.

Le cas Ben Laden

Aux yeux des conspirationnistes, Ben Laden est un bouc-émissaire : il n’a pas orchestré les attentats, mais a servi de prétexte pour justifier l’intervention américaine en Afghanistan.

Que n’a-t-on pas entendu sur Oussama Ben Laden ? Ce personnage dont on ne sait finalement pas grand-chose a fait l’objet des rumeurs les plus folles. D’après les auteurs du film Loose Change, Oussama Ben Laden n’aurait jamais revendiqué les attentats du 11 septembre: la mauvaise qualité de la vidéo dans laquelle on voit Ben Laden se réjouir des attentats serait la preuve qu’il s’agit d’un document truqué. La fameuse vidéo serait donc un faux, monté de toutes pièces par les Etats-Unis, dans lequel Ben Laden serait en réalité un acteur dont le visage est à peine discernable. Mais étant donné que Ben Laden a souvent fait appel à des doublures, l’argument n’est pas recevable.

Une autre rumeur a circulé à propos d’Oussama Ben Laden : selon Thierry Meyssan, Ben Laden serait en fait une marionnette des services secrets américains. Toutes les vidéos de Ben Laden auraient donc été réalisées par la CIA. Cette théorie se fonde sur le fait que Ben Laden a coopéré avec la CIA lors de la guerre d’Afghanistan, au début des années 1980, après l’invasion du pays par l’URSS. Certains esprits éclairés semblent donc ignorer que la guerre froide est finie depuis la chute du Mur de Berlin, et pensent que Ben Laden est resté l’allié indéfectible de la CIA jusqu’aux attentats de 2001. L’exécution de Ben Laden serait en fait une mise en scène visant à éliminer un allié devenu trop gênant. Pire: pour certains, Ben Laden ne serait pas mort, et jouirait d’une retraite paisible dans un lieu inconnu, à l’ombre des cocotiers. Mais si Ben Laden est resté l’allié de la CIA, pourquoi les véritables chefs d’Al-Qaïda n’ont-ils jamais dénoncé une telle imposture ? Le célèbre réseau terroriste serait-il, lui aussi, l’allié de la CIA ? Les attentats de Madrid et de Londres, les attentats irakiens, les attentats revendiqués par AQMI (Al-Qaïda au Maghreb Islamique) auraient-ils tous été perpétrés avec la complicité des services secrets américains ? Si l’on poussait la logique du complot jusqu’au bout, il faudrait imputer aux Etats-Unis la quasi-totalité des attentats terroristes survenus dans le monde au cours des douze dernières années.

La « contre-enquête » : une imposture

Les théories complotistes ne sont pas fondées sur une « contre-enquête » méticuleuse, mais sur des rumeurs et des fantasmes, sur des soupçons et des hypothèses invérifiables. Pour étayer leurs thèses, les conspirationnistes font croire qu’ils ont des « preuves » : en réalité, si l’on examine avec un peu d’attention la rhétorique des conspirationnistes, on comprend qu’ils n’ont aucune preuve à proposer. Si l’on reprend l’ensemble des arguments conspirationnistes, on constate que cinq procédés reviennent de façon récurrente.

Premier procédé : la négation des preuves et des témoignages. De façon totalement arbitraire, les documents et les témoignages confirmant la « version officielle » sont ignorés ou rejetés comme faux. Ainsi, la vidéo dans laquelle Ben Laden revendique les attentats est considérée comme truquée. De même, les 150 témoins qui affirment avoir vu un avion s’écraser sur le Pentagone sont ignorés, ou considérés comme des menteurs.

Deuxième procédé : la manipulation par l’image. Toutes les photos ou les vidéos susceptibles de faire naître un doute chez le spectateur sont brandies comme les preuves d’un complot intérieur. De simples photos de presse, sur lesquelles on entrevoit une partie des dégâts du Pentagone, ont été utilisées pour « prouver » qu’aucun avion ne s’était écrasé à Washington. De même, les vidéos sur lesquelles on aperçoit de petites explosions à différents étages des Tours Jumelles ont été utilisées pour « prouver » que des explosifs étaient responsables de l’effondrement des deux édifices. Les images montrant les tours en train de s’effondrer verticalement sont présentées comme une preuve irréfutable qu’il s’agit d’une démolition contrôlée. En réalité, toutes ces images ne constituent pas des preuves, mais elles permettent de manipuler le public et de lui donner l’impression que le complot est flagrant.

Troisième procédé : l’utilisation de témoignages douteux. Les conspirationnistes prennent pour argent comptant tous les témoignages accréditant la thèse du complot. Ainsi, un témoignage douteux évoquant une mystérieuse opération de maintenance dans l’une des Twin Towers est pris au sérieux, bien que ce témoignage isolé ne soit corroboré par aucun autre salarié du World Trade Center. Les conspirationnistes inventent aussi leurs propres témoins : ainsi, Thierry Meyssan évoque des témoins anonymes, invisibles et muets, dont on ne sait absolument rien.

Quatrième procédé : la surinterprétation. Toutes les zones d’ombre, incohérences ou contradictions dans le « discours officiel » sont systématiquement interprétées comme les indices d’un complot intérieur. Le film Loose Change cite par exemple certaines déclarations contradictoires de plusieurs membres de l’administration Bush, des silences inexpliqués sur certains points de l’enquête, des documents et des pièces à conviction qui auraient disparu de façon douteuse. Les auteurs du film en déduisent que l’Etat américain a cherché à dissimuler la vérité et à éliminer toute preuve de son implication dans les attentats. Par ailleurs, des éléments qui pourraient être de simples coïncidences sont toujours considérés comme suspects : ainsi, les mouvements spéculatifs observés à Wall Street avant le 11 septembre sont censés prouver qu’une partie du monde de la finance avait été averti des attentats.

Cinquième procédé : l’occultation des explications les plus simples. La stratégie des conspirationnistes consiste en effet à ignorer les explications scientifiques les plus simples pour ne retenir que les hypothèses compatibles avec la théorie du complot. L’effondrement des Twin Towers en fournit un bon exemple : seule l’hypothèse de la démolition planifiée a été retenue. Toutes les autres hypothèses permettant d’expliquer scientifiquement l’effondrement des tours sont ignorées ou considérées comme irréalistes. Les conspirationnistes essaient aussi de disqualifier les experts du NIST qui ont invalidé la thèse de la démolition contrôlée: de façon totalement gratuite, ces experts sont traités de faussaires, et leur impartialité est systématiquement mise en doute.

En résumé, les conspirationnistes n’ont mené aucune enquête et n’ont apporté aucune preuve : ils ont simplement manipulé les sources, les images et les témoignages. Ils ont systématiquement écarté les explications les plus simples pour ne retenir que la thèse du complot. Ils ont éliminé de leur démonstration tout ce qui infirmait l’idée d’un complot intérieur. Ils ont axé leurs recherches sur quelques points de détail, quelques éléments troublants à partir desquels ils ont reconstitué leur propre version des faits. Les mêmes procédés malhonnêtes ont été employés par les négationnistes qui, en manipulant les sources et les chiffres, ont prétendu démontrer que le génocide des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale était une mystification.

Le mémorial de « Ground Zero »

L’absurdité des théories « complotistes »

A force de pérorer sur l’effondrement des Twin Towers ou sur les trous dans les murs du Pentagone, on finit par négliger l’essentiel. C’est un peu le principe de « l’arbre qui cache la forêt » : en attirant l’attention du public sur des détails techniques et sur des témoignages isolés, les conspirationnistes ont réussi à nous faire oublier que toutes leurs théories étaient grotesques.

Laissons de côté les rumeurs et les fantasmes, et prenons le problème avec un minimum de bon sens. Si les attentats du 11 septembre avaient effectivement été préparés par le gouvernement ou les services secrets américains, ils auraient dû être planifiés longtemps à l’avance. Et pour qu’un tel complot puisse réussir, il aurait fallu mettre dans la confidence un nombre si important de personnes dans l’administration, l’armée, l’aviation civile, les médias, qu’il semble totalement insensé qu’aucune fuite ne se soit produite, dans une démocratie où, jadis, la presse a renversé un président à cause d’une affaire d’espionnage au Watergate. En outre, le fait que les attentats du 11 septembre aient « profité » aux Etats-Unis ne prouve aucunement qu’il s’agisse d’un complot américain. Il est indéniable que l’administration Bush a tiré parti des attentats. Mais l’instrumentalisation politique du 11 septembre par les Etats-Unis ne rend pas ce pays responsable des attentats. 

Rappelons enfin que les thèses conspirationnistes sont restées ultra-minoritaires : elles sont l’œuvre de groupuscules marginaux, d’internautes illuminés, et de quelques écrivains opportunistes en mal de publicité. Thierry Meyssan, grand apôtre du conspirationnisme, a parfaitement compris tous les profits qu’il pouvait tirer de ces théories fumeuses : il a fait un véritable coup médiatique, ses livres sur le 11 septembre ont été des best-sellers, et ses travaux ont rencontré un grand succès en Iran, dans le monde arabe et en Amérique latine, dans des pays où tout ce qui peut nuire aux Etats-Unis est accueilli comme une bénédiction. Mais dans les pays occidentaux, l’écrasante majorité des intellectuels, des journalistes, des géopoliticiens et des scientifiques qui ont travaillé sur le 11 septembre n’ont jamais accordé de crédit aux thèses conspirationnistes, y compris parmi les intellectuels « anti-Bush ». Le plus connu d’entre eux est sans doute Noam Chomsky: adversaire de Bush et des néoconservateurs, homme de gauche et antimilitariste, grand défenseur de la liberté d’expression, Chomsky a critiqué les théories conspirationnistes qui ont vu le jour au lendemain du 11 septembre.

Le philosophe N. Chomsky

Les origines du mythe conspirationniste et les raisons de son étonnant succès

Il reste à résoudre un dernier problème : comment ces théories conspirationnistes ont-elles pu voir le jour, et pourquoi trouvent-elles encore des adeptes plus de dix ans après les attentats ?

Les théories du complot sont vieilles comme le monde. Et pour cause : les rumeurs de complot sont très faciles à fabriquer. Il suffit de croire aux complots pour commencer à en voir partout. Face à des faits qui nous dépassent, à des événements incroyables, traumatisants ou très chargés émotionnellement, nous avons tendance à réinterpréter la réalité, à « combler les vides » et à composer notre propre récit fantasmé, à partir des bribes d’informations que nous détenons ou que nous croyons détenir. Dans ce genre de circonstances, nous sommes beaucoup plus perméables aux rumeurs et aux discours d’inquiétude : un simple soupçon, une simple coïncidence peuvent nourrir une véritable paranoïa collective et faire jaillir toutes sortes de théories conspirationnistes.

Les attentats du 11 septembre ont une signification terrifiante pour les nations occidentales, car ils ont révélé l’extraordinaire force de frappe du terrorisme islamique. Il fallait faire un gros effort pour admettre l’impensable : une organisation terroriste avait réussi l’exploit de détourner plusieurs avions de ligne et de toucher deux centres névralgiques de la puissance américaine : le World Trade Center et le Pentagone. Mais une partie de l’opinion publique, qui avait des doutes sur la possibilité d’un tel scénario, s’est finalement laissé séduire par des scénarios alternatifs encore plus ahurissants que ne l’était la « version officielle ». D’ailleurs, le contexte était favorable aux rumeurs de complot : le manque d’informations, les zones d’ombre dans les rapports des enquêteurs, les contradictions dans les déclarations officielles, ont largement alimenté les fantasmes et ont ouvert un boulevard à tous les opportunistes et à tous les illuminés.

Mais les raisons qui expliquent le succès des théories conspirationnistes ne sont pas seulement d’ordre psychologique : elles sont aussi politiques et idéologiques. Qu’ils soient américains ou non, les théoriciens du complot ont clairement cherché à attaquer l’Etat américain, qu’ils se représentent comme une sorte de monstre impérialiste et militariste. Les Etats-Unis déchaînent depuis longtemps des passions haineuses dans le monde arabe, en Amérique latine et en Europe. Même au sein de la société américaine, la politique impérialiste menée par les Etats-Unis pendant et après la guerre froide  a suscité des contestations très vives. Il n’est pas surprenant que certains individus aient soupçonné la CIA ou le « lobby militaro-industriel » d’avoir cyniquement orchestré les attentats du 11 septembre, dans le but de justifier une intervention militaire contre des Etats du Moyen-Orient et de faire main basse sur leurs réserves pétrolières. Pour un américanophobe de base, la « thèse » des attentats islamistes est dérangeante car elle implique la vulnérabilité de l’hyperpuissance américaine. En revanche, la thèse du complot intérieur consolide la vision manichéenne d’un monde dans lequel les Etats-Unis sont toujours les agresseurs, et leurs ennemis, des victimes.

Les rumeurs accusant de complot les Etats-Unis d’Amérique ont existé bien avant le 11 septembre. En 1963, l’assassinat du président Kennedy a suscité beaucoup de rumeurs (complot de la CIA, complot des républicains conservateurs, etc.). Après les premiers pas de l’homme sur la Lune en 1969, des rumeurs ont circulé aux Etats-Unis à propos d’un prétendu « complot de la Nasa » : Neil Armstrong n’aurait jamais posé le pied sur la Lune, et le film de la mission Apollo 11 serait une vidéo truquée, enregistrée en studio, dans le but de prouver la supériorité technologique des Etats-Unis sur l’URSS. Dans les années 1990, des rumeurs abominables ont accusé le gouvernement américain d’avoir « créé le virus du sida » pour assurer de nouveaux débouchés aux firmes pharmaceutiques américaines, mais aussi pour décimer la communauté homosexuelle et réduire la population africaine !

Certains théoriciens du complot sont aussi mus par des arrière-pensées antisémites à peine dissimulées : selon eux, les attentats du 11 septembre auraient été organisés sous la pression des « lobbys juifs », avec la complicité des services secrets israéliens, pour justifier l’impérialisme américano-sioniste au Moyen-Orient ; on a même prétendu que 4.000 employés juifs du World Trade Center étaient restés chez eux le 11 septembre parce qu’ils avaient été avertis à l’avance des attentats par le Mossad (bien que des centaines de juifs aient trouvé la mort dans les attentats du World Trade Center…). Evidemment, il n’existe aucune preuve de ce prétendu complot juif, et le chiffre de 4.000 juifs est totalement imaginaire. A l’origine, le mythe des 4.000 juifs est une simple rumeur lancée par différents médias du Proche-Orient, notamment par Al-Manar TV, la chaîne libanaise du Hezbollah (mouvement islamiste et antisioniste).

Les historiens et les anthropologues savent que, dans le passé, les grands bouleversements et les grandes catastrophes ont souvent donné naissance à toutes sortes de fantasmes et de rumeurs mettant en cause les juifs. Au Moyen-âge, lors des grandes épidémies, on accusait les juifs d’avoir empoisonné les puits. Dans les années 1790, des hommes d’Eglise et des intellectuels réactionnaires ont assimilé la Révolution française à un « complot judéo-maçonnique » destiné à détruire l’Eglise catholique. L’Affaire Dreyfus a alimenté, dans les milieux réactionnaires français, le fantasme du juif inassimilable et apatride naturellement enclin à trahir son pays. Beaucoup d’Européens antisémites ont longtemps été persuadés que la Seconde Guerre mondiale avait été provoquée par les juifs, et que les « organisations juives » avaient poussé les démocraties à déclarer la guerre à Hitler ! Après la Seconde Guerre mondiale et la découverte des camps d’extermination nazis, on a vu émerger tout un courant négationniste niant l’existence des chambres à gaz, et présentant le génocide juif comme une « invention » de la propagande sioniste visant à obtenir la création d’un Etat juif : au mépris de toute rigueur scientifique, les négationnistes ont manipulé les sources et rejeté comme des « faux » la masse des preuves et des témoignages qui attestaient la réalité de l’holocauste. De nos jours, au Moyen-Orient, on continue encore de publier et de lire les Protocoles des Sages de Sion, ce faux grossier fabriqué au début du XXème siècle par la police secrète du Tsar Nicolas II pour faire croire à l’existence d’un « complot juif mondial ». Le 11 septembre aura fourni aux antisémites et aux antisionistes les plus acharnés une occasion inespérée de dénoncer un nouveau « complot juif ». Malheureusement, les théories complotistes font toujours preuve d’une étonnante résistance, en particulier quand elles sont nourries par la haine et la paranoïa : la révélation de l’innocence de Dreyfus n’a pas mis fin à l’antidreyfusisme, et on continue de prendre au sérieux les Protocoles des Sages de Sion malgré la démonstration de leur inauthenticité.

Traduction française des Protocoles des Sages de Sion

En guise de conclusion

Le « dossier du 11 septembre » est certainement trop lourd, trop complexe, et les zones d’ombre trop nombreuses, pour espérer qu’un jour toute la vérité soit faite : nous n’aurons jamais toutes les informations qui nous manquent. Espérons simplement que les mythes, les rumeurs obscènes et les fantasmes délirants finiront par s’évanouir d’eux-mêmes.

Pour ceux qui veulent en savoir plus sur les théories du complot, voici un lien vers le remarquable site Conspiracy Watch(Observatoire des théories du complot). Bonne lecture, et surtout, gardez le cerveau en éveil, en toutes circonstances.

http://www.conspiracywatch.info/

Source: https://centriloque.wordpress.com/2013/09/11/11-septembre...

19:18 Écrit par Dominique Jordan dans Médias, Philosophie, Politique, Résistance | Lien permanent | Commentaires (106) | | | | | |  Facebook

24/01/2015

Libération d'Auschwitz: on se demande bien ce que les soviétiques ont libéré?

" On parle de libération, mais cela n'a pas de sens parce qu'ils n'y avaient plus rien à libérer. C'était plutôt une liquidation d'Auschwitz, car les allemands voulaient éliminer toutes traces du camps "

Ces paroles qui veulent bien dire que les soviétiques n'ont rien libéré à Auschwitz ne sont pas de moi ,mais du témoignage d'un survivant de ce camp d'extermination et dont il l'a quitté  quelques jours avant la " libération " des troupes russes. Marcel Truman c'est son nom a été par la suite transféré dans le camp de Buchenwald puis ensuite dans le camps de Sachsenhausen. Marcel Truman fut libéré le 2 mai 1945 par les troupes américaines.

http://www.24heures.ch/monde/j-survecu-quatre-camps-conce...

J'écrit cela et ce billet car ça commence sérieusement à me gaver d'entendre de plus en plus que ce sont les soviétiques qui ont à eux seuls vaincus l'Allemagne nazie en faisant passer les alliés anglo-américains pour des charlots qui n'auraient combattu que des miettes. Et que l'on nous dépeint les soviétiques comme les grands libérateurs alors qu'ils n'ont fait que remplacer une dictature par une autre. Et voilà qu'ils récidivent avec Auschwitz.

Si il est vrai que l'URSS a fortement contribué à la défaite nazi c'est aussi parce que les anglo-américains étaient là pour fournir massivement en matériel de guerre une armée russe très mal équipée et qui fut laminée par l'armée allemande lors de l'offensive Barbarossa.

http://leblogdjetliberte.blog.tdg.ch/archive/2012/03/01/g...

Offensive allemande non pas stoppée au portes de Moscou par l'armée russe, mais par l'hiver car les allemands n'étaient pas du tout équipé pour affronter la neige et des températures de moins 20 degrés. Les alliés anglo-américains ont beaucoup contribué à la défaite nazie contrairement à ce que les antiaméricains veulent maintenant nous faire croire que pour les alliés ce fut de loin une promenade de santé comme lors du débarquement en Normandie, dans les Ardennes et en Afriques du nord. Ce sont les alliés qui ont essentiellement détruit le tissu industriel de guerre nazi par les bombardements sur l'Allemagne et sur les raffineries pétrolières coupant l'approvisionnement d'essence sur le front est. Et on oublie un peu trop la guerre du Pacifique contre les Japonais alliés des nazis que seul les américains ont combattu et vaincu.

D.J

19:57 Écrit par Dominique Jordan dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (34) | | | | | |  Facebook

21/01/2015

Grande nouvelle: la Russie n'a jamais été l'ennemie de l'Europe

C'est en tout cas ce qu'essaient de nous faire croire sur un des blogs de cette plate-forme  des personnes qui louent la Russie qu'elle soit Tsariste, Communiste ou poutiniste et qui probablement la détesteront le jour où elle devient libérale avec à sa tête un Reagan ou une Tchatcher. Et c'est pourtant ce que l'on doit souhaiter pour la Russie.

La Russie n'a jamais été une ennemie de l'Europe? Il y a de quoi rire. Enfin si on peut vraiment rigoler avec ce qui va suivre. On rappellera que la Russie soviétique en chassant les allemands des pays de l'est ( la moitié de l'Europe ) aura remplacé une dictature totalitaire par une autre. Une belle forme d'amitié de la part des russes envers ces européens comme par la suite lors des printemps de Prague et de Hongrie. Et ça s'étonne aujourd'hui que presque tout les ex pays communistes européens ont choisi de rallier l'OTAN. Et là je parle que de l'après guerre et pas avant avec la grande terreur rouge sous Staline. Des pays d'Europe tombèrent sous les quotas d'extermination. Ukrainiens, Baltes ou encore les polonais vivant en URSS. A tel point que les pays baltes reçurent en libérateurs les allemands lors de l'opération Barbarossa. Bien même si après ils se sont aperçu qu'ils n'avaient rien gagner au change.

C'est aussi surement par amitié envers l'Europe  occidentale cette fois-ci que la Russie soviétique soutenait les groupes terroristes d'extrême gauche comme la Fraction armée rouge ou les Brigades rouges et cela dans l'espoir d'y voir renverser les gouvernements démocratiques pour les remplacer par des dictatures communistes. Et cela  avec l'aide du PCF ( parti financé par Moscou ) et tout les mouvements d'obéissances communistes comme les marxiste-léninistes, les trotskystes et les maoïstes. Dont beaucoup auraient quand même terminé dans des goulags ou exécuté.   

Cette année on commémore la libération du camps d'extermination de Auschwitz. Les pro-Russes jubilent car c'est l'armée soviétique et non les boy's qui en est le libérateur. Bien que je comprend totalement que les prisonniers de ce camps de la mort aient reçu les soldats soviétiques en libérateur; je comprend beaucoup moins cette enthousiasme de nos pro-russes actuelles. Auschwitz fut construit en territoire polonais suite à l'invasion allemande et quelques jours après par les soviétiques sur sa partie orientale. Invasion allemande et soviétique qui furent un des projets entre l'Allemagne et l'URSS lors du pacte germano-soviétique. La construction d'Auschwitz n'a pas trop posé de problème de conscience aux soviétiques. Mais comment pourraient ils en avoir bonne conscience quand on sait que les polonais pour la Russie soviétique étaient ce qu'était les juifs pour les nazis.  Une nationalité à éradiquer par des quotas d'extermination. Entre un et deux millions de polonais ont été persécutés par les soviétiques et déportés en URSS dans des goulags. Au minimum 10% de la population totale des polonais vivant soit en Pologne ou ailleurs dans l'empire soviétique furent d'une manière ou d'une autre victime de la répression soviétique qui a débuté sous Lénine pour se terminer dans les grandes lignes mais pas totalement sous Staline. On compte plusieurs centaines de milliers de morts soit exécutés, soit morts de faim, soit morts de fatigue ou de maladies dans les goulags. Et le massacre de Katyn. Un massacre de 25'000 officiers polonais ou de l'élite polonaise que l'on avait attribué aux nazis et qui finalement l'ont été par les soviétiques.

Si les soviétiques ont bien libéré plusieurs camps de concentration nazis; les prisonniers qui étaient en ce même moment en train de crever dans les goulags soviétiques pouvaient se la mettre bien profond pour espérer être libéré. On rappellera que dans ces camps nazis libérés par les soviétiques, il y avait aussi des juifs communistes membre du PCF qui ont été arrêtés par leurs camarades de parti sur ordre de Moscou et remis à la Gestapo. On oublie un peu trop souvent que les communistes français étaient des collabos avec l'occupant nazi et cela jusqu'à la rupture du pacte germano-soviétique. 

La Pologne est bien un pays d'Europe et il fut aussi le pire ennemi de la Russie soviétique. Des polonais massacrés rien que pour leur statut de nationalité. Staline a été jusqu'à arrêter et exécuter ses propres membres du pouvoir  portant un nom à consonance polonaise. 

Ce qui est arrivé en Europe de l'est l'aurait été aussi en Europe de l'ouest sans la présence de l'oncle Sam. Mais la Russie surtout soviétique fut bien un ennemi de l'Europe. Mais les dirigeants russes avaient un ennemi encore bien plus proche. Son peuple. Les dirigeants soviétiques n'avaient aucune confiance envers son peuple. Des millions de russes furent  persécutés par le pouvoir pour leur origine sociale, ethnique ou national. Par exemple sous Staline des dizaines de milliers de russes choisis au hasard par le NKVD furent arrêté et dont les familles n'ont jamais revu. Ils furent souvent arrêté par dénonciations de voisins. Des voisins qui  devaient obligatoirement dénoncer au hasard des personnes sous peine d'être eux aussi suspecté d'être un ennemi du régime et d'être arrêter et de jamais revoir sa famille.

 Aujourd'hui la Russie n'est plus dirigée par un Staline ou un Lénine. Mais Poutine lui aussi se fout bien de son peuple. Il ne défends que les intérêts de sa caste oligarchique. Son économie coule parce qu'elle n'est pas libérale et pas basée sur l'esprit d'entreprise mais sur la rente des hydrocarbures qui aujourd'hui ne vaut plus un kopeck. Sa cote de popularité exceptionnelle? Foutaise. Propagande bien huilée du pouvoir qui finance les principaux médias russes. Les russes se font embobiner en croyant être victime des méchants américains et occidentaux. Mais la mayonnaise ne va pas durer éternellement. Et ce sera tant mieux tellement que les russes furent pendant des décennies pris pour des cons par leurs dirigeants. 

D.J

 

19:48 Écrit par Dominique Jordan dans Histoire, Monde | Lien permanent | Commentaires (42) | | | | | |  Facebook

20/01/2015

Photo de la NASA la plus grande et la plus précise jamais prise par l'homme

 

 

 

Une résolution de 1,5 milliard de pixels qu'il a fallut à la NASA pour photographier avec une précision jamais égalée telle la Galaxie d'Andromède notre plus proche voisine située à plus de 2 millions d'années lumière de la Terre. Photos prise par le télescope Hubble.

D.J

 

 

 

 

 

15:13 Écrit par Dominique Jordan dans Science, Technologie | Lien permanent | Commentaires (15) | | | | | |  Facebook

16/01/2015

Fin du taux plancher = fin du monde

Le franc suisse vient de prendre un coup de cherté face à l'Euro + 15% dés que la banque national a cessé de maintenir artificiellement le taux plancher de 1 euro pour 1,20 frs. Les réactions des milieux économiques patronaux, syndicaux ( enfin ceux que les médias ont choisi ) ne se sont pas fait attendre pour crier à la catastrophe économique surtout concernant le secteur de l'exportation. A croire que dés lundi 7h 30 toutes les exportations seront directement affectés par cette hausse du franc en rapport à avec l'Euro et que toute marchandises  suisses exportés dans l'UE seront refusées par les clients qui auront trouvé moins cher ailleurs.

Il est bien claire que la cherté de franc peut pénaliser l'industrie d'exportation. Il ne faudrait pas que le franc se renchérisse continuellement face à l'Euro. Mais dans l'immédiat il n'y a pas lieu non plus de faire du catastrophisme. Il ne faut pas oublier que les entreprises qui exportent sont  sous contrat avec le client. Des contrats qui peuvent être étalées sur plusieurs années. Il ne faut pas non plus oublier ( ceci à l'air d'avoir été oubliés par nos médias ) que le prix des importations en Euro seront aussi à la baisse. Cela peut aussi amortir les entreprises exportatrices ( et les autres ) qui se fournissent dans l'UE. Ces baisses de prix à l'importation en va de même pour les secteur du commerce de détail pénalisé par le tourisme d'achat. Faudra pas trop espérer et ne pas parler d'arnaque si les prix des produits de vente des commerces ne suivent pas à la baisse puisqu'il serviront surtout à limiter les éventuelles pertes due à ce franc fort qui favorise le tourisme d'achat. Le renforcement du franc l'est aussi face au dollar ce qui va également faire baisser encore un peu plus le prix des matières premières comme le pétrole.

Comme je l'ai dit plus haut le renforcement du franc face à l'Euro peut affecter le secteur de l'exportation surtout en cas de hausse continuelle. Mais cette cherté du franc n'est pas non plus une fin en soit. Il vaut mieux une monnaie un peu forte qu'une monnaie instable qui ne ferait que de fluctuer à la hausse comme à la baisse. La stabilité d'une monnaie même un peu forte permet au moins aux investisseurs tourné vers l'étranger de ne pas nager dans l'incertitude en les rendant hésitants.

On peut dé lors maintenant se poser la question de savoir si il fallait vraiment que la BNS fixe un taux plancher et qu'il n'aurais pas mieux valut laisser faire le marché? On oublie un peu trop que le marché des devises fonctionne la même chose que l'économie dite réelle qui se fait par l'offre et la demande. La BNS à mis fin à ce taux planché parce que cela devenait intenable de le maintenir avec les derniers soubresauts lié à la chute du pétrole et l'incertitude des marchés avec la crise russe et le risque de récession dans la zone euro. Le taux plancher a semble-t-il joué en une sorte de cocotte minute mise sous pression auquel on aurait enlevé d'un coup le couvercle. Ce qui explique ce mini séisme dont tout le monde s'affole.

Et on ne aura pas non plus si ce taux plancher a eu un effet bénéfique pour l'industrie de l'exportation puisque que l'on ne pouvait pas faire en sorte de comparer notre économie avec un taux plancher et un taux libre.

N'oublions pas non plus que la force de l'économie suisse ne dépend pas que de sa monnaie mais dépend surtout de sa stabilité politique, de son savoir faire,  de sa main d'œuvre qualifiée et de sa fiscalité qui reste encore très compétitive.  

D.J

14:39 Écrit par Dominique Jordan dans Economie | Lien permanent | Commentaires (24) | | | | | |  Facebook