08.02.2010

Le syndrome gaulliste et la tragédie d’Haïti

Par Guy Milliere., politologue, économiste et spécialiste des Etats-unis, proche des valeurs néoconservatrices américaine.

http://www.les4verites.com/

On m’a parfois reproché de ne pas reconnaître les « qualités » du général de Gaulle. Cela m’a même valu l’hostilité de certains journalistes. Mais c’est ainsi : non, je ne trouve guère de qualités au général de Gaulle.
Qu’il ait rejoint Londres en 1940 a été un comportement honorable. Qu’il se soit conduit ensuite de manière vaniteuse et mégalomane au point que le grand Winston Churchill le considère, après coup, comme son pire cauchemar des années de guerre, pourrait suffire à apporter un bémol à la partition.

Je ne peux voir les images du général à Lisieux, huit jours après le débarquement, sans agacement. Lorsque je mets le son, cela s’aggrave : parler d’une France qui a commencé à se libérer elle-même, il fallait oser, et il a osé!

Je ne peux penser à la fin de la Seconde Guerre mondiale sans penser aussi à la rapidité avec laquelle on a dit, de tous côtés, que Vichy et la collaboration, ce n’était pas la France, alors qu’hé­las! c’était bel et bien la France.

Je ne peux penser à la façon dont on a escamoté, à ce moment-là, Vichy et la collaboration sans repenser aux épisodes suivants. Entre autres : abandon de l’Algérie aux mains du FLN et trahison des harkis et des Français d’Algérie, enclenchement de la politique arabe de la France, discours honteux tels celui tenu à Phnom Penh en 1966, paroles nauséabondes telles celles prononcées en 1967 sur un peuple « sûr de lui et dominateur ».

Je penserais moins à tout cela si la référence au général de Gaulle ne restait pas une quasi obligation dans les milieux politiques français. J’y penserais moins si la politique arabe de la France ne se poursuivait pas et s’il ne continuait à flotter ici des fumets « antisionistes » et anti-américains.

Je n’y aurais pas pensé s’il n’y avait eu la tragédie haïtienne et certaines polémiques absolument déplacées. L’essentiel des secours est venu des états-Unis: c’est un fait. Les états-Unis ont pris en main le maintien de l’ordre et le trafic aérien, c’est un autre fait. Fustiger les secours américains et la prise en main du maintien de l’ordre et du trafic aérien par les forces américaines relève de ce que j’appelle le «syndrome gaulliste» : une maladie de l’esprit conduisant à une sorte de jalousie devant qui est plus efficace que soi, auquel s’ajoutent le sentiment outrecuidant que le monde tourne autour de soi et une propension à s’imaginer que les Américains sont des envahisseurs pleins d’arrière-pensées.

Haïti était un pays sans état ou presque. Secourir une population sans un minimum d’ordre est impossible. Faire atterrir des avions sans personne dans la tour de contrôle est tout aussi impossible. Comme le dit un vieux proverbe, la critique est aisée, mais l’art est difficile. Il est regrettable que des officiels français aient choisi la facilité.

La raison a fini par prévaloir, mais ce qui s’est passé a laissé des traces. La période où Haïti a échappé à une situation de naufrage quasi permanent a été celle où les états-Unis ont administré le pays, de 1915 à 1934. Si cela se produisait à nouveau, ce serait vraiment un moindre mal.

Ce qui s’est passé lors de la tragédie haïtienne n’a été que la répétition de ce qui s’est passé, déjà, lors de presque toutes les tragédies qui ont pu frapper une population sur la terre ces dernières années
. Les états-Unis sont une superpuissance, pas la France, et pas un autre pays sur terre. C’est ainsi. Et n’en déplaise à ceux que touche le syndrome gaulliste, je dirai que c’est tant mieux.

Selon la juste expression d’Yves Roucaute, que j’ai déjà citée ici, les états-Unis sont la puissance de la liberté. Je n’ose imaginer ce qu’aurait été le monde depuis le début du XXe siècle sans eux.

Ce qui est inquiétant avec Obama est qu’il se montre si rarement à la hauteur de l’histoire de son propre pays. Pour une fois, il a eu le bon réflexe. Dont acte.

On peut noter aussi que, pendant que des Français se plaignaient de ne pas pouvoir agir, les médecins d’un petit pays agissaient avec efficacité, sans se plaindre : ceux venus d’Israël. étrange : je n’en ai pas entendu parler dans les médias français, Le monde musulman, lui, a brillé par son absence, tout comme la Chine. Quant à l’ONU, j’aurai la charité de ne pas reparler de cette bureaucratie délétère. J’y reviendrai une prochaine fois.

06.02.2010

Pour ceux à qui cela intéresseraient

Voici un second billet sur des titres d'ouvrages que j'ai spécialement apprécié et qui raviront j'espère à ceux qui les découvriront.

-  " HISTOIRE DU TERRORISME DE L'ANTIQUITE  A  AL QAIDA" sous la direction de Gérard Challiand et Arnaud Blin, ed. Bayard. Chaliand et Blin sont parmi les meilleurs spécialistes internationaux sur les questions du terrorisme. Pour eux nous vivons à l'heure du terrorisme, mais nous en ignorons son histoire. Pourtant pour comprendre ce phénomène terroriste il faut en connaître ses racines et ses causes à travers l'histoire. A recommander pour les intéressés.

-  " LA 3èME GUERRE MONDIAL EST COMMENCEE " De Jacques Bergier, ed. Albin Michel. Cet ouvrage un peu vieillot écrit en 1976, et consacré lui aussi au terrorisme; mais spécialement au terrorisme des groupuscules d'extrême gauche. De la bande à baader au Brigade rouge d'Italie. Bergier fut un grand spécialiste du terrorisme à cette époque, il nous expose ses origines ses causes et ses dangers pour la société occidental et ses liens avec les services secret soviétique pour y provoquer une désintégration des gouvernements occidentaux. Bergier évoque aussi les risques d'attentats à l'arme nucléaire. Un ouvrage qui reste assez intéressant où on y retrouve des similitudes avec le terrorisme islamique d'aujourd'hui comme celui d'y instaurer une société communiste dans toute l'Europe avec celui des islamistes qui veulent instaurer un califat universel. Mais Bergier n'est pas forcément pessimiste, il y décrit aussi les moyens auquel il est possible de vaincre ce terrorisme. Malheureusement cet ouvrage est épuisé. Il n'est trouvable que dans les marchés aux puces ou chez des bouquinistes.

-  " LE LIVRE NOIR DU COMMUNISME " Sous la direction de Stéphane Courtois, ed Robert Laffont. Cet ouvrage  est consacré sur les années très sombres liés au communisme, ses crimes de masse, de terreur et de répressions. Un long travail de longue haleine par une équipe de chercheurs d'historiens et d'universitaires, qui décortiquent continent par continent, pays par pays pour y dresser le bilan le plus complet des horreurs commis au nom de l'idéologie communiste: les lieux, les dates, les faits, les bourreaux et les victimes.   

-  " L' ANNEE DU COQ " De Guy Sorman  ed. Fayard. Non seulement d'être un spécialiste des Etats-unis, Sorman l' est aussi pour la Chine. Ayant vécu 1 année sur place, il nous y décrit surtout la face cachée de ce géant économique émergeant. Entre autre la corruption qui reigne à tout les nivaux du pouvoir, sa pauvreté de masse de la Chine rurale, la répression du parti communiste, Les scandales du sang contaminé par le SIDA,  les déportations de masse au nom du modernisme et son avenir plus qu'incertain d'un pays assis sur une véritable bombe sociale à retardement. Sorman dénonce également les hommes d'état et hommes d'affaires, fascinés par le parti et ses prétendus succès, préfèrent pactiser avec lui, plutôt que de soutenir les partisants de la démocratie en Chine. 

-  " MA VERITE SUR MA PLANETE " De Claude Allègre, ed.Fayard. Allègre fait une sorte de bilan de la politique lié à l'écologie. Il dénonce l'obsession des verts reliés au médias et aux politiciens sur le réchauffement climatique et de l'hérésie de la décroissance prônés par certains pour sauver la planète, ainsi que l'hystérie surtout en Europe contre les bios technologies ( les OGM ), alors que pour Claude Allègre, les priorités sont ailleurs comme le problème de l'accès à l'eau potable,  la disparition des espèces par la sur-pêche industrielle ou pour la sauvegarde de la biodiversité. Il émet ses craintes, mais il reste optimiste car pour lui seul le progrès par la croissance nous permettra de ménager la planète par les nouvelles technologies sans appauvrir le monde moderne et tout en développant les pays pauvres.

Bonne lecture.

D.J 

05.02.2010

Vidéo: Glenn Beck et les racines partagées du nazisme et du communisme

Par Vincent Benard: http://www.objectifliberte.fr/

Remarquable édition spéciale du Glenn Beck Show consacrée aux crimes communistes et nazis, et soulignant avec une force tout à fait remarquable les racines partagées du communisme et du nazisme, et leurs préoccupations eugénistes communes. Moins fouillé que le désormais célèbre "livre noir du communisme" de Stéphane Courtois, format oblige, mais terriblement percutant. Espérons qu'une traduction ou un sous-titrage soit envisageable. Ah au fait, pour les non initiés à l'anglais d'Amérique, "liberal" signifie "gauchiste" là bas, tout comme "progressive"...

 

 

La vidéo (source: youtube) comporte 6 parties (la dernière est anecdotique) - enchaînement automatique -  dont 5 sont tout à fait recommandables, et une un peu ennuyeuse (inutilement larmoyante à mon goût). Mais ce sont surtout les deux premières qui retiennent le plus mon attention, non pas que les autres soient moins bonnes, mais elles sont moins originales - Les plus érudits n'apprendront que peu, regretteront sûrement que Lénine soit oublié dans le palmarès de l'horreur, s'étonneront peut-être de ne pas trouver un Pol'Pot dans la liste. Mais en 3/4 d'heure, un documentaire ne peut pas tout dire.

En tout cas, ce documentaire est excellent d'un point de vue pédagogique, et risque de faire sensation auprès de vos amis gauchistes, surtout ceux qui fréquentent le Hitler's, pardon, le Lenine's Café.

Résumé :

  1. (8'40") Les racines communes du socialisme et du nazisme : deux doctrines d'extrême gauche, l'une internationaliste, l'autre ultra nationaliste. Entre autres pépites: citations de Goebbels encensant le "vrai socialisme" des nazis contre le "bolchévisme enjuivé" des soviétiques. Citations de l'humanité célébrant la marche des soldats allemands dans paris comme une grande victoire pour les travailleurs. Equivalence* entre la "solidarité de classe" promue par les bolchéviques, et la "solidarité de race" promue par Hitler.
  2. (6'40") Retour sur les racines philosophiques de l'Eugénisme, avec les communistes George Bernard Shaw et Karl Marx. Citations anti-sémites de karl Marx**, (pourtant Juif lui même), citations germano-suprémacistes du même Marx, similitudes entre les matériels de propagande et symboles nazis et communistes. Détails sordides de l'accord Germano-soviétique Ribbentropp Molotov. Opinions de Marx et Engels sur les sociétés "primitives" n'ayant pas encore effectué leur transition  capitaliste, qualifiées de "racial trash". L'Eugénisme de George Bernard Shaw, écrivain défenseur du socialisme et partisan de l'éradication des "inutiles", père de l'idée de l'extermination par le gaz.
  3. (10'30") Le second*** Génocide ukrainien (Holodomor), sans doute le plus grand crime de Staline. Avec en prime le témoignage de Viktor Yushtshenko, président ukrainien, dont des ancêtres périrent durant la famine. citation: "Pour les européens, accepter de discuter de la nature intrinsèquement criminelle du communisme est hélas difficile"
  4. (6'10") Le mythe de Che Guevara: un assassin psychopathe doublé d'un raciste - Pourquoi la gauche en fait elle une icône ?
  5. (4'30") Témoignage d'une fille de victime de Guevara à Cuba (ennuyeux - séquence "émotion à deux balles" - Vous pouvez zapper)
  6. (5'00") Les génocides de Mao, pour le dessert.
  7. conclusion de Beck, rapide.

(*) On trouve assez facilement en ligne de "magnifiques" exercices de masturbation intellectuelle prétendant établir la non-équivalence morale du nazisme et du communisme. Tenez, en voici un parfaitement typique de ce biais, dont certains passages sont proprement hallucinants - par exemple et en résumé :  "Hitler recevait passivement les applaudissements du peuple à la fin de ses diatribes, alors que Staline s'auto-applaudissait, montrant ainsi que le communisme assimilait au moins théoriquement le leader au peuple". Le reste à l'avenant...

(**) Karl Marx a d'ailleurs écrit "La question juive" (1843), ouvrage antisémite primaire parfaitement nauséabond. Il est ahurissant de découvrir sur internet des "intellectuels" de gauche qui défendent ce livre, le ramenant à un simple appel à dépasser la question religieuse. Hallucinant.

(***) Il y eut un premier massacre des Ukrainiens par famine provoquée  sous Lenine en 1921-22, juste un peu moins de morts que l'holodomor des années 30.

(****) remarque personnelle: prenez la diatribe de George Bernard Shaw, et remplacez son bilan "production consommation" par "empreinte écologique", et vous obtenez un John Holdren, un Erik Pianka ou un Michel Tarrier.

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Trouvé via le blog canadien Antagoniste

04.02.2010

Communisme: l'éternel grande parade.

Comment un idéal d'émancipation et de fraternité, c'est-il retourné au lendemain d'octobre 1917 en une machine gigantesque de massacres et  de déportations massives de groupe sociaux, nationaux, ethniques et religieux? Il n'y a pas eu une seul nation communiste au monde et dans l'histoire qui se serait démarqués du caractère criminel de cette idéologie.

La chute du mur de Berlin à signifié la fin de la guerre froide et à la libération d'un pan entier du continent eurasien. Elle aurait du également signifié la fin d'un idéal de nombreuses personnes dans le monde libre qui se sont attachées à ces valeurs du socialisme universel.

Les partis communistes européens et une bonne partie de la gauche classique, ont préférés  trouver une parade, plutôt qu'a faire un examen de conscience, en prétextant que le communisme n'était pas cela; que l'URSS, n'a jamais appliqué le communisme et avait de communiste que le nom etc... etc... Comment peut-on être atteint d'une telle mauvaise fois. Que l'on veuille ou non, les partis communistes occidentaux avait de bon rapport avec le grand frère soviétique qui fut en même temps le trésoriers de ces dit partis. Et il suffit de connaître les grands courants marxistes de ces adeptes pour s'en convaincre que le vrai communisme est bien celui instauré par les soviétiques à la moitié de la planète.

Parmi les courants marxistes de l'époque et  encore aujourd'hui qui se réclamaient ou se réclame encore les communistes occidentaux, il y avait:

- Les adeptes du marxisme - léniniste: dont leur modèle du socialisme fut celui de Lénine. Ce dernier fut celui par qui les purges et les assassinats politiques ont commencé et que Staline a terminé.

- Il y avait ou a encore les trotskystes: Trotsky le modèle du socialisme de ses adeptes et celui qui instaura en place les premiers goulags et contribua la répression par des arrestations et des meurtres programmés car étant lui-même le fondateur de l'armée rouge dont il fut à la tête les premières années.

- Il y avait ou il y a encore les maoïstes: Mao le grand timonier de la révolution culturel, qui fut la version stalinienne de la Chine communiste et ses 20 millions de morts notamment par une famine que Mao à provoqué.

- Il faut aussi compter tout ceux qui ont le Che comme idole. Chef de la prison de Cabana qui exécuta sans forme de procès des centaines de prisonniers politiques et qui voulait instaurer un communisme universelle par la force comme au Congo et en Amérique latine . Il déclara à la tribune des nations unies " on fusille et on fusillera tant que cela sera nécessaire.  " Un vrai discours de fraternité ".

- Et il y a aussi toujours les idoles de Castro, avec un bilan politique et humain des plus déplorable. N'est-ce pas M. Ziegler.

Ils ont osé dire:

Léon Blum : Je conviens sans nulle difficulté que la politique de l'Etat soviétique est conduite par un homme extraordinaire. Staline est un homme de génie. Il est génial par ses dimensions, sa puissance intérieure d'efficacité comme par la profondeur de ses desseins.

Charles Tillon (ministre de De Gaulle, 1949) : Staline n'est-il pas l'homme qui aura le plus fait pour tous les enfants du monde ? Nul homme ne sait plus fortement témoigner de la valeur qu'il attache à la personne humaine.

Paul Eluard (1950) : Et Staline dissipe le malheur. La confiance est le fruit de son cerveau d'amour.

Michel Rocard (1969) : Le drapeau rouge est porteur d'une très grande espérance.

Valéry Giscard d'Estaing (1975, à propos de la mort de Mao) : Un phare de la pensée s'est éteint.

Georges Marchais (1978, à propos de l'URSS) : Le bilan global de ces soixante et un ans est positif. Le goulag ? A supposer qu'il existe...

Georges Marchais (1989) : Le soviétisme a supprimé l'exploitation de l'homme par l'homme, a résolu des problèmes contre la faim, l'analphabétisation et le sous-développement.

Robert Hue (1996) : Nous nous situons complètement dans le prolongement de Marx.

Robert Hue (1997, à propos du livre noir) : Il est dérisoire et grotesque de réduire le bilan du communisme à cette comptabilité macabre.

Jeannette Thorez (Janvier 1997, Le Figaro) : 85 millions de morts à cause du communisme, c'est un terrible mensonge. J'ai toujours considéré que Staline était un grand homme, un véritable combattant, quelqu'un de raisonnable.

Lionel Jospin : Je compte aujourd'hui des communistes dans mon gouvernement, et j'en suis fier !

D.J

Pour les citations " il ont osé dire " : http://membres.multimania.fr/sitenoir/frame.htm

03.02.2010

Il y a les catastrophes naturelles et puis celles bien humaines du communisme : émeutes de la faim en Corée du nord

Voici un billet qui devrait concerner ceux qui osent encore à se réclamer du communisme et pour les adeptes de la décroissance et de l'anti- société de consommation. La Corré du nord: l'exemple d'une société sans capitalisme et sans liberté.  


Posté le Mardi 2 février 2010 par sil http://extremecentre.org/
 

Le communisme c’est la mort !

Des Nord-Coréens affamés ont attaqué des agents de sécurité dans le pays communiste, l’un des plus pauvres au monde, en proie à des pénuries alimentaires chroniques, ont affirmé aujourd’hui plusieurs médias sud-coréens.

Les troubles ont pris de l’ampleur depuis la brusque réévaluation du won nord-coréen en novembre 2009, une mesure qui visait à enrayer les transactions au marché noir et qui a en revanche fait flamber les prix. La décision a pris de court les habitants et entraîné une aggravation des pénuries alimentaires, selon le journal d’informations en ligne Daily NK, hostile au régime nord-coréen.

« Les commerçants et les habitants ont perdu leur biens en raison de la réévaluation », assure ce média. « Les gens se vengent donc sur les agents de sécurité car ils se sentent désespérés avec le sentiment que, quoi qu’ils fassent, ils mourront », affirme une source anonyme citée par le journal. Selon le Daily NK, un incident s’est produit hier « lorsqu’un certain nombre » de gens ont agressé une patrouille d’agents sur des marchés de Pyongsung, dans la province de Pyongan-Sud. Le quotidien en ligne n’a donne aucun détail sur d’éventuelles victimes.

Son confrère du JoongAng Daily a affirmé que le patron des services secrets sud-coréens (NIS) avait fait état, la semaine dernière devant les députés, d’émeutes causées par cette réévaluation monétaire. « La mesure a provoqué des émeutes à certains endroits (…). Mais le gouvernement nord-coréen semble les avoir contrôlées », selon les propos de Won Sei-Hoon rapportés par le quotidien. Enfin, l’agence Yonhap citant des commerçants près de la frontière sino-nord-coréenne a fait état de gens mourant de faim.

Des centaines de milliers de Nord-coréens sont morts dans la grande famine des années 90 due aux calamités naturelles et à l’incurie économique du régime.

Depuis, la Corée du Nord a abondamment compté sur l’aide internationale pour nourrir sa population mais les flux sont régulièrement interrompus.

 

02.02.2010

Billet pour les amis de l'Amérique.

Ce billet est réservé uniquement à ceux qui portent en estime les Etats-unis d'Amérique. Il est clair que je n'interdit pas aux autres de le lire et d'y poster des commentaires.

Voici quelques titres d'ouvrages consacrés aux Etats-unis:

" MADE IN USA "  de Guy Sorman, édition Fayard. Un regard sur la civilisation américaine, d' une Amérique qui n'est plus européenne malgré ses origines. Un aperçu très bien documenté par l'un des meilleurs spécialistes des Etats-unis.

" L'OBSESSION ANTI-AMERICAINE " Par Jean-François Revel, édition Plon.  L'auteur nous décrit les causes, le fonctionnement et les conséquences de l'anti-américanisme à travers le monde et en France plus particulièrement. Un excellent ouvrage qui met au tapis tout les clichés qui nous colles à la peau depuis toujours.

" L'ANTI-AMERICANISME "  Par Pierre Rigoulot,  édition Robert Lafont. Cette ouvrage est un complément de l'obsession anti-américaine de J-F Revel, démontant les contre-vérités que beaucoup portent à l'égard des USA. Pierre Rigoulot est entre-autre l'un des auteurs du " livre noir du communisme "

" POURQUOI IL FAUT AIMER L'AMERIQUE " Par Dinesh d'Souza, édition Grasset. Cet ancien analyste politique d'origine indienne à la Maison Blanche nous décrit ce que vaut l'Amérique pour que l'on puisse l'aimer plutôt que de la detester.

" OUEST CONTRE OUEST " Par André Glucksmann, édition Plon. André Glucksmann ancien marxiste-maoïste fut l'un des rares français à approuver l'intervention américaine en Irak. Son livre traite d'un non sens de la plupart des européens notamment français de pointer comme ennemi n01 depuis les 11 septembre les Etats-unis, plutôt que le despotisme islamique ou baasiste irakien

 " MICHAEL MOORE AU-DELA DU MIRROIR " Par Guy millière, édition du rocher. Guy millière l'autre grand spécialiste de l'Amérique, dénonce et démoli dans son ouvrage un à un les mensonges,  les manipulations et les contre-vérités lancé par Moore dans ses navets que Millière à tous vu; navets qui sont devenu une référence pour tout ceux qui cherchent de ce qu'il y a de pire au pays de l'oncle Sam.

Bonne lecture.

D.J   

01.02.2010

USA, une autre vision de l'islam.

La presse américaine est très dur avec le projet de loi du gouvernement français sur l'interdiction de la Burqa. ( malgré cette info, je reste persuadé que ce  type de vêtement est stupide et contraire à la dignité de la femme ) Le New york Times considère l'interdiction de la burqa comme une atteinte à la liberté individuel et une opportunité politique à des fins électoraux. Je n'est pas plus de précision de la part du quotidien, si il s'agit bien de burqa ou du voile en général. La religion aux Etats-unis prend une place importante dans toute les communautés. Si des tendances de majorité d'un type de confession existent comme celles de l'église évangéliste, il n'y a pas aux Etats-unis de religion officiel. Un voeux des pères fondateurs de l'Amérique pour ainsi ne pas froisser et discriminer toute les tendances religieuses minoritaires entre-autre venu des quatres coins du monde, dont beaucoup fuirent les persécutions  confessionnel. ( Europe compris )

Et pour l'islam, quand est-il pour les musulmans d'Amérique depuis le 11 septembre? Malgré les appels de George W. Bush pour exhorter ses concitoyens au lendemain de la tragédie du 11.09 à ne pas s'en prendre aux musulmans  américains qui n'ont rien à voir avec les auteurs des attentats du WTC, ce ne fut pas toujours très simple pour ces musulmans vivants sur sol américain, qui devaient trop souvent prouver leur bonne fois et leur distance avec Al Qaeda.

Salamal-Marayati, directeur du muslim public affairs concil, à Los Angeles, dresse un bilan positif sur l'intégration des musulmans aux Etats-unis 8 ans après les 11 septembre. Je laisse aux lecteurs de cliquer sur le lien ci-dessous pour lire l' interview de Salamal-marayati,par le journal " le Temps "

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/05f0449e-0eb0-11df-a273-2...

D.J

 

 

29.01.2010

La face cachée de la loterie romande.

Le tribunal administratif a décidé que les tactilos ne sont pas considérés comme des jeux de casino, mais comme celui d'une loterie. Voilà pour la définition juridique entre ces deux modes de jeux d'argent. Par contre techniquement la différence reste la même. Les tactilos comme les machines à sous de casino, sont réglés pour faire perdre le joueur, donnant l'illusion à ce dernier lorsqu'il gagne un fort montant d'être gagnant, vu que ses pertes ( qui peut aller plusieurs dizaine fois plus )  le joueur ne le calcule pas. On me rétorquera, que contrairement aux casinos, les jeux de tactilo, financent des projets d'utilité public. Ce qui certes, n'est pas contestable; Mais cela est-il vertueux de gagner de l'argent à des fins sociaux sur le dos, de naïfs ou d'assistés sociaux qui dépenses des fortunes jusqu'à la ruine pour certains qui passent tout leurs temps au bistrot du coin en jouant à ces jeux? Pourtant si les machines à sous de casinos ont été interdites dans les établissement publics en Suisse , c'etait bien pour éviter que des pères ou mères de famille ne vilipendent pas le revenu du ménage dans ces jeux de hasard. Pourquoi l'immoralité s'arrête quand il s'agit de la loterie romande? En tout cas casino ou loterie romande, les deux soignent bien leurs clientèles.

Dans le cas de la loterie romande et ses financements pour des projets d'utilité public, ce serait comme faire du commerce en vendant de l'héroïne, pour financer des centres de désintoxication pour les consommateurs de drogues dures. Je ne vois pas trop où est l'intérêt de déshabiller Paul pour habiller Jacques.

D.J

28.01.2010

Il a neigé sur Porto Alegre.

Non non, Il ne s'agit pas d'une défaillance climatique, mais en écoutant le discours Nicolas Sarkosy au Forum économique de Davos, je me suis demandé si il ne s'était pas trompé de Forum. Son discours aurait mieux plus aux altermondialistes présents à Porto Alegre, qu'aux financiers et libéraux à Davos. Ce coup-ci, il n'a pas parlé de mettre des taxes à tout vas comme il le fait d'habitude, mais de remettre une autre manie de sa part, qui est de réguler le système financier et de réformer le capitalisme. Côté régulation, on ne sait pas de quoi il s'agit, il ne le dit pas . Comme beaucoup, Sarkosy immagine que le système financier et bancaire serait trop peu régulé, alors que c'est plutôt le contraire. Ce dernier et sans doute le secteur économique le plus régulé; On aurait aimé qu'il propose plutôt que de réguler encore plus, de supprimer les mauvaises ( comme celle qui ont rendu les crédits pourris ) en les remplaçant par des bonnes, comme celui qui obligeraient les banquiers d'avertir par écrit les risques énormes encourus à celui qui emprunte. Tout comme le fait l'industrie pharmaceutique sur les effets indésirables graves des médicaments contre le cancer. 

Il est aussi question chez Sarkosy de limiter la taille des banques et de séparer les domaines d'activités et d'y interdire la spéculation qui n'aurait aucun interêt pour le client, un projet également soumis par Obama. Mais qui peut dire quel est la taille exacte d'une banque pour être au mieux au service de l'économie? Là aussi rien de concret, si ce n'est, de savoir mieux que les professionnels de la branche comment l'on doit diriger la finance. On a aussi une autre hérésie économique de la part du président Français et de l'opinion public en général, celui de reprocher aux banques de recommencer à faire leurs travails; c'est à dire de les accuser de reprendre des risques et de respéculer sur les marchés financiers et de faire des bénéfices. La prise de risque financière est une nécessité, vu que l'innovation et le potentiel de nouveaux entrepreneurs est sans limite et que sans les prêts bancaires, ses derniers deviendraient impossibles à se réaliser . L'innovation n'empêche pas les bulles comme celui d'internet et de la téléphonie mobile; Mais ce sont bien les nouvelles technologies qui dopent la consommation et l'économie capitaliste. La spéculation sur les marchés financiers sur les devises fait circuler l'argent entre les institutions bancaires. Sans cela, c'est aussi la panne économique. Quand à vouloir réformer le capitalisme, Sarkosy devra aussi réformer la nature humaine. Bonne chance!!!!

Mais en matière de réformes, Sarkosy devrait avant de vouloir sans dire comment réformer la finance mondial, serait de réformer son économie, ce qu'attend depuis plus de 30 ans les entrepreneurs français de la part des gouvernements qui se sont succédés. Tel la réforme du code du travail, celui de l'administration public, des baisses d'impôts et des charges et des règlements administratives, qui empêchent patrons et investisseurs de créer de nouveau marché, de nouvelles entreprises et de pouvoir embaucher et ainsi faire baisser le chômage.

Nicolas Sarkosy continue de perpétuer le gaullisme et l'aristocratie bien française en politique ou l'état prime sur l'économie , alors qu'un peu de libéralisme serait bien plus salutaire.

D.J

27.01.2010

Auschwitz et révisionnisme en 2010

 

  
  
  
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Auschwitz et révisionnisme en 2010
  
  
Michel Garroté
  
  
Mercredi 27 janvier 2010 – 12 Shevat 5770   http://www.drzz.info/
  
  
Aujourd'hui 27 janvier, le monde libre commémore la libération du camps d'Auschwitz.  Que puis-je bien écrire en un tel jour ?
  
Tout récemment, un évêque britannique sans incardination diocésaine, et un évêque polonais à la retraite ont anticipé cette commémoration, à leur façon, en y allant de leurs petits couplets révisionnistes.
  
Dans certaines écoles britanniques à forte fréquentation mahométane, la commémoration a été annullée parce que, paraît-il, les musulmans ne croient pas à la Shoah et qu'il faut, dans ce cadre, ne pas heurter leur sensibilité.
  
Lors d'une récente Marche pour la Vie, un moine a fait un jeu de mot crétin avec le silence passé de Pie XII et le silence présent concernant l'avortement.
  
Il n'y a pas si longtemps que cela, l'inscription "Arbeit macht frei" à l'entrée du camps d'Auschwitz a été volée, dans la quasi indifférence générale, puis retrouvée, dans la quasi indifférence générale aussi.
  
Le monde libre commémore aujourd'hui la libération du camps d'Auschwitz. Mais ce même monde libre a fait, et fait encore, grande publicité à un clown halluciné selon lequel les attentats du 11 septembre 2001 furent l'oeuvre des Juifs.
  
Le monde libre commémore aujourd'hui la libération du camps d'Auschwitz. Mais ce même monde libre fait une fixation obsessionnelle sur la soi-disant urgence de créer un Etat palestinien.
  
Le monde libre harcèle Israël à ce propos, alors que ce monde libre est incapable de donner une définition réaliste du mot "Palestinien"; et alors qu'il n'existe toujours pas, à ce jour, un interlocuteur crédible côté palestinien.
  
Le monde libre commémore aujourd'hui la libération du camps d'Auschwitz. Mais le monde libre ne proteste pas contre le fait que "Mein Kampf" est un bestseller dans le monde arabe.
  
Au fond, le monde libre se sent beaucoup plus à l'aise pour commémorer les Juifs  une fois qu'ils sont morts que pour aimer les Juifs tant qu'ils sont vivants.
  
C'est pourquoi, ce que diront aujourd'hui Obama et Sarkozy à propos de la Shoah et à propos d'Israël ne m'intéresse pas. Car de toute façon, dès demain, ils recommenceront avec leur fixation obsessionnelle sur un Etat palestinien dont ils ignorent s'il sera gouverné par les terroristes du Hamas ou par ceux du Fatah et cela ne les empêche apparemment pas de dormir.
  
Fort heureusement, il se trouve encore quelques personnes - c'est assez rare pour être signalé - qui démasquent cette judéophobie qui semble prendre le relais de l'antisémitisme et qui se manifeste dans le révisionnisme et dans le conspirationnisme.
  
  
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Ainsi, sur lefigaro.fr, dans un article intitulé « L'Amérique, cible de choix du révisionnisme »,
Isabelle Lasserre, le 25 janvier 2010, écrit (extraits) :  « …depuis le 11 septembre 2001, une chose n'a guère changé : la persistance des thèses révisionnistes qui contredisent la version officielle des événements. Plus solides qu'al-Qaida et plus immuables que Ben Laden, elles se sont transformées en une croyance collective qui atteint tous les continents et résiste, comme les mauvaises herbes, à tous les traitements. Pour les tenants des thèses conspirationnistes, la CIA, les Juifs et les compagnies pétrolières seraient à l'origine des attentats. Au mieux, l'Administration américaine aurait été au courant des attaques mais aurait laissé faire, pour justifier son projet de s'emparer du Moyen-Orient. Les idées qui veulent que les Twin Towers se seraient effondrées sous l'effet d'explosifs, qu'un missile américain et non un avion aurait frappé le Pentagone et qu'aucun appareil ne se serait jamais écrasé en Pennsylvanie se portent toujours très bien.
  
Après avoir vendu 200 000 exemplaires de son livre, L'Effroyable Imposture, traduit en vingt-huit langues, le chef de file des révisionnistes français sur le 11 Septembre, Thierry Meyssan, directeur du réseau Voltaire, a écrit une suite, LePentagate. Sur le Net, les associations se multiplient comme des petits pains. Le Mouvement (américain) pour la vérité sur le 11 septembre 2001 fédère aujourd'hui une centaine de sites différents, vend des tee-shirts, édite des DVD, organise des conférences dans le monde entier. Depuis neuf ans, les zones d'influence des thèses négationnistes sont plus ou moins les mêmes : le monde musulman en général, la Russie, d'anciens pays communistes, l'Amérique latine et quelques pays isolés comme la France et l'Allemagne. «La carte des théories révisionnistes épouse parfaitement celle de l'antiaméricanisme dans le monde», explique Claude Moniquet, le président du Centre européen pour l'intelligence stratégique et la sécurité (ESISC), basé à Bruxelles. Ainsi, elles n'ont pas marché en Ukraine et en Géorgie, dont les cœurs sont tournés vers Washington plutôt que vers Moscou.
  
Les présidents iranien, Mahmoud Ahmadinejad, et vénézuélien, Hugo Chavez, les ont en revanche soutenues dans des discours officiels. Aidées par l'effet amplificateur d'Internet, les thèses révisionnistes sont constamment alimentées par les sympathisants. «Leur popularité est quotidiennement nourrie par de nouveaux arguments», explique le sociologue Gérald Bronner, qui a consacré deux ouvrages à la question. Mais si ces théories marchent si bien, c'est aussi parce qu'elles sont très difficiles à démonter. «Les arguments paraissent toujours convaincants. Il faut être à la fois ingénieur, physicien, pilote… pour pouvoir les anéantir. Fondés sur un effet de dévoilement satisfaisant pour l'esprit, les mythes conspirationnistes répondent en outre à notre soif de comprendre le monde ». Les théories du complot ont toujours existé. Parmi les mythes conspirationnistes les plus connus, on peut citer l'assassinat de John F. Kennedy, en 1963, qui aurait été fomenté par Cuba, par l'URSS ou par la CIA. Et les Protocoles des sages de Sion, faux document censé représenter un plan de conquête du monde par les Juifs, fabriqué par la police secrète du tsar russe Nicolas II.
  
Plus récemment, les théories conspirationnistes se sont emparées du sida, qui aurait été créé par la CIA, et de la mort de Lady Di, qui aurait été assassinée par les services secrets britanniques. «Les thèses conspirationnistes correspondent à des cycles conjoncturels… Aux XIX, XX et XXIe siècles, nous assistons à une véritable culture de l'opposition et du complot», écrit la chercheuse Nathalie Bastin dans une étude réalisée pour l'ESISC. Mais elles évoluent aussi avec les époques. Longtemps limités à une région ou à un pays, les mythes sont désormais devenus mondiaux et transcendent les frontières. «Auparavant concentrés sur les minorités (Juifs, gitans, francs-maçons), ils se polarisent aujourd'hui sur un nouvel acteur, les États-Unis, qui représentent la force centrale, l'expression du pouvoir occidental», explique Gérald Bronner.
  
Pour le sociologue, l'époque contemporaine est particulièrement favorable à leur développement. «Il y a, dans nos sociétés occidentales, un désaveu de la parole officielle et une suspicion généralisée de l'expertise et de l'innovation scientifique.» Deux particularités auxquelles il faut, selon lui, ajouter le développement des idées «anticapitalistes» et la «libération du marché cognitif» avec l'explosion des radios, des télévisions et la généralisation d'Internet. «Il est de plus en plus difficile de cacher les choses et les complots. Mais paradoxalement, comme tout finit par se savoir, y compris les mensonges, le sentiment que l'on nous ment se développe » (fin des extraits de l’article de
Isabelle Lasserre).
  

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Note du redacteur du blog D.J et liberté. Voir mon billet : pourquoi le gouvenement américain n'est pas derrière les attentats du 11 septembre.

http://leblogdjetliberte.blog.tdg.ch/archive/2009/10/21/l... 

26.01.2010

L'amitié gaucho-fasciste et islamiste

Les gauchistes de tout poil, y compris les habitués des blogs de 24 Heures et de la TDG, sont sans cesse en train de lier le fascisme, le nazisme avec la politique de l'UDC en les traitant de nazillons de peste brune etc...Les libéraux sont également comparés par certains au fascisme. Mais dans le même temps les gauchistes vouent une admiration pour Chavez; l'espoir de tout les socialistes d'un renouveau alter-mondialiste. Mais pourtant, Chavez est un allié et ami du Hezbollah et du Hamas. Deux organisations terroristes,  antiaméricains antisraëliens et négationnistes de la shoa, vouant un culte pour l'idéologie nazi, lisant mein kampf, faisant le salut nazi. Les images mis en ligne, parlent d'eux même.  Si l'on prend le fameux adage: les amis de mes amis sont mes amis, en toute logique, l'amitié de Chavez en vers les nazislamistes est aussi une amitié de la part des gauchistes en vers ces derniers.

D.J

 

 

                                                                                                                 

 

                                                                                                          

25.01.2010

Quand Obama montre qu'il n'est pas européen, le monde ne l'aime plus. Question sur la burqa.

Franz-Olivier Giesbert dans " le point " de cette semaine à raison de dénommer la polémique la plus bête de l'année sur l'intervention massive des États-Unis à Haïti. Je doit dire qu'Obama n'est pas ma tasse de thé en tant que président  de la plus grande puissance du monde; son appel à la main tendus envers l'Iran ou la Corée du nord, l'a mis dans une cruelle réalité de l'intention des despotes qui n'ont que faire de la patte d'Obama. Et ses interventions sur l'économie me laisse perplexe. Mais quand il fait son job de vrai président américain, comme vouloir gagner le guerre d'Afghanistan pour la sécurité des américains et des autres démocraties, ainsi que sa mission humanitaire envers Haïti, voilà que soudainement plus personne défend l'homme de la maison blanche qui a longtemps incarné l'espoire entre les peuples.  

La présence américaine à Haïti, démontre son rôle de gendarme du monde pour sécuriser l'approvisionnement de l'aide humanitaire et démontre aussi que le gendarme mondial s'ait se transformer en ambulancier de la planète. Non, l'amérique d'Obama ne va pas là bas pour contenir un éventuel arrivage massif d'immigrés; non l'Amérique d' Obama ne va pas à Haïti pour l'occuper militairement. La majore partie de la population de Haïti salue et remercie la présence de l'oncle Sam, peut importe le nombre de Gi's; les habitants ont besoins de toute les aides disponibles de la part des occidentaux pour la majeur partie. Les rabats-joies tel Chavez, Morales et Castro, critiquent la présence US en Haïti, mais ne font pas grand chose pour ce dernier. Pour ceux qui connaissent tant soit peu la société américaine sait que l'Amérique et charité chrétienne, ne font qu'un seul. Les fondations créés par des mécènes riches, évangéliques, batistes et autres confessions ont bien plus d'importances que l'état providence pour aider les pauvres. Mais l'état américain sait aussi être généreux, Obama est un homme pieux, bien plus que l'était W. Bush. Voilà un vrai travail de prix nobel.

Tout le monde espère que la situation en Haïti ait dans le bon sens. Et au diable la polémique la plus bête de l'année.

Dans " le point " de cette semaine: http://www.lepoint.fr/ un dossier sur la burqa. Ce qui a retenu le plus mon intention, sont les témoignages de françaises qui ont choisis l'islam comme religion et qui ont choisis aussi ce type de vêtement qui recouvre la totalité du corps et du visage,sauf les yeux. Elles disent trouver leur salut dans l'islam dont la Burqa ou voile intégrale leurs sont obligatoires. Mais par contre elles se plaignent de la Façon dont elle sont traitées ou diffamées par la population en général; Comme des d'insultes et des crachats entre autre; de même qu'elles sont victimes de discrimination à l'embauche ou se voit refuser des cours d'auto-école etc... certaines envisagent même de quitter la France pour des pays islamiques où ce type d'habillement est obligatoire ou bien toléré . Mais où est l'intêtret, de choisir un mode de vie qui vous là pourris? L'islam serait-il un acte masochiste pour les femmes en France?  Mais sont-elles vraiment scincères de leurs déclarations? Il y a des fois des situations dans ceux qui choisissent l'islam que je ne comprens vraiment pas . 

D.J   

23.01.2010

Copenhague : le Sud a dit NON !

la sagesse du sud l'a emporté sur la fausse naïveté impérialiste du nord, qui n'arrive pas à faire le deuil de la fin de sa suprématie.

Par  Claude Allègre, Http://www.lepoint.fr/

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  •  Copenhague a été un échec, comme - avec quelques autres - je l'avais prévu. Cet échec ne sera pas réparé, parce que les idées qui ont présidé à cette réunion sont fondamentalement erronées et que les intentions, sous-jacentes, n'étaient pas exemptés d'arrière-pensées.

Car l'idée centrale qui, naturellement, n'était pas affichée comme telle était de faire contrôler le développement des pays du Sud (Chine, Inde, Brésil, Indonésie, Afrique du Sud) par les pays du Nord. Sous le prétexte qu'il faut éviter qu'ils polluent - « notre » planète -, on voudrait leur imposer des quotas et avoir le droit de contrôler la manière dont ceux-ci sont respectés, et par conséquent le rythme de développement de ces pays dits émergents. Bien sûr, ils ne l'accepteront jamais. Si ce n'était pas la volonté de contrôler le développement du Sud - c'est-à-dire l'avenir de la planète -, pourquoi avoir impliqué dans la conférence de Copenhague 192 pays dont 90 % ne dégagent à eux tous que moins du millième des émissions de CO2 ?

Pourquoi ne pas avoir choisi le sommet de la FAO à Rome pour confronter les chefs d'Etat au fléau de la malnutrition ? Leur détermination à aider la planète aurait été plus crédible !

De quel droit le Nord pourrait-il dicter au Sud la manière de se développer en obéissant au résultat d'un bilan carbone ? Cette ambition n'est pas nouvelle, elle était déjà présente à Kyoto avec le fameux système des droits à polluer, du marché carbone, qui ne sont rien de plus que l'ancien système des indulgences, instauré par l'Eglise catholique pour racheter ses péchés sous certaines conditions.

Les pollueurs peuvent continuer à le faire en rachetant leurs droits à polluer aux pays pauvres. Certes, ces derniers reçoivent un prix pour cela, mais ce prix correspond à l'assurance d'un non-développement. Comme le disait avec force un chef d'Etat africain : « Vous nous offrez de nous développer avec des voitures électriques et du photovoltaïque, mais c'est plus cher et moins fiable que les sources d'énergie que vous utilisez vous-même dans les pays du Nord. »

Naturellement, ce marché n'était pas distinct des excès coupables de la planète fric et du système des produits dérivés qui nous ont conduits à la crise. La banque américaine Lehman Brothers, qui nous a si promptement entraînés vers le désastre, n'avait-elle pas mis en route un programme joliment nommé Business of Climate Change, avec comme conseillers - excusez du peu - Al Gore et l'alarmiste scientifique en chef Hansson ?

L'un des anciens numéros deux de l'Onu, homme clé dans cette affaire, qui fut à l'origine des sommets de Rio et de Kyoto, Maurice Strong, et qui fut aussi obligé de quitter l'Onu après des micmacs en Irak dans la première guerre du golfe, ne siège-t-il pas dans le Chicago Climate Exchange, l'un des centres du business carbone ? Et, avec un esprit d'entreprise aussi audacieux que naïf, ne se proposait-il pas d'en installer un en Asie pour organiser un marché carbone chinois ?

Tout ce merveilleux Meccano est fondé, comme dans le cas des banques, sur un modèle informatique de prédiction du climat que l'on sait désormais plus qu'incertain, et probablement faux. Mais, en filigrane, derrière cette organisation il y a aussi la volonté de faire gouverner le monde par une escouade de fonctionnaires internationaux choisissant les comités d'experts, décidant de ce qui est bon pour le monde et manoeuvrant comme à la parade les chefs d'Etat, aussi heureux de se retrouver ensemble autour du magnifique projet de sauver la planète qu'incapables de hiérarchiser les enjeux. Patatras ! Le bon sens des pays du Sud l'a emporté, jetant bas tous les beaux projets.

L'Amérique, qui n'est pas prête à sacrifier son économie à des chimères, fussent-elles baptisées scientifiques, accompagne ce mouvement. Témoin la rencontre d'Obama à huis clos avec la Chine, l'Inde, le Brésil, mais sans l'Europe. L'Europe, elle aussi animée par une troupe de technocrates anonymes qui rêvaient d'un grand marché carbone européen dans lequel certains se seraient sans nul doute investis, continue à faire des moulinets. Elle devrait réaliser qu'elle devient le seul espace au monde où la décroissance est désormais une réalité durable. La sagesse du Sud l'a emporté sur la fausse naïveté impérialiste du Nord, qui n'arrive pas à faire le deuil de la fin de sa suprématie ! Il reste que des problèmes gigantesques et urgents se posent à la planète. Ainsi la pénurie d'eau et de nourriture qui, dès aujourd'hui, détruit chaque jour des milliers de vies, et notamment celles d'enfants. La démographie galopante de certains pays pauvres, qui va induire des migrations humaines qu'aucune politique restrictive des pays d'accueil ne pourra contrôler. Dans les pays et entre les pays, les inégalités s'accroissent et ne pourront éternellement être tolérées avec ce spectre désormais mondialisé qui s'appelle chômage et pauvreté.

Le monde ne pourra retrouver une nouvelle croissance plus harmonieuse que par l'innovation et l'adaptation aux changements climatiques, par la création de richesses et une meilleure distribution de ces dernières. Mais pas par des quotas, des taxes, des interdictions et encore moins par la décroissance !

Messieurs les chefs d'Etat, réveillez-vous, sortez du monde virtuel, des projections séculaires. Occupez-vous des peuples, de leurs besoins immédiats, des questions urgentes car, par-delà la planète qu'il faut certes « gérer », il y a l'homme. L'homme, quand en sera-t-il question ?

22.01.2010

La démagogie économique selon Obama.

Malgré une chute dans les sondages qui fait du président Obama le plus contesté après 1 année d'investiture comparé à tout ses prédécesseurs, ce dernier persiste dans l'erreur de la gestion de la crise financière en adoptant un profile socialiste sur le choix de l'ordre décrété à celui de l'ordre spontané par le marché. Obama veut ainsi limiter la taille des banques et interdire la spéculation qui ne profiterait pas aux clients bancaire. Quelle sont les critères économiques qui peuvent déterminer si une banque est trop grande ou non. Il en en existe aucun par décret; seul le marché défini les entreprises qui sont aptes à émerger et à résister dans la cour du libre marché et ceux qui doivent disparaître. La taille d'une entreprise est lié dans un marché libre à ses parts de marché. Dans l'origine de la crise des subprimes, il y a en a une parmi les plus importantes des causes de la crise, c'est les lois votées par l'administration Clinton, qui contraignaient les banques est autres instituts financiers de ne pas pouvoir faire le tri des clients solvables et insolvables au nom de l'égalité à l'accès à la propriété pour les plus modestes. Et tout cela garanti par des institutions parapublics tel Fanny Mae et Freddy Mc. Obama va lui, faire dans le sens inverse. Il va contraindre les banques à refuser des prêts à de potentiels investisseurs pour cause de taille critique.

Sa deuxième proposition anti-crise est d'interdire la spéculation qui ne profite en rien aux clients bancaires. Là aussi, Obama veut que l'état décrète ce qui est bon ou mauvais pour le client. Mais comment peut-il définir cela, dans monde financier où la spéculation est un événement qui se produit toute les 20 secondes. Il n'y a pas de bon capitalisme sans prise de risques où tant la banque que le client à des risques d'y perdre des plumes . Obama à peut-êrte déjà dans un premier temps ralenti le redémarrage de la croissance par ses interventions publics qui a fait exploser la dettes et les déficits et il risque encore de plomber la reprise par ses mauvais chiox . Ces politiques publics représentes pour l'économie américaine env. 12% du PIB. 12 fois plus que la guerre d'Irak et d'afghanistan additionnées. La seul porte de sortie des délires obamaniaques est la perte de sa majorité qualifiée au sénat, puisque ses propositions devront être adoptés par le congrès.

Dans la petite histoire sa réforme de l'assurance maladie risque aussi d'en prendre un coup.

D.J

21.01.2010

la propriété intellectuelle contre l'innovation.

A trop vouloir protéger les idées on en freine la diffusion. Paul Romer économiste et professeur à l'université de Stanford, estime que la protection de nouveaux produits par les brevets nuit au progrès et à l'innovation. Il ne milite pas pour l'abolition des brevets, mais pour en écourter la durée. Pour Romer dés l'instant ou la croissance économique prime, il est plus urgent  d'encourager les idées neuves que de préserver les idées existantes.  Le pillage intellectuel de la Chine? Cela ne choque pas Romer. Dans une première phase du développement, le non respect de la la propriété intellectuel est inévitable. Mais il ne s'agit pas d'encourager à la contrefaçon et la diffusion de fausse marques. Ce qui est un autre sujet. Mais serait-ce de la concurrence déloyale? Sans doute, mais cela oblige les entreprise occidentales à innover plus vite.

Quelque peut inattendue, cette position de Romer sur la propriété intellectuel est partagée par la majorité des économistes dont la fonction est de favoriser la croissance. On a au fil de l'histoire de l'occident ou les brevets ont nuit à l'innovation. En 1769, avec James Watt l'inventeur de la machine à vapeur, ou il obtint du parlement de londres un brevet. A l'abri de ce brevet qui dura 30 ans, Watt se garda bien de ne pas améliorer sa machine; il la commercialisa en interdisant à ses concurrents d'empiéter sur son monopole. La révolution industriel fut retardé de 30 ans; les machines à vapeurs se développères une fois le brevet tombé. On a également l'exemple de l'entreprise française de colorant La fuchine protégée par des brevets. Ses concurrents immigras à Bâles où les brevets n'existaient pas, qui fit de Bâles  au détriment de la France la capitale européenne des colorants. Idem pour les pharmas. En Italie il se créa plus de médicaments avant 1978 date de l'introduction des brevets. Les génériques, n'empêchent nullement les pharmas européenes et américaines d'engranger des profits toujours plus élevés par de nouveaux médicaments sur le marché.

 Idem sur le monopole de Microsoft, qui empêche et étouffe ses concurrents et empêche l'émergence de nouvelle idées. La période la plus créative de l'informatique à la Silicon Valley se situa avant que tous les programmes informatiques soient tous brevetés. C'est aussi depuis que le monopole de la téléphonie ATT aux USA fut démantelé par la justice que sont apparus la téléphonie mobile, la fibre optique et internet. Imaginons l'innovation selon Romer, le jour ou Microsoft perd son abus de monopole? 

Pour terminer, on peut et l'on doit selon Romer de pouvoir passer outre la durée des brevets comme celui des médicaments ou l'urgence sanitaire est prioritaire. Il serait aussi pour ne pas  trop porter préjudice sur les investissements pharmaceutiques, que les brevets soient rachetés par l'état. Et une occasion pour les pharmas d'innover sans cesse.

D.J

Source. " L' économie ne ment pas " de Guy Sorman, ed Fayard   

20.01.2010

Vague populiste en Suisse.

Nous allons bientôt voter sur l'initiative Minger, contre les rémunérations abusives des patrons, et peut-être ultérieurement revoter sur cette même question par l'initiative des jeunesses socialistes, qui veut que le plus hauts salaires d'une entreprise ne soit pas supérieur  12 fois par rapport au salaire le plus bas ( reste à savoir si le salaire d'apprenti est pris en compte ). Non seulement ces deux initiatives baignent dans le populisme, mais ils sont également discriminatoires puisque ni les sportifs et ni les artistes sont concernés. Et c'est bien le statut de celui qui touche son salaire en millions qui est scandaleux aux yeux de l'opinion et des médias; donc celui des patrons. Est-ce que les 40 millions annuel de Féderer en tapant une baballe avec sa raquette sont-ils mieux justifiables, par rapport à un PDG qui contribue à la croissance et au plein emplois en travaillant 12 heures par jour? Les sportifs seraient-ils d'accord d'être payés seulement 12 fois le salaire le plus bas, comme celui qui assure la conciergerie dans les stades, tel Roland Garros ou Wembley? Bon il est vrai que ces stades ne sont pas en Suisse, mais par contre Féderer, Schumarer, ainsi que Jonny Halliday vivent en Suisse; Ils pourraient très bien être concernés par étique envers les autres.  Mais il ne seront pas concernés par ces deux initiatives vu qu'il s'agit de vedettes aimés de tout le monde. Mais le plus dangereux est surtout l'initiative socialiste; en regard sur la concurrence du marché mondial des salaires des dirigeants. Comme pour les sportifs, les entreprises suisses et étrangères recrutent souvent aux plus offrant. Entre un revenu qui pourrait être en Suisse d'un demi millions, par l'initiative des jss et celui de 20 millions offerts à l'étranger, inutile de dire ou iront travailler les meilleurs dirigeants d'entreprise.

On peut comprendre les gens scandalisés sur les rémunérations à plusieurs millions que touchent les patrons incapables, dans des entreprises qui font des pertes. Certains mettent aussi en avant une indécence vis à vis de ceux qui sont dans la précarité ou au chômage du un licenciement. Mais entre nous, qui a jusqu'aujourd'hui renoncés aux millions gagnés à la loterie à numéro pour les mêmes principes sur la précarité ou le Chômage? Et qui refuseraient un salaire de 20 millions posé sur la table demain matins? Il est certain que quasiment tout les indignés des rémunérations des top managers, les accepteraient.

D.J   

19.01.2010

Adios Caudillos

Par Guy Sorman, économiste et auteur de " l'économie ne ment pas " ed. Fayard  http://gsorman.typepad.com/

Le succès de Sebastian Pinera aux élections chiliennes , confirme la nouvelle orientation de l'Amérique latine  : l' alternance démocratique et l'économie de marché . 

C'est moins excitant que la révolution mais , à l'expérience , la paix civile et la prospérité y gagnent . La plupart des  ex -gauchistes , instruits par la réalité même et par leurs peuples  , se sont convertis à la démocratie libérale  : au Brésil  ( Lulla ) , au Pérou  (Allan Garcia ) , en Uruguay ( Tabaré Vazquez ) . Au Chili, depuis le départ de Pinochet , son héritage économique était géré par des partis de gauche qui ne trouvaient rien à y redire . Il revient maintenant à un libéral de poursuivre la mondialisation de l'économie chilienne.
Dans le même temps ,les ultimes caudillos , en Equateur ,au Venézuela, en Argentine , volent dans les caisses de l' Etat ( en dévaluant la monnaie à Caracas, en essayant de confisquer les réserves de la Banque centrale à Buenos Aires ) pour payer leur clientèle électorale. Ce sont là , les derniers hoquets du caudillisme en haillons marxistes . Les ultimes supporters sont en Europe où l'intelligentsia gauchiste a assigné aux latino américains qui n'en demandaient pas tant ,la mission révolutionnaire dont on ne veut pas chez nous.
Hoquet médiatique aussi : commentant la présidentielle au Chili , je lis dans Le Monde " Un milliardaire de droite -dont le frère fut ministre de Pinochet - emporte l'élection ". Objectif , n'est-ce pas ?
 Le même journal ,aurait pu rappeler que le candidat de "gauche" ,Eduardo Frei ,  Démocrate Chrétien , est un cheval de retour , ancien Président  de 1994 à 2000  et fils de Président ) , membre d'un parti  qui  , en 1973 ,  fit appel au Général Pinochet pour se débarrasser d'Allende et de ses alliés communistes . Sebastien Pinera en revanche n'a jamais soutenu la dictature militaire : mais qu'importe le commentaire du Monde .

18.01.2010

Irak : 4éme condamnation à mort d’un nazi arabe

Par Drzz info, http://www.drzz.info/ 

Un tribunal irakien a condamné ce dimanche, 17  janvier 2010,   Ali Hassan al Madjid, dit "Ali le chimique", à la pendaison pour le massacre de 5000 Kurdes à Halabjaen 1988. Il s'agitde la quatrième condamnation à mort pour ce cousin et redoutable homme de main de l'ex-président Saddam Hussein.
"Ali le Chimique" a été reconnu coupable de crimes contre l'humanité, a précisé Aref Abdoul-Razzak al Chahine, le président du Haut Tribunal irakien, créé après la libération  de l’Irak pour juger d'anciens criminels du régime de Saddam Hussein. Capturé cinq mois après le début de l'intervention militaire américaine de mars 2003, "Ali le Chimique" a déjà été condamné à mort à trois reprises pour la répression des rébellions kurdes et chiites à la fin des années 80 et début des années 90.
Cette instance a également condamné à quinze ans de prison les anciens ministres de la Défense et chef des renseignements, Sultan Hachim Ahmed et Saber al-Douri, pour leur rôle dans l'attaque à l'arme chimique contre la ville du Kurdistan. Un autre chef militaire, Farhan Moutlak al-Joubouri, écope lui de dix ans de réclusion.
Ces ex-responsables étaient accusés d'un des pires massacres commis sous le régime génocidaire de l'ancien dictateur irakien, Saddam Hussein, lui même exécuté en décembre 2006.
Ali Hassalal-Majid  chef d'état-major pour le nord de l'Irak était  chargé en mars 1988 par Saddam d’organiser un massacre  contre les kurdes. Le 16 mars, des avions de chasse irakiens ont survolé la zone, lâchant pendant cinq heures des gaz chimiques. Cette attaque a fait 5000 morts et des centaines de blessés graves.
Le général Ali Hassan al-Majid né le 30 novembre 1941 est l’un des pires criminels irakiens sous le régime de Saddam Hussein dont il est le cousin. Les médias  le surnomment Ali le chimique pour son rôle dans ces attaques au gaz ayant entraîné la mort de plusieurs dizaines de milliers de Kurdes à Halabja, dans le nord de l'Irak en mars 1988.
Il fut également surnommé le « le boucher du Kurdistan » pour avoir évacuer de force les populations kurdes vers les zones frontalières jordanienne et saoudienne, très loin du Kurdistan irakien. Il est également soupçonné d’être le commandant qui a ordonné l’exécution sommaire de centaines de musulmans chiites à Bassorah en 1999 selon l'association Human Rights Watch.
Né en 1941 et originaire de Tikrit, il futun agent de liaison militaire jusqu'au coup d'État qui porta au pouvoir le parti Baas en 1968. Il sera tour à tour ministre de la Défense, ministre de l’Intérieur, chef de la sécurité et aussi gouverneur militaire du Koweït lors de son invasion en 1990. Mais surtout il était l'homme de main du dictateur Saddam Hussein  pendant les 35 années du régime.
Son procès par le tribunal spécial irakien à Bagdad a débuté le 21 août 2006 exactement trois ans après son arrestation. Il a été condamné le 24 juin 2007 à la peine de mort par pendaison pour avoir été l'un des principaux instigateurs de l'opération militaire Al-Anfal[3] au Kurdistan en 1986-1989, opération qui aurait fait plus de 180 000 morts parmi la population Kurde selon les Kurdes, entre 50 000 et 100 000 morts selon l'enquête effectuée et publiée dans les années 90 par l'organisation Human Rights Watch.
Une cour d'appel a confirmé la peine de mort en septembre 2007, et en vertu de la loi irakienne [réf. nécessaire] la sentence qui devait être exécutée dans les 30 jours a été repoussée le 3 octobre 2007 à une date ultérieure. Il a depuis été condamné trois fois à la même peine pour d'autres crimes : une seconde fois en décembre 2008 pour l'écrasement d'une révolte chiite après la guerre du Golfe en 1991, une troisième fois en mars 2009 pour les meurtres et les déplacements de populations chiites en 1999 et une quatrième fois en janvier 2010 pour le massacre à Halabja de 5000 Kurdes irakiens.
Ali Hassanal-Majid  estun  fidèle à l’esprit arabo-nazi  du Parti Baas. Ce parti avait  pour but l'unification des différents États arabes en une seule et grande nation en écrasant toutes les minorités sur son passage. La doctrine baassiste combine le nazisme allemand et le nationalisme panarabe. La supériorité de la race arabe  est un autre pilier du Baas. Beaucoup des premiers baassistes étaient également des sympathisants du 3 éme Reich. Les baassistes ont toujours prétendu parler défendre la nation arabe pour commettre les pires génocides à l’intérieure (Saddam Hussein en Irak) et des guerres  à l’extérieur (Gamal Abdel Nasser, en Egypte).
Le baassismeest arrivé au pouvoir la première fois lors du coup d’État de février 1963, quand Abdul Salam Arif est devenu le président en IrakEn juillet, 1968, un autre coup d’État permit au général baassiste Ahmad Hasan al-Bakr de prendre le pouvoir. Saddam Hussein qui  succéda à Al-Bakr en 1979, par  un coup d’Etat sanglant,  fut  le pire des bassistes. Motivé par l’esprit arabo-génocidaire du  baassisme; il a commis des crimes de guerre, meurtres, crimes contre l'humanité et un vaste génocide en Irak causant la mort d’un million et demi de victimes et l’exode de cinq millions de personnes.
Arrêté en décembre 2003,  Saddam Hussein est condamné à mort le 5 novembre 2006 pour le massacre de Doujaïl de 148 villageois en 1982. La sentence, très attendue, est exécutée et sa pendaison se déroule le 30 décembre 2006 à six heures, heure locale (3 h 00 GMT) dans une caserne des renseignements militaires irakiens située dans le quartier chiite d'Kadhimiya (en) à Bagdad.
Aujourd’hui le gouvernement autonome du Kurdistan a qualifié de "victoire" cette nouvelle condamnation d’Ali Hassan al Madjid, dit "Ali le chimique" à la pendaison. L’ensemble du peuple irakien ainsi que  les familles des victimes  du baassisme attendent  l’exécution de cette figure du  nazisme arabe.
Ftouh Souhail, Tunis
Note : à l’instar du parti nazi en Allemagne, en juin 2003, la libération  de l'Irak par les forces menées par les États-Unis a conduit à l'interdiction du Parti Baas. Une loi interdisant même en Irak à tous les membres du Parti Baas d’intégrer le gouvernement, dans l'administration, ainsi que dans les établissements scolaires. Le Parti Baas irakien avait établi des branches dans divers pays arabes. La branche palestinienne connue sous le nom de Jabhat at-Tahrir el Arabiyah (Front de libération arabe, ou ALF) a formé la principale faction politique palestinienne en Irak pendant les années de Saddam Hussein.

ftouh souhail, Tunis. 

Note du redacteur du blog D.J et liberté.

Je vois déjà certaines critiques à l'encontre du billet: Comme par exemple; Combien de morts civiles et enfants causés par l'embargo imposé par les américains? L'embargo en question dura 5 ans après le première guerre du golf, et qui fut remplacé par le programme onusien pétrole contre nourriture. On sait maintenant que Saddam détournait l'embargo par un commerce parallèle de pétrole avec ses voisins arabes et Russes engendrant des milliards de dollars qui évidemment ne profitaient aucunement à la société civile. Il en est de même pour le programme pétrole contre nourriture et médicaments, qui fut constamment détourné par Saddam pour ses profits personnels.

Une autre critique souvent cité, et l'aide américaine envers l'Irak contre l'Iran. On peut certes condamner cela, même si l'Iran de l'époque était une menace pour les intêrets américains au moyen orient. Mais le soutient de la France fut beaucoup plus marqué, ainsi que celui de la Russie; dont ces deux dernières ont continués de soutenir le régime baasiste jusqu'à la chute de Saddam Hussein. On peur également noter, que W. Bush n'était en aucun cas responsable de la politique de ses prédécesseurs. Il a au moins pas commis l'erreur de perpétuer l'alliance avec ce régime totalitaire. Je vois également une critique, qui serait les 1 millions de morts civiles depuis l'invasion américaine en Irak. Ce chiffre de 1 million qui est fantaisiste fut publié début 2008. Pour cela il aurait fallut une moyenne de puis 2003 de 500 morts par jour, l'année 2008 compris. On est loins de la vérité. Les attentats les plus meurtriés se limitaient aux alentours d'une centaine à 200 morts journaliers. Et j'ai bien dit les plus meurtriers. Les chiffres véritables se situes entre 60'000 à 100'000 morts. Dont la grande majorité et lié au terrorisme d'Al Queda.

L'autre critique souvent émis, est que l'invasion de l'Irak, fut basé sur des mensonges comme quoi l'Irak était doté d'ADM. Cette critique par rapport aux autres est déjà plus fondée. Mais Bush ne c'est fié qu'aux rapports de ses services secrets. Du reste il fut blanchi par une commission d'enquêtes. Mais le billet en question prouve bien que l'Irak en possédait bien. Son obstination de ne pas laisser les inspecteurs de l'ONU de faire leurs travails correctement, la finalement perdu. Mais Saddam lui même était une arme de destruction massive. Son renversement peut ce justifier au moins par sa politique ultra criminel contre son peuple.

D.J

 

16.01.2010

Et si la défaite de l'islamisme radical viendra de l'islamisme radical lui-même ?

L'exemple irakien démontre cette éventualité. La quasi défaite et l'affaiblissement marqué d'Al qaeda branche armé de l'islamisme radical en Irak ( et dans le monde ) , n'est pas seulement du à la nouvelle stratégie du Général Pétraeus, qui est  la connaissance des populations et du terrain, inspiré du livre " la contre insurrection " écrit par  un officier français de la guerre d'Algérie, lecture devenu obligatoire dans la formation de l'armée américaine. Cette défaite des terroristes islamiques d'Al Qaeda en Irak est du à leurs actions essentiellements contre les civiles irakiens. Actions terroristes de plus en plus désapprouvés par une frange d' insurgés contre l'occupation américaine. Les officiers américains responsables ont, par les dollars, payés ces insurgés, pour en faire des alliés, tout en leurs disant : " si vous voulez que l'ont quittes l'Irak, aidez-nous à rétablir la sécurité " . Ces deux dernières années, ont vu le nombre d'attentats et de victimes nettement diminués.

Le deuxième éléments qui peut affaiblir l'islamisme radical en général, pourrait venir des candidats potentiels aux attentats suicides. Les islamistes ne pourront pas éternellement aliéner une frange de la population musulmane pour un combat dont l'issue semble des plus incertain et que les promesses d'un nouveau califat universelle leurs semblera bien compromis. la fin des idéologies comme celui du communisme et des fascismes et bien souvent venu de l'intérieur. Le nazisme fait un peu exception, sa chute vient essentiellement d'une coalition de plusieurs pays, qui la défaits par les armes. Mais sans cela aurait-il eu un avenir ? pas certain. Confiné dans un pays cela peut durer longtemps ( Irak de Saddam et Castro à Cuba ) mais le risque d'une défaite définitive et l'occupation par la répression indéfiniment, des populations et des nationalités différentes. L'eclatement de l'URSS par exemple. Je rajouterais aussi le désaccord et le rejet de la jeunesse iranienne 50% de la population en Iran )  envers les mollahs et le président despote Ahmadinejad. Qui pourrait à l'avenir sonner le glas du despotisme religieux iranien.

Partout ou Al qaeda a ses bases arrières n'arrive plus à influencer son idéologie envers les gouvernements musulmans . Et les Talibans semblent ne pas avoir retenu la leçon irakienne. Leurs stratégies de la terreur finira bien par ne plus payer. Pour quand ? nul ne peut le dire. Cela risque de durer encore longtemps. N'oublions pas que le nazisme à commencé par des victoires éclatantes pour finir dans la défaite. Et qui en 1980 aurait pensé une chute du communisme pour bientôt de façon brutal et peu meurtrière ? 

D.J 

15.01.2010

Le monde de la décennie 2010 sera toujours américain.

Dans la moitié du 20ème siècle, deux visions universalistes se partageaient le monde: " l'Union soviétique et les Etats-unis " Heureusement qu'au fil des évènements que l'on a pas eu à choisir entre ces deux mondes universalistes. Car la haine de l' Amérique, nous aurait fait risquer en cas de choix de basculer à l'est. Donc l'Amérique fut le grand vainqueur. C'est en 1801 que les Etats-unis sous la présidence de Jefferson que le gendarme américain du monde libre est né. Ce dernier déclara que l'Amérique est l'empire de la liberté. Jefferson dés son accession au pouvoir expédia un navire de guerre pour délivrer des prisonniers américains à Tripoli. C'est la première intervention maritime de l'histoire des Etats-unis. Et c'est à cette occasion que fut crée le corps des marines.

De tout temps les Etats-unis ont été le maillon fort contre le totalitarisme mondial. L 'implication de l'oncle Sam dans la guerre de 14-18 permit à ce dernier de se terminer plus rapidement. Idem pour la seconde guerre mondial. Les évènements suivants qui amenèrent à l'expansion du communisme, engagea l'Amérique dans sa plus grande croisade pour la liberté. On peut toujours à juste titre déplorer son soutient à des dictatures de fascistes contre le communisme comme en Amérique latine. Mais sans l'Amérique le continent sud américain serait tombé dans le communisme. Et quand ont voit la dureté de la répression communiste à Cuba, on ose imaginer cela à l'échelle du continent. Mais à l'heure actuel, les gouvernements fascistes en Amérique Latine ont disparus. Par contre le communisme existe toujours à Cuba. Sans parler la tentation totalitaire socialiste de Chavez et de Evo Morales. Le mur de Berlin tombé, Le monde libre découvre la nouvel menace du terrorisme islamique avec les attentats du 11 septembre. Ouvrant ainsi deux fronts: l'un en Afghanistan, l'autre en Irak et plus proche, celui du Yemen sous la conduite des Etats-unis . Mais l'influence de l' armée américaine, ne se limite pas à l'islamisme radical, mais dans le pacifique avec sa VIIème flotte garantissant les échanges commerciaux et contenant également l'expansion de l'impérialisme chinois contre Taïwan et la Corée du sud par le nord. Que se passerait-il si le gendarme mondial serait chinois? Ici également qu'il valut mieux de ne pas choisir pour cause d'anti-américanisme.  

L'Amérique reste et le sera pour encore longtemps le gendarme de la liberté dans le monde. Il demeure la seul puissance dans le monde pour y être présent partout. Alors qu'une frange importante surtout en Europe continuera de critiquer l'universalisme de l'Amérique, puisque se sont les contribuables américains qui paient la liberté de tout le monde.

D.J 

14.01.2010

Google rachèterait-il son âme ?

Mieux vaut tard que jamais comme le dit le proverbe. Ou peut-être valait-il encore mieux de ne pas investir dans le marché chinois, sans garanties de la part  du régime de Pékin, de respecter le droit à la sphère privée, le droit à la critique politique et l' abandon de la censure, notamment ceux des internautes chinois et démocrates. Car il est nécessaire de la rappeler, que Google et Yahoo, ont souvent sous pression des autorités chinoises, balancés des internautes chinois qui vantaient les mérites de la démocratie et ceux pour le respect des droits de l'homme en chine. Tel le chinois démocrate Hu Ja condamné à 5 ans de prison. ( Sujet que j'avais publié  récemment sur ce  blog ) . http://leblogdjetliberte.blog.tdg.ch/archive/2010/01/06/o... Ce fut un double scandale; le premier est la violation flagrante des droits de l'homme avec l'aide de Google ( Yahoo aussi ) et le second scandale est : les protestations à la violation du droit à l'anonymat de ce même google quand George W. Bush  à demandé à leurs responsables les noms et adresses des propriétaires de sites pédophiles.

Google n'est pas encore parti de Chine, mais il a aussi le soutient de Yahoo. On verra si Google tient à ses promesses de ne plus servir la répression du Parti communiste de Pékin. Ou au pire vont-ils être tentés par une manoeuvre habile des autorités chinoises pour qu'il reste tout, en gardant le droit de connaître les noms des dissidents et de continuer à réprimer ces derniers sur sol chinois. Ce qui ferait que l'on retourne à la case départ. Et tant pis les droits de l'homme.

Ces prochains jours on verra si Google rachète son âme ou le laisse là, ou il avait vendu au gouvernement chinois.

D.J 

13.01.2010

La faillite, seul outil efficace de régulation du système financier ( première partie )

Il est récurent d'entendre dans le milieux de la gauche et de l'extrême gauche, ainsi que d'une certaine croyance de l'opinion public issue de certains médias que la crise financière que nous traversons est lié à une déréglementation à outrance d'un système financier ultra libéral. Il est important de connaître ce qui va suivre pour comprendre la raison de la débâcle d'UBS du aux subprimes, dont ce dernier piégé comme le système bancaire américain par par une machine public garantissant l'insolvabilité des futurs propriétaires par des sur réglementations étatiques.

D.J

 

 

                      

La faillite, seul outil efficace de régulation du système financier

Par le blog de Vincent Bénard: http://www.objectifliberte.fr/ 

JusticeRéguler, réguler, réguler... En ce qui concerne le secteur financier, la religion de l'état et des opinions publiques semble faite: l'état devrait beaucoup plus réguler, c'est à dire intervenir préventivement pour normaliser l'activité des banques, les contrôler au quotidien, et renforcer les règles prudentielles destinées à empêcher les banques de faire massivement faillite. Seul problème, cette philosophie de la régulation est déjà largement en vigueur et a amplement démontré son inefficacité, voire sa nocivité. Et si les gouvernements osaient parier sur une bonne gestion de la faillite des mauvaises banques pour parvenir à une véritable auto-régulation du secteur financier ?


Bankruptcy scares many people, but it shouldn't.
All that happens is that the financial claims on the firm get restructured.
When the firm is in very bad trouble, the shareholders get wiped out,
and the bondholders become the new shareholders.
When things are less serious, some of the debt is converted into equity.
In any case, without the burden of monthly debt payments,
the firm can return to profitability”

Joseph Stiglitz, 1999


Régulation, qu'entend-on par là ?

Plus que jamais, la crise actuelle a focalisé le débat autour de la "régulation des marchés financiers", des banques, des assureurs. La question est légitime: de nombreuses entités privées ont commis de grosses erreurs de jugement. Leurs difficultés, jusqu'à la faillite parfois, ont été suivies d'une intervention massive de certains états, avec pour corollaire une croissance explosive des dettes publiques dont d'aucuns se demandent - avec raison - si elle est soutenable. Quant aux baisses d'impôts, elles ne sont qu'un rêve lointain.


Dans ce contexte, les bonus des traders, qui découlent de l'extraordinaire subvention à l'activité bancaire dont la haute finance bénéficie via des banques centrales laxistes et un système fiscal conçu comme une gigantesque machine à favoriser le recours au crédit, choquent, alors que les licenciements se multiplient et que le crédit devient de plus en plus difficile à obtenir pour les PME qui vivent des heures très difficiles. Après avoir mené l'économie réelle au bord du gouffre, l'économie financière festoie comme si de rien n'était.

Par conséquent, des appels à "plus de régulation" de la banque, de l'assurance, et d'une façon générale de tout ce qui touche de près ou de loin à la finance, se multiplient. Il est fréquemment sous entendu que la finance serait "dérégulée", et que de cette "dérégulation" seraient nés tous nos ennuis. Mais qu'entend on par "régulation" ou "dérégulation" ?

Un tel sujet mériterait un livre et bien des développements théoriques. Pour faire simple, disons que le problème rencontré provient du risque de faillite en cascade de banques, pouvant faire disparaître la valeur de comptes bancaires de déposants, particuliers ou entreprises, ce qui causerait un dommage incalculable à la société, et que la régulation telle qu'elle est généralement évoquée vise à la fois d'une part, à prévenir, ou du moins limiter, le risque de faillite, et d'autre part, à gérer efficacement la faillite des établissements lorsque celle-ci survient.

La thèse que je défends est simple: les régulations "préventives" sont vouées à l'échec et obèrent notre capacité à gérer correctement le "nettoyage" des accidents de parcours, une régulation simple fondée sur une gestion rapide et préparée à l'avance des éventuelles faillites serait bien plus efficace.

Régulation préventive: "on a tout essayé !", et ça ne marche pas

Prétendre que la banque et la finance étaient une sorte de jungle dérégulée ne résiste pas à dix minutes d'examen honnête de la situation. Aux USA, les seules années 2 000 ont vu jusqu'à 70 000 pages de réglementations nationales ou locales être ajoutées en une seule année, celle qui a suivi l'adoption de la loi Sarbanes Oxley.

En outre, depuis le début du XXème siècle, les banques du monde entier ont vu le volume des réglementations qui leurs sont applicables croitre de façon exponentielle, et aux USA, les effets de réglementations votées il y a plus de 80 ans font encore sentir leurs effets aujourd'hui. Sans refaire tout l'historique des réglementations des banques américaines depuis 1920 (voir ici), rappelons que les très sous-estimées lois McFadden (1927) et Douglas (1935) ainsi que le trop médiatisé Glass Steagall Act (1933) avaient de facto interdit aux banques américaines de diversifier leurs risques à la fois par la répartition géographique et la diversification des activités.

Le résultat: en 1938, le crédit bancaire était tombé à des points bas historiques, et l'état américain a créé la FNMA, à l'époque publique, plus connue sous le nom de Fannie Mae, pour... Permettre une diversification géographique des risques et la titrisation des créances hypothécaires alors inaccessibles aux banques classiques. Bref, on créait un organisme public pour pouvoir faire ce que l'état avait interdit aux banques privées !

La suite est connue: une pseudo privatisation en 1968, selon un statut juridique aussi extravagant que celui de notre bonne vieille caisse des dépôts, la création d'un concurrent... Public une année plus tard (Freddie Mac), ne cherchez pas la cohérence, il n'y en a pas, une pseudo privatisation de Freddie Mac sur le même schéma que Fannie Mae, et deux organismes sous parapluie publics se livrant à une gigantesque course aux marges, sous la pression des politiques exigeant toujours plus de prêts aux familles sans moyens de les rembourser, sans la moindre préoccupation de saine gestion (5200 milliards d'engagements pour 81 milliards de fonds propres)...

Une suite de régulations promulguées dans les années 20 et 30 a engendré deux monstres qui, de révision des règles applicables en subordination aux objectifs politiques du législateur sans souci de la réalité économique, ont complètement déréglé le fonctionnement du marché américain du crédit, avec les résultats que l'on connait.

De même, les règles issues des accords de Bâle sont un exemple flagrant d'inefficacité de la régulation préventive. Ces règles étaient supposées empêcher les banques de prendre des risques trop élevés, en garantissant des ratios de fonds propres "suffisants" dans les bilans des établissements financiers. Malheureusement, la norme fixée, suffisante quand tout allait bien, s'est révélée, à un instant donné, incapable d'assurer un niveau de fonds propres suffisants pour assumer un choc conjoncturel de grande ampleur.

Or, les normes de Bâle, couplées avec l'avantage fiscal énorme conféré au financement par le crédit sur le financement par les fonds propres, (documenté ici et ), ont conduit toutes les banques à adopter peu ou prou la même structure de financement. Or, dans un éco-système, c'est la variété des cellules qui permet de résister à un aléa extérieur. Il en va de même en économie: si toutes les banques sont tenues, par une combinaison réglementaire et fiscale, de s'aligner sur la même norme, et que cette norme se révèle mal calculée à un moment donné, alors c'est tout l'écosystème bancaire qui tremble sur ses bases.

Ajoutons que les réglementations de type Bâle (et leurs équivalents en terme d'assurance), ont été providentielles pour le développement de produits dérivés qui n'avaient que pour seul but de "contourner", leurs partisans diraient "s'adapter", à la réglementation en vigueur. Le mécanisme en est assez complexe (voir ici), mais disons qu'il a consisté à placer dans un fonds des milliers de crédits immobiliers qui individuellement auraient été mal notés, rachetés aux banques en émettant des obligations à un taux moyen légèrement inférieur, avec une petite tranche de titre à taux plus élevés supposés être plus rémunérateurs mais acceptant, en contrepartie, d'absorber les premières dettes (tranches "junior", destinées à des investisseurs aventureux), de sorte que les tranches "sénior" pouvaient recevoir une note AAA des agences de notation, synonyme d'absence de besoin d'augmenter son capital donc son coût de financement.

Un tel dispositif de "sécurisation" des créances hypothécaires était voué à l'échec: le coût de l'ingénierie financière associé absorbait en grande partie la "marge de couverture du risque" que prend normalement un prêteur qui fournit un crédit à un tiers, correspondant au risque supposé de ce tiers. Des prêts "sécurisés" (le terme exact est plutôt titrisé) étaient en fait moins sûrs en moyenne que les prêts bruts qui les composaient.

Oh, pourtant, un tel système était bien pratique. Dans une telle configuration où trois agences de notation agréées et oligopolistiques - grâce à une réglementation qui rendait quasi impossible le décollage économique d'un nouvel entrant sur le marché - suffisaient à évaluer la qualité de la signature d'une institution, n'importe quel schmück pouvait se prendre pour un génie de la finance en sachant faire la différence entre une note AAA et une note BB+. Inutile d'aller trop en profondeur analyser les fondamentaux d'un bilan, la qualité réelle d'un portefeuille d'actifs...

Résultat, nombre de banques et d'assurance ont accumulé des titres "AAA" qui n'en avaient que la saveur et la couleur, mais pas les ingrédients: lorsque les premières pertes ont dépassé l'enveloppe des tranches "junior" pour atteindre les titres "senior", les détenteurs de ces bons soi disant insubmersibles ont compris trop tard que leur confiance aveugle dans les agences de notation, ou plutôt leur paresse intellectuelle, leur avait joué un bien mauvais tour.

Bref, toutes les réglementations visant à rendre les banques plus solides, ont en fait abouti à favoriser des banques privées sans assez de fonds propres, chargées d'actifs "toxiques", et des acteurs parapublics tout aussi sous-capitalisés, qui ont cherché à faire plaisir à leurs maîtres sans considération pour les plus élémentaires considérations de pérennité. La régulation censée fortifier la finance l'a gravement
fragilisés
 

Drame africain en Calabre ou le signe d'une faillite de l'état de droit.

Les récents évènements des immigrés africains au sud de l'Italie, nous montre ( en plus du drame humain ) la faillite de l'état italien. Une faillite qui récemment a mis en avant le scandale des déchets et ordures qui ont empestés Naples des semaines durant. Il est inutile de vouloir fermer les frontières. Les futurs immigrés clandestins ou non calculent le risque qu'ils peuvent en bénéficier en quittant la misère pour l'eldorado européen. Des mesures pour contenir l'immigration peuvent résoudre une partie de la clandestinité. Soit par un système d'immigration temporaire tel que l'on a connu en Suisse ou comme le suggère Gary Becker prix nobel d'économie, serait de faire payer les nouveaux arrivants; puisque ces derniers investissent et payent ( par exemple les passeurs )  pour arriver au pays de destination, on remplacerait ainsi l'immigrant légal ou illégale en immigrant payant ou fraudeurs. Le tarif serait déterminé par le profit escompté que rapporterait le candidat à l'immigration au pays d'accueil. Le pays d'accueil tire un avantage économique, mais subit aussi des coûts sociaux; cela s'évalue et devrait déterminer le tarif d'une immigration véritablement choisie.

Mais dans le cas italien, deux choses sont nécessaires à la réalisation d'une immigration bien gérée. La première le rétablissement de l'état de droit contre  la mainmise de la maffia dans le circuit économique.  Malgré les nombreuses arrestations dans le milieu, cette dernière reste encore très ( ou trop ) active.  Et la seconde, plus sociale et de mettre les agriculteurs coupables devant leurs responsabilités sociales et humaines . Le casi esclavagisme de la part de ces derniers doit être combattu par la suppressions des subsides agricoles et les autres aides à l'agriculture. Voilà ce que devrait contenir la nouvel politique agricole commune de l'UE . Ce n'est pas le rôle du contribuable de financer cette esclavagisme des temps modernes. Et cela rééquilibrerait par la disparition des tricheurs le marché agricole dans l'union européenne.

 

D.J

12.01.2010

USA : à Détroit, les musulmans ont manifestés contre le terrorisme !

 

  

Un des mes billets précédents , révélait un appel aux Français contre l'intégrisme islamique, rédigés et lancé par Marouane Bouloudhnine , Président de la fédération  Mosaic,  le recteur de la mosquée de Paris et par Guy Sorman. http://leblogdjetliberte.blog.tdg.ch/archive/2010/01/05/e...   Il est toujours le bienvenu de révéler ces mobilisations de musulmans laïcs pour dissiper la mauvaise publicité envers les musulmans dans nos sociétés souvent diffamés en les associant à l'islamisme radical et au terrorisme. C'est aux Etat-unis cette fois-ci que la mobilisation de musulmans laïcs à eu lieu pour dénoncer les amalgames " musulmans = terroristes. A l'appel des milieux concernés, les organisateurs en attendaient des centaines. Mais seul quelques dizaines ont fait le déplacement. C'est peu, mais cela vaut quand la peine de le signaler.   

par Yann le 9 janvier 2010.  http://extremecentre.org/

Mais ils n’étaient tout au plus que quelques dizaines à le faire…

Des centaines de musulmans de Détroit étaient pourtant attendus pour cette manifestation. Cette dernière avait été largement annoncée et relayée par la presse américaine1, et avait également eu l’honneur de la presse internationale2. L’organisateur confiait il y a encore quelque jours qu’une foule de musulmans allait s’exprimer contre le terrorisme, et que leur message se ferait entendre plus fort que celui des terroristes3.

Remarquez qu’il était plus que temps. Depuis le 11 septembre 2001, l’humanité n’a eu de cesse d’attendre de voir les fidèles de la religion de paix™ se mettre enfin à manifester haut et fort leur opposition au terrorisme visant les infidèles que nous sommes. Les mauvaises langues en finissaient même par nourrir quelques doutes sur l’existence de cette immense majorité de musulmans modérés™ au sujet desquels les médias bienpensants n’avaient eu de cesse de nous rebattre les oreilles. Mais cette date fatidique du 8 janvier 2010 allait tout changer. On allait voir ce que l’on allait voir !

Et on a effectivement vu. On a vu tout au plus quelques dizaines de musulmans manifester contre le terrorisme4. Quelques dizaines. Pas une centaine. Pas plusieurs centaines. Pas - soyons fous - un millier, plusieurs milliers. Non. Quelques dizaines seulement.

Alors bien sûr, bravo à eux. Bien sûr, nous nous félicitons de voir des musulmans, ne fussent-ils hélas que quelques dizaines, se lever enfin pour dire leur opposition au terrorisme islamique, même si contrairement à ce que laissent entendre leurs slogans, ce terrorisme puise sa justification dans l’islam. Mais nous ne pouvons nous empêcher de nous poser cette lancinante question : pourquoi seulement quelques dizaines ?

Photos de la manifestation






Source des photos : Detroit Free Press (plus de photos y sont disponibles)

 

11.01.2010

Le terrorisme est en train de changer de visage.

Après l'attentat manqué du vol Amsterdam-Detroit, Mathieu Guidère *, spécialiste de l'islamisme radical, estime que l'on assiste à « l'émergence d'un terrorisme solitaire caractérisé par l'engagement d'individus radicalisés. »

Le Figaro Magazine - Comment analysez-vous cette nouvelle attaque terroriste contre les Etats-Unis dans le vol 253 de la Northwest Airlines à destination de Detroit ?

Mathieu Guidère - Cet attentat a été déjoué de justesse. Il indique que les Etats-Unis demeurent, huit ans après le 11 Septembre, une cible privilégiée de l'islamisme radical et que la détermination des terroristes à se faire exploser en vol n'a pas faibli, malgré la fin officielle de la « guerre contre le terrorisme » annoncée par le président Obama en 2009.

Les tentatives d'Obama pour apaiser les tensions entre l'Occident et l'Orient ont-elles été comprises par le monde arabo-musulman ?

Dans mon dernier livre, Obama inchallah (Editions Le Manuscrit, 2009), j'explique que les déclarations et les efforts diplomatiques d'Obama ont été très appréciés dans l'ensemble des pays arabes, et que, sans ces efforts, on allait vers une détérioration encore plus grave de la situation et des relations avec le monde musulman. Mais ce qu'il a manqué au nouveau prix Nobel de la paix, ce sont des actes et des résultats concrets pour confirmer ses déclarations et ses bonnes intentions, notamment concernant le conflit israélo-palestinien.

L'Europe en général et la France en particulier doivent-elles craindre d'être les prochaines cibles de nouvelles attaques terroristes ou peuvent-elles espérer y échapper ?

Dans la logique du terrorisme islamiste, l'Occident forme un bloc homogène uni dans une lutte contre le monde musulman, qui se traduit par des interventions militaires comme en Afghanistan ; en conséquence, l'Europe et la France ne sont pas à l'abri de nouvelles attaques terroristes sur leur sol, notamment parce qu'elles font partie de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) sous commandement de l'Otan. Pour cette raison et rien qu'au cours du dernier trimestre 2009, l'Italie a été visée en octobre par un attentat contre la caserne Santa Barbara qui forme une partie du contingent italien présent en Afghanistan ; et la France a déjoué en novembre un projet d'attentat visant le 27e bataillon de chasseurs alpins d'Annecy, d'où sont parties fin 2008 trois compagnies pour l'Afghanistan.

Assiste-t-on à l'émergence d'un nouveau type de terrorisme ? Si oui, pourquoi et à quoi ressemble le nouveau profil des terroristes ?

Oui, il est clair que le terrorisme est en train de changer de visage sous la pression sécuritaire. La coordination internationale et les techniques employées au cours des dernières années ont permis de neutraliser les cellules et les réseaux de soutien terroristes aux Etats-Unis comme en Europe. Cette pression sécuritaire a conduit à l'émergence d'un terrorisme solitaire caractérisé par l'engagement d'individus radicalisés, à titre individuel, dans des actions terroristes, sans être nécessairement rattachés à un groupe ni à un commandement en particulier ; ils agissent de leur propre chef, mais se réclament d'un label idéologique comme celui d'al-Qaida. Même s'il est difficile de parler d'un « profil type », trois traits caractérisent cette nouvelle génération de candidats au « martyre » : d'abord, une religiosité fortement politisée, c'est-à-dire une lecture religieuse des événements et des problèmes politiques nationaux et internationaux ; ensuite, un sentiment aigu de victimisation, c'est-à-dire l'impression d'avoir été la victime directe ou indirecte du système ; enfin, un profond ressentiment à l'égard de l'Occident, jugé responsable de tous les maux de l'humanité et en particulier de ceux des musulmans.

Huit ans après les attentats du 11 Septembre, que représente concrètement le mouvement al-Qaida ? Combien de divisions ? Quels camps d'entraînement et où ?

Depuis 2001, l'organisation al-Qaida a été considérablement affaiblie et ses refuges largement détruits. Il ne reste plus aujourd'hui que trois poches de résistance, tout à fait limitées : au Maghreb, en Irak, au Yémen. Ces « branches officielles » de l'organisation ne disposent plus vraiment de camps d'entraînement, mais profitent de certaines zones de non-droit, difficiles d'accès ou hors de contrôle gouvernemental, pour implanter des activités de type criminel ou terroriste. Mais dans l'ensemble, al-Qaida ne peut plus compter que sur un faible réseau de sympathisants qui se cache derrière l'anonymat de la toile mondiale (internet).

Y a-t-il un repli des mouvements terroristes au Yémen ? Cela signifie-t-il qu'au Waziristan et dans les territoires du nord-ouest du Pakistan, d'anciennes bases utilisées par les terroristes ont été affaiblies ?

Il est clair que les anciens bastions d'al-Qaida, situés à la frontière pakistano-afghane, sont soumis à une forte pression militaire depuis un an environ, qui les a énormément affaiblis et a conduit les djihadistes à se replier vers des territoires moins contrôlés comme le Yémen. Ce pays connaît une situation politique et économique très difficile, qui fait qu'il est en proie à la fois aux revendications indépendantistes de certaines régions et aux luttes larvées entre le pouvoir et certaines tribus chiites. Al-Qaida profite aujourd'hui de ce contexte inextricable pour s'implanter et se présenter comme une force d'opposition armée. Les récents raids de l'armée contre l'organisation ayant causé des victimes civiles, celle-ci a pu se présenter publiquement aux côtés des manifestants. Mais sa cible première reste les Etats-Unis parce qu'ils ont ouvert un nouveau front au Yémen pour la contrer justement.

Israël a mis en place dans tous ses aéroports un système de fouilles particulièrement efficace et qui ne ressemble en rien à celui utilisé dans les pays occidentaux. Sur quoi repose- t-il ? Ce système est-il adaptable en France par exemple ?

La majorité des pays dans le monde ont opté pour un système de contrôle général et systématique applicable à tous les voyageurs dans les aéroports pour éviter tout risque de négligence ou de stigmatisation. Ce système est égalitaire, mais moins efficace que le système de contrôle sélectif et aléatoire qui est pratiqué notamment par les douanes parce qu'il s'appuie avant tout sur l'expertise humaine. La France pourrait adopter ce système à large échelle, mais il faut être conscient que le risque zéro n'existe pas et qu'aucun système de contrôle ne peut garantir qu'un individu déterminé à mourir ne puisse accomplir un attentat-suicide. Seules l'action préventive des services de renseignements et la vigilance responsable des citoyens peuvent limiter les risques.

Les communautés musulmanes européennes sont-elles, comme le prétendent certains, des viviers pour apprentis terroristes, des fabriques d'ennemis de l'intérieur ?

Il existe aujourd'hui une focalisation préjudiciable sur les communautés musulmanes, alors que les actions terroristes sont strictement le fait d'individus isolés, qui sont justement en rupture de ban avec leurs communautés, sinon celles-ci les auraient empêchés de passer à l'acte. En particulier, pour ce qui est de la France, toutes les enquêtes menées sur le terrain montrent que les musulmans de France comptent parmi les citoyens les mieux intégrés et, surtout, les plus laïques d'Europe. Comparés aux autres pays européens, le communautarisme et l'islamisme sont très faibles en France. D'ailleurs, les organisations terroristes telles qu'al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) ont énormément de mal à recruter en France et se plaignent régulièrement du manque de soutien des musulmans de France, qui sont de ce fait également menacés de représailles comme le reste des Français. Ce sont là des faits, non des fantasmes, et il faut en tenir compte : l'intégration des musulmans est en marche, mais il faut laisser du temps pour que l'identité nationale s'enrichisse de ce nouvel apport, comme elle l'a fait pour d'autres avant.