25/01/2015

Pour en finir avec les thèories du complot

Attentat du World Trade Center.

Par Centriloque,

Après la tragédie du 11 septembre 2001, toutes sortes de rumeurs et de théories « conspirationnistes » ont vu le jour à travers le monde : niant l’origine terroriste des attentats, les partisans de ces théories fumeuses affirment, par exemple, que les attaques du 11 septembre ont été orchestrées de l’intérieur par l’Etat américain, pour justifier une intervention militaire en Afghanistan et en Irak, et ainsi garantir l’accès des Etats-Unis aux réserves d’hydrocarbures de ces deux pays. Certains affirment que les attentats sont l’oeuvre des services secrets israéliens, et qu’ils avaient pour but de renforcer l’impérialisme américano-sioniste au Moyen-Orient. Al-Qaïda n’aurait donc aucune responsabilité dans les événements du 11 septembre, et la « thèse » des attentats islamistes serait un « mensonge d’Etat » destiné à couvrir un gigantesque complot intérieur.

Les théories conspirationnistes, colportées par des sites Internet comme « 9/11–Hardfacts.com », des films comme Loose Change et des livres comme L’effroyable imposture de Thierry Meyssan, ont séduit un large public et ont même reçu le soutien du président iranien Mahmoud Ahmadinejad. Internet a amplement favorisé la diffusion planétaire de ce fatras de foutaises: en effet, dans ce grand bazar virtuel qu’est devenu le web, les médias officiels et les publications scientifiques sont en concurrence avec de simples rumeurs. Les théories les plus grotesques bénéficient d’une visibilité exceptionnelle, même lorsqu’elles sont relayées par des mystificateurs et des illuminés. Pire: les médias et les experts officiels sont présentés comme suspects, corrompus, inféodés au pouvoir. Douze ans après les attentats, les théories du complot n’ont malheureusement pas disparu, comme en témoignent les nombreux sites conspirationnistes qui continuent à polluer le web. Il existe même des associations qui n’hésitent pas à brandir l’étendard de la libre-pensée pour défendre des théories délirantes sur le 11 septembre, à l’instar du Réseau Voltaire de Thierry Meyssan.

Dès l’origine, les conspirationnistes ont essayé de faire croire au public que leurs théories s’appuyaient sur une contre-enquête minutieuse qui faisait voler en éclats la « thèse officielle ». Certes, sur des événements d’une telle gravité, toute version officielle soulève des doutes légitimes : il est normal que les contre-pouvoirs remplissent leur rôle, que la presse, les intellectuels et les citoyens cherchent à se protéger contre toute manipulation. Mais il ne faut pas s’autoriser à dire n’importe quoi sous prétexte que l’on a des doutes. Il n’est peut-être pas inutile, ici, de rappeler que l’attaque terroriste du 11 septembre 2001 contre les Etats-Unis d’Amérique n’est pas une « thèse », mais un fait établi, n’en déplaise à tous les paranoïaques et à tous les obsédés du complot. Les partisans des théories conspirationnistes n’ont jamais cherché à « rétablir la vérité » : au contraire, ils ont voulu réécrire l’histoire à leur gré, en se fondant sur de simples suspicions, et sans jamais apporter de preuve.

Pourtant, de nombreux scientifiques et intellectuels se sont efforcés de réfuter les théories conspirationnistes autour du 11 septembre. Aux Etats-Unis comme en Europe, les sites Internet et les publications « anti-conspirationnistes » se sont multipliés, à l’image du remarquable site « Conspiracy Watch » (Observatoire des théories du complot). En France, le sociologue et politologue Pierre-André Taguieff a analysé les mécanismes de formation et de diffusion des théories du complot. L’historien Pierre Rigoulot et les journalistes Guillaume Dasquié et Jean Guisnel ont réfuté les arguments de Thierry Meyssan. En septembre 2011, à l’occasion du 10ème anniversaire des attentats, la revue Science & Vie a publié un dossier de 23 pages intitulé « La théorie du complot à l’épreuve de la science » pour montrer que les principaux arguments conspirationnistes pouvaient être réfutés de façon scientifique.

Il serait fastidieux de reprendre ici, dans le détail, tous les arguments des uns et des autres. On se contentera donc simplement de revenir sur les trois principales thèses conspirationnistes, qui concernent respectivement l’attentat du World Trade Center, celui du Pentagone, et l’identité d’Oussama Ben Laden.

Le cas du World Trade Center

Première thèse défendue par les conspirationnistes : la destruction des tours du World Trade Center a été provoquée artificiellement, par des explosifs. Plusieurs arguments ont été utilisés pour corroborer cette théorie.

1° Les Twin Towers se sont effondrées sur leur base, verticalement, comme s’il s’agissait d’une démolition planifiée. Rappelons que l’effondrement des tours a fait l’objet de plusieurs enquêtes: les rapports d’expertise, rédigés par des scientifiques indépendants et reconnus (architectes, experts en démolition d’immeubles, ingénieurs de l’aéronautique, etc.), ont montré que les tours n’avaient pas eu besoin d’explosifs pour s’écrouler. A titre d’exemple, on citera le Rapport d’enquête du NIST (National Institute of Standards and Technology), fruit de trois années d’enquête impliquant plus de 200 experts issus du NIST, du monde universitaire et du secteur privé. Le fait que les Twin Towers se soient effondrées à la verticale ne prouve absolument pas que leur destruction ait été planifiée. Chaque avion est venu s’encastrer entièrement dans la structure des tours, et a déversé à l’intérieur des bâtiments de grandes quantités de kérosène enflammé. L’effondrement intégral des tours s’explique par l’effet combiné de deux facteurs: l’affaiblissement des étages situés sous la zone d’impact, et l’énergie cinétique accumulée par les étages supérieurs pendant leur chute. En d’autres termes, les étages supérieurs ont littéralement écrasé les étages inférieurs. Cependant, les experts sont en désaccord sur la nature du phénomène qui a fragilisé les étages situés en-dessous de l’impact. Deux hypothèses ont été avancées. Selon la première hypothèse (défendue par le NIST), ce sont les incendies propagés par le kérosène qui auraient fragilisé la structure métallique des tours. Mais une autre hypothèse a vu le jour en 2011: selon un expert norvégien nommé Christian Simensen, c’est une réaction chimique qui serait à l’origine de l’effondrement des tours. L’aluminium composant la carlingue des avions serait entré en fusion sous l’effet de l’incendie, et aurait coulé vers les étages inférieurs où il aurait rencontré l’eau du système anti-incendie: la rencontre de l’eau et de l’aluminium en fusion aurait alors provoqué des explosions spectaculaires au cœur des deux tours. La structure métallique des tours se serait donc affaissée en son centre, et les tours se seraient effondrées sur elles-mêmes, à la verticale. Malheureusement, les rapports d’enquête sont des textes très longs, extrêmement complexes et fastidieux, qui ne sont pas destinés au grand public et qui sont illisibles pour de simples profanes. La plupart des conspirationnistes n’ont pas lu ces rapports d’expertise et n’ont d’ailleurs pas cherché à les consulter car, à leurs yeux, de simples affirmations péremptoires suffisent à balayer les conclusions établies par des experts chevronnés après des années d’enquête. Ainsi, les conspirationnistes n’hésitent pas à remettre en cause les compétences et la bonne foi des scientifiques du NIST. Ils considèrent d’emblée que les conclusions du NIST sont erronées, sous prétexte qu’il s’agit d’une enquête commandée par le gouvernement.

2° Certains survivants affirment avoir entendu des bruits d’explosion à l’intérieur des tours; de plus, sur les vidéos, on peut observer de petites projections de matière sur les façades des tours, juste avant leur effondrement : ces petites explosions, appelées « squibs » (pétards), prouveraient que des explosifs ont bien été utilisés pour démolir les Twin Towers. Les bruits d’explosion entendus par certaines personnes et les « squibs » ne sont pas liés à l’utilisation d’explosifs. Sous l’effet de la chaleur, la dilatation des gaz contenus dans les tours a probablement fait exploser des vitres et des cloisons, donnant ainsi aux témoins l’illusion que des explosifs avaient été utilisés à différents étages des Twin Towers. Par ailleurs, si l’on suit l’hypothèse de Christian Simensen, les explosions provoquées par la rencontre de l’eau et de l’aluminium en fusion suffisent à expliquer les détonations et les « squibs ». Comme le souligne le rapport du NIST, les« squibs » ont seulement été observés au niveau de quelques étages. Or, si la démolition des tours avait été provoquée par des explosifs, on aurait logiquement dû observer des explosions simultanées sur toute la hauteur des immeubles et sur toutes les façades, et non de petites explosions disparates.

Les « squibs ».

3° La tour 7 s’est effondrée toute seule, verticalement, sans avoir été percutée : la démolition de cette tour aurait donc été provoquée au moyen d’explosifs, dans le but de détruire les documents compromettants de la CIA qui étaient archivés à l’intérieur. Commençons par cette histoire de « documents compromettants »: il s’agit d’un pur fantasme complotiste. Si la CIA avait des documents compromettants à détruire, elle était parfaitement capable de les faire disparaître sans faire sauter l’immeuble tout entier… La tour 7 est la seule à s’être effondrée sans avoir été percutée par l’un des avions détournés. Sa chute est donc une véritable aubaine pour les conspirationnistes. Le film Loose Change est catégorique: la tour 7 n’a pas pu s’effondrer sans explosifs, car dans le passé, aucun immeuble ne s’est jamais effondré sous l’effet d’un incendie. Mais avant de se forger une opinion, il faut avoir en tête plusieurs éléments importants à propos de la tour 7 du World Trade Center. Premièrement, elle était située à 100 mètres de la tour 1, elle fut gravement endommagée par l’effondrement des tours jumelles et fut directement exposée aux débris incandescents projetés par ses voisines. Deuxièmement, les témoignages concordent sur le fait que la tour 7 a été ravagée par un incendie d’une extrême intensité, et qu’elle a succombé après sept heures d’embrasement: aucun édifice n’est conçu pour résister à de tels dommages. Le film Loose Change essaie de minimiser l’ampleur de l’incendie de la tour 7 en montrant uniquement les images des façades où l’incendie était le moins visible, mais le réalisateur occulte volontairement les images et les témoignages attestant que, sur la façade sud, des flammes s’échappaient d’un trou béant haut de 20 étages. D’ailleurs, l’effondrement de la tour 7 n’a pas surpris les pompiers, qui s’étaient préparés à cette éventualité. Les archives télévisées du 11 septembre montrent que dès 15h, c’est-à-dire deux heures avant la chute de la tour 7, certains journalistes annonçaient déjà que l’immeuble risquait de s’effondrer. Troisièmement, il faut rappeler que la tour 7 était un immeuble à structure métallique, comme les Tours Jumelles. Or, ce type d’édifice présente un certain nombre de vulnérabilités spécifiques par rapport aux constructions en béton, notamment les assemblages (boulonnages et soudages), dont la rupture brutale peut conduire à l’effondrement de l’édifice. Autre vulnérabilité: les phénomènes d’élasticité, qui peuvent déstabiliser gravement l’édifice lorsque le métal des structures est porté à de très hautes températures. On ne peut donc pas partir du principe que la tour 7 ne pouvait pas s’effondrer sans explosifs. Pour finir, il faut préciser que l’effondrement de cet immeuble n’a pas été aussi « parfait » que dans le cas d’une démolition contrôlée, contrairement à ce que les conspirationnistes essaient de faire croire. Lorsqu’on observe attentivement les images, on constate que la tour 7 s’effondre en deux temps. En effet, un premier pan de l’immeuble tombe quand l’un des trois portiques de la structure cède sous l’effet de l’incendie. Une redistribution des charges à l’intérieur de la structure fait alors céder les autres portiques, entraînant l’effondrement de l’immeuble tout entier 6 à 7 secondes plus tard. Il est assez tentant de croire à une démolition planifiée lorsque, sur les vidéos, on voit la tour 7 s’effondrer verticalement, en quelques secondes seulement, mais ce phénomène a été expliqué de façon tout à fait rationnelle dans le rapport du NIST: le vide créé à l’intérieur de la tour par l’effondrement des planchers explique pourquoi la partie supérieure est tombée en « chute libre », donnant aux spectateurs l’illusion d’une démolition contrôlée.

4° Les salariés du World Trade Center ont été avertis à l’avance des attentats, car beaucoup sont restés chez eux le 11 septembre. Cette affirmation fantaisiste se fonde sur le nombre apparemment « limité » de victimes. Environ 2.800 personnes ont trouvé la mort dans les attentats du World Trade Center, alors que 50.000 personnes travaillaient en temps normal dans les tours jumelles. D’après Thierry Meyssan, le bilan aurait été beaucoup plus lourd si l’ensemble des salariés s’était trouvé dans les tours le 11 septembre, car l’évacuation des personnes situées dans les étages supérieurs était techniquement impossible. Reprenons le raisonnement mathématique suivi par Thierry Meyssan: les tours jumelles comptaient chacune 110 étages, soit une moyenne d’environ 230 personnes par étage. La tour 1 a été percutée entre le 93ème et le 97ème étage, ce qui empêchait l’évacuation des 17 étages supérieurs de l’édifice. Quant à la tour 2, elle a été percutée entre le 77ème et le 85ème étage, ce qui bloquait 33 étages. Au total, ce sont donc près de 20.000 personnes qui auraient dû se retrouver prisonnières des Twin Towers, beaucoup plus que les 2.800 victimes recensées. Mais ce raisonnement est sans intérêt. En effet, le calcul se fonde sur des chiffres théoriques (une « moyenne » de 230 occupants par étage), mais dans la pratique, ces chiffres ne correspondent à rien. En effet, le nombre de personnes n’était pas le même à chaque étage. De plus, au moment du crash, tous les salariés ne se trouvaient pas nécessairement à l’étage qu’ils occupaient en temps normal. Près de vingt minutes se sont écoulées entre les deux crashs: certains salariés de la tour 2 ont donc eu le temps de quitter leur immeuble avant que le deuxième avion n’arrive. Par conséquent, il est impossible de déterminer par un simple calcul combien de personnes auraient dû se retrouver prises au piège dans les tours. Par ailleurs, si les salariés avaient été avertis à l’avance, des témoignages l’auraient forcément confirmé, nous aurions des preuves, des mails, des documents écrits, et il y aurait eu des fuites. Or, ce n’est pas le cas. Les témoins anonymes sur lesquels Thierry Meyssan prétend s’appuyer refusent de témoigner publiquement ! Récapitulons : des calculs incertains, des preuves inexistantes, et des témoins aussi invisibles que muets: voilà une démonstration des plus convaincantes.

5° Les autorités américaines prétendent avoir retrouvé le passeport de l’un des terroristes dans les décombres du World Trade Center : cette mise en scène servirait à faire accuser des membres d’Al-Qaïda. Même s’il est tentant de voir dans ce passeport un canular grotesque, nous ne pouvons pas exclure qu’il s’agisse d’une coïncidence, aussi troublante soit-elle. N’oublions pas que de nombreux effets personnels ont été éjectés des avions avant que les appareils ne s’embrasent : on a retrouvé dans les décombres de nombreux papiers d’identité et des cartes de crédit appartenant à des passagers. Il n’est donc pas impossible que les enquêteurs aient aussi retrouvé des papiers appartenant aux responsables de l’attentat.

6° L’armée des Etats-Unis aurait pu intercepter les avions détournés, mais elle n’a rien fait. Il est facile de dire, après-coup, que l’armée a « laissé faire ». En réalité, les choses sont beaucoup plus complexes. Rappelons d’abord qu’en cas de problème aérien concernant un avion de ligne, ce n’est pas l’armée qui intervient en premier, mais les autorités civiles de la FAA (Federal Aviation Administration). Rappelons également que l’aviation civile américaine n’avait jamais été confrontée à une telle situation avant le 11 septembre, car aucun aéronef n’avait auparavant été utilisé comme arme par des terroristes. De plus, au moment des attentats, la FAA devait gérer plusieurs milliers de vols en même temps. Le signal des avions détournés avait été coupé, ce qui rendait leur trajectoire difficile à suivre. Par ailleurs, la FAA ne pouvait pas directement demander à l’armée d’intervenir pour intercepter les avions: avant d’alerter l’armée, elle devait effectuer de nombreuses vérifications, car il fallait d’abord s’assurer que les pilotes n’avaient pas été obligés de modifier leur trajectoire pour des raisons techniques. En outre, l’armée ne pouvait intervenir qu’après en avoir reçu l’autorisation du Président, et n’avait pas le droit de décider, en quelques minutes, d’abattre un avion civil avec des centaines de passagers à son bord. L’armée de l’air ne pouvait tout simplement pas éviter la catastrophe.

7° Les milieux financiers ont été prévenus à l’avance des attentats. Le film Loose Change évoque en effet des mouvements spéculatifs à Wall Street pendant les jours qui ont précédé les attentats : des actionnaires, avertis à l’avance des attentats, auraient vendu les actions qu’ils détenaient dans les compagnies aériennes et dans plusieurs sociétés installées au World Trade Center. Même si des mouvements financiers inhabituels ont été observés avant les attentats, cela ne suffit évidemment pas à prouver qu’il y ait eu un « délit d’initiés ». Des menaces d’attentat (dont on ignore l’origine) ont, dit-on, circulé peu avant le 11 septembre : même si le gouvernement américain n’a pas pris au sérieux ces menaces, une rumeur suffit pour affoler les marchés. Certains observateurs pensent même que ce mouvement spéculatif est parti de plusieurs banques islamiques du Proche-Orient : constatant ces mouvements anormaux, des spéculateurs occidentaux inquiets auraient à leur tour revendu leurs actions. La complexité des mécanismes boursiers doit donc nous inciter à la prudence.

Mais nous n’avons pas encore touché au cœur du problème. En effet, la thèse de la « démolition planifiée » se heurte à une objection majeure: nous savons que plusieurs dizaines de milliers de personnes travaillaient chaque jour dans les tours, et que ces bâtiments étaient sous très haute surveillance (le World Trade Center a déjà été la cible d’un attentat à la bombe en 1993). Si la destruction des tours avait été provoquée par des explosifs, il aurait fallu des mois de préparation pour installer toutes les charges explosives et les câbles nécessaires à la démolition. Ces travaux auraient mobilisé de nombreux ouvriers, et auraient nécessité la destruction de certains murs et provoqué d’importantes nuisances. Si tous ces travaux avaient existé, nous aurions des témoins et des preuves. Or, il n’existe pas la moindre trace d’une telle opération, et il est inconcevable que des tonnes d’explosifs aient été posées dans des buildings aussi surveillés que ceux du World Trade Center sans que personne ne s’en soit rendu compte. Pourtant, les partisans de la théorie du complot ont essayé de prouver qu’il était quand même possible d’installer des explosifs dans les tours en toute discrétion. Plusieurs hypothèses différentes ont été avancées. Examinons-les.

Première hypothèse: les explosifs auraient été posés la nuit. Les tours étaient surveillées 24h/24, il y avait des gardiens, et il n’était pas rare que certains personnels des entreprises locataires soient obligés de travailler dans leur bureau une partie de la nuit. De plus, il aurait fallu que les ouvriers travaillent des nuits entières pendant des semaines, toutes lumières allumées, dans le bruit, en plein Manhattan, pour acheminer puis installer des tonnes de charges explosives dans des tours de 110 étages. Et tout cela sans éveiller le moindre soupçon, et sans qu’aucun témoignage ni aucune image ne puisse l’attester.

Deuxième hypothèse: les opérations de maintenance. Le site conspirationniste « Reopen911 » a publié une interview de Scott Forbes, un employé de la tour sud : ce dernier évoque une « opération de maintenance » qui aurait eu lieu dans la tour sud le week-end précédant les attentats, et qui aurait nécessité de couper le courant et de désactiver les systèmes de sécurité pendant une trentaine d’heures. Il n’existe pourtant aucune trace de cette « opération de maintenance ». Aucun autre témoin, aucun document écrit, aucun mail n’évoque cette mystérieuse opération de maintenance alors que, pour couper le courant pendant 30 heures, il fallait forcément avertir l’ensemble des salariés. Le témoignage de Scott Forbes est donc très douteux. Et quand bien même cette « opération de maintenance » aurait effectivement eu lieu, une trentaine d’heures n’auraient pas suffi pour remplir d’explosifs une tour du World Trade Center, même avec une armée d’ouvriers.

Les auteurs du film Loose Change défendent une autre théorie pour expliquer comment les explosifs ont pu être installés dans les tours sans que personne ne s’en aperçoive. Le film cite le témoignage de Ben Fountain, un analyste financier du World Trade Center : dans une interview à People Magazine, Ben Fountain évoque plusieurs exercices d’évacuation inhabituels durant les semaines précédant les attentats. Mais là encore, il n’existe aucune trace de ces exercices, et aucun autre salarié n’a corroboré l’affirmation de Ben Fountain.

Il existe une quatrième hypothèse, certainement la plus ahurissante. Dans un documentaire canadien intitulé 11 septembre, la théorie du complot démontée, on peut voir les extraits d’une interview de l’architecte Richard Cage, membre de l’organisation « Architectes pour la vérité sur le 11 septembre ». Richard Cage reconnaît qu’il était impossible d’installer des explosifs dans les tours sans que les salariés ne s’en aperçoivent : il émet donc l’idée que les explosifs auraient pu être posés lors de rénovations (lesquelles ? quand ?) ou même « lors de la construction de l’édifice », c’est-à-dire 20 ans avant les attentats du 11 septembre. Il s’agit évidemment d’une simple conjecture, qui ne repose sur aucune preuve ni aucun élément tangible. D’ailleurs, cette théorie est techniquement indéfendable car les explosifs sont des produits périssables : ceux qui sont utilisés pour les démolitions contrôlées ont en général une durée de vie n’excédant pas 3 ans ; au-delà de cette période, les fabricants ne garantissent plus leur efficacité.

Pour finir, posons-nous une question très simple mais tout à fait essentielle: pourquoi? Pourquoi piéger les tours avec des explosifs? Pourquoi les auteurs du complot auraient-ils pris le risque d’éveiller les soupçons en piégeant les tours, alors que les avions détournés suffisaient pour faire de nombreuses victimes et pour infliger un traumatisme sans précédent à la nation américaine? Le scénario de la démolition contrôlée est un non-sens. 

Le cas du Pentagone

La deuxième thèse qui fut soutenue par les conspirationnistes les plus ardents concerne l’attentat du Pentagone, à Washington: aucun avion ne s’est écrasé sur le Pentagone.

Contrairement à l’attentat du World Trade Center, celui du Pentagone n’a été filmé par aucun vidéaste amateur. Il faudra attendre 2006 pour que le département d’Etat américain rende publics les enregistrements de vidéosurveillance du Pentagone (malheureusement les images sont trop floues pour convaincre les sceptiques). L’absence de vidéos a ouvert une brèche dans laquelle se sont engouffrés quelques mystificateurs pour nier purement et simplement la réalité de cet attentat. C’est ce qu’a fait le polémiste français Thierry Meyssan dans son fameux livre L’effroyable imposture (énorme best-seller sorti en 2002) puis dans un autre livre intitulé Le Pentagate, sorti l’année suivante. L’auteur affirme qu’aucun avion n’a heurté le Pentagone, et attribue les dégâts à un missile. Selon lui, aucun débris du Boeing 757 n’a été retrouvé sur le lieu du crash, et les dégâts sont trop limités pour avoir été causés par un avion de cette taille.

La thèse de Meyssan se fonde sur des photos prises après l’attentat, sur lesquelles on peut voir un trou de quelques mètres de large dans la façade du Pentagone : ce trou, d’après l’auteur, serait « trop étroit » pour être celui d’un Boeing. Le raisonnement est digne d’un enfant de 6 ans : aucun avion n’a percuté le Pentagone puisque, sur les photos, on voit bien que le trou est trop petit !

Le best-seller de Thierry Meyssan

Thierry Meyssan n’est expert ni en aéronautique, ni en architecture. Il ne s’est jamais rendu sur le lieu du crash et n’a interrogé aucun témoin oculaire. Toutes ses affirmations se fondent simplement sur l’observation de quelques clichés photographiques d’une qualité médiocre. D’ailleurs, les photos prises le jour de l’attentat permettent difficilement de mesurer toute l’étendue des dégâts, car la façade du Pentagone y est en partie occultée par une épaisse fumée.

Pour ceux qui auraient encore des doutes quant au sérieux de l’enquête menée par Thierry Meyssan, deux questions doivent être posées : premièrement, si c’est un missile qui a percuté le Pentagone, où est passé l’avion qui est censé avoir été détourné ? Et deuxièmement, où sont passés les passagers du vol 77 ? On a retrouvé plusieurs débris de l’avion (notamment le nez, un train d’atterrissage, des sièges et des morceaux de réacteur), et il existe même des clichés photographiques attestant la présence de ces débris sur le site du Pentagone. Le reste de l’avion a été détruit. Lors de chaque crash aérien, une partie de l’appareil se désintègre: il est donc normal que toutes les pièces de l’avion n’aient pas été retrouvées. Rappelons au passage que le Pentagone est un édifice blindé : pour un Boeing, heurter frontalement un mur de ce bâtiment revient à s’écraser à la verticale sur un sol dur. Quant aux passagers du vol 77, ils n’ont pas disparu dans la nature : ils ont été identifiés à partir de leur ADN retrouvé sur le lieu du crash. Par ailleurs, Thierry Meyssan n’explique pas pourquoi des lampadaires ont été sectionnés sur plusieurs dizaines de mètres devant le Pentagone : si les ailes d’un Boeing peuvent causer ce genre de dégâts, on conçoit mal comment un missile aurait pu le faire. Les lampadaires auraient-ils été sectionnés volontairement avant le crash, sans que personne ne s’en aperçoive ?

Mais la thèse de Thierry Meyssan se heurte à un obstacle majeur: celui des témoignages. Si c’est un missile qui a perforé le Pentagone, comment se fait-il que personne n’ait vu le projectile, alors que des dizaines de témoins affirment avoir vu un avion percuter le Pentagone, et que certains d’entre eux ont même reconnu le logo de la compagnie American Airlines ? S’agirait-il d’une hallucination collective ? Les témoins auraient-ils tous menti ? En définitive, il ne faut pas être ingénieur en aéronautique pour comprendre que la thèse ridicule de Thierry Meyssan sur l’attentat du Pentagone s’appuie sur des arguments dérisoires, et qu’elle est invalidée par de nombreux témoignages.

Le cas Ben Laden

Aux yeux des conspirationnistes, Ben Laden est un bouc-émissaire : il n’a pas orchestré les attentats, mais a servi de prétexte pour justifier l’intervention américaine en Afghanistan.

Que n’a-t-on pas entendu sur Oussama Ben Laden ? Ce personnage dont on ne sait finalement pas grand-chose a fait l’objet des rumeurs les plus folles. D’après les auteurs du film Loose Change, Oussama Ben Laden n’aurait jamais revendiqué les attentats du 11 septembre: la mauvaise qualité de la vidéo dans laquelle on voit Ben Laden se réjouir des attentats serait la preuve qu’il s’agit d’un document truqué. La fameuse vidéo serait donc un faux, monté de toutes pièces par les Etats-Unis, dans lequel Ben Laden serait en réalité un acteur dont le visage est à peine discernable. Mais étant donné que Ben Laden a souvent fait appel à des doublures, l’argument n’est pas recevable.

Une autre rumeur a circulé à propos d’Oussama Ben Laden : selon Thierry Meyssan, Ben Laden serait en fait une marionnette des services secrets américains. Toutes les vidéos de Ben Laden auraient donc été réalisées par la CIA. Cette théorie se fonde sur le fait que Ben Laden a coopéré avec la CIA lors de la guerre d’Afghanistan, au début des années 1980, après l’invasion du pays par l’URSS. Certains esprits éclairés semblent donc ignorer que la guerre froide est finie depuis la chute du Mur de Berlin, et pensent que Ben Laden est resté l’allié indéfectible de la CIA jusqu’aux attentats de 2001. L’exécution de Ben Laden serait en fait une mise en scène visant à éliminer un allié devenu trop gênant. Pire: pour certains, Ben Laden ne serait pas mort, et jouirait d’une retraite paisible dans un lieu inconnu, à l’ombre des cocotiers. Mais si Ben Laden est resté l’allié de la CIA, pourquoi les véritables chefs d’Al-Qaïda n’ont-ils jamais dénoncé une telle imposture ? Le célèbre réseau terroriste serait-il, lui aussi, l’allié de la CIA ? Les attentats de Madrid et de Londres, les attentats irakiens, les attentats revendiqués par AQMI (Al-Qaïda au Maghreb Islamique) auraient-ils tous été perpétrés avec la complicité des services secrets américains ? Si l’on poussait la logique du complot jusqu’au bout, il faudrait imputer aux Etats-Unis la quasi-totalité des attentats terroristes survenus dans le monde au cours des douze dernières années.

La « contre-enquête » : une imposture

Les théories complotistes ne sont pas fondées sur une « contre-enquête » méticuleuse, mais sur des rumeurs et des fantasmes, sur des soupçons et des hypothèses invérifiables. Pour étayer leurs thèses, les conspirationnistes font croire qu’ils ont des « preuves » : en réalité, si l’on examine avec un peu d’attention la rhétorique des conspirationnistes, on comprend qu’ils n’ont aucune preuve à proposer. Si l’on reprend l’ensemble des arguments conspirationnistes, on constate que cinq procédés reviennent de façon récurrente.

Premier procédé : la négation des preuves et des témoignages. De façon totalement arbitraire, les documents et les témoignages confirmant la « version officielle » sont ignorés ou rejetés comme faux. Ainsi, la vidéo dans laquelle Ben Laden revendique les attentats est considérée comme truquée. De même, les 150 témoins qui affirment avoir vu un avion s’écraser sur le Pentagone sont ignorés, ou considérés comme des menteurs.

Deuxième procédé : la manipulation par l’image. Toutes les photos ou les vidéos susceptibles de faire naître un doute chez le spectateur sont brandies comme les preuves d’un complot intérieur. De simples photos de presse, sur lesquelles on entrevoit une partie des dégâts du Pentagone, ont été utilisées pour « prouver » qu’aucun avion ne s’était écrasé à Washington. De même, les vidéos sur lesquelles on aperçoit de petites explosions à différents étages des Tours Jumelles ont été utilisées pour « prouver » que des explosifs étaient responsables de l’effondrement des deux édifices. Les images montrant les tours en train de s’effondrer verticalement sont présentées comme une preuve irréfutable qu’il s’agit d’une démolition contrôlée. En réalité, toutes ces images ne constituent pas des preuves, mais elles permettent de manipuler le public et de lui donner l’impression que le complot est flagrant.

Troisième procédé : l’utilisation de témoignages douteux. Les conspirationnistes prennent pour argent comptant tous les témoignages accréditant la thèse du complot. Ainsi, un témoignage douteux évoquant une mystérieuse opération de maintenance dans l’une des Twin Towers est pris au sérieux, bien que ce témoignage isolé ne soit corroboré par aucun autre salarié du World Trade Center. Les conspirationnistes inventent aussi leurs propres témoins : ainsi, Thierry Meyssan évoque des témoins anonymes, invisibles et muets, dont on ne sait absolument rien.

Quatrième procédé : la surinterprétation. Toutes les zones d’ombre, incohérences ou contradictions dans le « discours officiel » sont systématiquement interprétées comme les indices d’un complot intérieur. Le film Loose Change cite par exemple certaines déclarations contradictoires de plusieurs membres de l’administration Bush, des silences inexpliqués sur certains points de l’enquête, des documents et des pièces à conviction qui auraient disparu de façon douteuse. Les auteurs du film en déduisent que l’Etat américain a cherché à dissimuler la vérité et à éliminer toute preuve de son implication dans les attentats. Par ailleurs, des éléments qui pourraient être de simples coïncidences sont toujours considérés comme suspects : ainsi, les mouvements spéculatifs observés à Wall Street avant le 11 septembre sont censés prouver qu’une partie du monde de la finance avait été averti des attentats.

Cinquième procédé : l’occultation des explications les plus simples. La stratégie des conspirationnistes consiste en effet à ignorer les explications scientifiques les plus simples pour ne retenir que les hypothèses compatibles avec la théorie du complot. L’effondrement des Twin Towers en fournit un bon exemple : seule l’hypothèse de la démolition planifiée a été retenue. Toutes les autres hypothèses permettant d’expliquer scientifiquement l’effondrement des tours sont ignorées ou considérées comme irréalistes. Les conspirationnistes essaient aussi de disqualifier les experts du NIST qui ont invalidé la thèse de la démolition contrôlée: de façon totalement gratuite, ces experts sont traités de faussaires, et leur impartialité est systématiquement mise en doute.

En résumé, les conspirationnistes n’ont mené aucune enquête et n’ont apporté aucune preuve : ils ont simplement manipulé les sources, les images et les témoignages. Ils ont systématiquement écarté les explications les plus simples pour ne retenir que la thèse du complot. Ils ont éliminé de leur démonstration tout ce qui infirmait l’idée d’un complot intérieur. Ils ont axé leurs recherches sur quelques points de détail, quelques éléments troublants à partir desquels ils ont reconstitué leur propre version des faits. Les mêmes procédés malhonnêtes ont été employés par les négationnistes qui, en manipulant les sources et les chiffres, ont prétendu démontrer que le génocide des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale était une mystification.

Le mémorial de « Ground Zero »

L’absurdité des théories « complotistes »

A force de pérorer sur l’effondrement des Twin Towers ou sur les trous dans les murs du Pentagone, on finit par négliger l’essentiel. C’est un peu le principe de « l’arbre qui cache la forêt » : en attirant l’attention du public sur des détails techniques et sur des témoignages isolés, les conspirationnistes ont réussi à nous faire oublier que toutes leurs théories étaient grotesques.

Laissons de côté les rumeurs et les fantasmes, et prenons le problème avec un minimum de bon sens. Si les attentats du 11 septembre avaient effectivement été préparés par le gouvernement ou les services secrets américains, ils auraient dû être planifiés longtemps à l’avance. Et pour qu’un tel complot puisse réussir, il aurait fallu mettre dans la confidence un nombre si important de personnes dans l’administration, l’armée, l’aviation civile, les médias, qu’il semble totalement insensé qu’aucune fuite ne se soit produite, dans une démocratie où, jadis, la presse a renversé un président à cause d’une affaire d’espionnage au Watergate. En outre, le fait que les attentats du 11 septembre aient « profité » aux Etats-Unis ne prouve aucunement qu’il s’agisse d’un complot américain. Il est indéniable que l’administration Bush a tiré parti des attentats. Mais l’instrumentalisation politique du 11 septembre par les Etats-Unis ne rend pas ce pays responsable des attentats. 

Rappelons enfin que les thèses conspirationnistes sont restées ultra-minoritaires : elles sont l’œuvre de groupuscules marginaux, d’internautes illuminés, et de quelques écrivains opportunistes en mal de publicité. Thierry Meyssan, grand apôtre du conspirationnisme, a parfaitement compris tous les profits qu’il pouvait tirer de ces théories fumeuses : il a fait un véritable coup médiatique, ses livres sur le 11 septembre ont été des best-sellers, et ses travaux ont rencontré un grand succès en Iran, dans le monde arabe et en Amérique latine, dans des pays où tout ce qui peut nuire aux Etats-Unis est accueilli comme une bénédiction. Mais dans les pays occidentaux, l’écrasante majorité des intellectuels, des journalistes, des géopoliticiens et des scientifiques qui ont travaillé sur le 11 septembre n’ont jamais accordé de crédit aux thèses conspirationnistes, y compris parmi les intellectuels « anti-Bush ». Le plus connu d’entre eux est sans doute Noam Chomsky: adversaire de Bush et des néoconservateurs, homme de gauche et antimilitariste, grand défenseur de la liberté d’expression, Chomsky a critiqué les théories conspirationnistes qui ont vu le jour au lendemain du 11 septembre.

Le philosophe N. Chomsky

Les origines du mythe conspirationniste et les raisons de son étonnant succès

Il reste à résoudre un dernier problème : comment ces théories conspirationnistes ont-elles pu voir le jour, et pourquoi trouvent-elles encore des adeptes plus de dix ans après les attentats ?

Les théories du complot sont vieilles comme le monde. Et pour cause : les rumeurs de complot sont très faciles à fabriquer. Il suffit de croire aux complots pour commencer à en voir partout. Face à des faits qui nous dépassent, à des événements incroyables, traumatisants ou très chargés émotionnellement, nous avons tendance à réinterpréter la réalité, à « combler les vides » et à composer notre propre récit fantasmé, à partir des bribes d’informations que nous détenons ou que nous croyons détenir. Dans ce genre de circonstances, nous sommes beaucoup plus perméables aux rumeurs et aux discours d’inquiétude : un simple soupçon, une simple coïncidence peuvent nourrir une véritable paranoïa collective et faire jaillir toutes sortes de théories conspirationnistes.

Les attentats du 11 septembre ont une signification terrifiante pour les nations occidentales, car ils ont révélé l’extraordinaire force de frappe du terrorisme islamique. Il fallait faire un gros effort pour admettre l’impensable : une organisation terroriste avait réussi l’exploit de détourner plusieurs avions de ligne et de toucher deux centres névralgiques de la puissance américaine : le World Trade Center et le Pentagone. Mais une partie de l’opinion publique, qui avait des doutes sur la possibilité d’un tel scénario, s’est finalement laissé séduire par des scénarios alternatifs encore plus ahurissants que ne l’était la « version officielle ». D’ailleurs, le contexte était favorable aux rumeurs de complot : le manque d’informations, les zones d’ombre dans les rapports des enquêteurs, les contradictions dans les déclarations officielles, ont largement alimenté les fantasmes et ont ouvert un boulevard à tous les opportunistes et à tous les illuminés.

Mais les raisons qui expliquent le succès des théories conspirationnistes ne sont pas seulement d’ordre psychologique : elles sont aussi politiques et idéologiques. Qu’ils soient américains ou non, les théoriciens du complot ont clairement cherché à attaquer l’Etat américain, qu’ils se représentent comme une sorte de monstre impérialiste et militariste. Les Etats-Unis déchaînent depuis longtemps des passions haineuses dans le monde arabe, en Amérique latine et en Europe. Même au sein de la société américaine, la politique impérialiste menée par les Etats-Unis pendant et après la guerre froide  a suscité des contestations très vives. Il n’est pas surprenant que certains individus aient soupçonné la CIA ou le « lobby militaro-industriel » d’avoir cyniquement orchestré les attentats du 11 septembre, dans le but de justifier une intervention militaire contre des Etats du Moyen-Orient et de faire main basse sur leurs réserves pétrolières. Pour un américanophobe de base, la « thèse » des attentats islamistes est dérangeante car elle implique la vulnérabilité de l’hyperpuissance américaine. En revanche, la thèse du complot intérieur consolide la vision manichéenne d’un monde dans lequel les Etats-Unis sont toujours les agresseurs, et leurs ennemis, des victimes.

Les rumeurs accusant de complot les Etats-Unis d’Amérique ont existé bien avant le 11 septembre. En 1963, l’assassinat du président Kennedy a suscité beaucoup de rumeurs (complot de la CIA, complot des républicains conservateurs, etc.). Après les premiers pas de l’homme sur la Lune en 1969, des rumeurs ont circulé aux Etats-Unis à propos d’un prétendu « complot de la Nasa » : Neil Armstrong n’aurait jamais posé le pied sur la Lune, et le film de la mission Apollo 11 serait une vidéo truquée, enregistrée en studio, dans le but de prouver la supériorité technologique des Etats-Unis sur l’URSS. Dans les années 1990, des rumeurs abominables ont accusé le gouvernement américain d’avoir « créé le virus du sida » pour assurer de nouveaux débouchés aux firmes pharmaceutiques américaines, mais aussi pour décimer la communauté homosexuelle et réduire la population africaine !

Certains théoriciens du complot sont aussi mus par des arrière-pensées antisémites à peine dissimulées : selon eux, les attentats du 11 septembre auraient été organisés sous la pression des « lobbys juifs », avec la complicité des services secrets israéliens, pour justifier l’impérialisme américano-sioniste au Moyen-Orient ; on a même prétendu que 4.000 employés juifs du World Trade Center étaient restés chez eux le 11 septembre parce qu’ils avaient été avertis à l’avance des attentats par le Mossad (bien que des centaines de juifs aient trouvé la mort dans les attentats du World Trade Center…). Evidemment, il n’existe aucune preuve de ce prétendu complot juif, et le chiffre de 4.000 juifs est totalement imaginaire. A l’origine, le mythe des 4.000 juifs est une simple rumeur lancée par différents médias du Proche-Orient, notamment par Al-Manar TV, la chaîne libanaise du Hezbollah (mouvement islamiste et antisioniste).

Les historiens et les anthropologues savent que, dans le passé, les grands bouleversements et les grandes catastrophes ont souvent donné naissance à toutes sortes de fantasmes et de rumeurs mettant en cause les juifs. Au Moyen-âge, lors des grandes épidémies, on accusait les juifs d’avoir empoisonné les puits. Dans les années 1790, des hommes d’Eglise et des intellectuels réactionnaires ont assimilé la Révolution française à un « complot judéo-maçonnique » destiné à détruire l’Eglise catholique. L’Affaire Dreyfus a alimenté, dans les milieux réactionnaires français, le fantasme du juif inassimilable et apatride naturellement enclin à trahir son pays. Beaucoup d’Européens antisémites ont longtemps été persuadés que la Seconde Guerre mondiale avait été provoquée par les juifs, et que les « organisations juives » avaient poussé les démocraties à déclarer la guerre à Hitler ! Après la Seconde Guerre mondiale et la découverte des camps d’extermination nazis, on a vu émerger tout un courant négationniste niant l’existence des chambres à gaz, et présentant le génocide juif comme une « invention » de la propagande sioniste visant à obtenir la création d’un Etat juif : au mépris de toute rigueur scientifique, les négationnistes ont manipulé les sources et rejeté comme des « faux » la masse des preuves et des témoignages qui attestaient la réalité de l’holocauste. De nos jours, au Moyen-Orient, on continue encore de publier et de lire les Protocoles des Sages de Sion, ce faux grossier fabriqué au début du XXème siècle par la police secrète du Tsar Nicolas II pour faire croire à l’existence d’un « complot juif mondial ». Le 11 septembre aura fourni aux antisémites et aux antisionistes les plus acharnés une occasion inespérée de dénoncer un nouveau « complot juif ». Malheureusement, les théories complotistes font toujours preuve d’une étonnante résistance, en particulier quand elles sont nourries par la haine et la paranoïa : la révélation de l’innocence de Dreyfus n’a pas mis fin à l’antidreyfusisme, et on continue de prendre au sérieux les Protocoles des Sages de Sion malgré la démonstration de leur inauthenticité.

Traduction française des Protocoles des Sages de Sion

En guise de conclusion

Le « dossier du 11 septembre » est certainement trop lourd, trop complexe, et les zones d’ombre trop nombreuses, pour espérer qu’un jour toute la vérité soit faite : nous n’aurons jamais toutes les informations qui nous manquent. Espérons simplement que les mythes, les rumeurs obscènes et les fantasmes délirants finiront par s’évanouir d’eux-mêmes.

Pour ceux qui veulent en savoir plus sur les théories du complot, voici un lien vers le remarquable site Conspiracy Watch(Observatoire des théories du complot). Bonne lecture, et surtout, gardez le cerveau en éveil, en toutes circonstances.

http://www.conspiracywatch.info/

Source: https://centriloque.wordpress.com/2013/09/11/11-septembre...

19:18 Écrit par Dominique Jordan dans Médias, Philosophie, Politique, Résistance | Lien permanent | Commentaires (28) | | | | | |  Facebook

24/01/2015

Libération d'Auschwitz: on se demande bien ce que les soviétiques ont libéré?

" On parle de libération, mais cela n'a pas de sens parce qu'ils n'y avaient plus rien à libérer. C'était plutôt une liquidation d'Auschwitz, car les allemands voulaient éliminer toutes traces du camps "

Ces paroles qui veulent bien dire que les soviétiques n'ont rien libéré à Auschwitz ne sont pas de moi ,mais du témoignage d'un survivant de ce camp d'extermination et dont il l'a quitté  quelques jours avant la " libération " des troupes russes. Marcel Truman c'est son nom a été par la suite transféré dans le camp de Buchenwald puis ensuite dans le camps de Sachsenhausen. Marcel Truman fut libéré le 2 mai 1945 par les troupes américaines.

http://www.24heures.ch/monde/j-survecu-quatre-camps-conce...

J'écrit cela et ce billet car ça commence sérieusement à me gaver d'entendre de plus en plus que ce sont les soviétiques qui ont à eux seuls vaincus l'Allemagne nazie en faisant passer les alliés anglo-américains pour des charlots qui n'auraient combattu que des miettes. Et que l'on nous dépeint les soviétiques comme les grands libérateurs alors qu'ils n'ont fait que remplacer une dictature par une autre. Et voilà qu'ils récidivent avec Auschwitz.

Si il est vrai que l'URSS a fortement contribué à la défaite nazi c'est aussi parce que les anglo-américains étaient là pour fournir massivement en matériel de guerre une armée russe très mal équipée et qui fut laminée par l'armée allemande lors de l'offensive Barbarossa.

http://leblogdjetliberte.blog.tdg.ch/archive/2012/03/01/g...

Offensive allemande non pas stoppée au portes de Moscou par l'armée russe, mais par l'hiver car les allemands n'étaient pas du tout équipé pour affronter la neige et des températures de moins 20 degrés. Les alliés anglo-américains ont beaucoup contribué à la défaite nazie contrairement à ce que les antiaméricains veulent maintenant nous faire croire que pour les alliés ce fut de loin une promenade de santé comme lors du débarquement en Normandie, dans les Ardennes et en Afriques du nord. Ce sont les alliés qui ont essentiellement détruit le tissu industriel de guerre nazi par les bombardements sur l'Allemagne et sur les raffineries pétrolières coupant l'approvisionnement d'essence sur le front est. Et on oublie un peu trop la guerre du Pacifique contre les Japonais alliés des nazis que seul les américains ont combattu et vaincu.

D.J

19:57 Écrit par Dominique Jordan dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (5) | | | | | |  Facebook

21/01/2015

Grande nouvelle: la Russie n'a jamais été l'ennemie de l'Europe

C'est en tout cas ce qu'essaient de nous faire croire sur un des blogs de cette plate-forme  des personnes qui louent la Russie qu'elle soit Tsariste, Communiste ou poutiniste et qui probablement la détesteront le jour où elle devient libérale avec à sa tête un Reagan ou une Tchatcher. Et c'est pourtant ce que l'on doit souhaiter pour la Russie.

La Russie n'a jamais été une ennemie de l'Europe? Il y a de quoi rire. Enfin si on peut vraiment rigoler avec ce qui va suivre. On rappellera que la Russie soviétique en chassant les allemands des pays de l'est ( la moitié de l'Europe ) aura remplacé une dictature totalitaire par une autre. Une belle forme d'amitié de la part des russes envers ces européens comme par la suite lors des printemps de Prague et de Hongrie. Et ça s'étonne aujourd'hui que presque tout les ex pays communistes européens ont choisi de rallier l'OTAN. Et là je parle que de l'après guerre et pas avant avec la grande terreur rouge sous Staline. Des pays d'Europe tombèrent sous les quotas d'extermination. Ukrainiens, Baltes ou encore les polonais vivant en URSS. A tel point que les pays baltes reçurent en libérateurs les allemands lors de l'opération Barbarossa. Bien même si après ils se sont aperçu qu'ils n'avaient rien gagner au change.

C'est aussi surement par amitié envers l'Europe  occidentale cette fois-ci que la Russie soviétique soutenait les groupes terroristes d'extrême gauche comme la Fraction armée rouge ou les Brigades rouges et cela dans l'espoir d'y voir renverser les gouvernements démocratiques pour les remplacer par des dictatures communistes. Et cela  avec l'aide du PCF ( parti financé par Moscou ) et tout les mouvements d'obéissances communistes comme les marxiste-léninistes, les trotskystes et les maoïstes. Dont beaucoup auraient quand même terminé dans des goulags ou exécuté.   

Cette année on commémore la libération du camps d'extermination de Auschwitz. Les pro-Russes jubilent car c'est l'armée soviétique et non les boy's qui en est le libérateur. Bien que je comprend totalement que les prisonniers de ce camps de la mort aient reçu les soldats soviétiques en libérateur; je comprend beaucoup moins cette enthousiasme de nos pro-russes actuelles. Auschwitz fut construit en territoire polonais suite à l'invasion allemande et quelques jours après par les soviétiques sur sa partie orientale. Invasion allemande et soviétique qui furent un des projets entre l'Allemagne et l'URSS lors du pacte germano-soviétique. La construction d'Auschwitz n'a pas trop posé de problème de conscience aux soviétiques. Mais comment pourraient ils en avoir bonne conscience quand on sait que les polonais pour la Russie soviétique étaient ce qu'était les juifs pour les nazis.  Une nationalité à éradiquer par des quotas d'extermination. Entre un et deux millions de polonais ont été persécutés par les soviétiques et déportés en URSS dans des goulags. Au minimum 10% de la population totale des polonais vivant soit en Pologne ou ailleurs dans l'empire soviétique furent d'une manière ou d'une autre victime de la répression soviétique qui a débuté sous Lénine pour se terminer dans les grandes lignes mais pas totalement sous Staline. On compte plusieurs centaines de milliers de morts soit exécutés, soit morts de faim, soit morts de fatigue ou de maladies dans les goulags. Et le massacre de Katyn. Un massacre de 25'000 officiers polonais ou de l'élite polonaise que l'on avait attribué aux nazis et qui finalement l'ont été par les soviétiques.

Si les soviétiques ont bien libéré plusieurs camps de concentration nazis; les prisonniers qui étaient en ce même moment en train de crever dans les goulags soviétiques pouvaient se la mettre bien profond pour espérer être libéré. On rappellera que dans ces camps nazis libérés par les soviétiques, il y avait aussi des juifs communistes membre du PCF qui ont été arrêtés par leurs camarades de parti sur ordre de Moscou et remis à la Gestapo. On oublie un peu trop souvent que les communistes français étaient des collabos avec l'occupant nazi et cela jusqu'à la rupture du pacte germano-soviétique. 

La Pologne est bien un pays d'Europe et il fut aussi le pire ennemi de la Russie soviétique. Des polonais massacrés rien que pour leur statut de nationalité. Staline a été jusqu'à arrêter et exécuter ses propres membres du pouvoir  portant un nom à consonance polonaise. 

Ce qui est arrivé en Europe de l'est l'aurait été aussi en Europe de l'ouest sans la présence de l'oncle Sam. Mais la Russie surtout soviétique fut bien un ennemi de l'Europe. Mais les dirigeants russes avaient un ennemi encore bien plus proche. Son peuple. Les dirigeants soviétiques n'avaient aucune confiance envers son peuple. Des millions de russes furent  persécutés par le pouvoir pour leur origine sociale, ethnique ou national. Par exemple sous Staline des dizaines de milliers de russes choisis au hasard par le NKVD furent arrêté et dont les familles n'ont jamais revu. Ils furent souvent arrêté par dénonciations de voisins. Des voisins qui  devaient obligatoirement dénoncer au hasard des personnes sous peine d'être eux aussi suspecté d'être un ennemi du régime et d'être arrêter et de jamais revoir sa famille.

 Aujourd'hui la Russie n'est plus dirigée par un Staline ou un Lénine. Mais Poutine lui aussi se fout bien de son peuple. Il ne défends que les intérêts de sa caste oligarchique. Son économie coule parce qu'elle n'est pas libérale et pas basée sur l'esprit d'entreprise mais sur la rente des hydrocarbures qui aujourd'hui ne vaut plus un kopeck. Sa cote de popularité exceptionnelle? Foutaise. Propagande bien huilée du pouvoir qui finance les principaux médias russes. Les russes se font embobiner en croyant être victime des méchants américains et occidentaux. Mais la mayonnaise ne va pas durer éternellement. Et ce sera tant mieux tellement que les russes furent pendant des décennies pris pour des cons par leurs dirigeants. 

D.J

 

19:48 Écrit par Dominique Jordan dans Histoire, Monde | Lien permanent | Commentaires (42) | | | | | |  Facebook

20/01/2015

Photo de la NASA la plus grande et la plus précise jamais prise par l'homme

 

 

 

Une résolution de 1,5 milliard de pixels qu'il a fallut à la NASA pour photographier avec une précision jamais égalée telle la Galaxie d'Andromède notre plus proche voisine située à plus de 2 millions d'années lumière de la Terre. Photos prise par le télescope Hubble.

D.J

 

 

 

 

 

15:13 Écrit par Dominique Jordan dans Science, Technologie | Lien permanent | Commentaires (15) | | | | | |  Facebook

16/01/2015

Fin du taux plancher = fin du monde

Le franc suisse vient de prendre un coup de cherté face à l'Euro + 15% dés que la banque national a cessé de maintenir artificiellement le taux plancher de 1 euro pour 1,20 frs. Les réactions des milieux économiques patronaux, syndicaux ( enfin ceux que les médias ont choisi ) ne se sont pas fait attendre pour crier à la catastrophe économique surtout concernant le secteur de l'exportation. A croire que dés lundi 7h 30 toutes les exportations seront directement affectés par cette hausse du franc en rapport à avec l'Euro et que toute marchandises  suisses exportés dans l'UE seront refusées par les clients qui auront trouvé moins cher ailleurs.

Il est bien claire que la cherté de franc peut pénaliser l'industrie d'exportation. Il ne faudrait pas que le franc se renchérisse continuellement face à l'Euro. Mais dans l'immédiat il n'y a pas lieu non plus de faire du catastrophisme. Il ne faut pas oublier que les entreprises qui exportent sont  sous contrat avec le client. Des contrats qui peuvent être étalées sur plusieurs années. Il ne faut pas non plus oublier ( ceci à l'air d'avoir été oubliés par nos médias ) que le prix des importations en Euro seront aussi à la baisse. Cela peut aussi amortir les entreprises exportatrices ( et les autres ) qui se fournissent dans l'UE. Ces baisses de prix à l'importation en va de même pour les secteur du commerce de détail pénalisé par le tourisme d'achat. Faudra pas trop espérer et ne pas parler d'arnaque si les prix des produits de vente des commerces ne suivent pas à la baisse puisqu'il serviront surtout à limiter les éventuelles pertes due à ce franc fort qui favorise le tourisme d'achat. Le renforcement du franc l'est aussi face au dollar ce qui va également faire baisser encore un peu plus le prix des matières premières comme le pétrole.

Comme je l'ai dit plus haut le renforcement du franc face à l'Euro peut affecter le secteur de l'exportation surtout en cas de hausse continuelle. Mais cette cherté du franc n'est pas non plus une fin en soit. Il vaut mieux une monnaie un peu forte qu'une monnaie instable qui ne ferait que de fluctuer à la hausse comme à la baisse. La stabilité d'une monnaie même un peu forte permet au moins aux investisseurs tourné vers l'étranger de ne pas nager dans l'incertitude en les rendant hésitants.

On peut dé lors maintenant se poser la question de savoir si il fallait vraiment que la BNS fixe un taux plancher et qu'il n'aurais pas mieux valut laisser faire le marché? On oublie un peu trop que le marché des devises fonctionne la même chose que l'économie dite réelle qui se fait par l'offre et la demande. La BNS à mis fin à ce taux planché parce que cela devenait intenable de le maintenir avec les derniers soubresauts lié à la chute du pétrole et l'incertitude des marchés avec la crise russe et le risque de récession dans la zone euro. Le taux plancher a semble-t-il joué en une sorte de cocotte minute mise sous pression auquel on aurait enlevé d'un coup le couvercle. Ce qui explique ce mini séisme dont tout le monde s'affole.

Et on ne aura pas non plus si ce taux plancher a eu un effet bénéfique pour l'industrie de l'exportation puisque que l'on ne pouvait pas faire en sorte de comparer notre économie avec un taux plancher et un taux libre.

N'oublions pas non plus que la force de l'économie suisse ne dépend pas que de sa monnaie mais dépend surtout de sa stabilité politique, de son savoir faire,  de sa main d'œuvre qualifiée et de sa fiscalité qui reste encore très compétitive.  

D.J

14:39 Écrit par Dominique Jordan dans Economie | Lien permanent | Commentaires (22) | | | | | |  Facebook

15/01/2015

World forum économique VS Altermondialisme 2 à 0

La lutte des altermondialistes contre le capitalisme mondialisé se sera essoufflé de lui-même par un manque flagrant d'idées et d'alternatives crédibles au système capitaliste et libéral. Les grandes manifestations anti-WEF de Davos font  partie désormais des poubelles de l'histoire. Le mouvement altermondialiste fut un dernier sursaut de désespoir des révolutionnaires socialistes qui n'ont pas digéré la faillite du socialisme symbolisé par la chute du mur de Berlin. La venue du WEF aujourd'hui ne remplis plus des pages entières dans les journaux comme cela avait été le cas lors de la période des grands mouvements contestataires altermondialistes des année 90 et début 2000. L'essoufflement de l'altermondialisme se voit également lors de réunion du G8 ou du G20.  La vague des indignés n'aura pas non plus ressuscité cette vague anticapitalisme mondialisé qui s'est évaporé aussi vite qu'il est apparu. Ce qui vient d'être dit est le 1 à zéro en faveur du WEF.

Le 2 à zéro est plutôt un auto-goal de la part de altermondialistes. En voulant faire disparaitre cette réunion des élites économiques planétaires, ils auront réussi à faire le contraire. En rendant le WEF plus important qu'à son origine. A l'époque dans les années 70 et 80 le WEF n'intéressait pas grand monde. C'était une simple réunion annuelle de quelques centaines de dirigeants d'entreprises importantes. On en parlait dans les journaux sans plus. La sécurité se limitait à quelques Sécuritas avant de devenir un camps retranché où se mélangent policiers et militaires pour y assurer la sécurité des invités.

Aujourd'hui grâce aux altermondialistes qui voulaient lui faire la peau, le WEF au lieu d'être tué est devenu plus important. Il est une grande jetset où se mélangent dirigeants d'entreprises, chefs d'état et milieu du showbiz. On y vient avec de bonnes intentions.  On y parle de moraliser le capitalisme, de lutte contre le réchauffement planétaire ou de meilleurs répartitions de richesses entre le nord et le sud . Et  à la fin tout le monde se quitte en s'échangeant les cartes de visites en se donnant RDV pour l'année prochaine.

D.J

17:48 Écrit par Dominique Jordan dans Economie, Monde, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | | | | | |  Facebook

14/01/2015

Le Venezuela rattrapé par la réalité socialiste

 

Les socialos du monde entier peuvent chercher toutes les excuses qu'ils veulent. Rien n'y fera. Le socialisme ne marche pas, il n'a jamais marché et il ne marchera jamais.

L'URSS a fait faillite parce qu'il était bien socialiste. Ce n'est pas non plus l'embargo qui appauvri Cuba mais son socialisme; comme c'est le socialisme et non un complot de la CIA qui a mis le Venezuela au tapis.

D.J 

14:14 Écrit par Dominique Jordan dans Monde, Politique | Lien permanent | Commentaires (7) | | | | | |  Facebook

13/01/2015

Du 11 septembre à Charlie Hebdo

Par Guy Sorman

Au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, des milliers d'Américains se précipitèrent sur des versions anglaises du Coran avec l'espoir de comprendre ce qui, dans l'Islam, avait pu motiver les agresseurs. En vain évidemment, car le Coran est d'une lecture difficile, qu'il n'en existe pas d'interprétation unique et que chaque musulman - selon l'Islam - entretient une relation personnelle avec Dieu, par l'intermédiaire de ce livre cryptique. La complexité même du texte explique la prolifération de Docteurs de la loi et Imams souvent autoproclamés : eux révèlent aux fidèles le sens "véritable" du Coran et prescrivent les comportements que ces croyants sont supposés adopter. Une illustration connue de cette ambiguité coranique est le terme de Djihad qui apparaît deux fois dans le livre, une première signifiant la lutte personnelle que le musulman doit livrer contre la tentation du Mal en lui, ce qu'un chrétien peut comprendre et partager. Mais lors d'une seconde apparition, le terme décrit la "Guerre sainte", le combat contre l'Autre qui incarnerait le Mal. Cette interprétation-là, belliqueuse, sous l'influence de quelques maîtres à penser, aura guidé l'action d'Oussama Ben Laden,  celle des bombes humaines du 11 septembre et des assassins de journalistes de Charlie Hebdo, le 7 janvier dernier à Paris. La terreur qui, chaque jour, ravage le Proche-Orient et l'Afrique de l'Ouest et qui, par rebond, a atteint New York, Boston (le marathon d'avril 2013), Londres et Paris a bien un lien avec l'Islam, mais l'Islam ne l'explique pas, ne la justifie pas, ne la détermine pas. Le terme de terreur islamique me semble donc infondé car il donne satisfaction aux intégristes et nie la liberté de choix de chaque musulman. Mieux vaut chercher ailleurs, une autre explication de cette Terreur.

Si l'on s'en tient aux meurtriers "djihadistes" de New York, Paris ou Boston, on constate d’emblée qu’ils n'ont pas en commun seulement une interprétation médiévale de l'Islam : leurs itinéraires personnels et profils psychologiques sont étrangement similaires et pas particulièrement islamiques. Dans tous les cas, il s'agit d'hommes d'une trentaine d'années, peu ou pas éduqués, qui n'ont trouvé ni dans leur vie personnelle, familiale, professionnelle, l'épanouissement qu'ils en espéraient. A peu près tous ont vécu de crimes et larcins et sont passés par la case prison. Sans doute, ces hommes étaient-ils tous tiraillés entre la civilisation occidentale avec les libertés qu'elle offre et la civilisation arabe, plutôt caractérisée par la contrainte sociale. Ces "Djihadistes" de circonstances, à leur aise nulle part et nulle part chez eux, reflétaient la difficulté dominante qu'éprouve le monde arabo-musulman à entrer dans la modernité et la globalisation telles que l’Occident les façonne.

Sans aucun doute, pour échapper à leurs échecs et conférer un sens à leur vie, ces "Djihadistes" se sont inventés une cause noble qui les dépasse : venger Mohammed, abattre l'Occident. Ce qu'Allah pense de ses mercenaires, nul ne le saura jamais, mais on imagine Dieu occupé à de plus hautes tâches que d'amorcer des bombes et manier des Kalachnikovs. A poursuivre la comparaison entre le 11 septembre et Charlie Hebdo, on observera aussi que les Djihadistes avec un sens du spectacle et une certaine logique, s’en prennent à des symboles de nos deux sociétés : tours à Wall Street et Pentagone, représentations de la puissance financière et militaire des Etats-Unis. Charlie Hebdo, symbolique aussi, une institution culturelle dans la société française, libertine, impertinente, anticléricale. Un même mauvais génie, le Diable probablement, se cache derrière ces attentats  similaires.

Allah dans la Terreur est un alibi : les revendications des "Djihadistes" relèvent plus de la psychanalyse, de l'autosuggestion que de la religion ou même de la géopolitique. La preuve en est que l'immense masse des musulmans, un milliard dans le monde, quelque dix millions en Occident, ne sont pas des Djihadistes : en nombre, les musulmans sont de très loin les principales victimes du prétendu terrorisme islamique (il vaudrait, quitte à qualifier, parler de Nihilisme islamique) manipulé par quelques pseudo Imams pervers et leurs disciples faibles d'esprit comme de caractère.

Au-delà de ces constats indéniables, toute autre interprétation nous paraît aventureuse : l'immigration, par exemple. Elle obéit aux règles les plus variées, en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis, en Belgique, au Canada, en Australie ou en France, tous pays qui ont subi des attentats « islamiques ». Quelles que soient les procédures d'admission et les exigences d'intégration dans la société d'accueil, il se trouvera toujours une poignée de désaxés en quête d'identité, à la recherche d'une cause. Et si les Djihadistes ne se recrutaient pas chez les immigrés, il se trouve assez de "convertis" pour les rejoindre. Réformer l'Islam ? On entend cela en Occident, mais cela ne signifie rien puisque nul, en Islam, n'a d’autorité pour imposer telle ou telle interprétation. Se retirer du Proche-Orient ? Mais il ne serait pas conforme à la conscience occidentale de détourner le regard des massacres de civils qui s'y perpétuent.

Il reste à admettre que nous ne disposons pas d'explication ni de solution clés en main pour éliminer tout risque d'attentat terroriste, qualifié d'islamiste. Il reste à s'en remettre à la police, à la coopération entre les services anti-terroristes pour infiltrer et extirper des criminels qui se posent en soldats de Dieu. Il me semble aussi important de ne pas céder, de perpétuer nos valeurs, de ne pas renoncer à exporter la démocratie, de ne pas nous autocensurer, de rester accueillants envers la diversité. Sacrifier notre âme dans ce combat concéderait la victoire à un quarteron de psychotiques. Enfin et cela ne dépend pas de nous, nous souhaiterions entendre avec plus de netteté, la voix des musulmans modérés : c'est à eux, avant nous, qu'il convient de dénoncer tout détournement de l'Islam. Nous ne pouvons pas nous substituer à eux qui sont, plus que nous, les victimes et les otages de cette folie meurtrière.

16:39 Écrit par Dominique Jordan dans Intégrisme, Monde | Lien permanent | Commentaires (80) | | | | | |  Facebook

10/01/2015

Quand François Hollande ose dire que c'est l'heure de l'unité nationale...

...et cela en commençant par exclure Marine Le Pen lors du prochain rassemblement de solidarité organisé par tout les partis politiques de France. Bien que je n'aime ni le Front national et ni Marine Le Pen ce parti que l'on veuille ou non draine un électorat au sein de la politique française non négligeable et que d'exclure ses membres c'est exclure une partie importante des français dans l'unité national voulu par Hollande. Que l'on veuille ou non même si les discours du FN sont souvent nauséabonds; le Front national est bien souvent plus fréquentable que les syndicats CGT, FO etc... qui eux usent régulièrement de violences et de vandalismes pour revendiquer leurs causes ( les leurs pas celles des travailleurs ) et qui ne se gènent pas de se montrer violent contre des collègues non grévistes ou violents par des séquestrations d'employeurs qui je le rappel que séquestrer quelqu'un contre sa volonté est un délit pénal. Bien que malgré tout cela, ces syndicalistes seront bien présents à l'appel du président. Tout comme présent toute la clique des partis de gauche et d'extrême gauche celle qui passé son temps à caresser dans le sens du poil les islmofascistes et nazis tel ceux du Hamas  au nom de la cause palestinienne et qui ont sans arrêt dénoncé de l'islamophobie pour tout est n'importe quoi pour ne pas faire le lit de l'extrême droite. Bref pour cette dernière voir mon précédent billet.

Ces jour-ci l'hypocrisie des gauchistes a aussi atteint des niveaux records quand ces derniers parlent de l'attentats contre Charlie Hebdo d'une atteinte à la liberté d'expression. J'ai encore lu sur le 24 heures d'aujourd'hui cette réflexion venant de la part d'un socialistes fribourgeois.

On se demande depuis quand être islamophobe est une liberté d'expression défendus par les gauchistes? Eux qui dénoncent sans arrêt la montée " inquiétante " de l'islamophobie et qui vont jusqu'à saisir la justice sur la moindre méchante réflexion sur les musulmans. Ont-ils oublié que le principale fond de commerce de Charlie Hebdo est l'islamophobie bête et méchante? Je me demande bien combien sont ceux qui se disent " je suis Charlie " par solidarité devant les caméras des télévisions et qui au fond de leur pensée  estiment que ça leur pendait au nez et qu'ils l'ont bien cherché?

J'ai l'impression que la leçon sur ces attentats commence gentiment à ne plus être retenue. La moindre proposition anti-djihadisme comme celle qui demande à déchoir les binationaux de la nationalité suisse envers ceux qui sont partis faire le djihad  en Irak et en Syrie ( qui serait une moindre des choses comme mesure ) est déjà contestée par nos moralistes de gauche qui considèrent que c'est du populisme et rien d'autre. " Malheureusement " il fallait que cette idée vienne d'un UDC. Je veut bien que l'on parle d'unité nationale. Mais si cette idée vient de la gauche qui décide par simples divergences d'opinion qui doit être uni  ou non; je pense qu'il vaudrait mieux se passer de cette unité nationale.

Bref on est pas encore sorti de l'auberge.

D.J

17:04 Écrit par Dominique Jordan dans Intégrisme, Politique | Lien permanent | Commentaires (46) | | | | | |  Facebook

07/01/2015

La politique de l'Autruche vis-à-vis l'islam radical verra-elle enfin le bout du tunnel?

Fallait-il un massacre djihadiste en plein centre de Paris contre les journalistes de Charlie Hebdo tuant 11 journalistes et deux policiers pour faire enfin sortir de la cécité mentale toute cette intelligentsia de gauche qui refuse d'admettre que l'islamisme radical à bien à voir quelque chose avec l'islam? Fallait-il un tel attentat terroriste pour que cette intelligentsia de gauche admettent enfin qu'il y a bien quelque chose de pourri dans l'islam en France? Cette intelligentsia  de gauche va-t-elle  enfin comprendre que l'on n'a pas à faire de simples déséquilibrés mentales mais que l'on à bien faire à des islamistes radicaux déterminés qui savent très bien ce qu'ils font? 

Ceux qui aujourd'hui font du tort à l'ensemble de la communauté musulmane à cause des islamistes radicaux  ne sont plus tant ces amalgamistes incapables  de différencier musulmans et radicalisme islamiste, mais se sont surtout cette intelligentsia de gauche qui nous prêchent la bonne parole en refusant d'admettre une réelle menace islamiste en France sous prétexte ne pas vouloir faire le lit de l'extrême droite.

Il n'est pas exagéré de dire que la classe politique de gauche et d'extrême gauche ainsi que les milieux du showbiz avec les Guy Bedos, les Alévêque  et cie et une grande partie des médias portent une lourde responsabilité morale sur cette tragédie et que de fermer leurs gueules une fois pour toute est ce qu'ils leurs restent de mieux à faire à faire ces prochains jours.

On m'accusera encore une fois d'utiliser une tragédie pour faire de la récupération politique contre la gauche. Je le répondrais d'avance que c'est justement leurs amis de gauche qui n'ont pas cessés de faire que de la récupération politique contre l' extrême droite, Zemmour et cie en niant une réalité qui existe dans l'islam en France  après chaque attaque d'islamistes comme avec l' affaire Merah ou comme dans toute ces affaires d'agressions " de déséquilibrés mentales et non d' islamistes qui criaient  Allah Akbar ".  

Aujourd'hui leurs cécités leurs arrivent ne pleine gueule. Alors oui il y a bien de quoi pour faire de la récupération politique contre des irresponsables de la pire espèce.  

D.J

 

B6vx19LCYAE-fZH

( photos Dreuz.info )

 

17:07 Écrit par Dominique Jordan dans France, Intégrisme | Lien permanent | Commentaires (66) | | | | | |  Facebook

05/01/2015

Un avenir très... très... incertain pour Poutine

Avant propos de D.J

j'arrive encore à lire ces temps-ci sur des forums ou les blogs; des pro-Poutine naïfs venir vanter que l''occident n'a pas à donner des leçons économiques à la Russie en prenant les exemples de l'endettement russe qui se situe entre 15 et 20% du PIB et un déficit publique au alentour de zéro. Bien sur qu' à première vue l'endettement de la Russie est ridicule comparé à celui des Etats-Unis qui est plus du 100% du PIB ou de l'Allemagne à 80% du PIB . 

Mais comparaison n'est pas raison. La dette américaine n'est pas un soucis en soit. Il est actuellement largement financé par l'achat en dollars des investisseurs du monde entier qui choisissent massivement le billet vert car cette monnaie reste une valeur sur comme l'est l'économie américaine qui reste une économie dynamique et innovante.

Tandis que le faible endettement russe n'est pas due à une politique de rigueur et de bonne gestion. C'est essentiellement due que les dépenses publiques en Russie sont financées par la rente des produits pétroliers. Et que cette manne issue des produits pétroliers qui financent à plus de 68% les dépenses du pays ne suffiront plus ces prochaines années avec la chute du prix du brut et celui du rouble et que la Russie se dirige vers une récession sévère. A moins d'un retournement de situation de la part du Kremlin à ouvrir son économie à l'économie de marché; l'échec de l'économie russe étatisée et corrompue est programmée. Et pour l'instant il n'y a rien qui présage un changement radical  en matière de politique économique. La fuite massive des capitaux, des investisseurs et des cerveaux n'est pas prête de s'inverser.

D.J


Le régime Poutine tombera-t-il en 2015 ? (info # 010201/15) [Analyse]

Par Sébastien Castellion © Metula News Agency

 http://extremecentre.org/  

Lors de sa conférence de presse de fin d’année, le 18 décembre dernier, Vladimir Poutine a accusé les Etats-Unis et l’Europe de conspirer pour affaiblir la Russie. Pour le président russe, la guerre en Ukraine est le résultat d’un complot occidental ; la baisse des prix du pétrole est une manœuvre délibérée des Saoudiens, alliés de l’Amérique, pour priver de revenus le grand rival de l’Occident ; et l’effondrement du rouble est un acte de guerre économique de l’OTAN.

 

Et pourtant, la crise que traverse la Russie est la conséquence inévitable d’un modèle de société que le président russe a délibérément choisi. Face à cette crise, il est presque certain que Poutine réagira en augmentant encore le pouvoir de nuisance de la Russie dans l’ordre mondial. Il reste à voir si les Russes accepteront une nouvelle marginalisation diplomatique et une nouvelle détérioration de leurs conditions de vie ou si un nouveau pouvoir peut apparaître dans un proche avenir.

 

La faiblesse actuelle de la Russie est la conséquence directe d’un modèle de société que le président russe a délibérément choisi. Au début de la décennie 2000, qui était aussi le début du principat de Vladimir Poutine, les prix du pétrole ont connu une forte augmentation qui les a portés de 23 dollars le baril (moyenne 2003) à 91 dollars en moyenne 2013.

 

La Russie, dont l’économie était encore au début de cette période en phase de convalescence après la chute de l’URSS et le pillage en règle de l’économie par les oligarques de l’ère Eltsine, venait de retrouver un semblant d’ordre au début de la présidence Poutine. Elle aurait pu choisir de se développer de manière équilibrée entre les secteurs – ne pas s’appuyer uniquement sur sa richesse en hydrocarbures, mais attirer les investisseurs dans d’autres secteurs industriels et utiliser les nombreux cerveaux qu’elle sait encore produire pour prendre des positions dans les technologies de l’information, les nouvelles technologies des matériaux et autres secteurs de pointe. Ce fut, un temps, le rêve de Dimitri Medvedev, président russe entre 2008 et 2012.

 

Un tel modèle de croissance aurait donné à l’économie russe une assurance contre les variations du prix du pétrole. Il aurait aussi, cependant, attiré vers la Russie une catégorie d’investisseurs qui n’a jamais plu à Poutine, maître incontesté du pays pendant toute la période. Des entrepreneurs plus intéressés par l’efficacité industrielle que par le jeu politique ; des talents mobiles, prêts à partir si l’Etat devient trop pesant ; des esprits indépendants, capables d’influencer la société dans un sens plus propice à la liberté d’expression et moins tolérant de la corruption massive qui affecte l’appareil d’Etat russe jusqu’à son sommet.

 

Malgré les timides tentatives de Medvedev, Poutine a donc arbitré en faveur d’un modèle économique qui convenait le mieux à sa vision politique pour la Russie : un développement fondé sur les ventes de gaz et de pétrole, contrôlées par l’Etat et, à son sommet, par le président lui-même.

 

Du point de vue politique, ce modèle offre plusieurs avantages. Il permet au président d’assurer son pouvoir en décidant qui pourra investir et qui pourra avoir accès à quels gisements. En période de prix élevés, il fournit à Poutine et à son entourage une gigantesque cagnotte qui leur permet d’acheter la loyauté des fidèles, de corrompre les opposants potentiels, de louer les services de thuriféraires en Occident, de distribuer à la population les aides sociales qui la rendront dépendante du pouvoir. Sans oublier, naturellement, l’enrichissement personnel de Poutine et de son entourage, qui sont une partie intégrante du système.

 

Les résultats sont là. En 2013, 68% des recettes de la Russie à l’exportation viennent des hydrocarbures. Les ventes de pétrole et de gaz représentent 50% des recettes budgétaires de l’Etat. En même temps, près de 50% de la population russe dépend de l’Etat pour ses revenus : fonctionnaires, retraités et autres pensionnés.

 

Le budget russe pour 2015 avait pris pour hypothèse un baril de pétrole à 100 dollars. Il évolue actuellement autour de 60 dollars et les prix à long terme ne prévoient qu’un redressement très modeste (autour de 65 dollars) en fin d’année.

 

La première conséquence de cet écart est que le pays n’aura plus les liquidités nécessaires pour financer les grands spectacles et les aventures avec lesquels Poutine a plusieurs fois acheté sa popularité, comme l’invasion de la Crimée (qui a dû coûter environ 75 milliards) ou les Jeux Olympiques de Sotchi (environ 50 milliards).

 

La deuxième conséquence est que le niveau de vie des Russes, trop dépendant des recettes en hydrocarbures, va baisser. Des fonctionnaires et des employés de sociétés d’Etat seront licenciés. Des aides sociales et des subventions annoncées seront réduites, retardées ou, tout simplement, non payées. Tout cela aura nécessairement un coût politique élevé pour Poutine, dont le nom était jusqu’ici associé par tous les Russes – même ceux qui n’apprécient pas ses abus de pouvoir, son idéologie ou la corruption de son gouvernement – à une indiscutable ère de prospérité.

 

Tout cela était parfaitement prévisible depuis le jour où le président russe a choisi d’écarter les plans de diversification proposés par certains de ses conseillers. Personne ne peut ignorer que les prix du pétrole varient à la hausse comme à la baisse.

 

Poutine a, de surcroît, aggravé la situation économique de son pays par son attitude de confrontation systématique avec l’Occident. A la suite de l’invasion de l’Ukraine au début de l’année dernière, les Etats-Unis et l’Europe ont adopté une série de sanctions contre la Russie : interdiction de toute transaction avec deux grandes entreprises d’hydrocarbures (Rosneft et Novatek), deux grandes banques (Gazprombank et Vneshnekonombank) et une quinzaine d’autres entreprises russes, ainsi qu’une interdiction de territoire infligée à diverses personnalités proches du régime.

 

L’effet direct de ces sanctions est certainement moins important que celui de la baisse du prix des hydrocarbures. Leur effet indirect, en revanche, est considérable. L’investissement occidental en Russie a à peu près entièrement cessé, même dans les secteurs où il reste autorisé. Les oligarques russes, qui ont toujours équilibré leurs investissements en Russie avec la constitution de réserves importantes à l’étranger, accélèrent la fuite des capitaux autant qu’ils le peuvent sans encourir l’ire du tsar.

 

Notre grandeur passée va bientôt revenir, camarades !

 

La combinaison de toutes ces mauvaises nouvelles se traduit par tous les signes classiques d’une économie au bord de l’éclatement : dépréciation rapide de la monnaie (59 roubles pour un dollar aujourd’hui contre 33 en début d’année 2014) ; accélération de l’inflation, qui a atteint 11,4% en rythme annuel en décembre contre 6% en janvier ; tentatives désespérées de la Banque centrale de préserver la monnaie en sacrifiant ses propres réserves (la Banque centrale russe a vendu 110 milliards de dollars en 2014 et ses réserves actuelles sont inférieures à 400 milliards) ; et fuite généralisée des investisseurs qui conduit à un effondrement des marchés financiers. Fin décembre, la capitalisation boursière cumulée de toutes les sociétés russes cotées atteignait à peine 345 milliards de dollars, soit moins que la valeur de Google, Apple, Microsoft ou Berkshire Hathaway.

 

Malgré toutes ces mauvaises nouvelles économiques, il n’existe cependant presque aucune chance pour que Poutine choisisse de redresser son pays en se rapprochant de l’Occident et en accueillant les investisseurs qui permettraient de diversifier son économie.

 

Au contraire, tout le comportement de l’autocrate de Moscou montre que sa stratégie, face aux difficultés actuelles, consiste à augmenter autant que possible le pouvoir de nuisance de la Russie.

Sa première priorité est de se rapprocher de la Chine pour éviter de se retrouver isolé par l’Occident. La Chine, cependant, joue ce jeu avec prudence : elle ne veut pas s’affaiblir sur les gigantesques marchés occidentaux pour le plaisir de soutenir une économie huit fois plus petite que celle de l’Europe ou des Etats-Unis.  Le principal intérêt des Chinois est d’accéder aux richesses minérales russes, mais ils savent utiliser la faiblesse actuelle du régime pour obtenir d’excellents prix – comme l’a montré, le 9 novembre dernier, l’accord russo-chinois de fourniture de gaz pour 30 ans pour 400 milliards de dollars.

 

Faute d’un soutien clair de la Chine, il reste au maître du Kremlin à augmenter sa capacité de nuisance en servant de grand frère à tous les Etats voyous de la planète. La Russie a ainsi lancé le projet d’une banque commune avec l’Iran, qui permettra aux sociétés russes d’étendre les relations commerciales sans utiliser de monnaies occidentales et sans souci des sanctions. L’été dernier, un accord de troc a également été signé entre les deux pays : produits manufacturés russes contre pétrole iranien.

 

La Russie a également signé un accord qui permettra à ses entreprises énergétiques de rester dominantes dans le secteur du nucléaire civil iranien, même dans le cas improbable où les discussions de Genève parvenaient à un accord entre l’Iran et l’Occident. Aux termes de cet accord, la Russie construira au moins deux réacteurs supplémentaires en Iran, et peut-être jusqu’à huit. Elle formera davantage d’experts nucléaires iraniens et pourrait autoriser l’Iran à construire sur son territoire certains éléments de combustible.

 

Le Président Poutine est également devenu le deuxième parrain du régime de Corée du Nord, que la Chine traite avec plus de froideur que jadis. L’été dernier, il a annulé 90 % de la dette nord-coréenne envers la Russie et annoncé que les 10 % restants pourraient être utilisés pour aider des projets dans les domaines de la santé, de l’énergie et de l’éducation. Des signaux venant du Kremlin m’indiquent que de nouveaux accords sont en préparation entre les deux pays et qu’une rencontre entre Poutine et Kim Jong-Un (qu’aucun chef d’Etat n’a encore reçu) pourrait même être en préparation.

 

Malgré l’alliance traditionnelle entre la Russie et l’Inde, la Russie développe aussi ses relations avec le Pakistan : en novembre dernier, les deux pays ont signé un accord cadre qui permettra de réaliser des exercices militaires en commun et de coordonner leurs politiques de sécurité.

 

Toutes ces initiatives, cependant, ne peuvent pas redresser l’économie russe comme le ferait une politique d’ouverture aux investisseurs et de rapprochement avec l’Occident. Poutine augmente son influence à court terme en apportant son soutien aux fauteurs de trouble de la planète ; mais il continue par là-même à faire fuir les investisseurs, à accentuer la méfiance des économies riches face à son pays, et donc à détériorer les conditions de vie des Russes.

 

La population russe supportera-t-elle longtemps cette politique ? Plusieurs grandes puissances se sont effondrées dans le passé parce qu’elles avaient trop concentré leur économie sur des matières premières dont le prix s’est effondré. Ce fut le cas, au début du dix-neuvième siècle, de l’Empire espagnol, qui devait toute sa richesse à la production d’or et d’argent. De manière plus inquiétante pour Poutine, ce fut aussi le cas de l’Union Soviétique, dont la chute en 1989 était directement liée à la baisse des prix du pétrole.

 

Rien ne permet encore de conclure que le pouvoir russe soit en danger immédiat : à défaut de satisfaire sa population, il a su développer une surveillance policière très efficace de ses opposants et hésite de moins en moins à les incarcérer, sous un prétexte ou sous un autre, avant qu’ils ne deviennent dangereux.  Mais si les prix du pétrole ne remontent pas, c’est la survie même du régime Poutine, dans son refus de considérer la possibilité d’un compromis avec l’Occident, qui pourrait être menacée.

19:42 Écrit par Dominique Jordan dans Economie, Monde, Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | | | | | |  Facebook

01/01/2015

2015, l'aventure continue

Je ne remercierais jamais assez Jean-François Mabut sans qui ce blog n'existerait peut-être pas. Monsieur Mabut reconduit pour 2015 la belle aventure de la blogosphère de la Tribune de Genève.

Merci aussi à tout les contributeurs qui laissent leurs commentaires alimentant l'intérêt de ce blog.

Bonne année 2015 pour tous.

D.J

17:09 Écrit par Dominique Jordan dans Médias | Lien permanent | Commentaires (30) | | | | | |  Facebook

30/12/2014

Des musulmans pour la reconstruction d'une synagogue

Samedi 27 décembre 2014 par sil

synagogue-Bradford

( Image et source Extrême-centre )

Un bel exemple qui montre que le monde musulman n'est pas fait que d'islamistes intolérants. La communauté Musulmane d'un quartier de Bradford en Grande-Bretagne ont levé des fond en 2013 sous l'initiative du secrétaire de la mosquée du quartier en récoltant 16'500 Euros auprès de ses fidèles pour rénover une synagogue vouée à disparaître sous les ruines. 

Cela devait être dit et je l'ai dit.

D.J

14:01 Écrit par Dominique Jordan dans Religion | Lien permanent | Commentaires (3) | | | | | |  Facebook

29/12/2014

Retrait d'Afghanistan: Une victoire sous W.Bush, une non victoire sous Obama

ça y est c'est fait comme prévu au calendrier. La force internationale présente Afghanistan amorce son retrait définitif après 13 années de présence. Ceux qui évoquent un fiasco et un échec sur toute la ligne oublient un peu vite que le but numéro 1 de cette guerre était de renverser le pouvoir des talibans et de détruire les structures terroristes qui servirent de base arrière afin de préparer entre autres les attaques terroristes du 11 septembre 2001 à New York. Ce but premier dans l'invasion de l'Afghanistan par les forces internationales emmenées par les Etats-Unis à été une réussite. Parlez d'échec sur toute la ligne est une contre-vérité.

Sous l'administration W.Bush la gestion après le renversement des talibans en Afghanistan a été relativement efficace. Les talibans ne représentaient plus une menace potentielle. Ils étaient retirés dans les régions frontalières notamment avec ceux du Pakistan. La dégradation de la situation à commencé dés la prise de la Maison blanche par Obama. Ce dernier n'a fait qu'affaiblir la présence de l'armée américaine en Afghanistan par une diminution sans cesse des moyens financiers et humains. Un affaiblissement qui a profité aux Talibans en reconquérant des territoires où ils  avaient été chassé et qui permis aussi à une recrudescence des attentats. W. Bush disait que la guerre contre le terrorisme était une guerre qui allait duré plusieurs décennies alors qu'Obama il y a pas si longtemps disait que la guerre contre le terrorisme était terminée et qu'Al Qeda avait perdu. On le voit aujourd'hui avec l'émergence de l'Etat islamique  que le retrait précipité d'Irak  par Obama à contribué à son essor. Mais Obama n'est pas le seul responsable de la dégradation en Afghanistan. Armin Karzaï l'ex président afghan aura montré également de la mauvaise volonté de plus en plus marqué dans sa collaboration avec la force internationale et de la mauvaise volonté à mettre de l'ordre dans son gouvernement gangréné par la corruption. Faut dire qu'Obama n'aura pas non plus fait grand chose pour améliorer les rapports entre Karzaï et la force internationale. On verra si Ashraf Ghan le nouveau président afghan sera à la hauteur pour contribuer à une amélioration sur le terrain. 

Le lamentable retrait d'Irak par Obama avec l'émergence de l'EI aura au moins donné un once de bon sens à Obama en laissant en Afghanistan une force de 12'000 hommes pour former et équiper l'armée Afghane forte de 350'000 hommes; alors qu'à l'origine Obama ne voulait plus un seul soldat présent sur le sol afghan dés 2015. Aujourd'hui le guerre d'Afghanistan n'est pas une défaite puisque les Talibans n'ont pas réussi à reprendre le pouvoir perdu en 2001. Mais ce n'est pas non plus pas une victoire puisque la guerre contre les talibans et les djihadistes de tout poils est loin d'être gagnée et cela surtout grâce à Obama qui aura tout fait pour que les talibans reprennent du terrain. Et cette guerre ne sera en tout cas pas gagnée avant 2 ans. Le temps qu'il reste à Obama en tant que président à la Maison blanche.

D.J

10:15 Écrit par Dominique Jordan dans Intégrisme, Monde, USA | Lien permanent | Commentaires (6) | | | | | |  Facebook

27/12/2014

C'est Poutine qui brandit la menace nucléaire et qui est un danger pour le monde, pas l'OTAN et ni l'Amérique

Il me font bien marrer les pro-Poutine quand ils nous bassinent que c'est l'Amérique qui est un danger pour le monde. On le voit ces jour-ci. C'est bien Poutine qui a clairement menacé de riposte nucléaire contre quiconque agresserait la Russie. J'imagine pas les commentaires insultant des antiaméricains si Obama en aurait dit de même contre quiconque qui agresserait l'Amérique. Ce n'est pas une surprise que la menace nucléaire de Poutine concerne les pays de l'OTAN. C'est ce que l'on appel prendre ses désirs pour la réalité.

Poutine a encore prouvé qu'il était bien dans le camps du totalitarisme avec son soutient au dirigeant de la Corée du Nord dans l'affaire du film «L'interview qui tue!»: que Poutine juge agressif et scandaleux. Par contre pour Poutine menacer d'utiliser la bombe atomique suite à une agression sur son territoire n'est pour lui ni agressif et scandaleux. C'est juste du bon sens j'imagine. Moi qui croyait d'après les pro-russes que la Russie avait la technologie de son côté pour mener à bien une guerre conventionnelle contre l'occident.

Dans ces deux affaires les pro-Poutines habitués sur les forums comme de la TDG ( et les autres forums Figaro, 24 heures etc... ) sont bien évidement solidaires du dirigeant russe. Et c'est là qu'est la grande différence entre les pro-Poutine et les atlantistes comme-moi. Nous les atlantistes nous soutenons la politique américaine dans les grandes lignes sauf quand un cinglé comme Obama siège à la Maison blanche et qui affaiblit la sécurité du monde libre en tendant les bras à des dictatures et aux islamistes . Alors que les Pro-Poutine eux sont fiers de soutenir un cinglé qui siège au Kremlin et qui est un danger pour le monde libre et qui continuent à le soutenir même quand leur Poutine  bien-aimé soutient solidairement  plus cinglés et dangereux que lui comme Kim Jong-Un.

Ces derniers jours c'est l'Ukraine et son gouvernement pro-occidental qui enfonce le clou en décidant de se rapprocher encore plus de l'OTAN et de quitter le statut de non-aligné. Bien évidement Poutine considère cela comme une grave menace envers la Russie et les pro-Poutine bien évidement sont solidaire envers le dirigeant russe. Pour eux c'est clairement l'OTAN bras armé des Etats-Unis la menace. Menace qui fut brandit depuis longtemps par les pro-Poutine en reprochant l'OTAN vassal des américains d'étendre son influence  jusqu'aux frontières de la Russie.

Il est jamais de trop de le rappeler que c'est la Russie et non l'Amérique qu'il y a pas si longtemps enfermait la moitié de l'Europe dans une dictature totalitaire. Que c'est bien Poutine et non les américains qui regrette le temps de l'URSS et qui déclarait que la chute de l'Union soviétique fut la plus grande tragédie de l'histoire. Et que c'est Poutine et non l'Amérique qui commémorait cette année les 100 de la mort de Lénine l'un des plus grand criminel de l'histoire partageant le haut du podium des crimes de masse avec Hitler et Staline. Que ce sont les Russes et non les américains qui ont massé des troupes à la frontière de la Crimée en attendant le résultat ( bidon ) du vote sur le rattachement de la Crimée à la Russie. De quoi Poutine avait-il peur pour mettre son armée en alerte? Que la Crimée dise non à la Russie?.

Et ce sont les pro-Russes qui s'étonnent après avec outrance que les ex pays du bloc de l'est ont choisi de se tourner vers l'occident, l'Amérique et l'OTAN.

D.J

  

20:08 Écrit par Dominique Jordan dans Monde, Politique | Lien permanent | Commentaires (66) | | | | | |  Facebook

26/12/2014

Médias et politques: l'art d'ouvrir leurs g...avant de savoir.

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( Images Extrême-centre )

*Samedi 20 décembre 2014: 3 policiers blessés par un homme armé d’un couteau qui les attaque au cri d’Allah Akbar.

*Dimanche 21 décembre 2014: 13 personnes renversées à Dijon par un homme en voiture criant « Allah Akbar » et agissant « au nom des enfants de Palestine.

*Lundi 22 décembre 2014:
-Nantes: 11 personnes blessées par une camionnette qui fonce dans le marché de Noël.
-Toulouse: 4 policiers blessés dans leur voiture de fonction par un autre véhicule qui les enfonce volontairement
-Paris: la synagogue de la rue Danjon subit des tirs d’armes à feu sur la fenêtre d’une pièce illuminée ou se trouvaient le Rabbin et son assistant.

*Mardi 23 décembre 2014: un homme lourdement armé est arrêté par des policiers municipaux de la ville de Cannes alors qu’il se dirige vers le Marché de Noël.

( source Extrême centre )  http://extremecentre.org/2014/12/23/lestablishment-commen...

Une liste qui n'est pas exhaustive si l'on prend les cas survenus à l'étranger comme en Australie et la prise d'otage d'un musulman radical dans un établissement publique qui donna la mort à deux personne plus celui du preneur d'otage.

Les médias qui avaient pris l'habitude de privilégier la piste de l'extrême droite comme dans l'affaire Merah en ouvrant leur gueule avant de connaitre les conclusions de l'enquête ont trouvé une nouvelle lubie qui consiste à privilégier la piste du déséquilibré mentale n'ayant rien à voir avec un quelconque acte djihadiste. Et cela malgré les appels de l'EI envers les musulmans d'occident de tuer un maximum d'occidentaux surtout dans les pays qui ont pris part aux bombardements contre l'EI. Dans ce cas de figure ça emmerde autant les médias que lés politiques de faire un lien entre ces évènements et les appel de l'EI de s'en prendre aux occidentaux sur leur propre terre. Il faut surtout pas stigmatiser tout une communauté.
 
Par contre quand ce sont les musulmans qui sont victimes d'un acte criminel comme avec ces derniers jours l'incendie d'une mosquée en Suède tout de suite la piste de l'extrême droite est privilégiée en se basant sur le fait qu'il y a une recrudescence les discours de haine de l'extrême droite contre les musulmans dans le pays. Et bien évidement encore une fois sans attendre les conclusions de l'enquête sur l'origine du sinistre et surtout même avant que les pompiers ont terminé d'éteindre l'incendie. 
 
 http://www.24heures.ch/monde/faits-divers/incendie-crimin...
 
Mais la contradiction ne s'arrête pas qu'avec les journaleux à deux balles. Avec les élites politiques également. Le gouvernement français évoque la prudence dans ces dernières attaques de musulmans radicaux contre des citoyens en pleine rue. Le gouvernement et François Hollande reste dans des cas d'actes de dérangés mentales. Pourtant ce même gouvernement lance l'opération Vigipirate en mobilisant l'armée dans les points stratégiques généralement privilégié des terroristes. Gares ou aéroports. Tout ça pour quelque dérangé du citron? 
 
A vouloir jouer la carte de la non stigmatisation d'une communauté par peur d'être taxé islamophobes, les médias et les responsables politiques risquent bien d'arriver au contraire du but recherché . Il n'y a pas pire que de prendre le peuple pour un con. Les français sont assez matures pour comprendre que les islamistes ne représentent pas et de loin  tout les musulmans de France.  Mais quand les élites cherchent à détourner une réalité bien visible sous les yeux des gens; ces derniers iront chercher du côté de ceux qui osent dire la vérité en face comme le Front national et cela même si ce dernier donne généralement de mauvaises réponses à ce problème.
 
On peut évoquer également ces maires qui n'hésitent de leur propre initiative à faire supprimer et interdire les crèches de noël dans les écoles et les lieux publiques sous prétexte de ne pas vouloir heurter la sensibilité des musulmans. Si j'ai bien compris ces maires en ne voulant pas heurter la sensibilité des musulmans auraient peur de réactions violentes des musulmans au cas où ils ne prennent  pas de telles initiatives pour interdire les crèches dans les lieux publiques? Et après ce sont ces mêmes maires qui viennent ensuite nous dire de ne pas faire d'amalgames sur les musulmans parce qu'il qu'il n'y aucun problème avec la majorité d'entre eux.
 
Je terminerais sur ces laïcards qui se battent pour faire interdire les crèches de Noël partout dans les lieux publiques vitrines de commerces compris. Ces gens là ne s'arrêteront pas aux crèches. L'étape suivant sera d'interdire les Pères Noël, les sapins de Noël et pout ce qui représente la fête de la nativité qui devront être supprimé des lieux publiques. Et l'étape suivant ce sera contre les fêtes pâques.  Aux Etats-Unis un pays bien plus laïc que l'on pourrait le croire; les laïcards sont passés depuis un certain temps à l'offensive contre Noël. Comme dans une commune de Californie où les habitants ont interdiction de décorer à l'extérieur de leurs habitations de toutes décorations de noël.  
 
http://fr.novopress.info/148714/etats-unis-offensive-prog...
 
Ces laïcards  sont tout aussi dangereux que les intégristes religieux. Ils prêchent l'intolérance contre ce qui les dérange. Les crèches de Noël dans les lieux publiques ou les écoles n'ont jamais posé de problème au principe de laïcité dans une société du même nom. Tout comme la présence d'églises et de cathédrales qui sont eux aussi sur des lieux publiques non jamais remis en question le principe de laïcité qui régit nos sociétés. Mais jusqu'à quand toléreront-ils la présence d'églises sur les lieux publiques?
 
D.J
 
 

 

16:19 Écrit par Dominique Jordan dans Intégrisme, Politique, Religion | Lien permanent | Commentaires (17) | | | | | |  Facebook

22/12/2014

Marco Rubio, sénateur d’origine cubaine, sur le rétablissement des liens avec Cuba: « Obama est un naïf »

Par Annika,

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Déclaration de Marco Rubio, Sénateur républicain d’origine cubaine, suite à la décision du président Obama de changer dramatiquement la politique américaine envers Cuba.

Rubio est américain de parents cubains immigrés en 1956. Son père était barman et sa mère femme de chambre et caissière. Il a grandi à « Little Havana », le quartier cubain de Miami, et est devenu Sénateur de l’état de Floride en 2010. Il est l’épitomé du rêve américain et le visage du Latino conservateur.

Républicain et supporter résolu des idées libérales (dans la compréhension française du concept), il sait cracher des flammes contre les idées absurdes. Nous ne serions pas surpris, si d’ici quelques années il devenait président des Etats Unis.

Go Marco go !

« La décision du président de récompenser le régime Castro et de construire une voie menant à la normalisation des relations avec Cuba est inexplicable.

[L’épouvantable] bilan de Cuba est clair.

C’est valable aujourd’hui tout comme ça l’était quand le Président Eisenhower rompu les relations diplomatiques avec Cuba.

La famille Castro contrôle toujours le pays, l’économie et toutes les manettes du pouvoir. Les tentatives de l’administration Obama visant à assouplir les restrictions sur les voyages internationaux n’ont bénéficié qu’au régime.

Des entreprises à la moralité douteuse ne songent qu’à leur profit immédiat. Elles ont en cela profité des pages éditoriales du New York Times qui a entreprit de cacher sous le tapis les preuves qui accablent le régime de la Havane, alors que la réalité est claire.

 

  • Cuba, tout comme la Syrie, l’Iran et le Soudan, appuie et finance le terrorisme.
  • Cuba continue de travailler en étroite coopération avec des régimes tels la Corée du nord qui trafique des armes illégalement, en violation des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies.
  • Cuba complote partout avec les ennemis de l’Amérique pour menacer l’Amérique et tout ce qui nous est cher.
  • La brutale répression du régime envers le peuple cubain se poursuit sans relâche. Les dissidents sont harcelés, emprisonnés, et même tués. L’accès à l’information est limité et contrôlé.

 

 

Ainsi, et bien plus encore que la mise en danger de la sécurité nationale, le président Obama laisse tomber le peuple cubain qui aspire toujours à la liberté.

J’ai l’intention d’utiliser ma position prochaine en tant que Président du comité des affaires étrangères du Sénat pour l’hémisphère ouest, pour faire tout ce qui est en mon pouvoir afin de bloquer la tentative dangereuse et désespérée du président de redorer son blason aux dépens du peuple cubain.

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Une politique d’apaisement envers les frères Castro ne fera qu’encourager d’autres tyrans, de Caracas à Téhéran en passant par Pyongyang, sachant qu’ils peuvent profiter de la naïveté du président Obama durant les deux dernières années de son mandat.

En conséquence de ce changement de politique, l’Amérique sera moins en sécurité.

Quand l’Amérique refuse de privilégier les valeurs de la liberté individuelle et de la liberté d’expression politique, ceci à 150 km de nos côtes, cela représente un terrible recul d’espoir pour les peuples opprimés du monde. »

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction et adaptation, Annika pour Dreuz.info.

http://www.rubio.senate.gov/public/index.cfm/press-releases?ID=d6c39dd4-8d06-4de3-8065-5cb27d865f1f

15:38 Écrit par Dominique Jordan dans USA | Lien permanent | Commentaires (16) | | | | | |  Facebook

20/12/2014

Pourquoi je doit me sentir obliger de défendre Eric Zemmour?

Je le dit d'entrée; Eric Zemmour n'est pas ma tasse de thé. Ces positions sur le libéralisme et la mondialisation du même nom que l'Amérique imposerait à la France et qui serait l'une des causes du déclins français ainsi que sur ses positions contre la politique de W.Bush concernant l'Irak et l'EIIL sont à l'opposés des miennes. Je ne polémiquerais pas sur son dernier livre " le suicide français " car ne l'ayant pas lu. Mais je connais assez bien le personnage. Je le suivais déjà il y a plus de 14 ans dans l'émission de ITV " ça se dispute " face à Christophe Barbier de l'Express qui fut par la suite remplacé par Domenech. J'aimais suivre ces débats entre les deux journalistes. Il y avait une atmosphère de bonne camaraderie entre les deux compères et l'animateur. Cela me changeais de ces débats sur la TSR entre des invités un peu " pince-culs " animés par de animatrices tout aussi " pince-culs " qui passent leur temps à couper la parole des invités en les empêchant de terminer ce qu'ils ont à dire et qui frisait un manque flagrant d'éducation professionnelle de la part des animatrices qui se sont succédés pour animer les débats sur la télévision suisse romande.  

C'est en suivant ces débats Zemmour - Barbier et sur certains articles de Zemmour dans le Figaro que j'ai commencé à m'apercevoir que Zemmour bien que de droite n'était pas un libéral. Même barbier qui venait d'un médias plutôt de gauche avait des positions bien plus  libéral que le Zemmour du Figaro.

Pourtant à l'époque je l'aimais bien Zemmour. Il avait de bons arguments pour mettre au tapis cette dictature du politiquement correct qui déjà à cette époque imposait sur ce qu'il fallait dire ou pas dire ou faire ou pas faire  pour ne pas choquer tel ou untel. Zemmour à cette époque était un inconnu en Suisse jusqu'au jour où il fut devenu un des chroniqueurs de l'émission très populaire de Laurent Ruquier. 

Ces dernières années Zemmour devenait pour moi une sorte vrai gaulliste de cette droite aristocratique qui caractérise bien la droite françaises. L'antilibéralisme, l'antiaméricanisme associé à la mondialisation libérales. Ainsi qu'avec ses critiques du capitalisme de connivence qui pour Zemmour capital de connivence est un pléonasme. Ces combats fétiches le sont avec l'islam et l'immigration.

Et pourtant aujourd'hui je me doit défendre une personne qui me sépare de tout ou presque. Zemmour à franchi la ligne rouge tracée par les dictateurs du politiquement correct que sont les antiracistes. Ces positions sur l'islam ont choqué alors qu'ils n'a pas faux sur le fond du problème des banlieues désertées par " les français blancs " par obligation ne sentant plus chez eux selon les propos de Zemmour. Pourtant ce ne sont pas que les français blancs qui quittent par obligation ces banlieues c'est aussi le cas des beurs arabes musulmans qui veulent réussir dans la vie professionnelle. On ne peut que reprocher à Zemmour de trouver de mauvaises solutions pour régler des vrais problèmes. Qui peut nier que les gens à problèmes dans les banlieues ne s'appellent pas Martin, Durant ou Jaquet, mais bien par des noms à consonances musulmanes et arabes. Admettre cela en précisant que ce n'est pas le nom, ni l'origine de l'individu qui fait le délinquant c'est rendre service à beaucoup de musulmans et arabes qui sont très bien intégrés dans la société française.

Mais essayez de mettre cela dans la tronche des antiracistes qu'il y a vrai un problème lié à l'immigration musulmane et que ce n'est pas en jouant les autruches qu'ils vont régler le problème du racisme bien au contraire.

Zemmour sur ses propos ce fait attaquer de tout les côtés des moralistes à l'esprit totalitaire. Il a évoqué le mot blanc en évoquant les banlieues. Un crime de trop. Les associations antiracistes et leur logique totalitaire le condamnent sans démonter que ses propos sont faux. Ils ne cherchent pas à argumenter pour démonter que Zemmour à tort; ils attaquent en justice pour le faire condamner pour incitation à la haine raciale et à l'islamophobie. C'est ce que font les dictatures totalitaires contre les citoyens qui critiquent leur pouvoir. Les dictatures n'argumentent pas pour prouver que l'opposant à tort; ils le condamnent à la prison ou au peloton d'exécution. Ces associations antiracistes sont devenus la bras armé des gauchistes qui tirent à vue sur tout ce qui bouge contraire à leur idéologie. On me dira que la loi c'est la loi et que Zemmour a violé la loi contre le racisme. Mais la loi à bon dos surtout quand ça arrange Les gauchistes.

Pourtant les incitations violentes à la haine contre un groupe de personne pour leur appartenance sociale est aussi illégale. Quand va t-on condamner " les Lutte ouvrière " les NPA ou les Front de gauche " a chaque débordement de groupe de la gauche radicale qui mettent à sac des quartiers au nom de l'anticapitalisme? Ces partis propagent la haine et la lutte contre le grand capitale et le patronnât. 

Les partis de gauche veulent bannir Zemmour des plateaux télé. Plus facile que de contre-argumenter. Et ITV a franchi le pas en bannissant Zemmour " de ça se dispute ". Mais on continuera à inviter des gauchistes radicaux qui continueront à propager leur haine contre les riches, le grand capitale et le libéralisme. Et tan pis si certains après ces discours prennent les armes pour tout saccagé au nom d'un idéal.

Ces associations antiracistes qui attaquent Zemmour en justice pour incitation à la haine raciale ne devraient pas eux aussi être condamné pour le même délit? C'est pourtant ce qu'ils font. A vouloir sans cesse chercher des prétextes racistes pour rendre légitime leur existence; ces associations vont ne faire que de donner raison envers ceux qu'ils combattent et rallier ceux qui en ont marre de cette dictature du politiquement correct. Zemmour c'est fait beaucoup d'amis depuis la sortie de son livre et il va s'en faire encore bien plus avec la censure qui le touche. Zemmour est bien parti pour gagner contre la censure en devenant une sorte martyre. Zemmour est banni pour délit d'opinion. Mais de la part des médias qui sont toujours les premiers à dénoncer à censure et qui cèdent face aux des antiracistes et aux gauchiste est à mon sens très grave pour le droit de s'exprimer librement. 

Pour la petite histoire, le Khmers vert Noël Mamère crut flairer le bon filon éditorial avec " le suicide français " en sortant un contre-argumentaire en réplique de l'ouvrage de Zemmour avec la sortie d' un livre de 80 pages. Bref c'est le bide total pour Mamère. 510 ventes la première semaine, soit 10 fois moins ce que vend Zemmour chaque jour. 

 

17:23 Écrit par Dominique Jordan dans France, Médias | Lien permanent | Commentaires (157) | | | | | |  Facebook

19/12/2014

Echec et mat pour le fin joueur d'échec

Ces jours-ci en voyant l'économie russe couler avec son Rouble dont ce dernier a dévissé dans un précipice je ne peut m'empêcher de me marrer en me rappelant tout ces pro-Poutine qui étaient certains d'eux que  les sanctions économiques contre la Russie allaient se retourner contre ceux qui en avaient pris la décision et cela en nous appelant que Poutine comme les russes en général sont de fins joueurs d'échec. Les pro-Poutine nous annonçaient que le grand stratège du tsar Poutine car fin joueur d'échec va renvoyer à l'occident le boomerang  que ce dernier lui avaient lancer avec les premières sanctions économiques. Le gros contrat gazier avec la Chine qui se fera en devises russes et chinoises devaient amorcer la fin du roi dollar et de l'hégémonie américaine. Pareil avec les représailles russes et le boycott des produits frais européens qui allait être fatal pour l'économie européenne.

Malheureusement pour les amoureux de Poutine le fameux joueur d'échec se prend un bel échec et mat en pleine poire. Si les sanctions économiques de l'occident y sont pour quelques chose la chute du rouble et l'inflation qui va suivre sont  essentiellement une conséquence de la chute du cour du brut grâce à la concurrence du schiste américain face aux gros producteurs des pays de l'OPEP. Tout les économistes ayant un minimum de bon sens ont assez répétés qu'un pays qui finance son économie essentiellement par la rente des produits pétroliers est une économie qui se condamne à moyen terme. C' est ce qui arrive actuellement à la Russie et au Venezuela. Quand aux représailles russes contre les produits occidentaux ses effets resteront marginales pour les européens. La Russie représente que 10% des exportations de l'UE. Effets plus marqué en Russie qui en allant chercher ailleurs et bien plus loin les produits frais que l'UE n'importe plus voit la factures du panier de la ménagère russes prendre l'ascenseur.

Les grand responsable de la situation actuelle de l'économie en Russie vient du pouvoir de Poutine. Ce dernier au lieu d'avoir semé les bases pour y faire fleurir  économie libérale axée sur l'esprit d'entreprise et l'innovation protégé par un état de droit a cru bon garder une économie de rente en main étatique dirigé par un pouvoir oligarchique et corrompu. La fuite massive des investisseurs russes sont bien une conséquences  de la politique économique de Poutine qui est également une politique autoritaire.

La fameuse histoire des russes bon joueur d'échec qui font donc de très bons stratèges et qui vont faire gagner la Russie avec son bras de fer contre l'occident est une ineptie qui ne tient pas compte de l'histoire de ce pays. Ces fins stratèges et bon joueurs d'échec ne l'oublions  pas ont merdé sur tout le ligne et cela en remontant au minimum à la révolution d'octobre.

Si il y a eu dans l'histoire un excellent joueur d'échec il est américain  et il s'appel Ronald Reagan qui a mis échec et mat les russes en faisant chuter " l'empire du mal ".

D.J

16:41 Écrit par Dominique Jordan dans Monde | Lien permanent | Commentaires (10) | | | | | |  Facebook

18/12/2014

Obama continue d'insulter le monde libre en ouvrant les bras à la dictature de Cuba

Quelque jour après que Cuba célèbre l'alliance antiaméricaine avec ses amis Maduro, Morales et Poutine Obama n' a pas trouvé mieux que de les remercier en ouvrant les bras à la dictature communiste cubaine qui en plus de 50 ans aura enfermé toute une population dans un goulag à ciel ouvert. Le régime communiste de Cuba fait partie de ses dictatures communistes qui jouis encore d'une belle popularité de la part de nos socialos. Les crimes qui font partie de la culture communiste et que le régime castriste ne s'est pas gêné d'appliquer sur toute un peuple ne rentrent pas en ligne de compte parmi les médias et les gauchistes qui saluent cette avancée en évoquant la chute d'un mur.

La propagande communiste du régime Cubain fait passer au près des socialistes occidentaux comme étant un régime très fréquentable. Cuba aurait le taux d'illettrisme le plus bas d'Amérique Latine ou aurait aussi un système de santé où tout le monde y auraient accès gratuitement ou comme l'accès à l'éducation où aucun enfant cubain y serait exclus. bref Le régime de Cuba aurait  un système sociale qui n'aurait rien à envier à certains pays occidentaux comme les USA. Sauf que... ces chiffres et ce tableau idylliques  sont publiés par un régime qui ment ( mensonge qui est dans les gènes des communistes ) comme tout bon communiste depuis plus de 50 ans. Régime qui a bien évidemment  le monopole de l'info pour diffuser sa propagande. Sauf que quand on écoute le témoignage des exilés cubains en Floride qui eux disent tout le contraire. Pourtant les pauvres à Cuba dés qu'ils en ont l'occasion préfèrent et l'on ne sait pas pourquoi quitter le paradis socialiste pour choisir l'enfer des Etats-Unis.

Mais les socialistes ne sont pas à une contradiction prêtes quand on leur parle de Cuba par exemple quand on leur met sous le nez la réalité des pénuries de biens de première nécessité qui pénalise la population. Pour ces socialistes ( qui la acceptent que c'est loin d'être beau et joli à Cuba ) le régime n'y est pour rien. La faute est aux blocus imposé par les Etats-Unis. A part qu'il n'y a aucun blocus. L'embargo concerne juste les échanges commerciaux entre Cuba et les Etats-Unis. Le reste de la planète peut commercer librement avec Cuba. La preuve est que ce soit disant blocus n'empêche pas de faire entrer sur l'île tout ce qui est nécessaire pour les touristes. Les hôtels touristiques et les clubs de vacances ne manquent absolument de rien. Et le soit disant blocus n'empêche  pas non plus au Venezuela d'exporter son pétrole à des prix favorables en échange de médecins. Oui ces médecins qui font la fierté du régime et qui n'hésitent pas à fuir le régime paradis socialiste en s'exilant en Colombie avec d'espérer d'obtenir un visa pour les Etats-Unis et son enfer et cela lorsque ces médecins sont envoyés au Venezuela pour y soigner la population. Bref c'est bien le régime qui est à l'origne des disettes de toute sorte à Cuba en ne dérogeant  pas à la règle du parfait socialisme appliqué.

Obama va ainsi favoriser un régime dictatorial ( un de plus ) qui continuera à mépriser tout un peuple après son annonce pour un assouplissement de l' embargo économique entre les deux pays existant depuis les années 60. Obama va ainsi favorisé un régime qui continuera à mépriser une Amérique libre après avoir déclaré que " nous sommes tous américains ". Ceux qui jadis applaudissaient les sanctions économiques contre l'Afrique du sud pensent  tout le contraire vis-à-vis de Cuba en applaudissant l'assouplissement des sanctions économiques. Pour les gauchistes seules les dictatures à consonance de droite sont infréquentables.

Heureusement qu'Obama n'est pas président de la Corée du sud, ils dirait les bras ouverts: amis du nord nous sommes tous coréen. Heureusement qu'Obama n'est pas président de Taïwan, il dirait les bras ouvert: amis de Pékin nous sommes tous chinois. Reste encore au Congrès de na pas avaliser l'assouplissement des sanctions contre Cuba en redonnant un peu de dignité à l'Amérique.

D.J

 http://www.eltiempo.com/archivo/documento/CMS-7615688

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/l...

11:35 Écrit par Dominique Jordan dans Monde, USA | Lien permanent | Commentaires (47) | | | | | |  Facebook

17/12/2014

Après l'Amérique c'est au tour d'Israël d'être dans le viseur des amis du totalitarisme

Il suffit d'évoquer l'Amérique ou Israël pour se rendre compte à quel point les ennemis de la liberté sont nombreux en occident. Israël en prend pour son grade ces jour-ci. De plus en plus de pays européens reconnaissent la Palestine comme état à part entière. Une façon de rendre légitime un état de non droit avec la cis-jordanie et l'autorité palestinienne et de rendre légitime l'autorité de Gaza qui est en main du Hamas une autorité totalitaire dont sa charte vise à l'élimination d'Israël.  

On rajoutera aussi la Suisse qui actuellement organise une conférence pour garantir la protection des  civiles palestiniens et qui évidemment verra Israël et non le Hamas  sur le banc des accusés. Avec cela en guest star Hanan Ashrawi membre du comité exécutif de l'OLP un autre organisation terroriste qui est aqussi une version arabe du national-socialisme et qui demande qu'Israël rende un jour des comptes. Mais comme toujours elle et tout ce petit monde ne demandent jamais au Hamas de rendre des comptes sur les crimes qu'ils commettent contre les habitants de Gaza. Car prendre en otage une population pour y profiter d'agresser Israël et sa population avec des tires de rockets et de missiles et un crime. Sans parler de tout les crimes politiques que mène en silence le Hamas contre les gazaouis. Et sans oublier le détournement criminel toujours par le Hamas des aides publiques européennes qui sert essentiellement à étoffer leurs arsenaux qui servira pour bombarder l'état hébreux. Et également le détournement criminel des marchandises de biens de première nécessité pour le marché noir que fait livrer régulièrement l'état d'Israël pour la population de Gaza .

Le Hamas gagne ainsi sa guerre contre Israël sur toute la ligne. Elle gagné dernièrement la guerres des images lors de la dernière intervention d'Israël à Gaza et  gagne aujourd'hui la guerre diplomatique en renforçant son pouvoir de nuisance grâce à la complicité de l'occident. L'Amérique une fois de plus montre sa solidarité avec Israël en boycottant cette conférence et cela même avec une administration actuelle qui est la moins pro-Israël de l'histoire entre les deux alliés. On rappellera encore que le Sénat en main démocrate a récemment renouvelé sa confiance envers l'état hébreux comme partenaire stratégique et économique. Ce qui remontre encore une fois le gouffre qui sépare la gauche américaine avec celle d'Europe.

Israël est la seule démocratie libérale de la région du proche orient. Mais pour les gauchistes et les autres extrémistes occidentaux c'est déjà un crime qu'Israël soit libérale et qu'elle épouse les valeurs occidentales. Et pour ces gauchistes et les autres extrémistes occidentaux, son alliance avec les Etats-Unis et le second crime d'Israël. En bien évidement ces gauchistes et autres extrémistes masquent tout cela sur le dos de la cause palestinienne.

D.J

PS: on apprend maintenant que la justice européenne pour vice de procédure vient de retirer le Hamas de la liste des groupes terroristes. Le Hamas crie victoire et comme les juges européens crache sur le monde libre.

11:09 Écrit par Dominique Jordan dans Monde, totalitarisme | Lien permanent | Commentaires (10) | | | | | |  Facebook

16/12/2014

On aimerait déférer l'ex administation W. Bush au TPI pour avoir brutalisé des massacreurs d'enfants

Les décérébrés sur les forums du net s'en donnent à coeur joie pour vomir sur l'Amérique et l'administration W.Bush. Pendant que tout ces abrutis demandent que l'on devrait déférer Dick Cheney, W. Bush, Rumsfeld etc... devant un tribunal pénal pour crime contre l'humanité et cela pour avoir un peu trop brutalisé des terroristes; ces mêmes terroristes sous la bannière des talibans viennent de perpétrer un massacre dans une école au Pakistan tuant 132 enfants.

Mais ce n'est pas suffisant ( ils s'en branlent c'est pas leurs gosses dans une écoles vaudoise que les massacres ont eu lieu ) pour changer d'avis. Le talibans sont forcement une création des américains pour  contrer les soviétiques; donc ces américains, W. Bush compris, portent forcement une responsabilité sur la barbarie des talibans. On ne le répètera jamais assez que l'Afghanistan avant le coup d'état communiste était = laïc et qu'après ce coup d'état des cocos soutenu par Moscou = Afghanistan avec islam radicalisé. Les massacres d'imams et les Coran brûlés sur les places publique par les communistes furent bien le déclencheur du radicalisme islamique dans ce pays. On sait que ce sont les communistes soviétiques et non l'Amérique qui ont foutu la merde partout dans le monde depuis 1917 en soutenant toutes les révolutions marxistes et les guérillas du même nom pour y instaurer des régimes dictatoriales communistes. Al qada et les talibans, ce sont bien les cocos.

Pour l'état islamique d'Irak, j'avais déjà évoqué la responsabilités d'Obama dans le réveil de cette mouvance radicale après avoir abandonné à son sort l'Irak. Mais cette création islamique radicale n'est non plus pas américaine.

http://extremecentre.org/2014/11/29/lislam-en-debat-daech...

Il faut l'admettre que dans ces outrés de service et moralistes bien attentionnés se trouve des libéraux pour dénoncer un excès d'étatisme dans ce type d'interrogatoire qui pourrait selon eux se retourner un jour contre les citoyens. On leur rappellera que si l'état est effectivement trop souvent excessif en économie et dans les libertés individuelles que c'est aussi son excessivité qui a permis de mettre au tapis le nazisme et l'URSS. Pour ces libéraux, leurs approches de l'état et de ses excès dans la politique sécuritaire serait pertinente si la planète était entièrement libérale. Mais malheureusement elle ne l'est pas partout et de beaucoup et que des barbares sont bien à nos portes.

La bonne nouvelle: ( merci Greg )

La majorité des américains approuvent les méthodes de la CIA.


Les américains, LE peuple américain va encore se faire traiter de tous les noms.
En effet la majorité des américains approuvent les méthodes de la CIA et désapprouvent la révélation de ces rapports.

51% approuvent contre 42% qui désapprouvent.
56% estiment que ces méthodes sont utiles, 28% estiment qu'elles ne servent à rien.
43% estiment que c'était mal de dévoiler ces rapports, 42% estiment que c'était bien de dévoiler ces rapports.

Selon que l'on soit républicains ou démocrates l'écart devient encore plus important :

73% des républicains approuvent quand seulement 37% des démocrates approuvent (oui, les démocrates avec du bon sens ça existe, mais ils ne sont pas nombreux : 37%) ".
http://www.dailymail.co.uk/news/article-2875261/More-Amer...

Certes 37% ce n'est pas énorme; ( quoi que ) mais on ne verrait jamais un tel score chez la gauche Suisse. Même à droite j'imagine très mal un 37% d'avis favorable.

Et cela reste des scores favorables dans une Amérique qui n'est pas au lendemain d'un traumatisme comme celui du 11 septembre. 

Nous remarquons  encore une fois un fossé qui sépare l'Europe des Etats-Unis. Les américains eux ne semblent pas avoir un problème de conscience et un sentiment de perdre leur liberté quand leur sécurité est en jeu. On peut rajouter à la majorité des pour ceux qui n'ont pas d'opinion. Les ni pour ni contre. Bref qui ne voient pas d'inconvénient particulier dans ses interrogatoires.

Et je finirais de dire comme mon ami Greg l'a dit dans un de ses commentaires à un outré de service. Ceux qui verraient bien les anciens de l'administration W.Bush déférés devant un tribunal pénal se feront quand même décapités ou exécutés sans forme de procès le jour où ils tombent dans les mains des islamistes radicaux.

D.J

20:08 Écrit par Dominique Jordan dans Intégrisme, totalitarisme | Lien permanent | Commentaires (7) | | | | | |  Facebook

15/12/2014

Alexandre Douguine et l'axe totalitaire Moscou - Caracas et " Zurich ".

 

Alexandre Douguine est un idéologue d'une pensée conservatrice slavophile très influente dans les cercles du pouvoir du Kremlin.

http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article04/EuEuEppVEyVaD...

Fondadeur du parti de " l'eurasisme et de la Russie " Alexandre Douguine milite pour un nationalisme eurasien regroupant toutes les anciennes républiques soviétiques sur un programme politique clairement impérialiste, antilibéral et surtout antiaméricain. Se défendant de ne pas faire de la Russie un retour au communisme soviétique Alexandre Douguine se bat néanmoins pour créer un état centralisé, autoritaire et très dirigistes sur l'économie et les questions d'ordre sociales. Douguine milite également pour une alliance regroupant les états antiaméricains comme la Chine ou l'Iran.

On ne sait pas trop jusqu'où le Kremlin est influencé par Douguine. Mais ce dernier estime que la politique Poutine va dans le bon sens. Alexandre Douguine populaire dans les cercles de l'armée russe ne se cache pas non plus de vouloir éliminer tout les éléments libéraux existant en Russie. Le parti de Douguine à le vent en poupe en Russie utilisant les médias en main du pouvoir pour inonder le pays de sa propagande. Les pro-Poutine occidentaux s'amusent à accuser l'occident, l'Amérique et l'OTAN de néo-fascistes sans connaissance de cause de quoi est fait le fascisme en ne voyant pas que c'est le fascisme avec Douguine qui a le vent en poupe en Russie.

http://www.vice.com/read/aleksandr-dugin-russian-expansio...

Plus loin au Venezuela le fascisme rouge initié par Chavez monte d'un bon cran vers la dictature. Nicolas Maduro le nouveau président renforce le totalitarisme avec un rôle accrue de l'armée dans la direction politique du pays avec une élimination de la contestation du pouvoir. Le pays idole et modèle des gauchistes européens sombre dans le chaos économique. Inflation record et pénurie de biens de première nécessités montre que modèle socialiste est un modèle qui va à l'échec dans le 100% des cas. La rente du pétrole qui représentait le 90% des exportations et qui finançait essentiellement l'économie du pays ne suffit plus et la chute du baril du brut enfonce le clou d'une économie essentiellement en main de l'état.

Et que vient faire Zurich dans cet axe totalitaire? C'est bien simple. Je veut parler des violences qui on secoué Zurich dans la nuit de vendredi à samedi. Un groupe de 200 personnes issue d'un groupuscule d'extrême gauche ont organisé une manif non autorisée pour comme ils le disent " se réapproprier l'espace publique " et y ont causé par la suite pour plus d'un million de franc de dégâts. Pillage de commerce après avoir mis en éclats leurs vitrines, actes incendiaires sur des voitures, destruction de biens publiques, violences sur les forces de l'ordre etc... Car ceux qui ont mis à sac une partie de ville de Zurich sont bien des personnes qui pensent comme ceux qui soutiennent la politique de Poutine ou celle de la révolution bolivarienne au Venezuela. 

Ils sont tous en commun anti-capitalistes, anti-libérales, anti-américains, anti-occidentales, antisionistes, anti-israéliens, anti-OTAN etc... Des idéologues totalitaires qui marcheront main dans la main pour détruire leur ennemis commun l'occident, l'Amérique et le libéralisme et qui après faute d'ennemis communs s'élimineront mutuellement pour d'autres divergences idéologiques. Comme l'ont fait les bolchéviques contre les autres courants révolutionnaires socialistes tel les " menchéviques " et les socialistes révolutionnaires " après avoir marché dans la même direction lors de la révolution d'octobre ou comme l'ont fait les nazis et les communistes entre eux après avoir collaboré suite au pacte germano-soviétique.  

Alexandre Douguine ne gagnera pas face à l'Amérique. Non pas parce que l'Amérique est bien plus puissante que la Russie mais parce que Douguine reprend les mêmes recettes qui ont mis l'URSS au tapis. Ce n'est pas sa haine de l'Amérique qui  va le faire perdre mais sa haine contre le libéralisme dans son propre pays.

D.J

18:39 Écrit par Dominique Jordan dans Monde | Lien permanent | Commentaires (2) | | | | | |  Facebook

12/12/2014

Ne pas confondre puissance économique et performance économique

La Chine serait devenue en cette fin d'année la première puissance économique du monde devant les Etats-Unis. Je dit " serait devenue " parce que le pouvoir Chinois n'est pas crédible en matière de transparence et que cela ne m'étonnerait qu'elle fausse les données qu'elle publie au FMI. Mais en admettant que c'est bien le cas et que la Chine est bien la première puissance économique dans le monde cette première place reste très relatif. Le poids de son PIB au niveau mondial elle le doit beaucoup à sa population quatre fois plus importante que celle des Etats-Unis couplé avec une croissance qui est toujours une croissance de rattrapage essentiellement basée sur une économie de manufacturation. En gros la Chine reste toujours l'un des ateliers de la planète.

Mais là où la Chine n'est plus une grande puissance économique c'est dans sa performance. Lors du dernier classement du World forum économique la Chine occupe le 28 ème rang des pays les plus compétitifs. 29ème en 2013. Les Etats-Unis remontent de la 5ème à la troisième place et la Suisse consolide sa première place. Sur les 10 premiers pays les plus compétitif du monde; 7 pays sont occidentales. Les autres du BRIC qui sont censés nous bouffer tout bientôt sont loin derrière. La Russie 53ème, le Brésil 57ème et l' Inde 71ème.

L'innovation qui est l'un des moteurs essentielle à l'économie n'est pas non plus à l'avantage de la Chine. En prenant compte les dépôts de brevets dit " Triadiques " ( qui exclue les brevets nationaux ) la Chine est au 19ème rang mondial qui en dépose environ 17'000 contre env. 50'000 pour les Etats-Unis pays qui reste en tête des pays les plus innovant avec le Japon.

En matière de liberté économique le match Etats-Unis - Chine n'est pas non en faveur de la Chine. 12 ème place pour les USA contre 137ème place pour la Chine.

En Chine les crédits bancaires vont essentiellement pour les entreprise étatiques et celles en mains d'apparatchik du parti communiste. Il ne reste presque rien pour les entrepreneurs qui sont essentielles au moteur économique et à l'innovation.

Bref la Chine est une voiture sportive qui a plus de chevaux que la voiture américaine. Mais la voiture sportive chinoise a mis sa pédale d'accélération à la même place que celle du frein. C'est tout le problème d'une économie capitaliste qui est en main de l'état.

 

 

12:52 Écrit par Dominique Jordan dans Economie | Lien permanent | Commentaires (4) | | | | | |  Facebook

11/12/2014

Interrogatoire de la CIA: la grande trahison d'Obama

Obama aura trahis 2 fois l'Amérique en moins de 24 heures en révélant au grand publique les pratiques de " torture " de la CIA lors d' interrogatoires sur des terroristes lié à Al Qaeda approuvé par le gouvernement Bush au lendemain des attentats du 11 septembre 2001.

La première des trahisons d'Obama est d'être revenu sur ses propos il y a quelques années quand il avait déclaré de ne pas vouloir donner suite aux pratiques très controversé des interrogatoires de la CIA sous l'administration Bush: " qu'il préférait voir en avant et plutôt qu' en arrière ".

La deuxième trahison c'est de faire passer l'Amérique aux yeux du monde comme étant un pays de barbares. Alors que les barbares sont justement ces islamistes radicaux qui décapitent leurs otages qui n'hésitent pas à massacré des civiles hommes femmes et enfants à l'aveugle en envoyant faire péter des kamikazes ou qui ne se gène pas de faire écraser des Boeing sur des tours bourrées de civiles. Obama aura réussi à atteindre sa cible en déclenchant une déferlante antiaméricaine partout dans le monde occidentales. Ces antiaméricains incapables de discernement jouant les autruches jusqu'au jour où ce sera trop tard. 

Je soupçonne Obama et j'en suis persuadé de vouloir sauver la face 2 ans avant les présidentielles en voulant régler leur compte aux conservateurs suite à la défaite monumentale des démocrates lors des dernières élections du Congrès. Obama aura été le président américain qui aura pris la plus grosse défaite de l'histoire de l'Amérique d'après guerre lors de législative pour le renouvellement du Congrès. Ce ne serait pas le première fois qu'Obama utilise des coup bas afin de préserver le pouvoir de son camp. Quand il peut changer les règles démocratiques en sa faveur il ne se gène pas de le faire.

Je persiste encore une fois que je me fout du sort des terroristes qui ont une cruauté sans limite et qui étaient entre les mains de la CIA sous l'ère Bush. Je me fout de l'avis des droits de l'hommiste comme  Dick Marty qui se soucie avant tout du sort des terroristes détenus à Guantanamo mais qui se fout royalement que quelques kilomètres plus loin, il y a des ordures communistes qui violent les droits humains les plus élémentaires entre autres par des tortures ( qui font passer la CIA pour de vrais bisounours ) des privations de liberté dans des goulags et des exécutions de toutes sortes et cela sur des personnes condamnées pour délits d'opinions politiques ou par de fausses accusations.

 Et je me fout carrément de l'avis du Conseil des droits de l'homme des Nations unies tant que ce conseil abrite  en son sein des dictatures qui font de la violation des droits de l'individu un sport national tel Cuba ( encore lui ) la Chine, l'Arabie Saoudite, le Pakistan ou le Vietnam. 

D.J

17:38 Écrit par Dominique Jordan | Lien permanent | Commentaires (50) | | | | | |  Facebook